samedi 31 octobre 2015

Tag - Extraordinary Means Tag

Et hop ! Un nouveau Tag, cette fois par Les Lectures d'Alexiane ET par June and Cie !
il n'est pas très long celui-là et ça, c'est chouette :p

Il s'agit de répondre à 6 questions du type "tu préfères aller en prison ou 
manger les crottes de nez de ton voisin ?" (en moins dégoûtant, pardon).

1: Je renoncerais à mon abonnement internet pendant un mois pour une première édition de ce livre dédicacée par l'auteur.

Euh non, un mois sans internet et je deviens complètement dingue je pense. Je ne cracherai pas sur une dédicace de Stephen King, on est bien d'accord, mais je ne suis pas prête à faire ce sacrifice. Je suis une vraie addict et je l'assume totalement.


2 : Je renoncerais aux pizzas pendant un an si je pouvais être assise aux côtés de cet auteur pendant un vol longue distance.

Sachant que je n'ai jamais pris l'avion et que les pizzas de mon mec font partie de ces choses qui me font presque croire en l'être supérieur (pas le mec, faut pas pousser mais un autre), je ne suis pas sûre que ça vaille le coup. Vous me voyez assise à côté de (toujours lui) Stephen King pendant 12h, m'accrochant désespérément à sa manche parce que j'ai peur, tentant de balbutier quelques mots d'anglais (parce que forcément, je vais le perdre, mon anglais, si je stresse trop) et peut-être même lui vomir (ma pizza) dessus ? Non, je ne suis pas sûre que ça vaille le coup, je préfère vivre avec mes illusions. Et vomir sur quelqu'un que je connais un peu mieux, le jour où je prendrais l'avion pour la première fois (plus personne ne va vouloir m'emmener nulle part...).

3 : Je me coltinerais des milliers d'heures de pub si cela assurait l'adaptation cinématographique de ce livre par Hollywood.

Les pubs, c'est un truc qui me fait vraiment devenir chèvre et je suis généralement déçue des adaptations ciné des livres que j'adore, je vais donc malheureusement devoir encore dire non.

4 : Je ne lirais jamais plus de nouveau livre si je pouvais vivre dans le monde de celui-ci.

Me voilà en train de chercher désespérément un monde littéraire dans lequel j'ai envie de vivre, juste pour pouvoir répondre oui... Mais malheureusement, je ne trouve pas. Jaimie, dans Outlander, est pris. Avec ma chance, je me mettrai Cersei à dos tout de suite dans Game Of Thrones et j'y perdrai ma tête. Les Stephen King, comment vous dire ? C'est mort. Et je suis déjà une moldue malheureusement. Donc non vraiment, je ne vois pas. Et puis, j'aime trop lire, je crois que ce monde-ci me convient plutôt bien.

5 : Je laisserais volontiers mon historique Google être dévoilé publiquement si je pouvais être meilleur(e) ami(e) avec cet auteur.

Je ne pense avoir quelque chose à cacher dans mon historique internet (ou alors juste à Hado**), alors on va dire oui. Pourquoi pas avec JK Rowling ? Vous avez déjà jeter un coup d'oeil à son compte Twitter, cette femme a l'air vraiment intéressante (sans compter la broutille d'avoir écrit Harry Potter, bien sûr ^^), intelligente et amusante.

6 : Je donnerais tout ce que je possède à Emmaüs si je pouvais sortir avec ce personnage dans la vraie vie.

Non ! Il est bien, le mien ! Et les autres, ils sont déjà tous pris et je n'ai pas l'âme (ni la force) d'une briseuse de couple ^^.


Je ne sais pas trop qui nominer, peut-être Béné Books, Prends un livre et détend-toi et Ibidouu :) si vous êtes d'accord !
A bientôt pour de nouvelles aventures :)

jeudi 29 octobre 2015

"Les Fauves" d'Ingrid Desjours

Robert Laffont - coll. La Bête Noire - oct 2015
9782221145951


Comme vous le savez (on va essayer de ne pas trop radoter quand même), j'ai reçu ce livre via un partenariat avec Babelio, je les remercie donc, ainsi que les éditions Robert Laffont et j'attends toujours avec impatience la rencontre du 4 novembre ! (en plus, on va voir l'expo L'Art dans le Jeu Vidéo aux Arts Ludiques juste avant, ça va être une belle journée)

J'ai beau adorer Ingrid Desjours, notamment avec son Sa Vie dans les Yeux d'une Poupée, j'avoue que le pitch de celui-là ne me tentait pas plus que ça : Haiko, responsable d'une association empêchant les jeunes adolescents désœuvrés de partir en Syrie faire le Djihad, est devenue la cible d'une fatwa, espèce de condamnation à mort lancée par les terroristes qu'elle combat. Sa mère, inquiète, engage un garde du corps personnel, Lars, vétéran traumatisé par la guerre en Afghanistan. Le bonhomme, pas particulièrement affable, remet lentement en question les motivations de la jeune femme ainsi que la véracité de ses dires. Mais la menace semble de plus en plus présente et de plus en plus proche... 

L'action se déroule presque tout de suite après les attentats contre Charlie Hebdo, de nombreuses références, citations et extraits sont d'ailleurs présentes à l'ouverture de certains chapitres. C'est principalement ce côté "dans l'actu" qui me laissait de marbre. Pas que je n'ai pas été touché par ce qui s'est passé, je ne suis pas un monstre, mais parce que j'avais peur de lire une chronique bien trop réelle, presque un témoignage "qui fait vendre" mais qui est vite oublié, plutôt qu'une fiction et je préfère de loin un livre qui m'emporte loin du quotidien des journaux télévisés lorsque je lis une fiction. 

Mais il faut reconnaître que je me suis bien trompée. En effet, bien que très contemporain, nous sommes bien loin d'un simple récit surfant sur la vague de ce fameux événement. Nous sommes plongés dans une atmosphère lourde, pesante où se mélange violence physique et morale.

Les deux personnages, Haiko et Lars, ont tous les deux une personnalité forte, difficile à cerner, on se méfie d'eux, comme ils se méfient l'un de l'autre, mais on les aime aussi, de la même sorte d'attirance malsaine qui les lie. Jusqu'aux dernières pages, impossible de se décider : Haiko est-elle une menteuse professionnelle ? Lars est-il fou ? Malade ? Qui a raison ? Qui a tort ? Je ne sais pas vraiment ce que j'aurai préféré, toujours est-il que la fin est étonnante et rare, une véritable gifle. Leur relation est fusionnelle, puissante, dangereuse et... bestiale. Christian et Ana peuvent aller se rhabiller, si vous vous voulez mon avis.

En traitant d'un sujet dont on entend constamment parler en ce moment si l'on suit un tant soit peu les infos, Les Fauves évite soigneusement les clichés et la Syrie m'a semblé être plus un prétexte à la création d'une ambiance particulière, avec une menace sourde et invisible qui laisse poindre tout ce qu'il y a de laid en l'être humain : la peur de l'autre, les dangereux amalgames, les appels au meurtre glissés en toute impunité en 140 caractères sur Twitter et autres dérives des réseaux sociaux et de la presse moderne cherchant le scoop et la sensation à tout prix, l'incohérence du discours de certains hommes qui refusent et combattent en bloc la culture musulmane mais qui sont révulsés et choquée par une femme trop libre et trop sexuellement active (sujet qui me tient à cœur et que j'ai aimé voir être abordé frontalement).
4/5
Broco trouve ce roman tout
simplement nécessaire.

C'est un ouvrage qui ne laisse pas de marbre, qui met parfois mal à l'aise, qui stresse et angoisse et nous force à la remise en question, c'est un page-turner qui ne fait pas dans la dentelle ou dans la délicatesse, sans qu'il y ait un seul tueur en série, une seule cible à abattre, ici le monstre, c'est une organisation sans visage, inatteignable ou presque, mais aussi et surtout la noirceur, encore plus inaccessible, qui peut se cacher dans le cœur de n'importe lequel d'entre nous et qui ressort face à l'inconnu. Et qui sont vraiment les fauves, finalement ?

Je ne regrette donc pas de l'avoir lu, traiter un sujet d'actualité tout en emmenant les lecteurs ailleurs n'était pas évident mais c'est, pour moi, une réussite !

tous les livres sur Babelio.com

mardi 27 octobre 2015

"Tous Nos Jours Parfaits" de Jennifer Niven

Gallimard - sept 2015
9782070663330


Si j'adore la littérature de jeunesse, j'ai toujours peur d'être déçue, je trouve que le genre ne se renouvelle pas et que le style a tendance à s'appauvrir quand on veut s'adresser à des adolescents. Alors quand j'ai vu toutes les excellentes critiques que celui-ci a reçu, je me suis laissée tenter. Et si ce n'est pas encore vraiment un coup de cœur, tout s'est plus ou moins bien passé entre lui et moi !

Tout commence par une rencontre, celle de deux lycéens, Violet et Théodore, en haut du clocher de leur lycée, (Première interrogation, je ne veux pas être moqueuse mais, personnellement, mon lycée n'avait pas de clocher mais soit.) ils sont bien décidés à en finir avec la vie mais la présence de l'un empêche l'autre de faire le dernier pas vers le sol. C'est alors le début d'une belle amitié entre deux êtres qu'au départ, tout oppose. Violet faisait partie du cercle très fermé des "stars du lycée", ceux qui comptent, en étant pompom-girl mais depuis quelques mois, suite à la mort tragique et accidentel de sa sœur aînée, la vie lui apparaît comme vide de sens. Théodore (aussi appelé Finch, son nom de famille) est l'une des bêtes curieuses de l'établissement, gentil garçon qui cherche la bagarre, insolent tout en étant drôle (équilibre assez dur à trouver), il balance constamment entre période sombre de désespoir et gaieté intense, personne ne le connaît vraiment et personne ne cherche à le connaître. Chacun a son mal-être, plus ou moins caché, ils vont s'accrocher l'un à l'autre, pour tenter de reprendre goût à la vie.

Cet ouvrage se veut avant tout être un avertissement, un appel au secours contre le suicide chez les jeunes, il pousse à l'extériorisation des sentiments, à l'écoute de l'autre et à la déculpabilisation des "survivants", je ne vous le cache pas, c'est triste et rageant. Je suis passée par un tas d'émotions durant ma lecture : j'ai eu envie de secouer tout ce petit monde, les parents et le personnel enseignant qui ont tous l'air d'éviter d'aborder le problème parce que c'est trop dur à gérer, Théodore, parce que, merde quoi, la vie est belle malgré tout ce qui peut mal se passer, les autres lycéens, parce que c'est juste pas possible de chercher à enfoncer quelqu'un comme ça... J'ai eu mal à mon petit cœur de voir que personne ne réagit alors qu'il est pourtant évident (oui, ce n'est qu'un livre et je n'ai pas de formation en psychologie) que Théodore est bipolaire, et même si ce n'est pas facile, il existe des traitements, il s'agit alors de ne pas fermer les yeux volontairement... Mais on se rend tout de même compte que, finalement, ce n'est la faute de personne. Et c'est peut-être ce qui est le plus révoltant.

Le suicide n'est pas un sujet facile, on tombe parfois dans le bon sentiment et dans la leçon de morale, mais peut-être faut-il en passer par là ? J'avoue que je ne sais pas trop. Certains aspects m'ont plu, c'est beau, bien écrit, bien ficelé, les personnages (Théodore, principalement) sont charismatiques, la fin est attendue et inattendue à la fois mais d'autres points m'ont parfois fait lever les yeux au ciel et m'ont laissé un goût désagréable en bouche, mais c'était peut-être le but...
4/5
Magnifique mais...

En gros, une belle histoire poignante, à lire et à partager, notamment en milieu scolaire, mais pas que, pour ne pas oublier d'ouvrir les yeux. Mais malheureusement, pas un vrai coup de cœur pour moi (dans le même genre, rien ne vaut et ne remplacera Le Monde de Charlie qui a mon amour éternel), il plaira ou vous énervera mais c'est un sujet difficile dont il faut hélas parler.

Attention toutefois si vous avez l'âme sensible, il faut alors vous accrocher.


A noter la liste de numéros de Centre d'Aide à la fin du livre.

vendredi 23 octobre 2015

City Hall

City Hall - 7 tomes - 2012/2015
Je lis très peu de manga, j'ai un peu de mal à lire "à l'envers", j'ai des difficultés à reconnaître les personnages, les thématiques ne me passionnent pas particulièrement (pour celles que je connais, bien sûr) et quand j'en démarre un, il faut que la série ne compte pas une centaine de tomes et que je sois plus ou moins sûre que ça me plaise. Lorsque l'on m'a présenté celui-là, la description, "un monde où le papier a disparu et contient le pouvoir immense de donner vie à ce qu'on y inscrit, un monde où se côtoient Jules Verne, Arthur Conan Doyle, Houdini ou encore Abraham Lincoln", m'a suffisamment intriguée pour que je commence à lire un tome, juste comme ça, pour voir. Et bien j'ai vu. Mazette.


City Hall est une série construite en deux cycles, les trois premiers tomes forment un tout et les quatre suivants aussi. Mais attention, il n'est pas vraiment possible de lire le second sans connaître le premier et d'ailleurs, ce serait vraiment dommage, tant la découverte du monde et des personnages est intéressante et drôle !

Nous sommes donc dans un univers steam-punk où se mélange sans vergogne, le moderne, l'ancien, le fictif et le réel. Les personnages sont presque tous tirés d'acteurs du monde littéraire existant, d'époques plus ou moins différentes et leurs présentations, qui clôturent à chaque fois les chapitres, mixent des éléments réels de leurs biographies en ajoutant des petits bouts de fictif. Et c'est à pleurer de rire :


Le pitch de base est assez simple : écrire "à l'ancienne", sur du papier, donne vie à l'objet décrit, ce que, vous en conviendrez peut poser quelques problèmes lorsqu'on s'appelle Mary Shelley, pour ne citer qu'elle. L'écriture manuelle a donc tout bonnement été abolie et plus personne ne sait la pratiquer. Personne sauf quelques terroristes, convaincus comme toujours de détenir la vérité absolue et qui s'estiment donc tout naturellement en droit de dominer le monde notamment grâce à la création des papercuts, les créatures de papier à qu'ils mettent au monde grâce à l'encre et le papier (durement acquis, ça n'existe quasi plus du tout). C'est là qu'interviennent nos trois héros : Jules Verne, jeune homme particulièrement imbu de lui-même (en même temps, il a de quoi se vanter, même s'il ne le sait pas encore), Arthur Conan Doyle, qui possède de nombreuses caractéristiques en commun avec son futur personnage Sherlock, comme la déduction, et Amélia Earhart, première femme à avoir traversé l'Atlantique en avion.

Attention ! Grosse parenthèse féministe !
Amélia Earhart en tant que telle est déjà une figure féministe mais il faut reconnaître que bien que les deux auteurs/dessinateurs sont des hommes, son personnage de City Hall est très réussi. Bon, vous le voyez, elle a le bidou à l'air et un décolleté à faire pâlir d'envie Kim Kardashian (peut-être pas, d'ailleurs) mais, que voulez-vous, faut bien faire du fan-service et qui est l'archétype du lecteur de manga, je vous le demande ?! MAIS ! Ce n'est absolument pas une demoiselle en détresse, c'est souvent elle qui sauve les deux garçons et c'est aussi la seule qui sait se battre correctement et se servir d'une arme, ce qui peut avoir son utilité lorsqu'on se bat contre plus fort que soi. Elle est beaucoup moins calme que ses comparses, a des opinions bien marquées et souvent en désaccord et n'a pas particulièrement d'intérêt amoureux pour l'un comme pour l'autre. Ce qui n'est pas le cas d'Arthur qui se transit d'amour pour elle. Le renversement du statut quo est réussi et ça fait du bien.




C'est une série manga pour les amoureux de la lecture, de l'écriture et de la littérature, une citation connue ou pas, d'un écrivain, d'un réalisateur, homme/femme politique, acteur, etc... ouvre chaque chapitre, ça permet de réviser ses classiques et d'apprécier à chaque fois la pertinence de leurs propos.
"Je suis tout à fait favorable au fait de tenir les armes dangereuses hors de portée des idiots. A commencer par les machines à écrire." Frank Lloyd Wright tome 2 p.116
Mais pas besoin de posséder un doctorat és Lettres pour apprécier, je vous assure ! Le scénario a lui seul est une merveille de construction, il est recherché et profond sans être trop complexe, le récit ne souffre d'aucun essoufflement, on en peut plus d'attendre la suite et la résolution de l'histoire et ce que cela va engendrer pour tout ce petit monde, que nous apprécions de plus en plus au fil des tomes. Rien à redire non plus côté graphisme, les planches sont spectaculaires, les batailles sont belles et énergiques, le dessin est précis et détaillé, c'est vraiment un régal ! Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre quelques photos de certaines pages ou de certains détails et franchement, un agrandissement et un affichage dans le salon ne serait pas de refus.

Moi qui n'aime pas particulièrement les mangas, je dois avouer que je n'ai absolument pas été déçu et en plus, il se lit dans le sens de lecture occidental, que demande le peuple ! Ah si, une suite ? Ah non, dommage... Mais il parait qu'un préquel va paraître un de ces 4 (mais avec un autre dessinateur et ça, j'avoue que ça me fait peur, on verra bien) donc ça va, je vais sans doute m'en remettre.

On me souffle aussi dans l'oreillette que ça rappelle Death Note, en miroir (dans Death Note, l'écriture cause la mort, ici elle crée la vie), je crois que je vais donc me pencher un peu plus de ce côté-là. Et Radiant, il parait que c'est bien aussi Radiant. N'essayez pas de me convaincre de lire Naruto ou One Piece, c'est mort.

5/5
J'aimerai bien qu'il
soit vivant, Broco. On
s'amuserai bien.

"Comment ça, je ne suis pas vivant !!"



C'est donc un gros coup de coeur pour toute la série, je ne peux que vous encouragez à la lire, même si, comme moi, les mangas ne sont pas votre première passion, apparemment ça se soigne ^^






lundi 19 octobre 2015

Les Plaisirs de la Semaine #3

On continue Les Plaisirs de la Semaine (#1&#2) (de la semaine dernière 
donc, puisque nous sommes lundi) (j'essaye de rester logique, c'est important).

#1 : Babelio : Une fois n'est pas coutume, je vais quand même vous parler de bouquins. J'ai reçu pour la première fois un bouquin via Babelio, un livre que j'attendais avec impatience puisqu'il s'agit du nouveau d'une auteure que j'adore : Les Fauves d'Ingrid Desjours. Son roman, Sa Vie dans les Yeux d'une Poupée fait partie de ces thrillers que j'ai le plus appréciés et qui m'ont fait le plus flipper. Et le bonus de ce truc-là, c'est que le 4 novembre, je vais rencontrer la dame en question à Paris, avec séance de dédicaces et de questions/réponses comprises ! Et c'est la joie dans mon coeur. J'ai commencé Les Fauves vendredi et je dois dire que, même si ce n'est pas trop le type de récit ultra moderne et ancré dans la réalité qui m'attire d'habitude (on est placé tout de suite après les attentats contre Charlie Hebdo et dans une lutte contre les jeunes ados qui partent faire le djihad en Syrie) là, c'est vraiment très intéressant et angoissant ! Une chronique et une review de la rencontre sera de toute façon bientôt en ligne :)


#2 : Notre ami Basile Vous avez découvert ma passion pour les peluches dans le Tag de vendredi et voilà, je suis de nouveau tombée amoureuse samedi... Franchement, comment ne pas craquer ? Déjà, c'est un éléphant, j'adore les éléphants. En plus, il chante. Un éléphant qui chante. Les Beach Boy. Vous vous rendez compte ?? Un éléphant qui chante les Beach Boy ?!! C'est un rêve qui devient réalité. Si ça vous intéresse, (et d'ailleurs, je ne comprendrais pas que ce ne soit pas le cas) vous pouvez le trouver ICI. Ce truc est complètement hypnotisant.


#3 : American Horror Story La nouvelle saison a débuté le 7 octobre et je viens de regarder le premier épisode. Si vous ne connaissez pas cette série, il faut savoir que chaque saison possède sa propre histoire, les acteurs sont les mêmes mais dans des rôles totalement différents, elle reprend les archétypes de la littérature et du cinéma d'horreur et de fantastique (la maison hantée, l'asile psychiatrique, le cirque type Freak Show, les sorcières, fantômes, tueurs, clowns, etc...). Nous sommes ici plongés dans un hôtel rempli d'un tas de bestioles pour l'instant non-identifiées mais pas franchement ragoûtantes (boum ! Stephen King !). La bonne surprise, c'est surtout la présence de Lady Gaga qui tient son rôle (assez proche de son personnage publique) de comtesse/diva habillé fort peu simplement. Hum. Sans être particulièrement fan de la chanteuse, il faut avouer qu'elle sait vraiment tout faire. J'attends la suite avec impatience.

Source Tumblr
#4 : Laurel - Comme Convenu Si vous avez l'habitude de suivre quelques blogs BD, vous connaissez sans doute Laurel, l'une des premières françaises à s'être pris à ce petit jeu. Il y a quelques semaines, elle a lancé une campagne Ulule (le Kickstarter français) pour gagner une cagnotte et ainsi auto-éditer son bouquin Comme Convenu (elle poste régulièrement des pages sur son blog). Je trouve ce concept assez sympa et, même si je n'aime pas trop faire ça d'habitude, il faut avouer qu'on ne prend pas trop de risques avec elle, la campagne ayant déjà atteint son objectif.

dimanche 18 octobre 2015

"Une Autre Vie" de S.J. Watson

Sonatine - octobre 2015
9782355842832

J'avais beaucoup aimé le premier roman de l'auteur, Avant d'aller dormir, c'est donc pourquoi je me suis dirigée en toute confiance vers celui-ci, pensant que l'expérience serait tout aussi agréable. Et bien non. 

Encore une fois, nous suivons ici une femme, Julia, qui a, dans sa définition la plus convenue, une vie parfaite : un mari chirurgien, un travail intéressant mais qui lui laisse du temps libre, un enfant ado avec qui elle s'entend bien (genre)... Et là, c'est le drame. Elle apprend que sa petite sœur à problèmes a été assassinée dans une ruelle sombre de Paris (vous les sentez bien les clichés, là ?). Il faut savoir que le garçon ado en question était le fils de sa sœur, qu'elle a adopté quand celle-ci n'était plus en état de s'en occuper. Sauf que depuis quelques semaines, Kate (la sœur morte donc) le réclame à cor et à cri. Et donc, la première réaction de Julia est le soulagement. Charmant. Heureusement, passé ce sentiment, elle s'effondre et veut retrouver qui a tué sa chère petite sœur, elle part alors dans les bas-fonds d'internet (les sites de rencontre) à la recherche des multiples plans-culs et rencontres que Kate a pu faire avant de mourir. Elle y rencontre Lukas et, malgré sa volonté d'enquêter assidûment sur la mort de sa sœur, tombe rapidement sous le charme.

Justement, la volonté, c'est le plus gros problème de Julia. Autant d'ordinaire, j'aime beaucoup les héroïnes un peu instables, voire complètement névrosées (comme Rachel de La Fille du Train), je n'ai absolument pas éprouvé une quelconque sympathie pour celle-là. Qu'est-ce qu'elle m'a énervé... On voit qu'elle part dans une très mauvaise direction, que tous les signaux lui indiquent que, non franchement, c'est pas une bonne idée. Mais elle y fonce tête baissée, en se laissant manipuler, en ne sachant pas dire non, en ne réfléchissant pas plus loin que la ficelle de son string. Ensuite, il y a du sexe. Sachez que d'ordinaire, ça ne me gêne pas, mais là franchement, qui a envie de se faire prendre dans des toilettes publiques sales et de rentrer fièrement vers son mari couverte de bleus (à part Bella de Twilight d'ailleurs. Oui, j'étais malade et j'ai regardé Twilight. Et j'en suis navrée) (d'ailleurs le personnage me fait un peu penser à elle, maintenant que j'y pense). C'est ni drôle ni excitant, c'est glauque (magnifique scène de tripotage devant une webcam par exemple). Et pendant que Madame s'envoie en l'air, l'enquête n'avance pas et on oublie totalement le sujet central, (mis à part de temps en temps où, au lit avec son amant, elle se dit "ah mais peut-être que c'est lui. Ou pas. J'espère pas, parce que je l'aime bien quand même"... Sidérant.

Il me faut quand même bien donner quelques points positifs, parce que ça fait bien longtemps que je ne me force plus à terminer un livre qui ne me plaît pas, mais là avec le recul, ça me semble vachement dur. La première partie arrive à intriguer assez pour que l'on veuille savoir la fin (fin complètement prévisible et en même temps alambiquée au possible) et j'avoue avoir crevé d'envie qu'il arrive des bricoles à Julia tellement elle me gonflait. On en arrive en fait à un désir totalement malsain, je vous l'accorde, celui de voir un personnage se détruire et apprécier cette destruction. C'est un peu la même chose lorsque l'on regarde de la télé-réalité, sauf que là, on a l'excuse qu'elle n'existe pas, cette brave dame. Et c'est pas joli joli tout ça.

1/5
ça doit être son
petit côté féministe

Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé mais je l'ai terminé, ce qui est déjà mieux que pour d'autres bouquins. Je n'ai pas du tout apprécié l'image de la femme que ça renvoyait, je n'ai pas accroché au personnage et j'ai même eu assez mal au cœur pour cette pauvre Kate, dont tout le monde se fout royalement. J'en suis d'ailleurs vraiment navrée parce que je garde un très bon souvenir du précédent de SJ Watson. Toutefois, je peux totalement comprendre qu'il plaise à d'autres, déjà parce que chacun ses goûts et aussi parce qu'il surfe sur une vague à la mode, femme quadragénaire qui veut changer de vie en (entre autre bagatelles) rêvant de se taper un petit jeune.

Je vous invite à aller jeter un coup d’œil à la chronique de Nelfe sur Le Capharnaüm éclairé, qui dit quasi la même chose que moi, mais en mieux ! Et parce que je suis fair-play et j'aime beaucoup les éditions Sonatine, je vous mets la chronique de BookEnStock et de Chroniques-Livresques qui sont hyper positives.

vendredi 16 octobre 2015

TAG Liebster Award

Pour la première fois depuis l'ouverture de ce blog, j'ai été tagué, par un Petit Pingouin Vert

Diantre

Qu'est-ce que c'est que cette bestiole ? (le tag, pas le pingouin, ça, normalement, on sait tout ce que c'est)(j'espère du moins) Il s'agit donc du Liebster Award, une sorte de nomination pour les nouveaux blogs (Maman ! J'ai gagné quelque chose !!) afin de mieux se présenter, de partager son expérience et d'essayer de se faire un peu plus connaître ! Je suis super émue et honorée, il va sans dire :) Par contre, Merlin le chat, est un peu déçu, pensant qu'on lui laissait enfin la parole, mais je me suis dit que savoir le nombre de fois où il se rendait dans sa litière ou la marque de croquettes qu'il préfère n'allait pas vous botter. Et je suis une vilaine égoïste. Voilà.

Un petit rappel des règles : Écrire 11 choses sur soi, répondre aux questions qu'on vous a posé, taguer, 11 blogs (mince, ça va pas être simple cette affaire) et leur poser 11 questions à votre tour ! Le Liebster Awards sert à promouvoir les blogs de moins de 200 abonnés.

11 choses sur moi
  1. Je perds mes lunettes quand elles sont sur mon nez, ma cigarette électronique quand elle est dans ma bouche et mon téléphone quand il est collé à mon oreille. A une époque, je cherchais mes clefs de voiture alors que je roulais à 130 sur l'autoroute. Bref, je suis un peu tête en l'air.
  2. J'ai une peur panique des abeilles, des guêpes et en général des trucs qui bzzzz quand ils sont un peu trop près. Et apparemment, ces mêmes insectes m'aiment d'un amour inconditionnel et me suivent partout.
  3. J'ai régulièrement des envies de meurtres, en voiture, à vélo, en métro. En général, les gens ne me voient pas et me foncent dedans à la moindre occasion. Pourtant, je ne suis pas si petite que ça (dit-elle en essayant de se convaincre).
  4. J'ai été libraire et malgré mon grand amour des livres, j'ai assez mal supporté cet état de fait. Par contre, ça m'a permis de relativiser pas mal de choses.
  5. J'ai détesté le fromage sous toutes ses formes pendant 25 ans, ce qui désespérait mon père. Maintenant, je vais mieux, merci, je mange du tartare (comment ça, c'est pas du fromage ?) et de la raclette.
  6. Je pique toute la couette, tout le lit et tous les oreillers quand je dors. Et mon chat aime bien dormir sur ma tête, ce qui ne me déplaît pas spécialement, sauf la fois où je me suis réveillée avec un torticolis de compet' à cause de lui.
  7. Je suis très mauvaise en maths mais, pendant mes études, je me suis toujours entêtée à prendre les Options Mathématiques quand c'était possible. Et je me suis toujours plantée en beauté. Je ne sais pas où est la logique là-dedans, je dois aimer me faire du mal.
  8. J'adore les peluches et, malgré mon âge canonique, il y en a actuellement deux dans mon lit. Et environ 300 dans tout l'appart. Mon mec est très conciliant.
  9. J'ai des tendances à l'addiction, c'est à dire que je peux découvrir un truc, en manger pendant six mois sans me lasser et puis, du jour au lendemain, décréter que c'est le truc le plus dégueulasse du monde.
  10. Là, maintenant, j'ai faim. Et ça me désole parce qu'il n'est que 5h quand je rédige ce truc et que c'est drôlement loin, l'heure de manger. Je vais me faire un thé, tiens.
  11. J'adore acheter des bouquins, les ranger, les classer, les regarder (et les lire, bien sûr !) mais j'en prends plus autant soin qu'avant. Et j'ai beaucoup moins de mal à m'en séparer (sauf pour les prêts, j'aime pas trop prêter mes livres, trop de mauvaises expériences).
La vache, c'est long. Je vous ai perdus en route ? ^^

Les 11 questions du Petit Pingouin


  1. Si tu devais amener un seul livre sur une île déserte, ce serait lequel ? : A la recherche du temps perdu, de Proust, je ne l'ai jamais lu et comme c'est bien long, ça m'occupera.
  2. Ta couleur préférée ? : Je n'en ai pas vraiment. On va dire le noir. Je sais, c'est triste. J'aime bien le vert aussi mais comme je suis légèrement daltonienne, je le confonds avec le bleu parfois.
  3. Ton personnage secondaire de série préférée ? : Willow dans Buffy Contre les Vampires, elle parait toute mignonne et gentille mais c'est une vraie Badass !
  4. Un livre que tu as choisi seulement pour sa couverture ? : On va dire les sept tomes d'Harry Potter en VO, ils sont magnifiques. Et c'est Harry Potter, alors j'ai le droit.
  5. Ta chanson coup de coeur du moment ? : "I love Lady Gaga" de 77 Bombay Street
  6. Ton Disney préféré de tous les temps : Le Roi Lion, bien sûr !
  7. Où vis-tu ? : Chez moi. (pardon) A Lille, dans un joli appart que j'adore, tout moisi et tout rafistolé de partout.
  8. Depuis combien de temps as-tu ton blog ? : Depuis juillet, je crois, même si le lien existait avant, je n'avais encore jamais rien mis.
  9. Pourquoi as-tu décidé de faire ce blog ? : Parce que mon mec m'a botté les fesses pour que j'en fasse un. Pour m'occuper, pour écrire, pour réfléchir, pour faire des rencontres, pour garder une petite trace. Et éventuellement, devenir millionnaire, faut être ambitieux !
  10. Ton péché mignon ? : Le saucisson. Mais si, c'est mignon, le saucisson !! 
  11. Quel est ton rêve le plus fou ? : Apprendre la cornemuse. Non je plaisante. En ce moment, c'est découvrir l'Ecosse, demandez moi dans deux semaines, il y a des chances pour que ce soit autre chose. Savoir ce que je veux faire de ma vie, ce serait pas mal aussi, tiens.
Et donc, là, c'est à mon tour de taguer des gens, j'avais que je sèche un peu, je ne connais pas encore grand monde ^^. On va dire Un bouquin dans la tasse, Les Pages de Sam, Floyd Books et Biblio'Stef, si elles ont le temps et l'envie, bien sûr, personne n'est obligé de rien :) (comment ça, ça fait pas 11 ? Je vous ai dit que j'étais nulle en maths, non ?)

Et donc, mes 11 questions : 
  1. De quelle couleur sont tes chaussettes préférées ?
  2. As-tu choisi  facilement le nom de ton blog et pourquoi celui-là ?
  3. Un resto sympa ?
  4. Est-ce que tu arrives à garder une plante verte en vie ?
  5. Comment résistes-tu à la tentation ?
  6. Quel est ton métier de rêve ?
  7. Le dernier film/livre/série qui t'a fait dire : "nan, mais n'importe quoi..." ? Et pourquoi ?
  8. Quel est ton artiste favori ?
  9. Il y a quoi à ta gauche ?
  10. Si tu devais être propulsé dans un univers fictif, tu choisis Games of Thrones ou Hunger Games ?
  11. Tu fais quoi demain ?

mardi 13 octobre 2015

"Revival" de Stephen King

Albin Michel - sept 2015
9782226319302

Depuis l'ouverture de ce blog, c'est la première fois que j'ai l'occasion de vous parler du nouveau livre de mon auteur préféré à la folie que j'aime : Stephen King. Du coup, je me suis dit que c'était aussi le moment de vous parler rapidement du premier que j'ai lu, cette fameuse lecture où j'ai cru mourir de trouille. Je ne sais plus quel âge j'avais, ni où j'étais vraiment, je me souviens juste que j'étais en vacances avec une amie et ses parents, que tout le monde dormait et qu'un orage donnait son maximum. Et moi, planquée sous la couette, avec ma lampe de poche, je lisais Shining... Parce que j'en avais marre des Chair de Poule, que je me trouvais trop vieille pour ce genre de bouquin et que je voulais un livre qui faisait VRAIMENT peur. Je n'ai pas été déçu. Et j'ai dû ne lire que ça pendant une longue période ! Tout ça pour vous dire que je ne suis peut-être pas du tout objective quand il s'agit de Monsieur King, vous êtes prévenus ^^.

Comme souvent avec King, l'histoire démarre assez doucement, le temps de bien connaître tous les protagonistes de l'histoire, on rencontre donc les deux personnages principaux, Jamie Morton et le révérend Charles Jacob, lorsque le premier n'a que 6 ans. Le révérend, nouveau venu à Harlow, Maine (comme d'hab !), se fait rapidement une place et partage sa deuxième passion, l'électricité et ses multiples usages et facultés avec l'enfant. Tout de suite, on sent que cet homme ne tourne pas spécialement rond et qu'il entretient avec la Fée Electricité une relation beaucoup plus intense qu'avec le dieu qu'il est censé servir. Pourtant, tout commence assez bien. Mais un évènement dramatique va bouleverser l'univers du révérend qui va alors prononcer un prêche anti-clérical de toute beauté et ainsi provoquer son licenciement. On suit ensuite Jamie qui va grandir et se découvrir une passion et un talent certain pour la guitare et la musique rock tout en sombrant malheureusement dans la drogue (comme souvent chez King, la musique tient une place importante, j'ai eu en tête le refrain de House Of The Rising Sun pendant toute la lecture tant le titre est répété). Lorsqu'il retombe, tout à fait par hasard, sur le révérend, celui-ci est devenu forain et magicien, toujours à l'aide de l'électricité dans laquelle il sombre toujours plus profondément...

J'ai adoré ce bouquin, mais pas spécialement pour les raisons attendues. Ce qui m'a fait peur ici, ce n'est pas le surnaturel, distillé par petites touches tout au long du roman, mais la religion et le fanatisme qu'elle engendre parfois (sujet tout à fait d'actualité en plus...), la folie de Charlie Jacob monte crescendo, toujours animé par une croyance et une foi aveugle, d'abord en Dieu, puis en l'électricité. Il mélange ensuite les deux en montant ces fameux spectacles de guérison menés par des prédicateurs devant des foules en délire et en transe, et franchement, ça fout beaucoup plus les boules que les fantômes et les monstres en dessus du lit, parce que ça, c'est réel.

Les personnages sont très attachants, que ce soit Jamie, très humain et réaliste, rongé par la drogue mais pourtant beaucoup plus terre à terre et raisonnable que ceux qui l'entourent. Toute sa famille est bien présentée, avec toujours le développement psychologique assez creusé qu'a l'habitude de donner SK. Le révérend Charlie Jacob est, par contre, très particulier. Comme Jamie, on l'apprécie tout de suite et dès le début du récit, on est amusé par son amour pour un petit Jésus mécanique et par sa passion assez peu ecclésiastique, on est dévasté pour lui et (en tout cas moi), on se marre bien pendant son petit discours anti-église. Puis, au fur et à mesure, on se méfie, on prend peur, on se rebelle et on finit carrément par le détester et espérer tout ça se termine assez radicalement pour lui.

Mon étagère spéciale King en guest-star ^^

5/5
Sacré coup de jus !
(pardon)
C'est donc encore une fois un coup de coeur pour mon auteur préféré, avec toutefois un petit bémol pour la fin qui contrairement à ce que nous annonce l'éditeur en 4éme de couv, est assez attendu, surtout (attention mini spoiler !!) lorsque l'on a lu les dédicaces à Mary Shelley et à Lovecraft pour ne citer qu'eux. Mais ce qui compte ici, c'est le voyage et j'ai vraiment aimé le faire. Je me rends compte de plus en plus que même si j'adore ça, ce n'est pas le surnaturel qui me plaît le plus dans les romans de King mais ses personnages très réels et approfondis et ses critiques acerbes de la société et plus particulièrement d'une certaine culture américaine.

Bref, je vous conseille sans hésitation ce roman sur la vie, la mort, la maladie et l'addiction et je m'en vais de ce pas attendre la sortie des suivants !

Bonus 1 : comme souvent chez King, on retrouve quelques références à ses précédents bouquins, j'ai beaucoup aimé celle à Joyland.
Bonus 2 : Par contre, la couverture du livre, même si elle est très belle, s'est toute recroquevillée sur elle-même sans que je n'y sois pour quelque chose. Je ne sais pas vraiment à quoi c'est dû, peut-être au vernis brillant un peu particulier mais c'est triste, il est tout neuf et on dirait qu'il a été malmené et il est tout de suite moins joli, petite déception de ce côté-là... 

dimanche 11 octobre 2015

Passage en Librairie #2 - Divers

Contrairement à la première version de cet article, je ne vous présente pas ici les achats résultants d'un seul passage en librairie mais plutôt mes acquisitions des dernières semaines. Et pour ce qui est des magasins, j'avoue ne pas vraiment me souvenir où je les ai achetés !


Bien sûr, il faut ajouter à ceux-là le Stephen King mais comme une chronique arrive, je me suis dit que ça allait être redondant.

  • Outlander, tome 2 et 3 de Diana Gabaldon, Éditions J'ai Lu. Bon, je ne vais pas vous refaire mon speech de fangirl, même si c'est tout à fait ce que je suis devenue mais il fallait que je vous dise que j'avais lu le 1er tome en deux jours et que j'ai fait tout le tour de Lille mercredi dernier pour me trouver le deuxième. Étrangement, il n'était nulle part, sauf à Carrefour... Et je le commence dès que je termine cette chronique ! (Si vous la trouvez bâclée, il faudra donc blâmer l'Ecosse et les Écossais ^^). Tiens d'ailleurs, il faut vraiment qu'ils arrêtent avec les résumés de 4éme de couv qui spoilent tout le début du tome en question et toute l'intrigue du/des précèdent(s). Je crois que je l'ai déjà dit mais c'est vraiment rageant ! Et oui, ça fait deux fois que je me fais avoir et que je radote mais n'empêche, ça craint.
  • Vite, Trop Vite de Phoebe Gloeckner, Éditions La Belle Colère. Celui-là, une amie blogueuse, Les Pages de Sam, m'en a parlé très brièvement dans un commentaire, c'est pourquoi je me suis arrêtée dessus et en le feuilletant, on se rend compte que c'est un ouvrage particulièrement étonnant ! Il mixe texte en prose classique, dessin et planche de bd. Une espèce de roman graphique totalement hybride. Je ne l'ai pas encore lu mais je dois dire que ça m'intrigue pas mal, ne serait-ce que pour sa forme ! La Belle Colère est une maison d'édition assez récente, il me semble, ce sont eux qui avaient publié Dieu me déteste l'année dernière qui avait eu pas mal de succès, ils ont apparemment changé la maquette de couv et ils font vraiment de beaux bouquins... 
Par contre, le livre n'est pas bleu, hein ! Je ne sais pas pourquoi mes photos ont ce rendu
et j'ai la flemme de les refaire...
  • Tu tueras le père de Sandrone Dazieri, Éditons Robert Laffont, coll. La bête noire. La bête noire vient de naître, c'est une toute nouvelle collection de notre ami Robert (Laffont) qui se consacre aux polars/thrillers. Pour le moment, elle ne compte que deux titres, sortis le même jour, le 8 octobre. Vous trouvez donc celui-ci, d'un auteur italien que je ne connais pas (j'ai toujours envie de l'appeler Sandrine au lieu de Sandrone d'ailleurs, je m'agace prodigieusement) et qui promet de bonnes heures de lecture bien flippantes et le nouveau roman d'Ingrid Desjours (l'auteure du passionnant Sa vie dans les yeux d'une poupée, qui était d'une violence assez rare), Les Fauves, que je suis censée recevoir bientôt via Babelio... C'est une collection à suivre, du moins pour ceux qui sont friands de polar/thrillers bien sombres comme moi ! 

  • Carnet de Santé Foireuse de Pozla, Éditions Delcourt. J'ai découvert cette magnifique bd via le site de Madmoizelle et via quelqu'un que je réapprends à aimer : Pénélope Bagieu. De temps en temps, elle fait des chroniques filmées sur ce site et , c'est  particulièrement convaincant :

    En toute honnêteté, même si elle m'attire beaucoup, elle me fiche un peu les boules, cette bd. Je n'ai pas la maladie de Crohn mais les médecins m'ont bien fait flipper avec ça il y a quelques années et c'est un très mauvais souvenir d'une très mauvaise période de ma vie. Néanmoins, ça reste un sujet intéressant et peu traité (c'est la "maladie du caca" et donc, c'est honteux comme le dit très justement Bagieu). Je vous tiens au courant de mon ressenti !
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Je vous souhaite une bonne soirée et retourne sous ma couette. C'est moi ou il caille à mort ? 

Et comme vous êtes sages, vous avez droit à une petite photo bonus :p


vendredi 9 octobre 2015

"La Couleur du Lait" de Nell Leyshon

Editions 10/18 - sept 2015
9782264064530

Lecture Commune
avec Le Chat du Cheshire


Vous avez sans doute croisé ce livre récemment dans mon Passage en Librairie #1 mais il y a à savoir sur moi, c'est que j'ai tendance à acheter beaucoup de bouquin (nan, sérieux ?!) et à ne les lire que quelques semaines, voire quelques mois plus tard. Du coup, quand Léa, du blog Chez Le Chat du Cheshire, qui avait aussi ce livre dans son stock, m'a proposé de faire une Lecture Commune dessus, j'ai sauté sur l'occasion !

Ce court roman, écrit à la première personne du singulier, raconte l'histoire, sur une année entière, bercée par le rythme des saisons, de Mary, jeune paysanne illettrée, qui se retrouve à devoir entrer au service de la famille du Pasteur Graham. Mary est une forte tête, vive et maligne, avec un sens de la répartie sidérant, elle dit ce qu'elle pense, quand elle le pense et ne voit pas pourquoi elle ne le dirait pas, puisqu'elle le pense ! Mais hélas, cette arrivée dans le confort d'une maison où le travail semble plus "agréable" qu'à la ferme et bien que libérée du joug de son père (sacré morceau celui-là, d'ailleurs) ne va pas être de tout repos. Cet autre style de vie, cette découverte de l'écriture et de la lecture va l'amener à raconter elle-même sa destinée, mais surtout, à se confesser...

Pour être tout à fait honnête, au tout début, au bout de quelques lignes, ce livre m'a rebuté. En effet, à une syntaxe balbutiante, démontrant clairement l'inexpérience dans l'écrit de la jeune fille, s'ajoutent des caractéristiques typographiques que je n'avais jamais encore rencontrées dans un livre imprimé : une absence totale de majuscule et un manque flagrant de ponctuation. Franchement, ça fait bizarre. Je me suis même dit que je n'allais pas pouvoir continuer mais quelques pages suffisent finalement pour que l'on s'habitue à cette étrangeté, pour qu'elle soit admise comme faisant partie intégrante du personnage et ses débuts à la plume. Nous sommes dans une oralité telle que la sensation de Mary vous racontant son histoire à l'oreille ne vous quitte pas.

C'est au final un véritable et gros coup de coeur pour ce petit roman, prenant et bouleversant, qui se lit très vite, je me suis rapidement prise d'affection pour la narratrice et pour son quotidien, que ce soit à la ferme ou dans la maison du Pasteur, et comme pour la chute d'une nouvelle, on attend désespérément de découvrir ce qu'elle nous cache et annonce à la fois au fil du récit. Les relations entre les personnages sont ici centrales, entre Mary et sa famille, la femme du Pasteur, malade, fragile mais très humaine ou encore Mary et le maître de maison, qui la regarde avec bienveillance et amusement.
5/5
Vous n'avez pas le temps de
lire beaucoup ? Ce bouquin
est idéal !



La fin, que je ne vous dévoilerai pas, bien sûr, fait l'effet d'une claque et éclaire d'une toute autre lumière l'intégralité d'un texte poignant et d'une beauté simple et dure ! Une très belle et originale lecture, qui est passée très vite mais qui mérite vraiment que l'on s'y attarde, je l'ai fini depuis quelques jours maintenant mais c'est tout à fait le genre de récit qui vous serre le coeur et vous tourne et retourne dans la tête pendant un bon moment ! A lire, à relire et à faire lire...



La Chronique du Chat de Cheshire

jeudi 8 octobre 2015

"BlasMusikPop" de Vea Kaiser

Presses de la Cité - août 2015
9782258113374


Voilà un livre particulièrement étonnant, avec un titre que l'on déchiffre avec difficulté "Blas Musik Pop" et un sous-titre à rallonge assez énigmatique "comment un ver solitaire changea le monde". Et tout le récit est à l'avenant ! Nous sommes immergés dès le début dans la vie d'un minuscule village autrichien perdu dans les montagnes et plus particulièrement dans celle de Johannes qui découvre sa grossesse en même temps que sa femme... Un bon gros ver solitaire grandit tranquillement, installé dans son intestin (bon appétit si vous mangez). Johannes se prend de passion pour son hôte (on aime toujours ses enfants, non ?) et décide d'apprendre tout ce qu'il est possible sur les parasites qui infestent l'homme et l'animal (kifkif). Quittant femme et enfant, sans se soucier des cancaneries des villageois, il décide de partir à l'aventure à la grande ville, ce qu'aucun de ses concitoyens n'avaient presque jamais fait, pour devenir médecin, ce que personne n'avait seulement envisagé.

A ce moment de la lecture, vous vous dites que vous avez compris, que Johannes est le personnage principal, chouette. Mais non, grosse ellipse, Johannes est médecin, a vieilli et revient au village pour proposer ses services (ils ont le même problème que nous en Autriche, y a pas beaucoup de médecin à la campagne), il fait ainsi enfin la connaissance de sa fille. Je vous passe les détails, mais cette jeune fille se marie et tombe à son tour enceinte, d'un bébé cette fois (lol) qui se nomme aussi Johannes (je sais, c'est pas évident) mais qui lui, devient le personnage principal et qui, comme son grand-père, a la passion de la science, du grec ancien, de l'apprentissage.

On assiste en fait, à travers trois générations, à l'évolution d'un personnage de plus en plus en décalage avec son environnement proche. Il faut savoir que les habitants de ce village, les Saint-Pétruciens, sont restés bloqués à une certaine époque, les années passent, les Johannes se succèdent, mais leurs moeurs, leurs opinions, leurs façons de faire, leurs mentalités n'évoluent pas, ou peu, ils souffrent de voir quelqu'un s'en démarquer. 

Vous l'aurez compris, c'est un ouvrage complètement loufoque, rempli de situations abracadabrantes, avec des personnages haut en couleurs, un patois (très bien rendu par la traductrice d'ailleurs !), on ne s'ennuie pas un seul instant, les péripéties qui secouent (tous les) Johannes s'enchaînent à un rythme effréné et c'est d'une drôlerie ! Mais il serait toutefois dommage de définir BlasMusikPop à sa seule dimension humoristique, c'est aussi un roman initiatique, que ce soit pour Johannes mais aussi pour le reste du village, et un brin "philosophique" et psychologique, avec une vraie réflexion sur la notion de foyer, sur le fait de trouver sa place dans un monde qui peut avoir du mal à vous accepter parce que vous ne lui ressemblez pas tout à fait. Ici, ce sont les intellos, ceux qui veulent et aiment faire des études, apprendre, au lieu de ne pas déroger à la tradition en reprenant l'entreprise de papa (pour les garçons) ou de faire un tas de bébés et rester à la maison pour s'en occuper (pour les filles) mais Vea Kaiser montre que les préjugés sont partagés par les deux côtés et on ne se moque jamais méchamment de "ces barbares" des montagnes. Car, en fin de compte, la vraie star dans ce premier roman savoureux, c'est le village St Peter-sur-Anger, imperméable au temps qui passe.

5/5
Et en plus, il est joli ce livre !
C'est donc un vrai coup de coeur pour ce livre complètement fou et je vais donc guetter les prochaines sorties de Vea Kaiser. Ne vous laissez pas intimider par la taille du bouquin ou par le sujet qui semble partir dans tous les sens, ça part effectivement dans tous les sens ! Mais, contrairement à d'autres romans, ça reste cohérent, c'est bien écrit, bien traduit, c'est drôle et émouvant. Il m'a fait penser, toute proportion gardée, au Monde Selon Garp de John Irving, surtout à cause de cette avalanche de détail, de péripétie, de personnages tous plus dingues les uns des autres. 

mardi 6 octobre 2015

"Moi Simon 16 ans, Homo Sapiens" de Becky Albertalli

Hachette - avril 2015
9782012038769


J'ai découvert ce livre ado sur le blog de Cécile et il m'a tout de suite attiré et pourtant, il faut avouer qu'en ce moment, les romans jeunesses et moi, on se boude un peu. 

Quelle belle découverte ! Pour commencer, le sujet (à moins que je sois complètement à côté de la plaque) n'est pas quelque chose que l'on retrouve souvent dans la littérature à destination des adolescents, ce qui est d'ailleurs fort dommage. 

Simon a donc 16 ans et s'est avoué son homosexualité il y a peu de temps. S'il n'a pas encore fait son coming out, il le vit plutôt bien et ne vit pas spécialement dans l'angoisse que ce soit découvert. Déjà là, bim, petite différence, nous avons un personnage qui est bien dans sa peau, qui n'est pas pleurnichard et qui ne porte pas tout le malheur du monde sur ses épaules maigrichonnes d'adolescent de pays développés. Simon est à l'aise, il a des amis, ses parents sont relous (vous avez vu comme je m'identifie bien ?) mais sont quand même pas mal cools (on dit encore cool quand on a 16 ans ? Je n'en sais fichtre rien). Vous me direz donc, m'enfin, quel est le problème ? On ne va pas s'emmerder à lire un livre où tout va bien ? Certes, j'y arrive... (comment ils me parlent ceux-là, je rêve...) Simon flirte en ligne avec un dénommé Blue qui lui, n'assume pas spécialement tout ce bazar. Et quand Simon oublie de fermer sa session Gmail sur un ordinateur du lycée, c'est le drame. Un garçon pas forcément mal intentionné mais pas tout à fait gentil quand même découvre le pot aux roses, l'homosexualité de Simon et les mails de Blue et menace de tout révéler si Simon ne lui arrange pas un coup avec une de ses meilleures amies (ce garçon est un gros naze, vous l'aurez compris). 

C'est un livre qui fait du bien, c'est mignon, adorable, en réussissant à ne pas être dégoulinant. Les chapitres sont constitués d'une alternance entre une narration à la première personne et les mails échangés entre les deux garçons, on assiste à l'évolution de leur relation, à leur flirt plus ou moins (en fait pas du tout) subtil. Les personnages sont tous crédibles, drôles et touchants. On passe son temps à essayer de deviner l'identité de ce fameux et si mignon Blue et à espérer qu'ils se fassent leur premier bisou (oui, je suis désolée de vous décevoir, j'ai un côté très midinette quand je m'y mets)(mais j'aime bien les livres avec des cadavres quand même, revenez !!) et, en tant que fille, j'aime bien essayer de devenir ce qu'il se passe dans la tête des garçons de 16 ans, même si j'aurais préféré savoir ça quand j'avais moi-même 16 ans... (beaucoup de fantasmes et de branlettes, apparemment) (en fait, je m'en doutais...).


"[...] Harry Potter et Draco Malfoy qui s'envoyaient en l'air d'un millier de façons différentes dans tous les placards à balais de Poudlard. Je choisissais les mieux rédigés et passais des nuits entières à lire. Drôle de période. C'est l'été où j'ai appris à faire la lessive. Certaines chaussettes ne devraient jamais passer entre les mains maternelles."p.27
4/5
Broco aime les beaux
garçons qui s'aiment <3



Hélas, ce n'est tout de même pas un coup de coeur, même si ce n'est vraiment pas passé loin. Il me manque toujours quelque chose en ce moment, dans les romans jeunesses, pour que mon petit coeur de beurre sorte de ma poitrine et honnêtement, je suis bien en peine de vous dire ce dont il s'agit...

dimanche 4 octobre 2015

Les Plaisirs de la Semaine #2

Deuxième édition de ce rendez-vous, 
rebaptisé "Les Plaisirs de la Semaine" 
où je partage avec vous quelques bricoles qui font du bien au moral !

Même si là, tout de suite, j'ai plutôt envie d'arracher des yeux, 
de couper des têtes, de démembrer, hacher, écarteler, tronçonner, 
mordre, fusiller une personne en particulier... Youplaboum.


#1 : Le Service Client de YourTea ! Ou le service client à l'américaine. Depuis bientôt un an maintenant, je commande sur ce site du Tiny Tea, thé un peu cher, censé faire maigrir, réduire les ballonnements, atténuer la cellulite et d'autres promesses du même acabit. Honnêtement, je ne sais pas si ça fonctionne (non) mais j'adore le goût. BREF ! D'habitude, tout se passe bien, je reçois le colis, qui arrive de Grande-Bretagne, en 3-4 jours et basta. Sauf que là, la Poste me perd le colis, l'oublie dans un coin et ne le retrouve que parce que j'insiste auprès d'une employée particulièrement efficace (pas d'ironie ici, je n'ai jamais vu quelqu'un faire aussi bien et avec autant d'application son boulot, sa chef voulait absolument me renvoyer vers le service client en ligne, mais elle a quand même continué à chercher...). D'ailleurs, merci à elle. Tout va bien me direz-vous ! Ben non, YourTea s'était planté dans ma commande et m'avait envoyé deux boites sans Gluten au lieu de deux boites avec... Par principe (en vrai, je m'en fous) et sans conviction aucune, je leur demande ce qu'on peut faire dans ces cas-là et sans rechigner, le service client me renvoie (en 3 jours cette fois-ci) le contenu exact de ma commande, sans me demander de retourner les autres ET en s'excusant platement. Sachez que je ne me suis pas encore remise de tant d'efficacité.


#2 : Terminator Genisys. Qu'on soit bien d'accord, le film en lui-même est pas franchement terrible mais alors, voir Schwarzenegger en vieux papy T-800, c'est vraiment hilarant ! C'est surtout pour ça que j'ai regardé le film, pour savoir qu'ils allaient rendre crédible l'ancien bodybuilder et "former" gouverneur de la Californie, qui a quand même presque 70 ans et qui a donc, comme c'est le cas de tout le monde passé un certain âge, la peau qui pend un peu partout... Et ça va, ça passe, c'est agréable à regarder, il faut par contre oublier tout ce qu'on connaît sur la saga parce que, même s'il y a des clins d'oeil toutes les deux séquences, ils ont pris un malin plaisir à tout changer. Au passage, j'aime beaucoup Jai Courtney, espèce de monstre hyper musclé découvert dans la 1er saison de Spartacus et qui arrive à conjuguer "choupi-trognon" et "armoire à glace"... 

ça doit être les bouclettes blondes
#3 : Outlander. J'en ai déjà parlé rapido dans le Bilan du mois de Septembre posté hier, mais ça y est je suis totalement fan de ce truc. Je sais que j'arrive après tout la pluie et que tout le monde l'a déjà vu/lu/aimé/ou pas mais ce machin réveille en moi l'amour de l'Ecosse (et des écossais, même les roux ^^) et du tartan et des accents incompréhensibles et des beaux paysages. Après, je ne sais pas ce que ça va donner par la suite (je n'ai vu que 6 épisodes je crois), surtout pour l'histoire d'amour, je peux être une vraie midinette parfois mais point trop n'en faut, donc à voir. Sachant que je me suis déjà fait spoilée hier en lisant la 4ème de couv' du troisième ou quatrième tome... En cherchant à droite à gauche sur le net, je suis tombée sur ce site, ScotClans, qui vend, en plus des accessoires dédiés à la série, des kilts et des trucs divers en laine qui me réchauffent rien qu'à les regarder mais qui ont plutôt l'effet inverse sur mon compte en banque. Genre ça :


Arrêtons de rêver donc.

Bonne fin de semaine à tous !

samedi 3 octobre 2015

Bilan #2 Septembre 2015

C'est l'heure (non, à vrai dire, je suis même en retard) du deuxième bilan, celui du mois de septembre, de ce petit blog. Au niveau lecture, il y a eu de très bonnes choses mais du point de vue "quantité", c'est vraiment bof (ok, tout est relatif mais là, je lisais plus quand je bossais à 35h), la "faute" a pas mal de choses personnelles, comme la braderie de Lille, le rhume, le sport, les révisions, la fatigue du début d'automne mais aussi au blog qui me prend un temps fou ! Ajoutons aussi qu'à la toute fin du moins, plus aucun livre ne trouvait grâce à mes yeux, tant l'attente pour le nouveau Stephen King devenait longue... Mais ça y est, il est là et il démarre bien ^^ !


J'ai adoré 


J'ai lu le tome 4 de Tu mourras moins bête de Marion Montaigne (un Point BD #3 arrivera... Un jour...) qui est à la hauteur des trois anciens, on se marre, on apprend, ça devrait se trouver dans tous les CDI des lycées français, ce machin !
J'ai réussi à terminer la série de manga (quasi les seuls que j'ai jamais lu d'ailleurs) City Hall, toujours chez Ankama, de Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre, je suis aussi sensée vous faire une review de cette série géniale, drôle, bourrée de références littéraires et culturelles, j'espère prendre le temps de le faire. Mais en tout cas, sachez que y a rien à jeter là-dedans, que ce soit l'histoire ou le dessin.


Et vous le savez si vous avez lu le Point BD #2, j'ai beaucoup aimé Cigish, un ovni de chez Ankama, mélange de jeux de rôle, d'introspection, de délires borderline, avec un dessin superbe. Le Tome 7 des Nombrils est dans la continuité des précédents, on suit toujours l'évolution des trois filles et c'est de plus en plus plaisant et de plus en plus profond. 


J'ai découvert Delphine de Vigan à travers son dernier ouvrage, D'après une histoire vraie, tout juste paru pour la Rentrée Littéraire, grâce à ma talentueuse amie Mélie Mika et comme vous l'avez lu dans mon article (qui est d'ailleurs celui qui a été le plus lu depuis l'ouverture de ce blog, merci à tous !), j'ai passé un très bon moment, j'ai râlé et je me suis bien creusée la tête !
J'ai beaucoup ri en lisant BlasMusikPop de Vea Kaiser, avec une histoire complètement loufoque, sur trois générations, avec des morceaux de vers solitaires dedans (miam) (non, je blague, c'est juste le départ de l'histoire), des villageois statiques mais sympathiques (tu l'as vu ma rime, là ?!), j'ai une petite chronique en réserve pour celui-là mais je n'en suis pas très satisfaite, je la mettrai peut-être plus tard mais en attendant, je vous laisse jeter un oeil à celle de Marie-Stuart, sur le site Attractive Area, qui est très bien écrite et retranscrit mon ressenti à la virgule près.

J'ai beaucoup aimé


Toute dernière lecture du mois de septembre, le recueil de Jean-Paul Didierlaurent, Macadam, rassemble tout ce que j'aime en matière de nouvelles : des textes très courts, des thématiques sombres et de très bonnes chutes. Une petite préférence pour les nouvelles "Menu à la carte", "Le Vieux" et "Brume". Jetez-vous dessus sur le genre vous plaît ! (il me semble que ce n'est pas quelque chose qui  est très apprécié habituellement, malheureusement)


Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens de Becky Albertalli et Ma mère, le Crabe et Moi d'Anne Percin deux livres jeunesses/ados sur des sujets pas faciles tous les deux, l'acceptation de l'homosexualité pour l'un et le cancer pour l'autre, deux très agréables lectures, drôles, vivantes et humaines. Une chronique viendra en début de semaine prochaine [Edit : Chronique ICI] pour Moi, Simon et j'aviserai pour Ma mère, le Crabe et Moi.

J'ai aimé mais bon...


Les Assassins de RJ Ellory et je n'ai pas été convaincu. Et j'en suis vraiment navrée. J'ai eu quelques commentaires de différents blogueurs fans d'Ellory qui m'ont tout de même convaincu de donner une autre chance au monsieur, qui est une institution du genre polar, on est bien d'accord ! Je pense donc me laisser tenter un de ces jours par Papillon de Nuit qui a l'air de plus correspondre à mes attentes.

Mais aussi !

Autre chose qui peut expliquer que j'ai lu moins de livres ce mois-ci, ce sont les trois séries différentes que j'ai commencé et terminé ! Heureusement, il n'y avait pas énormément d'épisodes ^^. Vous en connaissez déjà deux, Sense8 et UnReal, que j'ai toutes les deux adorées, la troisième est en cours de rédaction, il s'agit de Mr. Robot, série de Sam Raimi, complètement dingue, autour d'Elliot, hacker, "légèrement" autiste, remplie d'un tas de mots qu'on ne comprend pas toujours et de référence au mouvement Anonymous.


J'ai aussi commencé Fear The Walking Dead qui est, pour l'instant, encore plus molle que sa grande soeur et Outlander, à force d'en entendre du bien sur les blogs ! Celle-là démarre beaucoup mieux, on enchaîne les rebondissements et les beaux garçons écossais en kilt, tout de suite, ça me parle ^^.


Et pour finir, comme vous pouvez le voir sur la première photo, j'ai relu Moi Vivant, Vous n'aurez jamais de Pauses de Leslie Plée, je ne sais pas vraiment pourquoi, j'étais sur une lancée Leslie Plée, il faut croire ^^, c'est une chouette BD un brin déprimante sur le monde de la grande surface "culturelle" et sur la désillusion en général.

BILAN
6 romans dont 1 polar et 2 jeunesses
(7 en ajoutant celui que j'ai oublié, cf.Edit en bas)
8 bds dont 4 mangas de la même série

Un mois étrange, qui est passé très vite mais qui, paradoxalement, a été très long. Mais vous avez été nombreux à passer par ici et ça, ça fait plaisir ! Merci à tous de lire mes bêtises et mes fautes d'orthographe :) 

C'est parti pour le mois d'octobre !

ÉDIT : Je me rends compte que j'ai bêtement oublié un bouquin dans ce bilan et que même si c'est un peu trop tard, je vous le mets tout de même par principe, il s'agit de Le Visage du Mal de Sarah Hilary chez JC Lattès.

Je ne ferai pas de chronique sur ce bouquin, il n'avait franchement rien de spécial. Il n'est pas nul, pas mauvais, pas mal écrit mais on sent arriver la révélation à 10 km et cette même révélation est finalement assez commune. On passe un bon moment mais c'est comme regarder un téléfilm sur M6 en pleine après-midi, c'est bien, ça passe le temps, mais on oublie quasi tout à la minute où on change de chaîne. La preuve, j'ai complètement oublié de vous en parler.