lundi 30 novembre 2015

Trois Livres #1


Ce mois-ci, j'ai beaucoup lu mais pour la plupart de ces lectures, je ne me voyais pas faire un article complet, soit parce que je n'ai pas grand-chose à dire dessus, soit parce que ce ne sont ni des coups de cœur, ni des gros flops. Mais je me suis finalement dit que ça pouvait peut-être intéresser quelques personnes donc voilà, trois livres pour le prix d'un article, n'est-ce pas wunderbar ?!

La Meilleure d'Entre Nous 
de Sarah Vaughan
Préludes - mars 2015
9782253191070


Vous connaissez sans doute l'émission d'M6, Le Meilleur Pâtissier ? Ce livre nous plonge dans une émission de ce type : une célèbre marque recherche sa nouvelle égérie et lance alors un concours où cinq candidats tenteront de remporter le poste. Nous pénétrons alors dans les coulisses mais aussi dans la vie des quatre participantes féminines (le cinquième postulant, un monsieur, est lâchement abandonné sur le côté), toutes différentes, avec des problèmes du quotidien plus ou moins graves mais toujours crédibles. A cela s'ajoute des retours dans le passé et dans la vie de la toute première égérie de la fameuse marque, Kathleen, femme de caractère des années 60, excellente pâtissière à la coiffure ressemblant à Jacky Kennedy, que toutes vénèrent, lui prêtent une vie parfaite et rêvent donc de lui ressembler.
Autant vous le dire tout de suite, c'est de la chick-litt, mais de la chick-litt INTELLIGENTE. Et franchement, avouez que c'est rare. Nous sommes face à quatre destins de femmes, qui sont (ou vont être) toutes plus ou moins manipulées, trahies, obnubilées ou déçues par les hommes (ou du moins une figure masculine). Entre Vicky, instit devenue femme au foyer qui fait face aux caprices de son fils, Jenny, de plus en plus délaissée par son mari à mesure que son tour de taille grandit, Claire, jeune mère célibataire, abandonnée par un type qui part et revient sans cesse et Karen, espèce de reine des glaces, luttant contre ses démons et voulant séduire tout ce qui bouge (mâle, de préférence), tout le monde peut trouver à s'identifier. Kathleen a aussi bien sûr son importance, en qualité d'icône mais aussi pour montrer à tous que les apparences sont souvent trompeuses.
4/5
Idéal pour se
changer les idées
et se réchauffer l'esprit.
J'ai beaucoup aimé ce roman, doux et tendre, comme un bon gâteau, avec certes son lot de bons sentiments mais aussi qui pose de bonnes questions et soulève quelques problèmes que rencontrent encore les femmes dans la société d'aujourd'hui. Une chick-litt féministe en quelque sorte. Les personnages sont très attachants et j'avoue avoir crié "Victoire" à plusieurs reprises en voyant mon personnage préféré émerger enfin ! A noter aussi que les recettes, les descriptions de gâteaux (et pourtant, je ne suis pas très sucrée)(je préfère une bonne tartiflette) font vraiment saliver ! En bref, ce roman est tout simplement une gourmandise à déguster sans modération (la lecture ne fait pas grossir !).



Le Doute
de S.K. Tremayne
Presses de la Cité - sept 2015
9782258110465

Thriller porté aux nues par le libraire à la houpette (je ne sais pas pourquoi mais je n'arrive pas à savoir si je l'aime bien ou pas, le monsieur), Gérard Collard, je n'ai pas du tout hésité à le prendre, encore plus en voyant l'accroche sur la couverture : "si vous pensiez que Les Apparences étaient un bon roman, vous serez époustouflé par celui-ci". Mouai. Ben non, Le Times, désolée mais ce n'est en rien comparable. Je m'explique. Suite à la mort d'une de leurs filles jumelles, Angus et Sarah décident de déménager pour oublier l'accident. Et c'est à ce moment-là que Kirstie, l'enfant qu'il reste, tente de prouver, par moult caprices et crises, qu'elle est finalement Lydia, celle qui est morte (ou pas, compliquée cette affaire...). Je vous laisse imaginer le drame, comment, pour des parents, ne pas être capable de reconnaître son propre enfant et ne pas savoir qui, de ses deux filles, est vivante ou morte.

Et j'ai trouvé ça trop gros pour être crédible.

2/5
Broco is not impress
(geek joke inside)
Pour bien comprendre mon point de vue, il faut que je vous raconte un peu de mon histoire personnelle (pas trop, rassurez-vous) : mes sœurs sont jumelles et se ressemblaient beaucoup lorsqu'elles étaient petites, mais jamais mes parents (et encore moins moi) ne les avons confondues à ce point-là, c'est sûr que parfois, dans le noir ou sous un certain angle, ils pouvaient se tromper (moi jamais, grande fierté de ma vie, on fait avec ce qu'on a ^^) mais franchement, croire que l'on peut ne pas reconnaître à ce point-là deux personnes avec qui on vit 24h/24, ce n'est pas possible pour moi et j'ai levé les yeux au ciel les 3/4 du temps en rouspétant. Le thème des jumeaux attire souvent (et moi la première) mais là, ça ne l'a pas fait. Alors oui, c'est un polar sympa, on passe un bon moment, la fin est une plutôt bonne surprise mais franchement, c'est trop. A lire comme on regarderait un téléfilm de l'aprem sur M6 (il est beaucoup question d'M6 dans cet article), sympa, tiré par les cheveux et vite oublié.


Ugly Love
de Colleen Hoover
Hugo Roman - nov 2015
9782755622416


Vous devez souvent voir passer ce livre en ce moment sur la blogo : THE nouvelle queen of the romance (gné ?!) Colleen Hoover. Il parait que c'est chouette, pas prise de tête et choupi-trognon dégoulinant de love et de drama, exactement ce dont j'ai besoin à cet instant T.

Pour faire court : Tate débarque dans l'appartement de son frangin et rencontre Miles. Et c'est les frissons partout (et plus particulièrement dans un endroit que la décence m'interdit de mentionner ici). Miles tombe sur Tate et c'est aussi les frissons partout (toujours la décence...) mais Miles, il est très très triste, il lui est arrivé des trucs pas mauvais dans sa courte vie de beau pilote de ligne et rien n'est simple...

Bon, je me moque, parce que j'adooooore me moquer de ce genre de bouquin mais il faut avouer que ce n'est pas mal du tout. C'est plutôt bien écrit (pour de la romance) et j'ai sans doute moins levé les yeux au ciel que pour les autres titres de ce genre que j'ai lu. Il y a moins de sexe, c'est à dire que nos deux personnages sont parfois capables de se trouver dans la même pièce plus de deux minutes sans se sauter dessus (et j'ai l'impression que c'est un record dans ce type de bouquin) et ce n'est pas "trop" explicite. Disons que vous n'allez pas vous mettre à rougir et à vérifier que personne ne lit par-dessus votre épaule dans le RER. Et finalement, c'est beaucoup plus sexy.
3/5
Il y a des gens qui fantasment
sur les pilotes de ligne ? Le fait de
s'envoyer en l'air ? (elle était
facile...)(pardon)

Tate, le personnage féminin, est plutôt sympathique même si je lui ai trouvé quelques incohérences (quand le monsieur, il te dit "pas d'avenir et pas de question" et que tu dis "oui", arrête de poser des questions ! Rhaaaaa)(et celui qui dit que c'est parce que c'est une femme, je le frappe, toujours en toute amitié), Miles, le garçon d'à côté, a beaucoup moins saoulé mon côté féministe que d'habitude (bien qu'il se serait sans doute pris une gifle ou deux avec moi)(surtout une scène en particulier : quel genre de CONNARD [désolée, mais il n'y a pas d'autre mot] fait ce genre de chose ?) et on a vraiment envie de savoir ce qui lui est arrivé. L'alternance présent (avec les chapitres "Tate") et passé (avec "Miles") renforce ce suspense et, petit à petit, à mesure que leur relation se développe, le mystère s’éclaircit.

Bref, si vous avez l'envie de lire de la romance, celui-ci est vraiment bien et, lorsque ça me reprendra, je me dirigerai plus facilement vers cette auteure que vers un/une autre (parce qu'il y a vraiment du mauvais là-dedans...)

samedi 28 novembre 2015

Tag - Les Copines


Zou, un nouveau tag, merci à Libraire Critique pour la nomination ! Je commence vraiment à apprécier l'exercice :)

Un petit rappel du principe de ce tag :

Répondre à un tas de questions (je vous préviens, ça va être un gros pavé ce truc !)(non, ne fuyez pas !), en rajouter une à la fin et taguer cinq blogueurs/blogueuses.

1. Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page, sans hésiter. Pas que je n'aime pas corner un livre mais les rares fois où je l'ai fait, je n'ai jamais retrouvé la page en question... Ce sont toujours des marques-pages de maison d'édition que je récupère gratos un peu partout et je les change quand le bazar commence à partir en morceau (mon chat aime les manger...).

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Évidemment, mais de moins en moins ces dernières années. J'en ai vraiment beaucoup maintenant et les gens ont peur de tomber sur un titre que j'ai déjà (ou que le sol de mon appartement s'écroule, ce qui devient de plus en plus une possibilité).

3. Lis-tu dans ton bain ?
Sachant que je n'ai pas de baignoire, ça me semble compliqué. Mais ça va bientôt changer, donc je vous tiens au courant ^^.

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Oui, bien sûr, mais je n'ai jamais pris le temps de passer à l'action. J'ai tendance à partir dans tous les sens quand j'écris et je n'ai pas vraiment d'idée de départ précise. J'aimerai bien participer à un genre de NaNoWriMo mais avec une "contrainte", un thème, un peu comme les 24h de la BD (mais pas en 24h, argh)(et sans les dessins !)

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Ça dépend : si il y a 18 tomes, c'est quasi sûr que je ne vais pas la commencer, je n'ai pas envie de me lancer dans autant d'achat si la série me plaît, donc dans le doute, je la saute. Mais si je la commence au même moment où le premier tome est sorti, et que je l'aime bien, il y a des chances pour que je la continue. Même si généralement, les séries à rallonge, c'est pas trop mon truc, une trilogie, quadrilogie, c'est assez pour boucler une histoire, je pense, après c'est du remplissage. Attention, j'ai des exceptions tout de même : Le Trône de Fer, Outlander, Harry Potter, Les Enfants de la Terre....

6. As-tu un livre culte ?
J'en ai plusieurs qu'on pourrait qualifier de "culte", ce sont plutôt de très gros coups de cœur mais pas un qui sort vraiment du lot parmi ceux-là.

7. Aimes-tu relire ?
Oui, toujours les mêmes gros coups de cœur dont je viens de parler, j'ai dû lire Harry Potter une dizaine de fois, Les Piliers de la Terre 5/6 fois, une saga québécoise Emilie et Blanche, une quinzaine de fois et la série des Enfants de la Terre aussi. Mais je relis de moins en moins à mesure que les années passent et que mes achats ne se calment pas ^^, même si on est jamais à l'abri d'une envie d'Harry Potter (ce qui arrive souvent à l'époque de Noël).

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les livres d’auteurs qu’on a aimés ?
J'en avais déjà parlé dans un autre tag je crois. En fait, même si j'aime bien rencontrer les auteurs, ce n'est absolument pas une priorité, je ne sais jamais quoi dire et je me sens con du coup ! Je n'ai jamais été du genre à être "fan" de qui que ce soit et je ne me vois pas me pâmer devant qui que ce soit, même quelqu'un qui a écrit un livre que j'adore ! Je sais pas, je dois être bizarre...

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Bien sûr ! C'est ce que je fais ici (bon, ok, là je parle plus de moi, c'est vrai) mais en général, la "vraie vie", j'aime bien aussi, même si j'ai toujours l'impression que ça saoule les gens plutôt qu'autre chose.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
Un peu de tout : l'auteur que je connais et apprécie, une chronique/avis positif qui donne envie, une jolie couverture sur l'étal d'une librairie, une quatrième de couverture alléchante, ça dépend vraiment de plein d'éléments en fait.

11. Une lecture inavouable ?
Si je l'avoue ici, ce ne sera plus une lecture inavouable ^^ mais on va dire After et toutes les romances en général. Je ne sais pas, j'ai toujours un peu honte de dire que je lis ce genre de trucs...

12. Des endroits préférés pour lire ?
De façon générale, chez moi. De préférence dans mon fauteuil préféré, bien calée dans des coussins (parce que je suis un vieux machin et que j'ai mal partout), dans mon lit aussi, avec le même entassement de coussin. J'aime bien lire dans le métro et dans le train aussi, mais seulement avec une place assise, je n'ai aucun équilibre.

13. Un livre idéal pour toi serait…
Espérons que ce soit le prochain !

Ou alors un mélange de Cinquante Nuances de Grey avec Dumbledore et Mary Poppins, avec des zombies, des chats et des daleks.

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Tout le temps, surtout dans les transports. J'essaye toujours d'avoir le titre des livres que les gens lisent dans le métro et je passe souvent pour une folle. Et je le comprends bien parce que j'ai moi-même horreur qu'on regarde ce que je lis !

15. Télé, jeux-vidéos ou livre ?
Livre, sans hésiter. Les jeux-vidéos, j'aime bien à petites doses mais ça a tendance à me rendre hyper agressive, ça fait ressortir tout ce qu'il y a de mauvais en moi ! La télé, y a jamais rien à regarder. Mais par contre, je suis capable de regarder une saison entière d'une série en une journée. En fait, je crois que j'aime presque autant regarder une série (une bonne, bien sûr) que lire un bon bouquin (blasphème !!).

16. Lire et manger ?
Ouaip, quand je mange toute seule (je ne vous dis pas le nombre de livres avec des pages tachées de sauce bolo dans ma bibliothèque) et que le livre a le bon sens de tenir ouvert tout seul, parce que sinon, c'est trop galère.  

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
J'aurais tendance à dire peu importe, il y a toujours du bruit ici de toute façon mais la musique me dérange plus que la télé par contre, je ne peux pas m'empêcher d'essayer d'écouter les paroles (alors que les gens qui parlent à la tv, je m'en fiche, allez comprendre), il faut donc que ce soit une musique d'ambiance. En ce moment, c'est la BO d'Outlander qui tourne par exemple.

18. Que deviendrais-tu sans livres ?
Une pauvre petite fille malheureuse qui s'ennuie beaucoup. Mais l'appartement serait sans doute plus propre.

19. Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois abîmé. Que fais-tu ?
Ça dépend à quel point il va être abîmé mais en général, je garde en râlant beaucoup.

20. Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?
Franchement, ça remonte à trop loin pour que je m'en souvienne. Il parait que j'ai eu du mal à apprendre à lire parce que je suis une grosse flemmarde mais je n'ai personnellement aucun souvenir de mon enfance qui ne soit pas accompagné d'un bouquin. 

21. Que pensez-vous de toutes ces adaptations cinématographiques ?
Il y en a de très bonnes (La Ligne Verte, Les Évadés) et de très mauvaises (certains Harry Potter...). Mais j'aime bien en regarder même si je trouve toujours que le livre est mieux, ce qui me semble normal, on peut dire beaucoup plus de choses en 150 pages qu'en 1h30. Et contrairement à d'autres, ça ne me gâche pas forcément le plaisir du livre, je garde toujours ce que j'ai imaginé dans ma petite tête (sauf pour Harry Potter, je visualise toujours Daniel Radcliffe maintenant, ce qui me gonfle un peu...)

22. Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?
En ce moment, j'aurai tendance à dire Jamie Frazer mais avant, peut-être Ayla, la jeune cro-magnon des Enfants de la Terre.

23. Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ?
Un bonheur si fragile (le tome 1) de Michel David chez Kennes
Les Innocents de Robert Pobi chez Sonatine
Super Sourde (une bd) de Cece Bell chez Les Arènes
Phobos (le tome 1) de Victor Dixen chez Robert Laffont
Je t'ai rêvé de Francesca Zappia chez Robert Laffont
et le tome 4 d'Outlander !

24. Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ?
Vachement dur comme question, j'aime vraiment varier les genres, ça permet de ne pas se lasser. Je dirais peut-être du contemporain, on peut trouver beaucoup de styles différents sous ce simple terme !

25. Comment classez-vous vos livres dans votre bibliothèque ?
A la base, par genre et par collection/édition pour que ce soit joli. Maintenant, c'est "tiens, il rentre là". Je n'ai vraiment plus de place...

26. Quel personnage vous a le plus touché ?
Dernièrement, c'est Mary dans la Couleur du Lait de Nell Leyshon.

27. Plutôt papier ou numérique ? Si on vous offre une liseuse vous l’utiliseriez ?
Papier. Nous avons une liseuse à la maison et, même si ce n'est pas la mienne, j'ai déjà essayé et j'ai beaucoup de mal à lire sur écran. Et j'aime trop feuilleter un bouquin, voir où se trouve mon marque-page, avoir de jolies couvertures sous les yeux. Le seul point positif que je trouve à la liseuse, c'est le gain de place.

28. Combien de temps mettez-vous pour lire un roman ? Vous est-il déjà arrivé d’abandonner un roman car il était trop long ?
Encore une fois, ça dépend. Je peux lire 1000 pages en un week-end si le livre m'emballe vraiment beaucoup, si j'ai le temps et que je suis dans le mood et je peux traîner un tout roman de rien du tout pendant plusieurs jours s'il ne me tente pas plus que ça. J'abandonne un roman uniquement s'il ne me plaît pas et la taille n'a rien à voir là-dedans (humhum).

29. Aimez-vous prêter vos livres ?
En général, non, parce qu'on me les a souvent rendu abîmé (mais VRAIMENT abîmé), sans que ça gêne la personne en question d'ailleurs... Mais si j'ai confiance en la personne, oui, sans aucun souci.

30. Y-a-t-il une chose que vous détestez systématiquement dans un roman ? -Un trait de caractère, une expression par exemple-
Pas spécialement, si c'est bien intégré, si ça parait logique, tout me va. Mais j'aime pas quand il y a des coquilles ou des problèmes de mise en page, que ce soit écrit trop petit (vieux machin, vous vous en souvenez ?) ou que le texte soit trop prêt de la pliure...

31. La lecture est-elle ce qui vous passionne le plus ?
J'aurai tendance à dire que oui mais j'aime aussi beaucoup d'autres choses, c'est plutôt mon plus gros passe-temps...

Ma question : 32. Êtes-vous du genre à vous exprimer à voix haute quand vous lisez ? A rire ? A râler ? A commenter certaines actions ?
Parce que moi, oui :)

jeudi 26 novembre 2015

"Ivy, her book & her revolution" d'Amy Engel


The Book Of Ivy T.1 d'Amy Engel
Ed.Lumen - mars 2015
9782371020351

The Revolution Of Ivy T.2 d'Amy Engel
Ed.Lumen - nov 2015
9782371020627

[il s'agit ici d'une critique, d'un avis de l'ensemble de l'univers]

S'il y a bien un truc avec lequel j'ai encore plus de mal que la fantasy, ce sont bien les dystopies jeunesse. J'aime beaucoup ce genre en lui-même, mais il faut avouer qu'il donne souvent lieu à des copies de lui-même (gné ? En gros, j'ai l'impression que tout ce qui est nouveau ressemble à Hunger Games de nos jours). Mais comme je ne suis pas si bornée que ça, j'arrive à me laisser tenter de temps en temps et si parfois, je suis déçue, ce ne fut pas du tout le cas ici !

Le postulat de départ reste assez classique : dans un monde post-guerre nucléaire, une jeune fille de 16 ans, Ivy, est forcée de se marier avec un membre de la "caste supérieure", Bishop, pour maintenir la paix entre les deux parties de la ville. A la manière (encore une fois assez classique) d'un Roméo et d'une Juliette post-moderne, Ivy et Bishop font chacun partie de la famille influente (et continuellement en bisbille) d'un des côtés de la cité, sauf qu'il s'agit cette fois de renforcer les liens et donc la paix en mariant ceux qui se haïssent.

MAIS, mis à part tout ce "classique", plusieurs choses ont capté mon attention et ont fait de cette lecture un excellent moment, presque un coup de cœur. L'univers nous est d'abord présenté du point de vue d'Ivy et de sa famille, il semble alors sombre et cruel, où les jeunes filles ne peuvent décider de leur propre avenir et où le "Président" est montré comme un dictateur sans cœur et sans morale. Puis, (et je vais essayer de ne pas spoiler) l'histoire se développe et plus Ivy découvre l'autre côté du miroir et plus la dictature nous montre quelques bons côtés alors que la résistance (à la famille d'Ivy) nous semble devenir aussi problématique que ce qu'elle combat. C'est en ça que j'ai trouvé cette dystopie très intelligente : le côté manichéen, noir/blanc, gentil/méchant, est petit à petit gommé, atténué pour ne montrer que des personnes qui font finalement ce qu'ils peuvent pour construire et maintenir une société malgré les difficultés.

Ensuite, les personnages. Je me suis particulièrement bien reconnue dans Ivy, c'est à dire que ce n'est pas une guerrière comme Katniss, ce n'est pas une grosse cruche comme Bella, c'est juste une jeune fille normale qui essaye de faire ce qu'elle peut en composant avec ce que les gens attendent d'elle et ce qu'elle veut et connaît de la vie. Elle se fait pas mal malmener mais reste finalement très forte, beaucoup plus forte que d'autres héros (la fin du tome 1 en est la preuve ! Là, pour le coup, je me serai rebellée, j'espère, mais je peux comprendre son choix). L'aspect "romantique" est aussi tout à fait crédible, pas de coup de foudre, d'amour au premier regard, nous avons deux jeunes gens qui apprennent tout doucement à se connaître, à d'abord devenir ami pour ensuite (peut-être) voir évoluer leur relation. Ce qui semble beaucoup plus naturel, beaucoup plus sain que la plupart des histoires d'amour à disposition des adolescent(e)s. Et le garçon, Bishop, il est vraiment trop mignon (attention, instant midinette), gentil, attentif, calme, loin des clichés des mecs de 16 ans à la virilité exacerbée, bourré de testostérone et trop sûr d'eux (ce qui n'existe que dans les livres/films)(ou alors ce sont des sales co**).

4,5/5
Quelqu'un sait pourquoi
ils ont gardé le titre en anglais ?
Je trouve ça assez surprenant
(mais très chouette !)


J'ai trouvé le tome 1 meilleur que la suite (c'est un diptyque), ce qui ne m'a pas empêché d'apprécier l'ensemble et même si j'aurai aimé en savoir plus sur l'épilogue (ceux qui l'ont lu comprendront), j'ai vraiment passé un excellent moment en compagnie de ces deux personnages. Tout reste finalement très crédible même si certaines parties (et certains personnages) auraient méritées d'être un peu plus creusées et développées. Une excellente surprise au final !

lundi 23 novembre 2015

Passage en Librairie #3 - Divers

Alors, comme on apprend tout doucement à se connaître, voilà donc une nouvelle information utile (ou pas) : quand je suis tristounette, déprimée ou déboussolée (voire dans une franche dépression), j’achète des trucs. Voilà. Des bouquins, des bougies, des babioles trop mignonnes et bien sûr indispensables. Et samedi, le lendemain du tristement fameux jour dramatique, j'ai pris mon mec et mon portefeuille sous le bras et on est parti s'aérer l'esprit en plein centre-ville. 

Et donc, le résultat :
(et oui, je trouve que j'ai été raisonnable compte tenu des circonstances)
(et oui, j'ai envoyé la facture à qui de droit)



  • Les Vieux Fourneaux T.1 de Lupano et Cauuet chez Dargaud : beaucoup l'ont apprécié et me l'ont conseillé, je me suis laissé tenter (avec deux tomes de retard...). Il parait que c'est drôle, sarcastique, cocasse mais aussi nostalgique. En gros, un paquet de promesses ! 

  • Une Braise sous la Cendre de Sabaa Taihr chez Pocket Jeunesse : c'est tout simplement la chronique élogieuse de Saefiel, du blog Les Petits Mots de Saefiel, qui m'a convaincue. Je suis dans un regain d'amour pour la fantasy et la dystopie, comme vous avez pu le lire dans mon billet sur La Passe-Miroir et j'ai envie de découvrir d'autres choses, de sortir de ma zone de confort à base de polars (même si je ne vais pas arrêter d'en lire, bien sûr !) et de littérature contemporaine.

  • Zodiaque de Romina Russell chez Michel Lafon : c'est aussi dans cette optique que je me suis pris celui-là. A voir. Le principe "importance des signes astrologiques" m'intrigue, bien que je n'y crois pas une seule seconde (c'est le côté borné des capricornes ^^).

  • Je t'ai rêvé de Francesca Zappia chez Robert Laffont : cette fois-ci, je ne remercie pas Babelio qui ne m'a pas sélectionné pour la dernière Masse Critique. Ce qui fait que j'ai absolument dû me prendre celui-là, toute seule avec mes humbles deniers. Je suis fâchée. Mais pas rancunière. Il traite de maladie mentale, plus précisément de schizophrénie, sujet qui m'intéresse et m'interpelle. En espérant qu'il tienne (lui aussi) ses promesses.

  • Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer Maman de Kerry Hudson chez 10/18 : Un petit peu de littérature contemporaine quand même parce qu'on ne peut pas renier ses premiers amours. Il y a déjà un petit moment que le titre avait capté mon intention mais c'est vraiment l'article de Folavril qui m'a convaincu. Et en plus, il est tout mignon, ce bouquin.

D'autres acquisitions :





Je me suis inscrite au "Mois 2" sur le blog Book en Stock et j'ai été sélectionné. J'ai donc reçu ce magnifique bouquin, avec une jolie couverture en dur, un très beau papier et, comble du chic, un marque-page "en tissu", en fil (zut, je ne sais pas comment ça s'appelle ce machin) : La Voix de l'Empereur T.1 Le Corbeau et la Torche de Nabil Ouali aux éditons Mnémos, roman coup de cœur de Dup. Une chronique doit être faite avant le 25 décembre et il faut participer en posant des questions à l'auteur durant tout le mois de décembre. Il fait partie de mes prochaines lectures !







Et, the last but not least, le fameux tome 1 d'Harry Potter en version illustrée par Jim Kay ! Un petit cadeau de moi à moi, parce que je suis très sage. J'en profite pour remercier mon amie Steph' pour sa participation :)
La bestiole est vraiment très très belle, un vrai plaisir à chaque page.


Et comme je suis super sympa, une petite preview pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de le feuilleter. 



On se retrouve très vite pour un tas d'autres machins : un ou deux tags, des petites chroniques et un film d'horreur :p ! 
Des bises !

vendredi 20 novembre 2015

"Au Boulot, Chômette !" d'Alexandra Tressos-Le Dauphin

La Boite à Pandore - juin 2014
9782875570857


Tout d'abord, merci à l'auteure, Alexandra Tressos-Le Dauphin, qui est d'une gentillesse rare et qui m'a donné l'opportunité de lire son ouvrage (et merci à mon amie anonyme pour le prêt ^^).

Etant confrontée moi-même à cette organisation totalement dépassée (dans tous les sens du terme)(mais j'ai rien contre les conseillers, la mienne est cool)(coucou !) qu'est Pôle Emploi, le sujet de ce témoignage, une chômeuse, renommée Chômette pour l'occaz, qui raconte son parcours avec humour, autodérision, tout en étant critique, ne pouvait que me parler. Ce n'est absolument pas un bouquin du genre "Comment trouver le boulot de votre rêve sans rien faire !" (et si, je vous jure, ça existe)(et ça se vend), mais à défaut de vous promettre mont et merveilles, l'auteure s'engage à vous faire rire.

Et en plus, il est rose. Que demande le peuple ?

Bon, trêve de galéjade, est-ce que c'est bien ? Eh bien oui ! Déjà, le style, très oral et décalé, ponctué de référence série-télévisuelle, donne la sensation d'entendre une copine nous raconter son histoire autour d'une bière (ou d'un thé, ça dépend de l'heure). Ensuite, c'est drôle, mais vraiment drôle, du genre HAHA toute seule sur son canap' (je vous raconte pas le regard des chats à ce moment-là) et franchement, ce n'est pas la première émotion qu'on a l'habitude d'avoir quand un tiers nous parle du chômage. Vous le visualisez là, le présentateur tv, qui annonce encore une hausse avec sa tête de croque-mort ? Alors vous voyez ce que je veux dire. Tout en dénonçant les dérives l'ami Pôle, et elles sont nombreuses, surtout lorsqu'on est surdiplômé (ou sousdiplômé aussi, y a rien qui leur convient) et qu'on ose demander 20€ de plus que le smic (ça, c'est moi, j'aime choquer), la narratrice remonte le moral à tous ceux qui auraient le défaut de se croire seuls dans cette situation.

Extrait : Sandrine est styliste et se voit proposer une offre de chauffeur routier. Devant sa stupéfaction, le conseiller rétorque :
""Vous êtes jeune, vous aimez sortir... Pourquoi ne pas exercer un métier de la nuit au sens large ?"
Sandrine commence à se demander si son conseiller n'est pas en train de lui suggérer de se placer aux arrêts de bus à une heure du matin dans une tenue affriolante (qu'elle aurait confectionnée ?)"
p.19-20
Voilà.

Nous sommes dans la parfaite description de ce monde professionnel (parce que ça reste un monde professionnel, n'en déplaise à ceux qui aiment croire au chômeur qui fout rien) féroce qui tend plus à bousiller la motivation des gens qu'à les convaincre du bien qu'ils peuvent apporter à la société. Avec pourtant, les meilleurs intentions du monde.

Ce livre n'est pas uniquement un recueil de bourdes mais aussi une véritable ode à la création d'entreprise : personne n'a de boulot pour vous ? rien ne semble vous convenir ? Créez votre propre travail ! Et franchement, ça fiche un coup de pied aux fesses.
4/5


Oui, ça résume bien ce qu'est ce petit livre court : un coup de pied aux fesses, que ce soit pour ceux qui cherchent que pour ceux qui n'ont aucune espèce d'idée du fonctionnement de Pôle Emploi et des sentiments que peuvent générer une recherche infructueuse. Un bouquin utile, drôle et motivant.



Merci Chômette !
sa page FB

mercredi 18 novembre 2015

"La Passe-Miroir T1 & T2" de Christelle Dabos


Gallimard Jeunesse - juin 2013
9782070653768

Gallimard Jeunesse - oct 2015
9782070661985

[Attention, cette chronique va être un tout petit peu particulière : je ne vais pas vous parler d'un tome en particulier mais plutôt de mon ressenti face à l'univers qui nous est décrit dans cette série et surtout, de "pourquoi c'est trooooooooop bien". Oui, tous ses o sont mérités. Si vous souhaitez découvrir les résumés des quatrièmes de couv, je vous invite à cliquer sur chacun des titres ci-dessus. Gare aux spoilers sur le tome 1 si vous ne l'avez pas encore lu !]

Autant vous le dire tout de suite (je n'ai jamais été très bonne pour entretenir le suspense), les deux tomes que vous voyez sur la photo ci-dessus font assurément partie des quelques rares GROS coups de cœur de l'année 2015 ! 

En effet, et c'est à la fois une chance et un tort, je n'ai découvert le premier tome que de façon très tardive, je l'avais depuis sa sortie en 2013 mais à l'époque, une collègue qui l'avait lu, lui avait trouvé de franches longueurs et de trop longues descriptions... Avouez que d'un coup, ça refroidit un chouia et on sort un peu du rêve qu'inspire la magnifique couverture bleue ? Mais j'ai choisi de le ressortir, presque à contrecœur, cette année, en avril (en allant chez le dentiste)(comment ça, "on s'en fout" ?) et bien m'en a pris !

Il faut savoir que je lis finalement peu de fantasy, qui plus est de fantasy jeunesse, car j'en sors souvent déçue, l'histoire est souvent bâclée, l'univers peu développé et le style d'écriture, pauvre, ce qui ne m'empêche pas de m'obstiner et de continuer à en tenter d'autres. Et c'est là que mon goût trop exigeant est tombé nez à nez avec Christelle Dabos. Ce fut le coup de foudre instantané.

Dans le 1er tome, nous rencontrions Ophélie, jeune fille sans âge, calme et maladroite, vivant sur l'Arche d'Anima, est dotée, comme pas mal de monde dans son entourage, de plusieurs pouvoirs : la lecture du passé dans les objets et la traversée des miroirs. Forcée de se marier par ses parents et par les ancêtres tout-puissants de sa famille, elle est envoyée dans le froid polaire de la Citacielle pour rencontrer son promis : Thorn, "charmant" garçon aux manières toutes aussi glaçantes que la météo.

L'univers construit par l'auteure est particulièrement difficile à décrire, il est complexe, jouant avec les codes de la fantasy et de la science-fiction, les descriptions sont certes longues et nombreuses mais ne m'ont posé aucun problème, elles participent à l'élaboration parfaite des différentes arches, des différents mondes et permettent au lecteur d'y pénétrer très facilement tant tout apparaît clairement sous les yeux. L'émerveillement est vraiment de mise, tout au long de la lecture, que ce soit en découvrant le tome 1 ou en continuant avec le tome 2. On flirte avec la magie, les créations scientifiques étranges, le divin est présent via les ancêtres de famille, qui portent des noms mythologiques très parlant (comme Artémis, pour ne citer qu'elle) et, à la fois, très intriguant (est-ce qu'il y a un rapport avec la nôtre, de déesse ?!) et tout reste génialement original (lire, en touchant un objet, tout le passé de toute personne à qui il a appartenu, par exemple)(même si on dit dans l'oreillette que ce type de pouvoir apparaît dans certains mangas) et parfaitement crédible.

Les personnages sont, eux-aussi, particulièrement réussis. Si Ophélie semble trop maladroite, trop gentille dans les premières pages, elle prend rapidement de l'épaisseur et on découvre alors une jeune fille droite dans ses boites, forte, avec du caractère, qui encaisse constamment tout ce qu'on lui fait subir, tant sa famille et son entourage la croit manipulable à souhait. C'est peut-être le personnage auquel il est le plus facile de s'identifier parmi tous les romans "à la mode", Ophélie n'est pas une combattante comme Katniss, mais sa curiosité et son intelligence, associée à un amour pour la compréhension de ce qui l'entoure la pousse (et nous avant) à vouloir démêler le vrai du faux parmi toutes les couleuvres qu'on essaye de lui faire avaler. Et si elle parait être parfois un peu nigaude ou naïve, il faut se dire que pour une personne que l'on a arrachée à l'endroit qu'elle a connu toute sa vie et à tout ce qu'elle a patiemment construit et qui finit confrontée à des coutumes qu'elle a du mal à appréhender, elle s'en sort plutôt pas mal. Essayez ça sur moi, tiens, et je reste prostrée dans mon lit, à pleurer, pendant une année entière (ou pas)(mais n'essayez pas). Thorn, son futur mari, est très difficile à cerner, il est austère, froid et dur, très impliqué dans son travail (travail qui ne fait pas franchement rêver, je vous laisse le découvrir) et semble s'en contrecarrer complètement, de la petite Ophélie. C'est une relation à mille lieux de toutes celles que j'ai lu, pas de coup de foudre, pas de "je te hais, mais en fait, je sens bien que je t'aime déjà" (ou qu'on va se sauter dessus à la première occasion)(mais nous ne sommes pas dans ce genre de roman), ils sont juste indifférents l'un à l'autre... Pour le moment. *Team Thorn here* (ceci n'est en aucun cas un spoiler)

Le deuxième tome, que je viens donc de finir il y a quelques temps déjà, est totalement à la hauteur du coup de cœur que j'avais eu pour le premier et ça fait du bien. Rares sont les séries qui se révèlent à la hauteur sur la durée. Mais celle-ci fait bien exception. Les personnages évoluent, Ophélie gagne en assurance et Thorn laisse sa carapace se fissurer et apparaît plus humain et sensible, leur relation change aussi, le rapport de force tend vers l'équilibre et leurs actions restent logiques (même si nous sommes encore loin de la passion dévorante, entre ces deux-là !). Nous en apprenons encore plus sur ce monde étrange et sur sa création, la mythologie mise en place est de plus en plus fascinante, notamment grâce à l'esprit de famille, Farouk, touchant et effrayant à la fois. Nous sommes cette fois-ci en plein milieu de la cour, version déjantée, mais tout aussi fastueuse, de celle de Versailles, les intrigues et dangers se multiplient et sont encore plus féroces !


5/5
Avoir la même écharpe qu'Ophélie
ne me déplairait pas. C'est comme avoir
un chat en permanence autour
du cou.
Le seul point négatif n'en est pas vraiment un : la fin ! Non mais franchement ! Nous laisser comme ça alors que nous n'avons pas connaissance de la date de parution du troisième tome (et qu'elle soit la semaine prochaine)(ou alors en janvier, je veux bien être magnanime)(sans vouloir vous mettre la pression, Christelle Dabos), c'est profondément scandaleux ! Blague à part, l'auteure réussit parfaitement la fin de son tome : une véritable surprise, transformée en un énorme cliffhanger, c'est vraiment un coup de maître.

Vous l'avez compris, je suis totalement amoureuse de l'univers, des personnages, du livre en lui-même (ces couvertures !), on passe du rire aux larmes, des révélations en tout genre à l'incompréhension totale, on se balade sur les chemins de garde en plein ciel (j'ai été à la limite du vertige, c'est vous dire), c'est un livre qui se mange sans faim, qui se dévore et que l'on rejoint la nuit. Je me répète : une MERVEILLE. Voilà. J'espère que c'est clair ^^

En très bref : j'ai rarement été aussi impatiente d'avoir la suite d'un roman... 

A noter : je critique souvent le style, l'écriture des romans jeunesses, que je trouve souvent à la limite de l'infantilisant et qui m'empêche souvent d'apprécier totalement ma lecture, ce n'est absolument pas le cas ici. Chaque mot est pensé, les phrases sont complexes (mais pas trop) et bien tournées. Ce livre aurait d'ailleurs tout à fait sa place dans une collection de fantasy adulte, afin de permettre aux détracteurs de la littérature de jeunesse de rêver un peu. Et ça, ça fait du bien. 

lundi 16 novembre 2015

"Le Diable Sur Les Epaules" de Christian Carayon

Pocket - juin 2013
9782266233644

Ce qui est vraiment chouette avec ce blog, c'est ça me donne l'occasion d'expérimenter des trucs sur lesquels je ne me serai jamais arrêtée avant. En m'inscrivant au Club de Lecture organisé par Victoria, du blog Mango&Salt, je m'étais juste dit que ce serait une bonne occasion pour échanger autour d'un livre, ce que je n'ai pas vraiment l'opportunité de faire "in real life" (comme disent les geeks). Le premier livre proposé, Petites Recettes du Bonheur pour les Temps Difficiles, ne m'intéressait pas, je l'avais déjà lu et il ne m'avait pas emballé plus que ça. Par contre, le deuxième, celui dont il est question ici, me tentait pas mal ! L'auteur est un inconnu, la couverture rappelle aisément les maisons hantés "classiques", le résumé promet une histoire de "diable", de "malédiction" dans un village français paumé : en gros, une lecture parfaite pour le mois d'octobre ! Je me suis donc lancée (bon, je ne vous raconte pas l'attente, ma librairie de quartier n'a jamais été aussi longue pour avoir ma commande...).

Nous sommes en 1924, dans un petit village du Tarn. Suite à la mort d'un habitant, Camille Purceau ne dort plus la nuit, peu convaincue de la véracité de la théorie du suicide, avancé par la police. Elle prend alors sur elle d'appeler son ami d'enfance, Martial de la Boissière (quel joli nom !), Sherlock Hiolmes à ses heures perdues. Mais dans cette communauté, la superstition et les secrets font rage et son arrivée n'est pas très bien vue.

Ce qui est le plus plaisant dans ce roman à tendance historique, c'est l'atmosphère. L'ambiance, lourde, pesante, l'isolement, tout cela est vraiment très bien transmis et franchement, ça fiche les poils, on rentre alors assez rapidement dans l'hypothèse du "diable", du "fantôme", tout est créé pour que ça devienne plausible et l'angoisse monte assez rapidement.

Les personnages sont attachants, même si Camille, le personnage féminin à une tendance à la perfection (principalement dans le regard des mâles qui l'entourent) qui m'a un peu agacé. Martial, fait office d'enquêteur principal, est très sympathique et très intéressant (j'aurais d'ailleurs aimé en apprendre un peu plus sur lui), sa technique d'investigation (où l'on oublie les procédés scientifiques et les ordinateurs), très analytique, change de ce que l'on a l'habitude de retrouver dans un polar classique, les interrogatoires sont tout en douceur, chaque élément est décortiqué calmement. Et c'est plutôt agréable. Pourtant, ce calme apparent est trompeur, l'intrigue file à toute vitesse, les hypothèses s’enchaînent, les morts sont peu ragoûtantes et les pages se tournent très vite ! Bon, on capte relativement vite qui est l'assassin mais les doutes et les rebondissements sont suffisants bien menés pour qu'on s'interroge sans cesse et, finalement, je n'ai pas été déçu !
3/5


Un très bon roman, que je n'aurai sans doute jamais lu si on ne m'avait pas mis le nez dedans (un polar historique dans le Tarn, je peux comprendre que ça ne fasse pas rêver !). Une lecture idéale pour les mois d'hiver, en restant planqué sous un plaid, toutes lumières allumées et un chat prêt à vous défendre en cas d'une attaque de fantômes ! (tu parles...)



"Je lis aussi le plus possible, afin de combler tout le retard que j'ai pu prendre... J'attends que Camille ait terminé sa journée. Il m'arrive de m'ennuyer mais ça ne me gêne pas vraiment. J'aime assez m'ennuyer en fait, cela permet de mettre un peu les choses à leur place." p.93

samedi 14 novembre 2015

Gueule de Bois du lendemain


Il y a un peu plus d'une semaine, à l'occasion de la rencontre avec Ingrid Desjours à Babelio (et donc à deux pas des événements d'hier), nous reparlions du 7 janvier et surtout de ses conséquences, celles qui ont engendrées la rédaction des Fauves. Étonnement, l'attentat contre Charlie Hebdo me paraissait déjà loin, c'était comme se souvenir d'un très mauvais rêve heureusement terminé. Et voilà que ça recommence. Que la violence gravit encore un échelon, que la peur revient au galop s'installer dans mon ventre si réactif à l'émotion.

Hier, nous regardions Last Action Hero quand ma mère me dit par sms de ne pas m'inquiéter, que ma sœur va bien. Et c'est le début d'un engrenage qui fait que je me retrouve là, à vous écrire, sans aucun début d'idée de ce que je peux bien vous raconter. J'ai la gueule de bois, une vraie, une bien crasse qui colle aux dents, je suis furieuse et triste, et même si ma raison me dit que ce n'est pas la solution, je pourrai tuer (où sont Chuck Norris et Schwarzenegger quand on a besoin d'eux ?).

Je ne sais pas si cet article a sa place ici et s'il y restera mais franchement, je m'en fous, j'avais juste l'envie d'écrire quelques broutilles qui ne feront du bien qu'à moi sans doute, qui ne soulagera que ma petite et égoïste peine, celle de quelqu'un qui n'a finalement rien perdu, qui n'a vu les événements que de loin, à la télévision et sur Twitter, qui a tremblé pour de la famille, des amis et des connaissances qui sont, heureusement, sains et saufs.

Mais je voulais absolument faire quelque chose, sans que je ne m'explique pourquoi.

Peut-être pour que ça reste. Pour ne jamais oublier. Juste pour exorciser.

J'ai envie de faire des bisous et des câlins à tout le monde, même si ça ne sert probablement à rien.

J'ai envie de me battre même si je ne sais rien faire de mes dix doigts (sauf la crème chantilly).

Nous sommes plus forts qu'eux, c'est juste qu'on ne le savait pas encore.

Paris et la France en général a connu beaucoup d'attaques et de désastres au cours des siècles, mais nous avons beau être râleurs, mesquins, faignants, lâches ou que sais-je encore, choisissez parmi tous les clichés sur les Français, nous sommes tous encore là car nous sommes résistants, nous sommes aussi bagarreurs, l'irréductible village gaulois ne venant pas de nulle part (même si je condamne la pathétique récupération d'Astérix par le FN, et celle de Jeanne d'Arc aussi d'ailleurs)

Pensées pour les victimes, ceux dont on connait le visage et les autres.

Pensées pour ceux qui ont survécu.

N'oublions pas contre qui on se bat et surtout, ne mélangez pas tout.

Par pitié.


vendredi 13 novembre 2015

"Le Garçon d'à côté" de Katrina Kittle

Phébus - février 2012
9782752905833

J'ai lu un livre qui dormait depuis trois ans dans ma bibliothèque ! J'ai envie de dire "Youpi"...

Merci à ma petite BénéBooks qui, en achetant la version poche, l'a rappelé à mon bon souvenir et a bien voulu faire une Lecture Commune avec moi :)


Si j'ai tant hésité à lire ce bouquin avant, c'est principalement à cause de sa quatrième de couverture, qui est vraiment son plus gros défaut, avouez ce que c'est dommage. En effet, le résumé décrit comment, après avoir été victime de ses parents pédophiles, un enfant va essayer de se reconstruire auprès de ses voisins, la famille de la meilleure amie de sa mère. Ce qui représente en gros tout le contenu des premiers chapitres. Ce qui gâche un peu la surprise, vous en conviendrez !

Voilà, c'est vraiment le seul point négatif de ce bouquin, j'ai voulu le mettre en premier, pas pour vous dégoûter mais pour justement qu'on s'en débarrasse tout de suite et qu'on n'en parle plus parce que, mis à part ça, ce bouquin frôle le coup de cœur ! Nous sommes dans un roman polyphonique à trois voix, Sarah la mère, Nate le fils adolescent et Jordan le "garçon d'à côté" (Danny, le second fils de Sarah, ouvrira aussi le roman), ce qui est en général quelque chose que j'apprécie beaucoup, nous avons ainsi diverses visions et opinions et on s'attache beaucoup plus vite aux personnages : Nate, à travers les yeux de Sarah, semble au début égoïste et irresponsable, un ado classique, mais devient, dans les chapitres qui lui sont consacrés, un être sensible et attentionné. Ce jeu sur les apparences est d'ailleurs très central dans le roman, notamment avec la pauvre Sarah qui découvre que sa meilleure amie Courtney, celle en qui elle a placé sa confiance, est soupçonné de violer son fils depuis des années, plusieurs fois par semaine tout en mangeant les plats que lui prépare Sarah pour ses soirées. Terrifiant, non ? Les personnages m'ont vraiment tous touchée, chacun a sa faiblesse et sa force propre, leurs défauts et leurs qualités, ils sont finalement très humains et réalistes et leurs multiples réactions, face à la situation, paraissent tout à fait plausibles.

Cette situation, justement, n'est pas quelque chose de facile. Comme il est expliqué très clairement et justement dans ce roman, la pédophilie et l'inceste sont deux choses qui révulsent l'être humain de façon assez instinctive, on n'arrive pas à comprendre et on ne peut pas comprendre. Et pourtant, j'ai trouvé qu'ici le sujet est rondement mené. Nous ne sommes pas dans le traitement médical et froid des manuels de psychologie ou dans le voyeurisme des émissions de télévision, le sujet est traité avec beaucoup de sensibilité et pourtant pas mal de détails, j'ai pensé à plusieurs reprises que nous allions sombrer dans le trash, mais non, loin de là ! Tout reste très doux sans pour autant être hypocrite (c'est dur, c'est horrible, ne nous voilons pas la face parce que notre morale est trop fragile) et sans tomber dans le pathos et la dégoulinade de bons sentiments. L'auteure réussit donc un tour de force, ou plutôt un travail d'équilibriste, périlleux, certes, mais nécessaire. Les rebondissements filent à toute vitesse et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde (c'est toujours le danger avec ce type de roman, axé sur la psychologie des personnages).

5/5
Pour le principe, mais dommage
que le résumé gâche le début, sinon
c'était le gros coup de cœur
garanti !

C'est une histoire sur l'amour, sur la résilience, sur les relations familiales, sur le deuil et sur l'amitié, c'est touchant, sordide, envoûtante et bouleversante, je s'en suis sortie toute émotionnée (je sais qu'on dit plutôt "ému" mais c'est dans le dictionnaire ! Et j'aime bien !)(Na !).

En conclusion, j'ai vraiment adoré ce bouquin et si je regrette de ne pas avoir eu le courage de le lire avant, je suis contente d'avoir fait cette lecture commune avec toi, Béné, et d'avoir peut-être brisée ta malédiction !

mercredi 11 novembre 2015

Le Point BD #3


Un nouveau Point BD, avouez que ça fait longtemps ! On commence avec une belle histoire de caca  (sisi) et on enchaîne, sans transition, avec deux merveilles musicales. Voilà. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir !

Carnet de Santé Foireuse
de Pozla
Delcourt - sept 2015
9782756066394


Depuis aussi loin qu'il s'en rappelle, Pozla a toujours eu mal au ventre, mais vraiment mal, des douleurs à se tordre en deux, en trois et en quatre, à se précipiter aux toilettes, à se vider les tripes plusieurs fois par jours, à en avoir honte. Après s'être entendu dire par plusieurs médecins que tout était dans sa tête (trop nerveux, trop stressé, trop angoissé), il a appris à vivre avec et la cuvette des toilettes est devenue une part de lui. Jusqu'au jour où la douleur est revenue, plus violente et présente que jamais et c'est là que la maladie de Crohn a été détecté et (enfin) diagnostiqué. Hospitalisé, loin de sa femme et sa petite fille tout juste née, il se retrouve seul avec son carnet de dessin et ses crayons, il couchera, jour après jour, sa douleur, les soins, les infirmières, les opérations, sa douleur, encore, ses émotions, les médicaments, les amis et la solitude. 
5/5
Rien que pour le fait
de rendre beau un intestin,
ça mérite le coup d’œil, non ?

Je ne vais pas vous le cacher, cette BD a été un véritable coup de cœur mais surtout un gros coup de poing dans la face. La maladie de Crohn, on en entend très rarement parler, c'est quelque chose d'assez honteux, qui touche au caca, aux intestins et à tout le système digestif, trois choses que la société en général aime à penser qu'elles n'existent pas vraiment. Ici, Pozla révèle tout, de son corps qui ne lui appartient plus vraiment, transformé en un assemblage de plomberie fonctionnant mal et le lâchant sournoisement, qu'il faut trifouiller, ouvrir, fermer, ouvrir encore, enlever un morceau... Les illustrations pleines pages le représentant entièrement composées d'intestins sont très parlantes et, malgré le côté "intestinal", magnifiques, pleines de couleurs et vivantes ! J'ai tremblé avec lui, ragé devant l'injustice de la maladie qui s'en prend à ce jeune papa de 30 ans, j'ai compati avec sa femme qui porte à elle-seule tout le foyer sans (presque) jamais se laisser abattre, j'ai eu mal au ventre en même que le narrateur. C'est dur, mais c'est beau, c'est humain. Et l'expression "exposer ses tripes" n'a jamais pris un sens si littéral. C'est un gros pavé mais on ne peut pas le lâcher, et si j'ai ri (parfois), j'ai aussi vraiment failli pleurer (beaucoup), chaque page est une œuvre d'art délirante (certains sont faites clairement sous une importante médication) mais explicite. Bref. Lisez-le. 




California Dreamin'
de Pénélope Bagieu
Gallimard - sept 2015
9782070657582


Pénélope Bagieu a commencé en faisant de la bd sur un blog (complètement laissé à l'abandon d'ailleurs, le blog, snouf), bd qui a souvent été présentée comme "girly" et donc un tout petit peu méprisée (attention, gros débat), mais l'auteure a vieilli et cherche, depuis quelques albums, à s'émanciper de ce statut. Et pour celui-ci, California Dreamin', c'est une véritable réussite ! Nous avons ici le parcours d'Ellen Cohen, aka Cass Elliot, chanteuse des Mama's & The Papa's, depuis sa naissance jusqu'à ses premiers succès. Je connaissais très peu l'histoire du groupe, même si j'apprécie beaucoup leurs chansons, et encore moins celle de "Mama's" et la découverte a été formidable : un sacré personnage, talentueuse, un peu folle, drôle, paumée, qui rappelle la chanteuse de Gossip (dont le nom m'échappe...) (Beth Ditto !! Merci Google) et cela pas seulement parce qu'elles sont toutes les deux plutôt voluptueuses... 


5/5
Le dessin est magnifique, on reconnaît Bagieu mais c'est plus sobre, plus brut, tout en crayonné et ça correspond tout à fait à l'ambiance évoqué, à l'époque mais aussi à la musicalité qui transparaît à chaque page ! C'est d'ailleurs un roman graphique à lire avec un best-of du groupe en fond sonore, pour être pleinement immergé dans l'atmosphère (à la manière de Love Is In The Air Guitargros coup de cœur pour ce récit dans un univers étonnant). En bref, que vous connaissiez ou non le personnage ou le groupe, jetez-vous dessus, c'est une petite pépite, représentative d'une époque américaine historiquement importante (l'assassinat de Kennedy pour ne citer que ça) mais aussi (et avant tout) l'histoire d'une fille amoureuse, qui revendique et aime sa différence, avec un tas de défauts et faisant parfois preuve d'une grande naïveté. Et ça, je suis sûre que beaucoup d'entre nous peuvent s'y retrouver.


Love In Vain : Robert Johnson 1911-1938
de Mezzo et J-M. Dupont
Glénat - sept 2014
9782344003398




Mon père est totalement fou de Blues et comme il a des goûts et des attentes assez prononcés, c'est vraiment difficile de lui faire des cadeaux qu'il apprécie vraiment. Mais cette BD me semblait plutôt bien correspondre : de belles illustrations mêlées à un personnage très connu de ce genre musical. Et j'ai mis un an à lui emprunter pour me faire ma petite idée de non-connaisseuse. Un petit avant-propos déclare d'ailleurs qu'il n'y a nul besoin d'aimer le blues pour apprécier la BD. Certes. Mais moi, à part un épisode de Supernatural sur les "crossroads demons", je ne le connais vraiment pas, ce Robert Johnson !


4/5

Pour résumer, Robert Johnson est un bluesman devenu célèbre grâce à sa musique mais aussin et surtout, à cause d'une sorte de légende urbaine qui tournait et tourne encore autour de lui : il aurait fait un pacte avec le diable, et plus précisément avec les démons que l'on retrouve à certains croisements la nuit à minuit : son âme pour pouvoir jouer comme un dieu (humhum LOL). Et ce serait comme ça que le jeune garçon qui grattouillait péniblement sa guitare serait devenu la légende que l'on connaît aujourd'hui. Mais toujours est-il qu'il est malheureusement mort extrêmement jeune et a été le premier membre du tristement célèbre "club des 27". C'est cette courte vie que nous raconte un étrange narrateur, dont nous ne connaîtrons l'identité qu'à la toute fin. L'utilisation du noir et blanc est juste parfaite, chaque planche peut être prise comme une entité unique et encadrée dans votre salon comme l’œuvre d'art qu'elle est (ça contrastera avec les pages très colorées de Carnet de Santé Foireuse). Plus que le récit d'une vie, nous en apprenons aussi sur la vie des noirs de l'époque, sur la musique blues en général, c'est superbe et ça donne envie de se mettre à en écouter.

lundi 9 novembre 2015

Les Plaisirs de la Semaine #4

Oui, je sais, ce truc était censé être hebdomadaire
mais, croyez-le ou non, parfois, je n'ai rien à dire !

#1 Le Musée des Arts Ludiques : Nous avons fait notre petite journée à Paris (grâce à Babelio, si si si rappelez-vous) et en avons profité pour faire une petite virée au musée des Arts Ludiques, où je n'avais encore jamais mis les pieds. Eh bien, c'était vraiment très chouette et on s'en est pris plein les mirettes si vous me permettez cette expression du siècle dernier (ou même de celui d'avant). Pas besoin de connaître les jeux vidéos pour apprécier (je n'y connais pas grand-chose moi-même), il suffit d'aimer les beaux dessins, les belles illustrations et les trucs magnifiques en général ! La quasi totalité des œuvres est rétro-éclairée et les couleurs et traits rendent vraiment très bien. Grâce à un audio-guide qui vous susurre à l'oreille (comment ça, j'en fais trop ?)(pensez à prendre des écouteurs, c'est vachement pratique !), nous découvrons leur genèse et la façon dont elles ont été pensé et de quoi elles sont inspirées. Je mets quelques photos pour vous donner une petite idée mais c'est évidemment beaucoup mieux en vrai.

Toutes les photos ici-présentes sont les miennes, prises à l'iPhone,
et restent totalement la propriété des artistes et du musée.
#2 Ingrid Desjours : Juste après le musée, nous avons donc été à la rencontre organisée par Babelio. Ce fut un moment très agréable (mais la personne juste à côté de moi, que je ne citerai pas par égard pour sa dignité, a commencé à s'endormir...), avec des questions plus ou moins pertinentes, comme souvent. Ingrid Desjours est vraiment quelqu'un de très sympathique, drôle et accessible (difficile à croire en la voyant, qu'elle est capable d'écrire de tels horreurs !^^).




Et (attention, moment de gloire perso et garantie sans modestie) elle s'est souvenue de ma blague (de merde, il faut bien le dire !) dans mon article sur Les Fauves ! D'où la dédicace en rapport avec Christian (Grey, qui d'autre ?). Et je vous jure que je vais me souvenir longtemps du moment où s'est mise à fesser gentiment sa table pour me montrer la différence entre la relation Ana/Christian et Lars/Haiko... C'était magistral. Si je n'étais pas aussi mal dégourdie quand il s'agit de discuter avec des gens que je ne connais pas, je l'aurais volontiers embrassé, après m'être étouffée avec mon rire.





#3 Swap : En octobre, Athénaïs du blog Un Bouquin Dans La Tasse proposait d'échanger livres et goodies en tout genre par voie postale. N'ayant jamais fait ce genre de chose, c'est avec plaisir que je me suis inscrite sur celui-ci. J'aime beaucoup le blog d'Athénaïs, elle poste pas mal d'articles sur les livres et le thé, accompagnés de superbes photos (oui oui, les photos de thé en gros plan, c'est vraiment joli, je n'y aurai pas cru non plus !)

Je me rends compte qu'on ne voit pas très bien les deux livres sur la photo, il s'agit donc de
deux titres de Michaël Mention : Sale Temps pour le Pays et Adieu Demain.
Elle m'a donc envoyé moult sachets de thé, (je ne vous raconte l'odeur qui s'est échappé du colis lorsque je l'ai ouvert, c'était divin !) ce qui va donner lieu à de nombreux dilemmes à chaque tasse que je vais vouloir me faire. Madame Indécision, c'est moi. Enchantée. Ensuite, il y a, non pas un comme prévu, mais DEUX bouquins ! Deuxième grosse surprise ! Ce sont des découvertes totales, je ne les connais pas du tout mais je fais entièrement confiance à Athénaïs, je suis sûre que ça va être une très bonne lecture. Notez tous les petits chocolats et les kitkats au thé (depuis la photo, il en manque, hein...) qui vont s'accorder parfaitement avec les petites tasses que je vais me faire ^^. Bref ! Tout est parfait ! Merci encore !


"C'est tout, pour le moment" comme dirait l'autre (qui dit ça déjà ? Je dois bugger, je ne m'en souviens plus du tout). On se retrouve bientôt pour diverses chroniques (Le Diable sur les Épaules, La Passe-Miroir, Tome 2 et un Point BD entre autres choses !), je vous souhaite une bonne semaine : ne travaillez pas trop, dormez bien, faites des bisous et des câlins mais lavez-vous bien les mains, y a la gastro qui traîne en ce moment ! (ouiiii maman !)

ByeBye !

samedi 7 novembre 2015

Tag - Blogger Recognition Award

C'est au tour de Ludo de Prends Un Livre et Détends-toi, que je commence à bien connaître maintenant ^^ de me tagguer ! Je te remercie de tout mon petit cœur de brocoli au beurre <3

Les règles du challenge :

Remerciez la personne qui vous a nominée.
Écrivez un post contenant une brève histoire de votre blog.
Donnez un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs.
Sélectionnez 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix.
Informez les nominés avec un lien vers les détails de la nomination.


L'histoire du blog

Je ne suis pas sûre que l'on puisse vraiment parler "d'histoire du blog" tant celui-ci est tout neuf, je l'ai commencé en juillet 2015 sous la pression de mon copain qui trouvait dommage que je ne partage ma passion des bouquins avec quasiment personne. Je n'étais pas franchement convaincue d'avoir quelque chose à dire qui intéresserait les lecteurs et surtout, il y a déjà tellement de blogs littéraires, pourquoi en faire un de plus ?! Mais il m'a fait une jolie bannière et des jolies icônes pour me motiver et je me suis lancée. Et ce qui a commencé sous la contrainte (bon, j'exagère un peu, je suis assez têtue pour ne pas faire quelque chose si je n'ai vraiment pas envie de le faire) est très rapidement devenu un plaisir, principalement celui d'écrire (quelque chose qui me manquait beaucoup sans que je m'en rende compte, depuis la fin de mes études), puis lorsque j'ai commencé à avoir quelques visiteurs, celui d'échanger avec vous (oui, même toi là-bas qui passe sans jamais rien dire !) s'est accentué. Et j'essaye de tenir le rythme maintenant ! 

On me demande souvent comment l'idée du nom du blog m'est venue (sans doute parce qu'il est un peu bizarre, j'en conviens tout à fait) et il me semble que c'est le moment de vous donner une petite explication : Merlin est tout simplement le nom de mon chaton d'amour (qui a tout de même 1 an et demi, mais ça reste un chaton tant que je n'ai pas décidé de l'inverse !), je pense que vous l'aurez compris et "brocoli", c'est bêtement ce que j'avais dans mon assiette (ben oui, j'aime bien ça, et vous ? Parlons-en !) quand je me creusais la tête pour trouver un nom potable et un tant soit peu original ! Je me suis dit que le mot "brocoli" en lui-même avait une sonorité rigolote et pis, qui vivra verra, j'en avais un peu marre de chercher sans que rien de correct ne ressorte !

Les conseils aux nouveaux blogueurs

Euh... Quoi ? Ben... Je n'ai pas vraiment de conseil à donner à personne, je débute dans le bazar et je n'ai pas énormément de visites (suffisamment pour être contente mais pas assez pour être écoutée ^^). Alors, je dirais justement de faire ce que vous avez envie de faire, de la manière dont vous avez envie de le faire, ça finira bien par plaire à quelqu'un (et les autres, on leur dit "crotte"). L'important, c'est vraiment de se faire plaisir, ce n'est pas un boulot, il y a peu de chances que ça vous rapporte quoi que ce soit, donc éclatez-vous. 
Tâchez aussi de ne pas rester dans votre coin, si vous montrez votre trogne et vos avis sur le net, c'est bien pour partager avec des inconnus, qui peuvent éventuellement devenir des amis, donc visitez les blogs des autres, donnez votre avis, soyez sympathique, ça peut être utile !


Les nominés sont 


(oui, il n'y en a pas 15, mais je suis une rebelle, na !) Avec, comme d'hab (je suis un animal routinier), aucune obligation, hein ! Je ne suis rancunière (online, parce que dans la "vraie" vie...).

A bientôt tout le monde !