vendredi 29 janvier 2016

"Forget Tomorrow" de Pintip Dunn

Lumen - janvier 2016
9782371020641


Je sais, je sais... Encore de la dystopie. Encore de la "jeunesse". Encore les éditions Lumen. Mais il faut tout de même avouer que le peu que j'ai lu de leurs publications (In The After-In The End et The Book of Ivy) m'a vraiment séduite. Et si le point de départ du récit donne souvent une impression de "déjà-vu" (le dire avec l'accent anglais ajoute toujours un plus à cette expression...), je n'ai, pour l'instant, pas encore été déçue ! Je continue donc sur ma lancée avec leur tout dernier né, Forget Tomorrow, écrit par une auteure, Pintip Dunn, avec (encore) un nom marquant (à la limite de l'imprononçable, soyons clair)(je sais, on ne moque pas du nom, mais avouez qu'après Demitria Lunetta, Lumen semble être abonné à, disons, une certaine originalité de ce côté-là).

Callie vient d'avoir 17 ans et comme il est coutume dans son monde, elle a maintenant l'âge de découvrir son "souvenir du futur", envoyée par son "futur-moi" et censé l'aider à s'orienter vers la meilleure version d'elle-même. Pourtant, le jour J, point de championne de tennis, de scientifique, de danseuse étoile ou que-sais-je. Non, la pauvre jeune fille se voit en train de tuer sa petite sœur, Jessa. Ce qui, bien sûr, la traumatise légèrement. Elle devient alors la cible d'une sorte de police, chargée d'empêcher les futurs crimes de se produire.

Minority Report. Voilà ce qu'a été ma première pensée à la lecture du synopsis. Mais soit, pourquoi pas, le sujet n'a finalement pas été traité si souvent que ça (et puis, j'aime pas Tom Cruise). Ensuite, dès les premières pages, bim ! Hunger Games. Pas pour les jeux d’arènes, mais pour la relation entre Callie, l'héroïne, et Jessa, la petite sœur. Trop mignon. Et puis, en continuant, re-bim ! The Revolution of Ivy pour un truc que je ne vais pas vous dire sous peine de me faire attaquer par la brigade anti-spoiler. Mais ! Et c'est là que vient la surprise, ce fut une excellente lecture ! Tous ces rappels, toutes ces références sans doute plus ou moins voulus, ajoutés un à un font de ce roman une histoire très prenante et très bien tournée. Toutes les péripéties sont finalement très bien amenées et très crédibles (parce le trucmuche qui sauve le bidule à la dernière minute du dernier moment à chaque fois, ça va bien, hein !) et les personnages sont vraisemblables, entre l’héroïne, Callie, gamine complètement paumée face à la vision du futur elle et qui accepte seulement une partie du destin qu'on lui impose, Logan, le garçon (parce qu'il y en a toujours un, sinon c'est pas une dystopie "pour adolescents"), sa (petite) part d'ombres et de mystères et son attachement visible et touchant pour la jeune fille ou encore, par exemple, Tristine, autre victime de cette police du futur, qui, en une brève apparition, a complètement gagné mon cœur (ils sont ensuite très nombreux mais je vous laisse le plaisir de la découverte...).
4/5
Une affaire à suivre !

Je me suis finalement bien amusée à lire ce bouquin, malgré ce "défaut" des nombreux éléments d'intrigue déjà vus, on rit gentiment à chaque nouvelle référence et on se rend compte qu'à partir de tout cela, l'auteur a réussi à créer son propre monde, son propre univers, avec une mythologie totalement nouvelle dont il reste beaucoup à découvrir dans les tomes suivants (selon les dires de la maison d'édition, très réactive et disponible sur Twitter, c'est une trilogie, ce qui est à peu près le max que je peux supporter dans ce genre de roman)(c'est donc parfait). Nous sautons d'un environnement à un autre, pensant à chaque fois que l'action va s'en tenir là, pour ensuite rebondir, de révélation en révélation, vers un autre endroit, vers une autre énigme. Le côté psychologique de ce "souvenir du futur" est très bien traité, plus profondément que dans le fameux Minority Report il me semble, avec la présentation de ces "coupables du futur" jusqu'à maintenant encore parfaitement innocents et totalement désemparés face à la future atrocité qu'ils sont censés commettre. Ne sachant absolument pas comment ils en sont venus à ce genre d'actes, ils sont rongés par une culpabilité qu'ils ne peuvent oublier (imaginez que demain, un processus quelconque vous montre battant à mort un inconnu 10 ans plus tard...).

J'ai particulièrement hâte de pouvoir lire le tome suivant puisque le dernier chapitre se clôt sur un cliffhanger de toute beauté, un truc bien couillu qui, même en se doutant de l'impossibilité du truc, même en se disant que quelqu'un essaye de nous faire avaler un œuf de dragon (un gros dragon), me fait trembler d'impatience en pestant comme une folle. N'hésitez donc pas, surtout si vous êtes friand de ce genre qui a le mérite de détendre le ciboulot en s'immergeant dans une action trépidante, parce que c'était VACHEMENT bien ! Na.

lundi 25 janvier 2016

"Meurtres pour Rédemption" de Karine Giebel

Pocket - mars 2012
9782266180740


Bon bon bon bon bon.

Pas facile à écrire cette chronique. Il faut dire que Karine Giebel ne nous facile pas les choses. Vous vous souvenez de la lecture éprouvante mais génialissime qu'a été Purgatoire des Innocents ? Eh bien, là, ce fut pire. Différent peut-être mais pire, c'est certain. Mazette. J'ai fini ce livre il y a déjà une bonne dizaine de jours mais on peut dire qu'il est maintenant gravé au fer rouge dans ma petite tête. Je vais tenter de vous expliquer tout ça après le petit résumé qui fait bien :

Marianne est en prison, condamnée à perpétuité, et franchement, on ne peut pas dire qu'elle ne le mérite pas, elle a tué, beaucoup, à plusieurs reprises. C'est une toute jeune fille, petite et menue, mais aussi une boule de nerf, belliqueuse, une experte en karaté qui peut aisément tuer un homme qui la regarde de travers juste à l'aide de son petit doigt. La vie est longue en prison et les colocataires pas toujours franchement sympathiques, qu'ils soient du mauvais côté des barreaux ou non. Mais que donnerait vraiment la demoiselle pour sortir de là ?

Meurtres Pour Rédemption est un gros pavé de quasiment mille pages qui se dévore sans relâche, sans pause, en pliant la tête sous les coups que reçoit Marianne, ceux qu'elle donne et ceux que l'auteure nous assène constamment. Son personnage de meurtrière n'est pas forcement sympathique sur le papier, mais à lire, c'est une toute autre histoire. Marianne attire tout comme elle repousse son lecteur et les autres personnages qui l'entourent. C'est sans doute dur à comprendre sans avoir lu l'ouvrage mais je me suis quasiment instantanément attachée à la jeune fille et si on ne comprend pas toujours toutes ses réactions (un bon petit stage de gestion de la colère et on en parle plus !), elle parait si forte mais cache très bien quantité de faiblesses que nous sommes presque les seuls à découvrir. On en vient donc rapidement à VIVRE vraiment ce livre, à trembler en même temps qu'elle, pour qu'elle s'en sorte, pour qu'elle arrête de se prendre des raclées monumentales, pour qu'elle soit préservée de tout ce qui la transforme en monstre assoiffé de sang, pour qu'elle soit enfin aimée...

C'est un livre dur, poignant mais aussi très triste. Parce que la vie en prison décrite par Giebel est bien loin de celle montrée dans la série Orange Is The New Black, tous les personnages ont un morceau de tortionnaire et de bourreau en eux et devant cette avalanche, parfois, il a vraiment été difficile de continuer ma lecture. Je ne pense pas être une petite nature (même si j'ai peur des abeilles et que j'ai le vertige debout sur une chaise) mais les accumulations scènes de violence psychologiques ou physiques décrites dans ce roman finissent par vraiment creuser leur chemin vers le côté le plus sensible de votre petit cœur de beurre... Néanmoins, c'est un livre qu'on ne PEUT pas abandonner, on ne peut pas laisser Marianne, on ne peut pas laisser Daniel, Justine, Emma et les autres, on ne peut pas arrêter d’espérer que tout se termine bien pour tout le monde (sauf "les méchants", pourvu qu'ils meurent dans d'atroces souffrances), c'est un livre qui nous fait ressentir des émotions que je n'aurais jamais pensé avoir pour des personnes pareilles et c'est là le talent de Karine Giebel, arriver à nous faire éprouver de l'empathie pour des personnages qui ne le méritent pas vraiment au premier abord (et au deuxième et au troisième abord aussi d'ailleurs...).

J'ai fini ce roman dans un état de stress pas possible, en rage contre l'auteure, contre Marianne, contre Daniel, contre la prison et l'état Français qui y est décrit et je suis sûre de ne pas l'oublier de sitôt. Je pensais avoir été secouée par Purgatoire des Innocents, ce n'était rien du tout comparé à celui-ci. Soyons honnête, il y a tout de même quelques longueurs, quelques répétitions et un certain ras le bol qui naît à la énième scène de viol (j'aime à penser que tous les hommes ne sont pas des porcs incapables de penser et de se retenir devant une jolie fille abîmée par la vie) mais j'ai eu l'impression que cette lassitude nous aide à partager l'état d'esprit de Marianne, déjà tellement fatiguée par la vie à seulement 21 ans et nous accompagne, impassiblement, à ses côtés, vers la fin...

5/5

Plus qu'un coup de cœur, c'est un véritable coup au cœur (on ne se moque pas de ma formule ! ^^) que j'ai eu pour ce roman et me trouve maintenant dans une sorte d'impasse : j'ai envie d'en lire un autre de cette vilaine auteure mais je ne sais pas vers lequel me tourner, deux coups de cœur et une (grosse) déception Un auteur me fait rarement ce coup-là, c'est étrange.

vendredi 22 janvier 2016

Trois Livres #4


J'espère que les défenseurs de la "grande" littérature ne me tiendront pas rigueur du mélange Zola / littérature de l'imaginaire / jeunesse. Ahem. Non, en fait, je m'en fiche ;)


Au Bonheur des Dames
d'Emile Zola
Hatier - 1ere Parution 1883
9782218925306

Yeah ! Voilà la chronique du premier livre lu dans le cadre du Challenge des 100 livres. On peut aisément me reprocher de ne pas avoir pris de risques avec cette première lecture : Zola est mon auteur classique favori et je traînais cette vieille édition scolaire depuis des années sans l'avoir lu, pas facile de se motiver à lire ce genre de choses lorsqu'on est ravi d'avoir enfin quitté la fac !

Denise, suite au décès de son père, vient tout juste de débarquer à Paris avec ses deux frères. En cherchant le magasin de tissu de son oncle, elle tombe en arrêt devant un bâtiment immense aux longues vitrines gorgées de mille variétés de tissu, vêtements et articles de toutes sortes, Le Bonheur des Dames. Le coup de foudre pour ce nouveau type de magasin, cette "machine à vendre", est immédiat et contre l'avis de sa famille, désemparée devant ce monstre qui vole leur clientèle, Denise s'y fait embaucher. Commence alors une nouvelle vie, pleine de découvertes, dans la demeure de tous les excès, sous le regard de l'ambitieux Octave Mouret.
4/5
Qui veut bosser Au Bonheur
des Dames ?
Euh, non...

Ce qui est drôle (ou pas) à la lecture de ce roman, c'est que l'on retrouve le fonctionnement des grands magasins tel qu'il est encore aujourd'hui. Alors certes, les employés sont mieux traités (merci le Code du Travail) mais nous assistons vraiment à la naissance du capitalisme et de la grande distribution dans toute sa splendeur (toujours ou pas). Tout y est foisonnant, à l'image de ce grand magasin qui vole clairement la vedette aux personnages principaux, les descriptions sont vraiment nombreuses mais ne dérangent pas la lecture contrairement à ce qu'on pourrait croire, les personnages sont creusés, attachants, détestables ou pitoyables selon leur rôle dans le récit et je me suis vraiment mise à la place (malgré les quelques années qui nous séparent...) de Denise, qui débarque de sa cambrousse pour entrer au service de ceux qui ne reculent devant rien pour VENDRE.
Challenge 100 Livres
1/35
Et franchement, ça m'a parfois vraiment rebuté et dégoûté, un petit peu comme lorsque je regarde Capital sur M6, avec cette sensation qu'on nous prend tous, les clients comme les travailleurs, pour des pigeons, et on est pris dans le récit, écrasé par ce Au Bonheur Des Dames, comme tous les petits commerces qui peinent à survivre tout autour. C'est encore une fois le pouvoir de Zola, réussir à montrer TOUTE la réalité d'un monde, les qualités et les défauts de tous. Mais contrairement à d'autres romans que j'ai lu de lui (L'Assommoir sera toujours le meilleur pour moi) où l'on assiste clairement à la dégringolade des personnages et de leur univers, Zola arrive ici à nous illustrer à la fois la déchéance d'un monde et l'émergence, tout en puissance et en beauté, d'un autre. Et franchement, ça, c'est fort. Petite surprise aussi à la fin (peut-on encore parler de spoiler pour un livre qui a 133 ans ?)(et oui, j'ai pris ma calculette pour sortir ce chiffre...) tout de même, je ne m'attendais pas du tout à ce que l'histoire se termine ainsi et j'en suis venue à vérifier si je lisais bien un Zola ! Ce n'est donc pas un coup de cœur mais une belle lecture, enrichissante et surprenante, que je suis contente d'avoir faite, les classiques et moi, on faisait un break depuis la fin de mon Master et il se peut qu'on se soit réconciliés sur l'oreiller !


Hantée
de Christina Lauren
Hugo Roman - janvier 2016
9782755622997 

Christina Lauren ne fait pas partie de ma came habituelle. Rappelez-vous, ce sont elles (Christina et Lauren sont deux auteures différentes : Christina Hobbs et Lauren Billings) qui ont écrit la série érotico-romantico-pornotico commencée par Beautiful Bastard où un garçon et une fille n'ont pas l'air de pouvoir garder leur culotte/slip sur leur fessier plus de deux minutes. C'est donc tout à fait perplexe que j'ai lu le synopsis de ce Hantée sur différents blogs :

Exilée dans un pensionnant pendant quelques années, Delilah retourne enfin chez elle. Elle retombe sur son béguin d'enfance/de préadolescence, Gavin mais rien n'a changé que ce soit ses sentiments  ou le garçon en question. Plus délurée qu'avant, la demoiselle tente plusieurs approches, plus ou moins subtiles (indice : moins subtile) et le jeune homme tombe sous son charme. Mais comme nous ne sommes pas dans une bête romance adolescence, il y a un souci plus zarbi que des parents méfiants : une Maison autonome farouche qui protège Gavin comme la prunelle de ses yeux (des yeux qu'elle n'a pas, on est d'accord)(mais elle a des fenêtres, ça compte ?)

4/5
Si Maison fait la
vaisselle et les poussières,
je vote pour !
Vous l'aurez compris, nous sommes dans une sorte d'histoire de fantôme mais de personnes décédées, ici nous n'avons point (dit Maître Yoda). Il s'agit plutôt d'une Maison (avec une majuscule parce que c'est son nom) qui a des sentiments, qui respire, grogne lorsqu'elle est mécontente, se réchauffe sous les compliments et roucoule de bonheur (et fait accessoirement la cuisine)(pratique !). Mais un parent, ça sait se tenir, ça sait se taire quand le ou la petit(e) copain(ine) de son enfant de 16 ans ne lui plaît pas, une Maison, bof (la plomberie de la vôtre ne vous lâche-t-elle toujours pas au plus mauvais moment ?), je vous laisse imaginer la problématique ici.

Toujours est-il que Delilah doit gérer ce petit problème tout à fait naturel pour entretenir son histoire d'amour. Hantée n'est pas le livre de l'année, on est d'accord mais j'ai vraiment passé un bon moment : on s'amuse, on frissonne (un peu, on est loin du Stephen King tout de même), on s’inquiète pour les personnages et franchement, on se marre aussi parce que si pendant quelques heures les bruits de mon appart m'ont fait flipper (je sursaute facilement...), j'ai aussi bien ri devant cette fille de 16 ans qui ne s’inquiète pas plus que ça de la Maison vivante de son copain du même âge. OK. L'idée de départ était bonne mais elle a manqué d'approfondissement, l'histoire de Maison aurait pu être plus complète, plus creusée et c'est vraiment dommage. Néanmoins, je peux presque vous promettre un bon moment de détente avec cette romance ado légère mais originale !


In The End
de Demitria Lunetta
Lumen - avril 2015
9782371020399

Je vous ai parlé du premier tome de ce dytique lors de mon dernier "Trois Livres", il est temps maintenant d’enchaîner enfin avec le deuxième (je vous entends vous plaindre d'ici mais j'aime ménager mes effets).

Méfiance pour ceux qui n'ont pas le premier tome : spoiler alert !!

Nous retrouvons notre héroïne, Amy, tout juste sauvée de New Hope et des manigances du psy en chef. Son nouveau but est de rejoindre Fort Black, autre colonie de rescapés, pour rencontrer l'homme qui pourrait avoir les réponses et la solution à tous les problèmes. Mais elle va découvrir en Fort Black, prison reconvertie en foyer de haute sécurité (coucou Walking Dead) un vivier de malfrats et tout un tas de nouvelles manigances...

4/5
Un tome légèrement en
dessous mais le diptyque
vaut vraiment le coup !
Comme c'est souvent le cas avec les deuxièmes tomes, la surprise de la découverte du premier n'était plus là. Toutefois, nous sommes ici dans une très bonne suite qui, si elle n'est pas à la hauteur, apporte quelques nouveautés et pas mal de bonnes idées. Le monde décrit par Demitria Lunetta est toujours aussi violent, sombre et mortel, les problèmes d'Amy s'accumulent et on note l'apparition étonnante de la thématique du viol et du tueur en série, étonnante car peu souvent traitée de cette façon-là dans de la littérature dite de "jeunesse", certaines scènes sont franchement flippantes et certains personnages marquants flirtent avec la monstruosité. D'autres m'ont vraiment touché par leur combativité et leur caractère, comme Brenna, véritable petite guerrière ne se démontant jamais devant l'adversité. Ils ne sont par contre pas assez développés et j'aurai vraiment aimé en apprendre plus sur la jeune fille et sur d'autres, c'est dommage. De plus, ceux qui nous ont touchés dans le premier tome semblent avoir été laissés de côté, comme Baby qui devient entièrement passive, endossant le rôle de la princesse en détresse à sauver, ça en devient troublant... Toutefois, très loin d'être mauvais, ce second tome tient ses promesses côté révélation, rythme et action ! La narration est haletante, les pages se tournent toutes seules et l'aspect psychologique de tout ce petit monde est beaucoup plus approfondi que dans le premier tome. C'est une très bonne conclusion à un univers original dans ce type de littérature, angoissant, brutal et, finalement, assez réaliste !

mercredi 20 janvier 2016

"La Jeune Fille Sur La Falaise" de Lucinda Riley

Éditions Charleston - novembre 2015
9782368120415



Avec ce roman, on peut dire que 2016 commence bien côté lecture ! C'est le deuxième livre que j'ai lu en janvier (le premier, c'était la suite de In The After, je vous en reparlerai bientôt) et il s'agit déjà d'un coup de cœur. Voilà, comme ça vous êtes prévenus ! En passant, vous pouvez aussi admirer le magnifique coup de griffe de Disco (une espèce de gros chat poilu, bedonnant et maladroit) sur la couverture. Il a été privé de croquettes une bonne semaine (je plaisante, n’appelez pas Brigitte Bardot)(elle me fait peur).

Grania, en pleine détresse sentimentale, décide de quitter New-York pour retourner se ressourcer en Irlande, chez ses parents. C'est là-bas que, perdue dans ses pensées, elle tombe nez à nez avec une petite fille, Aurora, qui se tient dangereusement au bord d'une falaise (d'où le titre, le suspense est total). Plutôt secouée par la rencontre, Grania raconte tout à sa mère qui prend peur et, après pas mal d'hésitation, décide de raconter l'histoire commune de leur famille et de celle d'Aurora. Pendant ce temps, Grania se rapproche de plus en plus de la fillette et de son père.

La beauté et l'originalité de ce roman tient dans son entrelacement des époques et des personnages, à travers la famille de Grania et celle d'Aurora qui ne cessent de se retrouver, génération après génération, rencontre après rencontre. C'est grâce à ces récits d'époques antérieures que la narration, qui parait au premier abord complexe et morcelée, s'imbrique très harmonieusement et l'intrigue prend petit à petit une consistance. D'ailleurs, la capacité de l'auteure à résoudre un à un tous les éléments et les indices disséminés çà et là est vraiment fascinante ! J'ai toujours beaucoup apprécié ce genre de roman qui nous fait voyager d'époque en époque, pour créer une histoire certes difficilement crédible (quoique toutes les familles ont leur lot de bizarrerie) mais qui a le mérite d'apporter une évasion au lecteur, je dois avouer que le public (moi en l'occurrence) a été acquis dès les premières pages !

C'est un roman hautement addictif, je n'ai pas réussi à le lâcher durant tout le week-end où je l'ai lu, tout simplement parce que les personnages sont diablement attachants, que ce soit Grania ou sa mère, terriblement humaines, simples et vivantes ou Aurora et son père, tous deux lumineux et féeriques, presque trop parfaits pour être vraiment présents dans notre monde. On finit par les connaitre et les apprécier tellement que la fin du roman se ressent comme une presque rupture et je me suis sentie vraiment triste de les quitter.

Par contre, même s'il s'agit d'un coup de cœur, je sais rester critique et quelques points négatifs sont à souligner ! Les petits apartés d'Aurora, qui se présente comme la narratrice omnisciente de l'histoire, m'ont légèrement agacé. J'ai eu l'impression qu'à certains moments, l'auteure nous prenait un peu pour des imbéciles, à se servir de ces passages pour nous résumer très simplement l'histoire tout en nous disant "je sais que c'est compliqué [pas tant que ça non plus] mais accrochez-vous, ça vaut le coup". Oui, bon ça va, on a compris. Et je vous jure qu'à la troisième fois, ça m'a un peu gonflé. Mais c'est à la toute fin que l'on comprend mieux l'importance de ces chapitres et du pourquoi de cette écriture à la limite du bêtifiant. Ensuite, j'ai tout de même eu beaucoup du mal à croire que tant de malheurs puissent arriver à un si petit groupe de personnes, ça m'a rappelé les séries télé de ma jeunesse, genre Hartley Cœur à Vif ou plus récemment Grey's Anatomy où un seul personnage arrive à tomber enceinte, avorter, se faire violer, kidnapper, avoir un accident d'avion et se faire braquer sa voiture tout cela dans la même semaine. Mais soit, je peux encore l'accepter, les drames sont plutôt bien amenés, les émotions sont au rendez-vous et les catastrophes restent crédibles dans leur invraisemblance !

4.5/5
Avouez qu'Hartley Cœur à vif,
ça vous rappelle des souvenirs !

Pour résumer, une belle histoire bourrée de charme, complexe et passionnante, pleine de drames sur plusieurs générations, des personnages attachants que je n'ai pas eus envie de quitter une seule seconde ! Un beau coup de cœur (voyez qu'on peut aimer les livres où on torture des gens et les beaux récits de famille ^^) Je garde à l’œil cette maison d'édition dont je ne connaissais pas encore les publications, je sens qu'elle et moi, on va se plaire, s'aimer et faire de beaux bébés !

samedi 16 janvier 2016

Le Point BD #4


Un petit peu de tout aujourd'hui pour ce nouveau Point BD avec, pas forcément dans l'ordre : de la jeunesse trop choupinou, de la rigolade un peu cynique avec des messieurs tous nus et du féminisme parce que hein, bon, "on en a gros" !


Commando Culotte
de Mirion Malle
Ankama - janvier 2016
9782359108163
Rhalalalalala Commando Culotte, c'est ma chérie de l'année 2015 et je pense qu'elle est bien partie pour devenir ma chérie de l'année 2016 aussi ! Un grand merci aux Editions Ankama pour ce bouquin que j'attendais depuis telleeeeement longtemps ! (trop d'enthousiasme pour ce début de chronique, on va essayer de se calmer)

Le principe de ce petit livre génial, c'est de décortiquer les films et les séries les plus connus, comme Game Of Thrones ou American Pie et d'y débusquer les traces plus ou moins apparentes de ce sexisme latent présent encore et toujours dans les médias et qui empoisonne notre société.

Le féminisme a plutôt mauvaise presse en ce moment, les sceptiques ont tendance à nous accuser de voir le mal partout et c'est pourquoi la lecture de Commando Culotte doit devenir un indispensable. Loin de vouloir vous dégoûter de vos films favoris, il apprend à les aborder de façon plus critique et permet de comprendre que, si le mal n'est pas forcement partout, il est insidieux et s'installe très tôt dans l'esprit des fillettes qui apprennent très vite et très tôt à se dévaloriser pour coller au mieux aux modèles faibles et sans défense qu'on leur sert, là où les garçons du même âge ont droit aux super-héros indestructibles. Commando Culotte aborde la question du genre, de sa représentation et les conséquences que cela peut avoir (coucou le harcèlement de rue, coucou les viols, coucou le plafond de verre) et déboulonne des clichés qui nous gonflent toutes (et moi en particulier) "les filles, ça n'a pas
5/5
Regardez Broco, il est féministe
et personne ne lui a encore
coupé de bouts.
d'humour"
(ou peut-être que vous n'êtes pas drôles, une idée comme ça), "si je suis gentil avec une fille et qu'elle ne veut pas coucher avec moi pour me récompenser, c'est une salope" (euuuh comment dire ? Logique imparable...) ou encore "elle a trop bu, c'est pas un VRAI viol" (non mais ALLO !). J'ai adoré ma lecture mais ça ne m'a pas empêché de pester tout du long car, si je suis plutôt bien renseignée et quasi au courant de tout ce qu'elle aborde, ça me gonfle et m’énerve toujours autant. J'ai toujours du mal à croire qu'aujourd'hui, nous en sommes toujours au point où les féministes sont vues comme des anti-mâles, qui n'aiment pas faire la cuisine, qui sont frigides et qui conspirent pour renverser le monde et, accessoirement, se faire des barbecues avec ce truc qui préoccupe tellement les hommes. Donc, lisez-le, peu importe votre sexe ou votre genre ! C'est indispensable ! Voilà. Non mais oh. Faut pas me lancer sur le sujet.


Tib et Tatoum T.1 "Bienvenue au Clan"
de Bannister et Grimaldi
Glénat - novembre 2011
9782723484244
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio pour l'envoi de cette BD, gagné lors de la dernière Masse Critique spécial BD. 

Tib et Tatoum s'éloigne assez du genre de bd que je lis maintenant, c'est un 48 pages et c'est de la jeunesse MAIS qu'est-ce que c'était bien !

Tib est un petit garçon vivant pendant la préhistoire, il n'a pas beaucoup de copains, les autres se moquent de lui et de la tache de naissance qu'il a autour de l’œil. En traînant dans les bois, quel ne fut pas sa surprise de tomber nez à nez avec un dinosaure ! Ils ont pourtant disparu depuis bien longtemps (on dit "merci pour ce rappel historique, Val !"). Complètement sidéré, il tente d'en parler autour de lui mais personne ne le croit car la bestiole, prénommé Tatoum, est particulièrement douée pour le cache-cache, ce qui en fait aussi un compagnon de jeu idéal !

4/5
Broco adooooore
la préhistoire !
Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un truc aussi mignon et adorable, je devrais me remettre un peu aux albums jeunesse d'ailleurs. C'est frais, rafraîchissant, sans être guimauve ou gnangnan, les personnages sont très attachants (je veux un petit dinooooo !), même les secondaires comme le père de Tib, vantard et menteur pathologique. Pour ce qui est du dessin, il est clair, les couleurs sont belles, je n'ai juste pas toujours compris pourquoi les morceaux de terrain qui sortent du sol (oula, ce n'est pas la description la plus claire que j'ai faite) étaient tous carrés et d'une régularité étonnante mais ce n'est vraiment pas gênant. Je pense essayer de me procurer la suite d'une manière ou d'une autre (prions ensemble le dieu de la bibliothèque) parce que j'ai vraiment envie de connaître la suite des aventures de ce charmant duo. Une très bonne bd à lire à partir de 6-7 ans jusqu'à l'âge où vous acceptez de perdre votre âme d'enfant (jamais !) !

What A Wonderful World
de Zep
Delcourt - octobre 2015
978-2756072197
Je crois qu'on ne présente plus Zep, le monsieur est plutôt connu pour son Titeuf mais c'est pour le reste de son travail, comme Happy Sex et ses billets sur un blog du journal Le Monde, que je l'apprécie, et cela de plus en plus. C'est donc ce recueil reprenant à la fois quelques billets du blog et des inédits que j'ai reçu en cadeau pour Noël (et c'est d'ailleurs mon seul cadeau livresque, un mythe qui s'écroule, la bookblogueuse qui n'a pas de livre à Noël !).

Zep nous déteint la société d'aujourd'hui, l'actualité (et dieu sait qu'il y a beaucoup à dire en ce moment) et aussi sa propre vie à travers de petites bds, assez courtes, en quelques cases, avec un ton mordant, grinçant mais loin d'être dénuées d'un humour tordant (noir et de toutes autres couleurs ! Comme les pages d'ailleurs).

4/5
Un très cadeau,
Merci Papa Noël <3
Ce recueil est donc tout à fait à l'image du blog et j'ai vraiment passé un chouette moment, ce soir-là, dans mon lit, j'ai ri, j'ai râlé, j'ai été ému, je me suis remémorée les durs moments de l'année 2015, j'ai apprécié le coup de crayon du bonhomme qui, je trouve, s'améliore de plus en plus, certaines de ses caricatures sont vraiment ressemblantes, tout en gardant la patte de l'auteur. L'humour est vraiment très présent, peu importe le sujet. Bon, il faut aimer l'humour un peu gras, potache, à la limite du pipi/popo/caca mais franchement, ça a réveillé la glousseuse qui est en moi (ça fait du bien de glousser parfois). Un album vraiment au poil, qui a le mérite de faire réfléchir tout en se marrant, je crois que je vais vraiment continuer à le suivre, le petit Zepounet !

mercredi 13 janvier 2016

Bilan de l'année 2015

Alors oui, je fais un peu le mouton cette année, à faire un bilan de l'année, comme tout le monde MAIS je tenais vraiment à le publier, même si le mois de janvier est déjà bien entamé, parce qu'il s'agit vraiment de la première année du blog (même pas d'ailleurs, les 6 mois plutôt) et que j'avais envie, tout simplement.

Toutes les années sont particulières mais celle-ci l'a d'autant plus été que c'est la première fois que je me retrouve sans travail depuis la fin de mes études (il y a déjà trois ans)(la vache ! Ça parait tellement loin et proche à la fois !). Cette rupture avec mon boulot de libraire a été presque entièrement de mon fait, même l'autre côté n'est pas tout blanc non plus, mais j'avais vraiment envie (besoin) de changement, de me poser et de réfléchir. Cette pause qui dure depuis m'a fait et continue de me faire du bien et j'espère que l'année 2016 me verra trouver un boulot qui me plaît, dans lequel je m'épanouis et où je suis vraiment utile. C'est vraiment l’événement personnel (pour ce qui est des événements survenus en France, vous vous doutez bien qu'ils m'ont marquée aussi, mais honnêtement, je n'ai pas envie de revenir sur les attentats de janvier et de novembre, on n'oublie pas, personne n'oublie mais voilà, tout a été dit ou presque sur le sujet et vous savez déjà ce que j'en pense) qui a le plus marqué mon année et qui me trotte encore dans la tête, même si ça commence à faire un certain temps maintenant. J'ai appris à revivre en pensant un peu plus à moi et à ceux qui m'entourent, à trouver du temps pour les activités que j'aime vraiment, sans me brider pour ne pas être trop fatiguée le lendemain, sans rdv kiné toutes les semaines (même si je l'aimais beaucoup le monsieur), sans passer mes nuits à "rêver" de certains clients insupportables (ça m'arrive encore mais beaucoup plus rarement heureusement) et sans pleurnicher tous les dimanches parce que je ne veux pas y retourner le lendemain. Alors attention, je comprends tout à fait qu'on aime ce travail, il a des côtés vraiment passionnants mais, comme un livre qui plaît à des gens différents, celui-là n'était pas pour moi.

Ce temps pour moi, je m'en suis aussi servie, vous le savez, pour créer ce blog. Et vraiment, quelle expérience ! Je ne me rendais pas compte à l'époque qu'écrire me manquait autant, que réfléchir et revenir sur mes lectures me manquait autant, que corriger mes propres fautes d'orthographe me manquaient autant (ahem). Et quand vous êtes arrivés, avec vos petits messages et vos nominations pour des tags, c'était juste génial ! Et donc merci à tous de faire partie de mon quotidien ! Et merci de m'encourager, sans le vouloir, à faire quelque chose de ma vie qui me plaît vraiment. 

Et maintenant, j'arrête le côté larmoyant, promis c'est fini pour cette année !

Les Cinq Coups de Cœur de l'année 2015


En 2015, j'ai lu 151 livres. En 2014, en bossant toute l'année, j'en avais lu 156, mon rythme de lecture est donc resté stable et ne s'est pas envolé suite à l'arrêt de mon travail. Je suis assez bon public mais j'ai le coup de cœur difficile et il faut bien faire une sélection ! Voici donc les cinq livres qui ont le plus marqués mon année (sans ordre précis) :

  • La Passe-Miroir de Christelle Dabos chez Gallimard Jeunesse : Si vous avez lu mon article, vous connaissez déjà mon amour pour cette série ! Je trépigne maintenant en attendant la suite.
  • Une Vie après l'Autre de Katherine Atkinson chez Grasset : lu avant la création du blog, je n'ai jamais fait de chronique pour ce roman complexe mais ça n'empêche que je vous le conseille vivement ! Nous suivons Ursula qui naît, meurt pour renaître ensuite, développant un peu plus chaque fois sa vie et prenant des tournants décisifs ou pas. Le fameux effet papillon est décomposé à l’extrême, un élément change, c'est toute une vie qui bascule. Le roman peut sembler répétitif mais il n'est jamais ennuyeux, on s'attache aux personnages, on s'amuse à débusquer chaque détail. Un grand roman d'une grande auteure qu'il faut vraiment que je découvre plus !
  • De Si Jolies Ruines de Jess Walter chez Fleuve Éditons : Un livre qui a longtemps dormi dans ma PAL et quelle erreur ! Vous voyagez entre le passé avec l'arrivée d'une belle et jeune actrice sur une toute petite île où vit Pasquale et le présent avec la vie de Claire, jeune productrice aux dents longues et en mal de reconnaissance. C'est un roman doux et mélancolique, présentant une galerie de personnages haut en couleur et très attachants, bourrés de secrets. J'ai complètement été ému par l'histoire, par les flash-backs et par la légèreté apparente qui s'en dégage. Pour vous situer, c'est un petit peu dans la même lignée que L'Histoire Épatante de M. Fikry !
  • On est tous faits de molécules de Susin Nielsen chez Hélium : Si je m'exprime beaucoup à voix haute quand je lis, j'éclate rarement de rire (chuis pas une marrante ^^) et pourtant avec ce petit ouvrage d'une de mes auteures jeunesses favorites, je me suis franchement tapée le fessier par terre. La grosse marrade, quoi. Mais pas que. Susin Nielsen, ce sont des personnages toujours en décalage avec le monde qui les entoure (des misfits), souvent surdoués et incompris, confrontés au monde "normal" qu'ils ne comprennent pas et qui ne les comprend pas non plus. Nous suivons ici Steward, génie sur les bords et orphelin de mère, dont le père tombe amoureux. Problème, la dame en question a déjà une fille qui accepte relativement mal de se retrouver coincée sous le même toi qu'un extraterrestre (ou un monstroïde, comme elle l'appelle). C'est drôle, c'est grave, c'est réaliste et loufoque, jetez-vous dessus et/ou collez-le dans les mains de votre pré-ado ! J'en profite aussi pour glisser en toute discrétion que TOUS les romans de cette auteure sont parfaits et que ce sont des must-have de la littérature de jeunesse.
  • Dîtes aux Loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt chez Buchet-Chastel : vous pouvez évidemment retrouver ma chronique ici mais je tiens à souligner de nouveau mon amour pour ce bouquin et ses nombreux thèmes, tous plus forts les uns des autres, le Sida, le passage à l'âge adulte, l'amitié, le pardon, le deuil, etc. Un roman unique.

La Découverte de l'année


Gné. Voilà quoi. Trois tomes lus sur 6 (bottins) pour l'instant, 2016 va aussi être sous le signe de l'Ecosse. La saga a même son étagère réservée, peu de mes livres peuvent se vanter d'un traitement pareil (Harry Potter et Le Trône de Fer) et sa déco thématique, il me manque plus qu'une Claire pour réchauffer les nuits de mon Jamie.


Les Coups de cœur BD de l'année 2015


Cette fois, si je devais faire un classement, Carnet de Santé Foireuse arriverait probablement en toute première position. Quelle claque que cette BD ! Je ne m'en suis toujours pas remise et pense la relire bientôt, je n'arrête pas de tanner mon entourage pour qu'il la découvre aussi et pouvoir ainsi en discuter avec quelqu'un, mais je ne suis malheureusement pas la seule à être bornée ^^. City Hall m'a totalement réconcilié avec les mangas, j'en ai d'ailleurs plusieurs qui m'attendent dans ma bibliothèque, comme Radiant ou Death Note. Enfin, j'ai ri, j'ai été choqué et j'ai adoré découvrir cet ovni qu'est Cigish

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Pour ce qui est des séries, je retiens surtout Orange is the new Black, la plus drôle qu'il m'a été donné de voir ces dernières années, Outlander et Sense8 pour les raisons que vous savez et Mr. Robot pour son côté "oulalala j'ai rien compris mais c'était chouette !". Côté films, je dois avoir une mémoire de poisson rouge parce que rien ne me revient à l'heure où j'écris ce bilan. Je prends d'ailleurs la résolution de les noter pour cette nouvelle année, parce que c'est vraiment bête !

Le Flop de l'année 2015

Sachant que ne se trouvent pas ici les livres que j'ai abandonnés en cours de route tellement ils me saoulaient. Je ne les note même pas ceux-là. Conception avait un bon point de départ avec une grossesse bizarre, démoniaque rappelant Rosemary's Baby mais la suite est une espèce de gros What the fuck grossier et dégoûtant. O My Darling, je n'ai absolument pas compris où voulait en venir l'auteur. Contrairement à la plupart, je suis passée complètement à côté de Nos Faces Cachées, alors que je suis plutôt bon public, les deux personnages m'ont ennuyé et j'ai eu envie de leur ficher des baffes, ce qui est plutôt mal barré pour s'attacher à eux et ressentir quoique ce soit. Dommage. J'ai trouvé Je Le Veux vulgaire, mal écrit et peu crédible et pour ce qui de Pardonne moi, Leonard Peacock, j'ai trouvé le traitement du sujet de départ, un ado qui décide, avant de se suicider, de tuer beaucoup de gens dans son lycée, très étrangement tourné et peu crédible. Sur le même sujet, je conseille plutôt Hate List

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Je n'ai pas vraiment de flops à noter du côté des séries, principalement parce que si le premier épisode ne me convient pas, je m'empresse de l'oublier et de passer à autre chose. Mais je veux tout de même souligner ma déception pour la saison 8 de Doctor Who (que j'ai vraiment détesté et que j'ai juste regardé pour pouvoir passer à la 9 qui fut un peu meilleure). A noter également, pour ce qui est des films, ma déception, mon désarroi et mon incompréhension face à Interstellar, film dont il m'arrive encore de crier "mais pourquoi la bibliothèque ?!! N'importe quoi !" quand j'y repense.

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Petit bonus : le titre qui m'a fait le plus marrer en 2015.

On arrête là cet article à rallonge

Je ne prends pas de résolution cette année parce que je n'arrive jamais à m'y tenir et que les décisions importantes se prennent sur le moment et ont du mal à se programmer.

On va tout de même essayer (vœu pieux) de faire baisser la bibliothèque (une petite) qui me sert de "Pile à lire" parce que ça devient vraiment grave, cette histoire.

Trouver un chouette boulot serait pas mal non plus.

Continuer à bouffer du livre au kilo parce que c'est quand même vachement bien, les bouquins ! (avec un argument pareil, je ne vois pas ce qui vous empêche de vous jeter sur un livre tout de suite)



Et faire des bisous à ceux qui continuent de le mériter.

dimanche 10 janvier 2016

Tag - Le Dragon's Loyalty Award

Mesdames, messieurs, j'ai de nouveau été nominé pour un tag, cette fois-ci par Ludo de Prends un Livre et Détends-toi (mon belge préféré ^^), par mon Petit Pingouin Vert favori (et n'allez pas dire que la bestiole ne court pas les rues, c'est pas vrai !) mais aussi par June & Cie, sherlockophile aguerrie et véritable dragon. (Trois nominations ! Je ne sais plus où donner de la tête !) [Update : nominée aussi par HellowSubmarine ! C'est le début de la gloire, mes amis ! ^^]

Avouez que le nom est trop cool, non ? De toute façon, dès qu'il est question de dragon, on me perd instantanément.
Comme d'hab, les règles :
  • Poster l’Award sur son blog.
  • Annoncer que l’on a gagné et mettre un lien  vers la personne qui vous a nominé.
  • Présenter 6 blogs qui méritent l’Award.
  • Mettre un lien vers leur blog et leur faire savoir qu’ils ont reçu un Award.
  • Écrire 7 choses intéressantes sur soi.
Bon bon bon, sept choses intéressantes, on va essayer...

  1. Je dois avoir les mêmes bracelets au poignet depuis au moins 4-5 ans. Et pour répondre à deux questions que l'on m'a souvent posé à ce sujet : oui, je me lave en dessous et non, ma peau n'est pas en train de moisir (contrairement à ma personne toute entière)(c'est bientôt mon anniversaire, je vieilliiiiis).
  2. Je cache certains bouquins dont j'ai un peu honte derrière d'autres livres plus avouables. Par exemple, mes romances sont présentement cachées derrière les albums jeunesse et je sens qu'il doit y avoir un problème éthique. Ne me dénoncez pas.
  3. L'une des choses qui m'a rendu le plus triste en déménageant est de ne plus avoir ma petite librairie indépendante préférée à cinq minutes à pied de chez moi. Et le pire, c'est que je suis quasi sûre de ne même pas faire d'économie à cause de ça.
  4. J'aime pas cuisiner, ou très peu mais j'adore faire de la pâtisserie. Par contre, je n'arrive quasi jamais à manger ce que je prépare. Je ne sais pas pourquoi, de l'avoir fait, ça me coupe l'appétit.
  5. Là, tout de suite, j'ai super mal aux abdos et je ne sais pas à quoi c'est du. Le sport que j'ai fait hier ? Ou le fait que je me sois réveillée la tête à l'envers dans mon lit ce matin (croyez-moi, ça fait bizarre d'ouvrir les yeux nez à pied avec le colocataire du lit).
  6. Je dis toujours que je ne suis pas une grande sensible mais je pleure quand Krokmou se fait engueuler dans Dragon 2.
  7. Parfois, je buggue complètement sur l'orthographe d'un mot hyper simple, c'est très désagréable, j'ai l'impression que mon cerveau freeze et pédale dans la semoule, genre là, juste avant, je m'y suis reprise à trois fois pour écrire "sensible" et hier, c'est pour "splendide". Allez comprendre. Sans doute encore la vieillesse.
Les nominés sont : 

Les Chroniques de Totoro : même si je sais que tu as déjà été nominé, mais mieux vaut deux fois qu'une ! Et parce que c'est une fille super chouette et que j'ai hâte que son blog revienne ^^
Le Chat du Cheshire : parce que j'ai fait ma première LC avec elle et que ces articles sont toujours très complets et bien écrits.
Benebooks : parce que j'adore quand elle râle :)
Le Charmant Petit Monstre : parce que j'adore son blog et qu'elle me fait pouffer de rire à chaque fois.
La Route des Lecteurs : parce qu'elle n'oublie jamais de me laisser un petit commentaire et que ça me fait à chaque fois très plaisir.
Un bouquin dans la tasse : parce qu'elle me donne tout le temps soif, parce qu'elle m'a envoyé une jolie carte à Noël et parce que c'est comme ça, prout !

Et un petit Broco pour la route, parce qu'un dragon, ça a beau être cool, ça ne vaut pas un brocoli :

Gné

vendredi 8 janvier 2016

Trois Livres #3

Elle est pas belle, ma housse de couette ?! Sachez que le chat dormait juste avant la photo, ça fait toujours bien un chat sur une photo mais que MONSIEUR n'a pas daigné rester et est parti, l'air particulièrement indigné qu'on le prenne pour un homme/chat sandwich. Aucune reconnaissance pour les croquettes dans cette maison.

Yop ! Je vous présente aujourd'hui trois bouquins bien différents mais qui ont pourtant des similitudes avec notamment des sujets peu faciles à aborder, des scènes plus ou moins dures et des thématiques intéressantes. J'espère que chacun y trouvera chaussure à son pied ! (j'ai voulu faire une blague, "livre à son pied" "bouquin à sa cheville" mais j'ai buggé... Si vous avez des suggestions, je suis toujours preneuse pour une blague un peu bébête !)


Purgatoire des Innocents 
de Karine Giebel
Pocket - mai 2014
9782266246248
J'ai découvert Giebel avec son thriller Juste Une Ombre qui m'avait laissé un arrière-goût de déception, je n'avais pas réussi à m'attacher à l'héroïne et j'en étais venu à n'en avoir un peu rien à fiche de ce qui pouvait bien lui arriver. Embêtant. J'avais donc laissé de côté l'auteure, persuadée qu'elle n'était pas pour moi mais c'était sans compter sur Totoro qui, si elle n'avait pas non plus accroché à Juste Une Ombre, comme moi, avait adoré celui-ci, et à la lecture de son billet coup de cœur, je me suis précipitée vers ma bibliothèque pour donner une seconde chance à la dame. Et bien m'en a pris !

Raphaël, son frère William et deux acolytes pensent commettre le casse parfait dans une bijouterie mais les choses ne se passent pas exactement comme prévu et William est gravement blessé par balle. Forcés de trouver une solution de repli loin des forces de l'ordre assez rapidement, la petite bande pas spécialement sympathique débarque dans une grande maison, isolée au milieu des arbres où habite Sandra. Séquestrée par le groupe, la jeune femme ne cesse de les menacer de représailles au retour de son mari. Mais que va-t-il se passer vraiment quand celui-ci mettra effectivement un pied chez lui ?

4.5/5
Broco glousse mais
il ne sait pas encore qu'il
va se faire manger.
Voilà un livre qui se lit tout seul, les pages se tournent à une vitesse incroyable et on peine vraiment à en décrocher et à le laisser de côté. Ce qui commence assez banalement, avec des petits gangsters méchants, devient vite une plongée dans l'horreur. C'est assez difficile de vous en parler sans vous gâcher la surprise tellement le retournement de situation est brusque, inattendu et crucial, on passe alors d'un polar "classique" à un thriller psychologique, un huis-clos vraiment dur et violent. Autant vous prévenir, vous y trouvez torture, pédophilie, séquestration, etc. Âmes sensibles s'abstenir, moi qui aime plutôt ce genre d'ouvrage (mais je ne cache rien dans ma cave, rassurez-vous), j'ai tout de même eu des moments où je fermais les yeux devant certaines scènes (réflexe inutile, nous ne sommes pas devant un film, vous en conviendrez). Et sachez aussi que c'est comme ça jusqu'à la fin... Point de répit chez Madame Giebel. C'est donc pleine d'un amour naissant mais aussi d'appréhension que je vais lire les autres romans d'elle qui m'attendent gentiment (ou en ricanant) dans ma bibliothèque !


Pointe
de Brandy Colbert
JC Lattès - octobre 2015
9782709650601
De nouveau un livre sur lequel, sans la blogo (et plus particulièrement Chez Le Chat du Cheshire), je ne me serais jamais arrêtée. Pourtant la couverture est jolie mais n'annonce pas clairement ce que l'on va trouver à l'intérieur, un livre sur la danse classique, assez sombre ? Étrange. Mais finalement, après lecture, totalement en accord avec ce livre hors normes !

Theo, jeune danseuse classique de 17 ans, va mieux. Elle recommence à s'alimenter et approche de plus en plus son rêve de devenir danseuse étoile. Mais son quotidien parfaitement rôdé est totalement ébranlé par le retour inattendu de son ami Donovan, porté disparu depuis quatre ans. C'est alors l'avalanche de souvenir, le passé qui refait surface, surtout quand la pauvre Theo découvre que le ravisseur n'est autre que son premier petit-ami.

4.5/5
Si le résumé tient beaucoup du thriller, nous en sommes pourtant loin. Nous allons suivre principalement Theo, son quotidien de danseuse, sa rage de toujours être mieux, faire mieux, ses pensées parfois instables et autodestructrices, son passé douloureux... Et l'auteur aborde un à un et avec brio des thèmes durs comme l'anorexie, le viol, le syndrome de Stockholm, l'exigence de la danse. Nous sommes plongés totalement dans l'histoire de cette jeune fille, forte et fragile à la fois car même si plus gros cliché, tu meurs, mais il est ici parfaitement adéquat : une fille menue qui réussit à conjuguer sa passion dévorante et sa vie sociale puis à rester debout au retour de son ami. Elle se fracture pourtant petit à petit, tout en discrétion. Je suis passée par toutes sortes d'émotion à la lecture de ce bouquin, l'émerveillement (les descriptions des scènes de danse sont magiques), l'agacement (un peu eu envie de leur foutre des baffes à tous à certains moments), la peine et le Yihaa ! de la victoire. C'est un roman émouvant et juste, pas facile à classer, peut-être un trop jeunesse pour certains adultes, mais beaucoup trop dur pour un ado de moins de 16 ans, je ne sais d'ailleurs pas où le ranger dans ma bibliothèque. Il est très étrange mais vraiment chouette... Une lecture qui reste longtemps en tête.


In The After
de Demitria Lunetta
Lumen - septembre 2014
9782371020153
A l'origine, le synopsis de In The After ne me tentait pas plus que ça. Du post-apocalyptique avec des aliens, franchement, j'ai déjà donné et ça commence à bien faire. Mais ne me demandez pas pourquoi, je l'ai finalement acheté, un coup de folie post-déménagement sans doute. Ou un nouvel amour pour la maison d'édition Lumen, je ne sais pas. Toujours est-il que si je l'ai commencé sans aucune conviction, je l'ai finalement dévoré, lui et sa suite. Miam.

Amy est bien au chaud chez elle quand ILS débarquent, ILS, on ne sait pas trop ce que c'est comme bestiole, des aliens ? Des monstres quelconques ? Ils sont verts, ont des grandes dents et ont un gros appétit, qui a pour conséquence de décimer la population mondiale. Notre héroïne se retrouve seule, à devoir subvenir à ses besoins et à tenter, tout simplement, de survivre. Elle prend rapidement sous son aile une toute petite fille, muette, qu'elle baptise Baby. Ainsi commence leur vie commune dans l'After, "l'Après" l'invasion.

4.5/5
Honnêtement, ça ressemble à beaucoup de choses, non ? C'est vrai pour la première partie, nous suivons principalement les deux jeunes filles en raid dans des supermarchés pour se ravitailler, avec une petite ambiance The Walking Dead qui n'est pas pour me déplaire. Puis, nous passons du post-apocalyptique à une sorte de dystopie plutôt originale. Encore une fois, loin de moi l'envie de vous gâcher la surprise, je n'avais moi-même pas vu le truc venir, je pensais vraiment rester dans du classique "survival" mais l'auteure nous emmène bien plus loin et c'est très accrocheur. Le personnage principal reste assez commun dans le genre "badass" (ce qui n'est pour me déplaire) mais ce qui fait vraiment la force du roman, c'est le duo Amy/Baby évoluant continuellement dans le silence (qui est d'ailleurs très bien décrit) pour ne pas se faire repérer et leur relation mère/fille/sœur très intéressante et très douce au milieu de leur monde de brute. On oublie assez rapidement qu'on lit du Young Adult (attention, ce n'est pas Battle Royale non plus) tant les situations décrites sont assez violentes et dures. Bref ! C'est encore une fois presque un coup de cœur et je vous reparlerai sans doute bientôt du tome 2. 

mercredi 6 janvier 2016

Challenge - Les 100 Livres à lire dans sa vie

Il est vraiment temps que je poste cet article, avant que les foudres des copines de la blogo ne s'abattent sur moi, jusque sous la douche (et l’électricité et l'eau, on sait tous ce que ça donne)(demandez à Cloclo)(pardon, on me dit dans l'oreillette qu'il ne faut pas rire des morts). Revenons à nos chatons, cet article va vous présenter le challenge de la mort qui tue que mon Petit Pingouin Vert préféré (toujours les mêmes !) a lancé pour cette nouvelle année et que, comme une folle, j'ai accepté joyeusement !

J'ai donc l'immense honneur de vous présenter le Challenge des 100 Livres qu'il faut avoir lus dans sa vie (*musique qui fait peur*). Le concept est simple, nous avons une liste et il faut réussir à en lire le plus possible avant la fin de l'année (même si personne ne va venir nous botter les fesses si on ne le fait pas)(quoique...). Bien sûr, cette liste comprend beaucoup de bouquins que nous avons déjà lus. La voici devant vos yeux ébahis :

(avec la petite légende qui va bien : les livres lus sont en bleu,
ceux que j'ai vraiment envie de lire sont en vert et 
les autres, qui restent en noir, on verra après ^^) Les lus durant
le challenge sont maintenant en rouge.


  • 1984 de George Orwell
  • A la croisée des mondes de Philip Pullman
  • Agnès Grey d'Agnès Brontë
  • Alice au Pays des merveilles de Lewis Carroll
  • Angélique marquise des anges d'Anne Golon
  • Anna Karenince de Léon Tosloï
  • A Rebours de Joris-Karl Huysmans
  • Au Bonheur des Dames d'Emile Zola [LU : janvier 2016]
  • Avec Vue sur l'Arno d'E.M. Forster
  • Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
  • Barry Lyndon de William Makepeace Thackeray
  • Belle du Seigneur d'Albert Cohen
  • Blonde de Joyce Carol Oates
  • Bonjour tristesse de Françoise Sagan
  • Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez
  • Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl
  • Chéri de Colette
  • Crime et Châtiment de Féodor Dostoïevski
  • De grandes espérances de Charles Dickens
  • Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes
  • Des souris et des hommes de John Steinbeck
  • Dix Petits Nègres d'Agatha Christie
  • Docteur Jekyll et Mister Hyde de Robert Louis Stevenson
  • Don Quichotte de Miguel Cervantès
  • Dracula de Bram Stocker
  • Du côté de chez Swann de Marcel Proust
  • Dune de Frank Herbert
  • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury
  • Fondation d'Isaac Asimov
  • Frankenstein de Mary Shelley
  • Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald
  • Harry Potter à l’école des sorciers  de J.K Rowling
  • Home de Toni Morrison
  • Jane Eyre de Charlotte Brontë
  • Kafka sur le rivage de Haruki Murakami
  • L’adieu aux armes d'Ernest Hemingway
  • L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde [LU : juillet 2016]
  • L’appel de la forêt de Jack London
  • L’attrape-cœur  de J. D. Salinger
  • L’écume des jours de Boris Vian
  • L'étranger d'Albert Camus
  • L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera
  • La condition humaine d'André Malraux
  • La dame aux camélias  d'Alexandre Dumas Fils
  • La dame en blanc Wilkie Collins
  • La gloire de mon père de Marcel Pagnol
  • La ligne verte de Stephen King
  • La nuit des temps de René Barjavel
  • La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette
  • La Route de Cormac McCarthy
  • Le chien des Baskerville d'Arthur Conan Doyle
  • Le cœur cousu Carole Martinez
  • Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
  • Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
  • Le fantôme de l’opéra de Gaston Leroux
  • Le lièvre de Vaatanen d'Arto Paasilinna
  • Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov
  • Le meilleur des mondes  d'Aldous Huxley
  • Le nom de la rose d'Umberto Eco
  • Le parfum de Patrick Süskind
  • Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde
  • Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupery
  • Le père Goriot d'Honoré de Balzac
  • Le prophète de Khalil Gibran
  • Le rapport de Brodeck  de Philippe Claudel
  • Le rouge et le noir de Stendhal
  • Le Seigneur des anneaux de J.R Tolkien
  • Le temps de l’innocence d'Edith Wharton
  • Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda
  • Les Chroniques de Narnia de CS Lewis
  • Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë
  • Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos
  • Les Malaussène de Daniel Pennac
  • Les mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir
  • Les mystères d’Udolfo d'Ann Radcliff
  • Les piliers de la Terre de Ken Follett
  • Les quatre filles du Docteur March  de Louisa May Alcott
  • Les racines du ciel de Romain Gary
  • Lettre d’une inconnue Stefan Zweig
  • Madame Bovary de Gustave Flaubert
  • Millenium de Larson Stieg
  • Miss Charity de Marie-Aude Murail
  • Mrs Dalloway de Virginia Woolf
  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee
  • Nord et Sud d'Elisabeth Gaskell
  • Orgueil et Préjugés de Jane Austen
  • Pastorale américaine Philip Roth
  • Peter Pan de James Matthew Barrie
  • Pilgrim de Timothy Findley
  • Rebecca de Daphné Du Maurier
  • Robinson Crusoé de Daniel Defoe
  • Rouge Brésil de Jean Christophe Ruffin
  • Sa majesté des mouches de William Goldwin
  • Tess d’Uberville de Thomas Hardy
  • Tous les matins du monde de Pascal Quignard
  • Un roi sans divertissement de Jean Giono
  • Une prière pour Owen de John Irving
  • Une Vie de Guy de Maupassant
  • Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
  • Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
Ce qui nous fait 65 lus et donc 35 à lire !

Mon problème avec cette liste, c'est que j'ai lu (presque) tous ceux qui m'intéressaient et ceux qui restent, argh, ça va pas être facile... Et ça m'a surtout donné envie de relire quelques bouquins, comme Autant en emporte le vent, qui est l'un de mes romans préférés ou encore Une Prière pour Owen (John Irving, quoi !). Mais je suis joueuse, on va bien s'amuser, je crois et sachez que je suis une guerrière du livre, je n'ai absolument aucun remord à abandonner un bouquin qui me gonfle ^^. Je pense commencer avec Au Bonheur des Dames de Zola, ça fait un moment que j'ai envie de lire de nouveau quelque chose de cet auteur, ça fait longtemps et je l'apprécie beaucoup. D'ailleurs, ce bouquin me trotte dans la tête depuis un reportage diffusé sur Arte sur la création du magasin Le Bon Marché.

C'est donc parti pour le premier challenge de l'année mais aussi mon premier challenge tout court !

Avec les copinautes :


Je mettrais à la suite de cet article les évolutions du challenge au fur et à mesure ! (vous pourrez le retrouver en cliquant sur le lien sur la barre du haut ou ICI)
A bientôt donc !