vendredi 29 avril 2016

"Les Sept Soeurs T.1 Maia" de Lucinda Riley

Éditions Charleston - Mai 2015
9782368120354
En guest, vous avez juste mon mur et un coussin aujourd'hui, M.Patate a lancé une grève et a rallié Merlin et tous les goodies de l'appart à sa cause, ils se trouvent sous-payés les bougres. Heureusement, on peut toujours compter sur les meubles et sur la tapisserie.
A l'heure où les autres blogs vous présentent leurs chroniques du tome 2 de cette saga, je décide d'aller à contre-courant et de ne parler que du premier tome (non, en fait, je suis juste en retard, voilà, laissez-moi me trouver des excuses, ça fait toujours du bien) des Sept Sœurs, Maia.

De quoi ça parle :
À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Maia d'Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C'est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie.

Et ça donne quoi ?
Je ne sais pas si vous allez vous en souvenir, ça commence à remonter maintenant, mais j'ai découvert Lucinda Riley, l'autrice, grâce à son roman La Jeune Fille sur la Falaise qui fut un superbe voyage. C'est donc avec plaisir que je me suis replongée dans son style fluide et plutôt simple et que j'ai retrouvé sa façon de raconter une histoire. Ici aussi, les alternances passé/présent font la loi. Nous suivons d'un côté Maia, aînée d'une sororité de six filles, qui décide de partir à la recherche de son identité biologique et génétique à la mort de son richissime père adoptif et de l'autre, Izabela nous fait vivre la vie d'une jeune fille de bonne famille dans le Brésil des années 1920-1930. Encore une fois dans ce roman, je me suis beaucoup plus attachée à l'héroïne du passé, Izabela et son destin déjà tracé, sa découverte du Paris du tout début du 20éme siècle, les artistes, absinthe, Montmartre... Et, à travers ses yeux, la construction du Christ Rédempteur, sculpture gigantesque de 38 mètres de haut qui domine Rio depuis l'année 1931. La fiction ne mêle alors à la réalité historique, nos personnages de papier rencontrent des célébrités du passé et leurs amours impossibles s'ancrent alors dans le réel.


Quel est donc le rapport entre la demoiselle et Maia qui est le seul véritable lien entre les deux périodes ? Car ainsi que l'a souhaité son père adoptif, c'est elle qui cherche, à travers son passé, à découvrir qui elle est vraiment et pourquoi le bonhomme, richissime, l'a choisie, elle parmi tant d'autres, pour être la première de ses six enfants, choisis aux quatre coins du globe. Ces allers/retours passé/présent sont là pour nous apporter, chapitre après chapitre, des souvenirs comme autant d'indices sur le mystère épais qui enveloppe une très bonne famille brésilienne. Et rien n'est laissé au hasard ! Mais malheureusement, si on en apprend beaucoup sur les origines de Maia, de nombreuses questions restent pour le moment en suspens (c'est finalement assez normal, la saga est censée courir sur sept tomes en tout, un pour chaque sœur)(mais qui est donc la septième ?!!). C'est là le seul point noir de ce roman, on aurait aimé avoir un tout petit peu plus de réponses mais c'est le jeu ma pauvre Lucette et faut s'y faire

4,5/5
Merci M.Amazon
et Mme La Poste de
m'apporter le
2éme tome rapido !

Ce premier tome est passionnant pour qui aime les grandes histoires, sur de grandes familles, remplies de secrets, de rancœurs et de rebondissements, les récits enchâssés sont extrêmement complets, richement documentés et mis en valeur par une écriture certes simple mais efficace. Les mystères sont nombreux, les amours des uns et des autres sont parfaitement crédibles et bien amenés, c'est une saga qui promet beaucoup et j'espère que l'autrice va savoir se renouveler (sept tomes tout de même, n'est pas JK Rowling qui veut !) et nous apporter petit à petit des éclaircissements sur le brouillard qui entoure Pa Salt, feu le patriarche de tout ce beau monde et ses motivations. Et si j'ai énormément apprécié l'histoire, j'ai encore plus aimé découvrir le Brésil et Rio, pays et ville que je ne connais que très peu et sur lesquels je n'ai lu que très peu de choses, la fabrication et la construction du Christ Rédempteur par exemple, mais aussi l'histoire des Favelas, furent vraiment très intéressants à lire. Le Paris bohème, que l'on connaît tout de même mieux, fut aussi une redécouverte particulièrement jouissive. Ce roman est un véritable voyage, pratique quand on ne peut pas vraiment s'enfuir en ce moment.

Un coup de cœur, une affaire à suivre ! 

mercredi 27 avril 2016

"Captifs" de Kevin Brooks

Super 8 - Mars 2016
9782370560575


Photo en high def, poils de chat compris.

Qu'on aime ou pas le bleu électrique de la couverture, force est de constater que cette petite souris dans son labyrinthe, couplée à ce titre, rend le tout très intrigant. Les romans sur l'enfermement, les véritables huis-clos sont finalement assez rares et je n'ai donc pas hésité longtemps avant de me jeter sur la bête (qui est toute petite, n'ayez pas peur !).

De quoi ça parle :
Linus, 16 ans, se réveille un matin sur le sol d'un sinistre bunker souterrain. Sans eau, sans nourriture... et sans la moindre explication. Manifestement, il a été kidnappé. Pour quel motif ? Et qu'attend-on de lui ? Les jours passent. D'autres détenus, n'ayant apparemment rien en commun, sont amenés par un ascenseur. Une petite fille. Un vieil homme malade. Un toxicomane. Un autre homme, une autre femme. Capturés en pleine rue, comme lui. Enfermés et désormais, constamment surveillés. Et incapables de comprendre ce qu'ils font en ce lieu. Bientôt, et tandis que le temps commence à perdre sa réalité, une horrible vérité se fait jour. Il ne s'agit plus de sortir – c'est manifestement impossible. Il s'agit de survivre. Ensemble. Le plus longtemps possible. En espérant obtenir une réponse à la seule question qui vaille : Pourquoi ? 


Et ça donne quoi ?
Ce roman est construit sous la forme d'un journal intime, tenu par le héros/narrateur, Linus, jeune riche sdf de 16 ans, ce qui va nous permettre de découvrir en même temps que lui le lieu où il est détenu, une espèce de bunker, vide, froid et bardé de caméras, ainsi que les autres captifs qui arrivent au compte-gouttes. Plus les jours avancent, plus nos six protagonistes perdent leurs repères, la faim se fait sentir, les esprits s'échauffent et la survie devient de plus en plus difficile. Les personnages, tous différents mais tous très crédibles, sont particulièrement détestables, seuls Linus, Jenny et Russel ont trouvé grâce à mes yeux mais en même temps, difficile de se montrer sous son meilleur jour lorsque l'on a été privé de sa liberté par un sadique. Malgré cela, on s'attache rapidement à cette petite bande, aussi désagréables qu'ils peuvent l'être, aucun n'a mérité de se retrouver là et j'ai vraiment trouvé que leurs caractères, leurs personnalités et leurs réactions étaient finalement très justes.

Les paragraphes et les chapitres, courts et lapidaires, nous font vraiment vivre au même rythme que tout ce beau monde, la pression et la tension sont constantes mais le ton de Linus reste tout de même très clinique, froid, voire distant et par moment, j'aurais aimé quelques détails de plus sur leur vie dans le bunker par exemple. On comprend vite qu'il(s) s'ennuie(nt) et certains chapitres font que nous aussi... Heureusement, ce sentiment disparaît aussi vite qu'il est venu, un nouveau rebondissement a tôt fait d'arriver pour nous réveiller et pour secouer les captifs.

Peu à peu, et c'est vraiment ça qui devient intéressant au fil des pages, c'est la transformation du ravisseur (dont nous n'avons absolument aucune idée de l'identité) en autorité divine et supérieure. En effet, le groupe vit au son de l'ascenseur qui leur apporte vivres et petits objets de confort, ils sont rapidement punis en cas de rébellion et Linus en vient, dans son journal, à s'adresser de plus en plus à l'homme inconnu, d'abord en l'insultant, ce qui est très compréhensible, puis en le mentionnant par une règle typographique que l'on réserve habituellement à Dieu : la majuscule à tous les pronoms "je Vous en prie" par exemple. C'est cette évolution, couplée à celle des autres personnages ou aux pages où Linus semble perdre totalement pied, qui rend vraiment ce livre intéressant. Nous sommes nous-aussi placés en position de voyeur et ça met franchement mal à l'aise... 
3,5/5

En bref :
Un très bon roman pour le genre qui a manqué tout de même de plus de détails (et de révélations, hélas !), une tension machiavélique qui prend possession à la fois des captifs et du lecteur, les pages se tournent à une vitesse incroyable et une ambiance effrayante à la Saw (le premier et sans les litres de sang) qui font réfléchir sur le fait que ce roman était, dans sa parution originale, orienté vers un public adolescent ! Comme quoi les anglophones sont beaucoup moins frileux que nous avec les têtes blondes acnéiques... Ce n'est pas un coup de cœur parce qu'il m'en faut un peu plus malheureusement mais on n'en est vraiment pas loin, Linus nous décrit constamment les odeurs que dégagent nos captifs et je les ai encore dans le nez...

lundi 25 avril 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #3

© Mary Pumpkins
Troisième rendez-vous du C'est Lundi, Que lisez-vous ? (est-ce trop tôt pour être fière que ça devienne une habitude ?) toujours avec Broco et sa magnifique robe de chambre (toute ressemblance avec une robe existante est totalement fortuite). Comme d'hab, vous pouvez retrouver l'ensemble des liens de tous les participants sur le blog de Galleane.

Les trois petites questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée

La semaine n'a pas franchement bien démarré avec Jour Quatre qui fut une grosse déception et que je vais m'empresser d'oublier (même si vous aurez quand même une chronique un de ces quatre). Heureusement, je me suis bien rattrapée ensuite avec un chouette coup de cœur pour I.R.L. et son thème original et sa construction complexe et irrésistible. Pour m'en remettre, j'ai dû laisser passer un jour ou deux en me dirigeant vers ma petite pal bd qui ne descend pas assez vite à mon goût, le nouveau Lucky Luke fut une excellente surprise, avec un personnage hyper sexy (oui oui, Lucky Luke, sexy, incroyable) et avec Space Boulettes un coup de cœur à la hauteur des planches magnifiquement colorées (splendide !) de ce roman graphique complètement whatzefuck. J'ai entamé et terminé le week-end plongé dans la Seconde Guerre Mondiale et ses atrocités en compagnie des deux femmes courageuses du Chant du Rossignol


Currently Reading, là tout de suite
Comme le programme de la semaine dernière a été un peu chamboulé, je reprends la liste que j'avais bricolée la semaine dernière et on recommence. Quelques Minutes après Minuit devrait se lire assez rapidement (sauf si je m'arrête toutes les deux pages pour photographier les magnifiques illus en noir et blanc !).


Ce que je vais lire ensuite
J'ai repoussé la lecture d'A L'Intérieur puisqu'elle fait partie de la sélection du tout nouveau club de lecture du Petit Pingouin Vert ! D'ailleurs, si l'envie vous prend de vouloir nous rejoindre, n'hésitez pas et cliquez ici ! Bon par contre, ce livre me semble pour l'instant en assez mauvaise posture pour être élu mais tant pis, j'ai déjà lu le reste de la sélection, je participerai à ma façon ^^. Ensuite, je pense me pencher vers le nouveau gagnant du concours Premier Roman de Gallimard (le même qui a fait connaître la Passe-Miroir)(et on l'en remerciera jamais assez !) : Les Mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot, je voulais attendre de lire une chronique ou deux avant de me le procurer mais cette superbe couverture et la possible apparition de Jules Verne ont eu raison de moi. Et si tout se passe comme prévu, on terminera la semaine avec En Attendant Bojangles que tout le monde me vante.

Le Craquage de Slip


Une petite bd, Sex Story, cette semaine qui a l'air fort intéressante (ne me jugez pas ^^), la dernière sortie en poche de Katherine Webb, La Vérité à propos d'Alice, dont j'avais beaucoup aimé L'héritière, lu pour le Club de Lecture de Mango & Salt et un Young Adult, Dans Chacun de mes Mots, qui, d'après les chroniques que j'ai pu lire, est bien plus profond qu'il en a l'air (faut dire que le rose, je suis désolée, mais ça a tendance à me faire fuir...).

Sinon, cette semaine a vu la naissance de l'homme derrière les dessins du blog (enfin, il y a quelques années de ça, je ne suis pas si perverse) et, comme il se doit, on va se remplir la panse dans un célèbre resto de Lille où nous n'avons encore jamais mis les pieds (et comme je suis une star)(ou presque), je ne dis pas où mais j'accepte toutes les propositions (et les tickets resto).

Cette semaine, vous devriez retrouver sur le blog deux chroniques, si l’apocalypse ne décide pas de nous frapper. Croisons les doigts, la nouvelle saison de Game Of Thrones (et d'Outlander) vient de commencer (En parlant d'Outlander, il n'y a que moi qui suis traumatisée par la scène du popo de Louis XV ?).

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.

C'est Lundi #1
C'est Lundi #2

vendredi 22 avril 2016

Tag - Monsieur Stephen King *love*

L'illu qui tue ^^ ©Mary Pumpkins
Je suis tombée tout à fait par hasard sur ce tag en faisant mon petit tour habituel sur le blog de Béné Books et même si la demoiselle ne m'a pas tagué, je lui ai honteusement piqué l'idée, vous allez vite comprendre pourquoi !

1. Combien de livres de Stephen King possèdes-tu ?

Après comptage et recomptage, nous en sommes arrivés à 85. Ils sont tous sur la même étagère mais on n'est pas à l'abri d'un petit chenapan qui se serait égaré ! Et les bouquins de son fiston, Joe Hill, sont aussi rangés avec Papa mais je ne les ai pas comptés, histoire d'être réglo !

Mon étagère atrocement mal rangée.
2. Comment as-tu découvert cet auteur?

Quand j'avais une dizaine d'années, j'étais fan de la collection Chair de Poule, puis l'âge avançant, ça a commencé à me lasser et à ne plus vraiment me faire peur. Mais quelle déconvenue quand je me suis rendue compte qu'il n'y avait rien d'autre dans le genre horreur à la bibliothèque de mon quartier ! J'ai donc tanné ma mère pour qu'elle me trouve un livre qui fait peur et elle m'a sorti Shining.... Et là, c'est le drame.


3. Quel est le premier livre que tu as lu de lui ?

Shining donc. Pendant des vacances d'été, à l'étranger sans mes parents, planquée sous ma couette avec ma lampe de poche, un orage qui gronde dehors. La trouille de ma vie. Mais vraiment, genre tremblement, sursaut quand quelqu'un se met à ronfler, check du dessous de lit AU CAS OU, recherche frénétique du nounours dans le sac à dos, etc...


4. Depuis combien de temps es-tu fan ?

Depuis ma première lecture en fait. J'ai failli mourir de peur mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre face à un bouquin et si j'avais survécu à RL Stine, il n'y avait pas de raison que Stephen King me mette à terre. Je suis une warrior du livre. Mais sous ma couette.

5. Quel est ton livre préféré ? Celui qui t'a fait le plus peur ?

Mes préférés sont Le Fléau, Dolores Claiborne, Jessie, Ça, Bazaar, La Ligne Verte et Insomnie. Entre autres. J'ai du mal à choisir en fait. Ce ne sont pas non plus ceux qui me font le plus peur, qui sont le plus fantastiques que j'ai préférés, Stephen King possède une facilité déconcertante pour décrire la nature humaine de façon terriblement angoissante parce que très sombre et réaliste. Le comportement de certains de ses personnages, comme Percy dans La Ligne Verte par exemple, est très crédible tout en étant horriblement dégueulasse et c'est beaucoup plus terrifiant que le vampire qui se planque dans le placard la nuit. Celui qui m'a fait le plus peur reste Shining sans comparaison aucune, j'ai aussi été pas mal horrifié par la nouvelle Un Élève Doué dans le recueil Différentes Saisons, mais pour d'autres raisons: un gamin américain "de base" fait du chantage à un ancien nazi qui se planque pour que celui-ci lui raconte les horreurs qu'il a commises dans les camps de concentration et ils finissent tous les deux par y prendre goût...



6. Quel est le livre que tu as le moins aimé ?

J'ai eu beaucoup de mal avec Roadmaster et les Tommyknockers, je n'ai pas compris grand-chose en fait. Après, ça fait très longtemps, il faudrait peut-être que je retente, on ne sait jamais. Je n'ai pas non plus vraiment accroché à La Tour Sombre à cause de son côté Fantasy, ce n'est pas vraiment ce que j'aime et ce que je recherche chez Stephen King.

7. Possèdes-tu des livres dans ta PAL "Stephen King" que tu n'as pas encore lus ?

Non pas du tout. Un King fait rarement long feu dans ma PAL, je le commence généralement dès que je l'ai en main, le jour de sa sortie. Je m'arrange même pour terminer ma lecture en cours juste avant ! Quoique je n'ai pas encore fini La Tour Sombre...

8. Quel est ton recueil de nouvelles préféré ?

Différentes Saisons, elles sont toutes géniales, rien n'est à jeter, on y retrouve notamment ma préférée d'entre toutes : La Rédemption de Shawshank. Sinon, plus récemment, j'ai beaucoup aimé Nuit Noire Etoiles Mortes, où j'ai justement retrouvé le style de Différentes Saisons.


9. Qu'aimes-tu le plus dans le style de cet auteur ?

Ce qui me plait le plus chez le bonhomme, c'est la façon qu'il a de décrire minutieusement la psyché et le passé d'un personnage qui ne fait pourtant qu'une petite apparition, j'ai toujours beaucoup de plaisir à lire ces passages-là, on comprend toujours mieux comment et pourquoi il en est arrivé à ce moment précis de l'action et parfois, on s'attache brièvement à lui (ce qui d'autant plus difficile lorsqu'il meurt dans d'atroces souffrances ^^). Le fantastique de ses romans n'est en fait là que pour montrer le pire de la nature humaine, ce qu'elle est capable de faire pour survivre (comme dans The Walking Dead), il suffit de voir Brume par exemple, où un groupe est enfermé dans un supermarché pour échapper une brume mystérieuse d'où s'échappent des monstres affamés (ne regardez pas le film, il est nul).


10. Que penses-tu des adaptations ? Quelle est ta préférée ?

Il y a du bon, du très bon et du franchement mauvais. La Ligne Verte et Les Évadés sont géniaux et restent mes favoris, même si avec Tom Hanks, Tim Robbins et Morgan Freeman, il y a tout de même peu de chances de se louper. Misery et Carrie sont vraiment chouettes aussi et collent en plus bien aux bouquins. J'ai un peu de mal avec le Shining de Kubrick que je trouve très bon en tant que film seul mais bancal en tant qu'adaptation. Stand By Me, inspiré de la nouvelle Le Corps dans Différentes Saisons, vaut vraiment le détour aussi même s'il a bien vieilli.

Je vais bientôt commencer à regarder la série adaptée de 22/11/63, avec James Franco, dans laquelle j'ai beaucoup d'espoir (est-ce qu'il est utile que je mentionne à quel point Under The Dome était mauvaise ? Non).

mercredi 20 avril 2016

Trois Livres #6


Honnêtement, la catégorie Trois Livres, c'est mon option OMG je suis super en retard, rattrapons tout ça (ou presque) en un seul post. Voilà, comme ça, vous savez tout. Je suis navrée (un peu).

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Tout ce qu'on ne s'est jamais dit
de Céleste Ng
Sonatine - mars 2016 - 9782355843679

Présentée et vendue comme un thriller, cette petite pépite est vraiment loin d'en être un. Passé cette surprise, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit vous prend rapidement dans ses filets et on ne peut plus du tout le lâcher. Dès les premières lignes, le lecteur est au courant, Lydia, jeune fille de 16 ans que tout le monde cherche, est déjà morte. Mais sa famille, loin d'avoir les mêmes informations que nous, attend son retour avec toute la peur et la fébrilité que l'on peut seulement imaginer. Lorsque la police découvre le corps, c'est toute la famille qui s'effondre, ce sont tous les secrets, les rancœurs du passé qui resurgissent et qui glacent le sang.

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit est un roman sur le deuil, sur l'éducation des enfants, sur la place des femmes dans la société, sur le racisme, sur l'acceptation de l'autre, sur la crise d'adolescence, sur l'amour, quelle que soit la forme qu'il prend. Loin d'être un joyeux fourre-tout, ce roman est l'un des plus réalistes que j'ai pu lire sur ce genre de sujet, une famille n'étant qu'une association de personnes tous très différentes avec des aspirations et un passé souvent caché, parfois difficile. Ma lecture m'a bouleversé, on voit venir la dégringolade, on ressent profondément le malaise créé par l'envie, par le besoin de reconnaissance et par le mythe du rêve américain et de la réussite sociale. Les personnages sont tour
5/5
à tour détestables et attachants
, très réalistes, très durs et on ne ressort pas de ce livre indemne. Au moment de tourner la dernière page, j'ai été comme sonné, comme frappé par cette histoire qui peut être celle de tellement de familles. Je choisis de ne pas vous en dire plus pour ne pas vous gâcher l'histoire, tous les éléments apparaissent petit à petit et ont tous leur importance. Si vous voulez lire une chronique plus complète, allez faire un tour du côté de chez Nelfe, sa chronique est presque aussi bouleversante que ce roman. Un vrai coup de coeur, ne passez pas à côté, c'est l'un des livres de l'année.

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Audrey Retrouvée
de Sophie Kinsella
Pocket Jeunesse - mars 2016 - 9782266262224

Je ne crache jamais sur un petit roman de chick-litt. La littérature et les livres sont là pour nous détendre et nous divertir et parfois, il n'y a que ce type d'ouvrages pour vous sortir de la morosité du quotidien. Sophie Kinsella est, pour moi, la reine de ce genre. Elle écrit correctement, ses héroïnes sont sympathiques et ne méritent pas une gifle à chaque fois qu'elles ouvrent la bouche devant un mâle attirant. C'est pour ça que, quand la dame a décidé de faire un tour du côté du Young Adult Contemporain, ma curiosité n'a fait qu'un tour sur elle-même et est partie directement en librairie pour voir de quoi il retournait.
Audrey Retrouvée, c'est l'histoire d'Audrey (sisisi), jeune fille cloîtrée chez elle et paralysée par un trouble de l’anxiété depuis une bonne année. Cachée derrière ses lunettes de soleil, elle est incapable de croiser le regard de ceux qui l'entourent et vit continuellement dans une peur panique. Mais un copain de son frère, Linus, débarque et commence à la titiller, pour la pousser à s'ouvrir au monde à nouveau.
4/5
Le synopsis de ce roman parait assez simple et assez convenu mais, plus nous avançons dans le récit, plus l'histoire est prenante et touchante. Audrey n'a pas toujours été comme ça, elle fut une jeune fille tout à fait "dans la norme" et sa fragilité nouvelle et le drame qu'elle semble avoir vécu a totalement bouleversé l'équilibre familial et c'est principalement autour de cela que tourne l'histoire. Comment vivre avec quelqu'un qui ne peut plus sortir ? Comment parler avec un enfant qui est maintenant incapable de vous regarder dans les yeux ? Heureusement, loin d'être sombre, le roman est clairement placé sous le signe de l'humour, les parents d'Audrey sont presque trop loufoques pour être vrais (j'ai eu envie d'arracher la langue et les cordes vocales à sa mère hystérique dès le début du roman et de secouer son père pour qu'il sorte de sa réserve, son frère ado semble le plus équilibré de tous, ce qui est quand même un comble). On se marre, on est ému, on est colère, c'est un très bon roman pour ado qui peut être lu à tout âge. J'ai hâte de voir ce que Sophie Kinsella va maintenant nous sortir de son chapeau !

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Carnets Noirs
de Stephen King
Albin Michel - mars 2016 - 9782226319227

Chaque année, j'attends impatiemment le cru King comme certains attendent le Père Noël (c'est pareil !), j'avais beaucoup apprécié Mr. Mercedes, alors que le monsieur sortait de son genre de prédilection et j'étais vraiment curieuse de découvrir ce qu'il allait nous pondre avec cette "suite" (alors oui, vous pouvez le lire indépendamment de l'autre mais je ne vous le conseille franchement pas, les personnages et certains événements sont repris, ce serait dommage de ne pas tout capter). Carnets Noirs reprend une thématique chère à l'auteur : le rapport entre l'écrivain, son travail de fiction et ses fans (on se souvient tous de Misery)(si non, lisez-le, c'est l'un des meilleurs). Ici, un ancien auteur à succès est assassiné par son "plus grand fan", en partie pour l'argent mais surtout pour récupérer les précieux carnets où celui-ci aurait écrit une suite à l'oeuvre de sa vie. Mais heureusement, le destin est taquin et fait tout pour empêcher notre meurtrier/voleur de savourer le texte inédit.
Nous alternons entre les années 70 et les années 2000 où un jeune garçon va tomber lui aussi sur les fameux carnets. L'intrigue est bien menée, les personnages sont intéressants, le meurtrier/voleur a une psychologique particulièrement hallucinante, à la limite de la folie (ou complètement dedans d'ailleurs) tout en étant très efficace et fonctionnel, et ils semblent être tous pris dans une espèce de spirale, où tout leur échappe, où ils n'ont absolument aucun pouvoir. J'ai passé un très bon moment, comme toujours avec Stephen King, toutefois, il est bon de noter qu'il s'agit du deuxième tome d'une trilogie, on remarque très bien tous les petits indices semés qui prédisent une fin qui décoiffe ! Mais ce tome souffre alors d'une petite baisse de régime et j'ai eu du mal à voir comment (si ?) les intrigues allaient se recouper. A voir par la suite donc. 
4/5
Parce que je t'aime, Stephen.

Petit bémol de nouveau pour Albin Michel qui commence vraiment à me courir : avec Revival, ils nous avaient offert une couverture certes jolie mais qui gondolait instantanément, ici c'est la traduction qui est vraiment mauvaise, il manque des mots, certaines phrases sont bancales, les négations absentes, ça fait peine à voir. Je sais que c'est un métier difficile et souvent sous-payé mais tout de même, l'éditeur ne cherche même plus à cacher le fait de publier Stephen King uniquement pour le fric, c'est moche, très moche. Un éditeur charitable pour racheter les droits et faire son boulot correctement ? S'il vous plait ?

lundi 18 avril 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #2

© Mary Pumpkins
Deuxième rendez-vous de C'est Lundi, Que lisez-vous ? avec Broco qui daigne faire une apparition. En espérant que vous ne lui teniez pas rigueur de sa tenue, le pauvre vient de se réveiller. Comme d'hab, vous pouvez retrouver le récap des liens sur le blog de Galleane.

Les trois petites questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?



La Semaine Passée

J'ai commencé la semaine sur le signe du glauque avec Captifs (chronique à venir) pour enchaîner ensuite avec du plus léger, du joli tout plein qui fait fondre le cœur des plus badass d'entre nous, Maybe Someday (chronique à venir). J'ai doucement rigolé avec Poulets Grillés que j'ai beaucoup aimé malgré un léger manque d'approfondissement. La Doublure m'a laissé quelque peu sceptique mais l'écriture m'a séduite (chronique à venir). Et je poursuis ce qui va, je pense, devenir une saga coup de cœur, avec La Sœur de la Tempête, le deuxième tome des Sept Sœurs (chronique à venir).


Currently Reading, là tout de suite
Après les jolies émotions de La Sœur de la Tempête, je me lance dans le deuxième thriller de Sarah Lotz, après Trois que j'avais adoré l'année dernière. Les notes ne sont pas très bonnes sur Livraddict mais j'ai vraiment envie de me faire ma propre idée.


Ce que je vais lire ensuite
I.R.L. me fait de l’œil depuis qu'il est rentré dans ma PAL la semaine dernière et je n'ai pas encore pris le temps de lire Space Boulettes ! A L'Intérieur est aussi chez moi depuis un petit moment, il est temps de le faire sortir de là. Quelques Minutes après Minuit sera une relecture, je m'étais déjà intéressé à ce roman jeunesse magnifique il y a quelques années pendant la rédaction de mon mémoire en littérature de jeunesse mais je l'avais malheureusement survolé et après une discussion à ce sujet, j'ai appris qu'il allait être adapté au cinéma (comme Le Bon Gros Géant <3), c'est donc le moment de s'y pencher de nouveau.




Le Craquage de Slip


Petit craquage cette semaine, avec le dernier Colleen Hoover, un poche jeunesse en occaz mais tout neuf et le petit nouveau des Éditions Les Escales, chroniqué avec enthousiasme par l'un de mes blogs favoris BettieRose Books. Monsieur Koko le Koala (qui dit que je n'ai pas d'imagination pour les prénoms ?!) fait partie de la famille depuis un moment déjà.

Sinon, vous l'avez peut-être vu en parcourant ce C'est Lundi, j'ai noté pas mal de fois "chronique à venir", pas de promesse en l'air cette fois-ci parce qu'elles sont déjà écrites ! Oui, j'ai sorti mes dix petits doigts de là où vous savez et ils ont passé quasi toute la semaine collés à mon clavier d'ordinateur (rassurez-vous, ils ont pris une douche entre temps) à vous pondre avec la joie et la douleur lesdites chroniques. Ce fut long mais bon de reprendre une activité normale. Après, je ne veux assommer personne en publiant tout d'un seul coup, je fais donc durer le plaisir et je les publierai petit à petit, histoire de parer à une nouvelle panne d'écriture aussi, tant qu'à faire ! 

A venir, cette semaine, un tag (je ne sais pas encore lequel, on verra selon l'inspiration) et un Trois Livres avec... Trois livres dedans. Voilà ! 

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.

mercredi 13 avril 2016

"Les Derniers Jours de Rabbit Hayes" d'Anna McPartlin

Cherche-Midi - Février 2016
9782749141732


Je ne devrais même pas avoir besoin de faire une chronique, vous devriez avoir envie de le lire juste parce que sa couverture est superbe et pis c'est tout.
Vous l'avez déjà vu dans mon bilan de Mars, ce livre fut un véritable coup de cœur et il fut vraiment difficile pour moi de me décider à vous en parler. Autant être franche dès le début, je l'ai terminé en larmes, à courir me réfugier dans les bras de Monsieur Pumpkins qui bossait à côté (et bim, la réputation de grosse dure qui regarde des films d'horreur et est fan de Stephen King vole en éclat)(je suis polyvalente du sentiment).

De quoi ça parle :
Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n'a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu'elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l'espoir de la sauver s'amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s'interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

Et ça donne quoi ?
Je n'ai pas vraiment pour habitude de me tourner vers ce type d'ouvrage, traitant de la fin de vie, de l'acceptation de la mort, du courage face aux soins palliatifs, j'ai l'impression que nous sommes souvent à un poil de chat de sombrer dans le pathos et dans la pleurnicherie (attention, je n'ai rien contre et je ne jette la pierre à personne, ce n'est juste pas mon type de littérature) et je n'aime pas qu'on essaye par tous les moyens de me faire verser ma petite larme. Pourtant, ce livre, son résumé, sa couverture magnifique, le surnom de son héroïne, bref, tout un tas d'éléments a fait que j'ai été très rapidement séduite après l'avoir vu sur le blog de My Pretty Books. C'est donc avec pas mal d'appréhension que je me suis plongée dans cette histoire de femme, vaincue par un cancer du sein (déjà rien que ça, ça m'angoisse). Rabbit n'a plus que neuf jours à vivre, elle le sait, les infirmières et les médecins le savent, sa famille le sait, nous le savons et le découpage des chapitres suit ce décompte à la lettre, avançant inévitable vers une fin certaine. Malgré tout, tout le monde, nous compris, garde espoir, sa famille se remémore le passé, l'enfance et l'adolescence de la jeune femme pétillante et pleine de vie qu'était celle qui repose maintenant dans ce lit, méconnaissable. Puis, plus la douleur s'installe, plus Rabbit sombre et s'échappe, en plongeant avec délice dans son histoire, retrouvant ainsi son premier et unique amour, Johnny.

Le récit est particulièrement bien fichu, nous alternons entre le passé et le présent de Rabbit et les différents points de vue de tous les personnages qui l'entourent, toutes les pensées de la famille sont ainsi exposées et à travers eux, nous avons une vision claire et juste du processus de l'acceptation. Entre la mère qui ne lâche rien et se bat jusqu'au bout, le père qui refuse de voir la vérité en face et reste terré dans son coin, l'enfant de 12 ans à qui on ne dit rien mais qui comprend à demi-mot, etc. Le passé permet de mieux comprendre qui était Rabbit avant de n'être plus qu'une ombre remplie de souffrance et de voir que sa vie fut finalement plutôt remplie et belle. L'écriture est magnifique, subtile, posée et juste, elle ne tombe jamais dans le pathos et la facilité, j'ai vraiment eu l'impression que l'autrice cherchait d'abord à nous faire comprendre, à nous faire vivre l'histoire avant de vouloir nous émouvoir ET nous faire pleurer. Le sujet est calme et maîtrisé et les pages se tournent à la fois très facilement et avec beaucoup d'appréhension tant le dénouement est inéluctable.
5/5
Broco retourne dans
sa grotte pour pleurer.

En bref, ce roman est une véritable réussite, c'est beau, c'est doux, c'est dur, c'est émouvant, c'est drôle, c'est une merveilleuse représentation du départ d'un être aimé parti beaucoup trop tôt, c'est plein d'espoir devant une vie qui se termine mais d'autres qui, envers et contre tout, doivent continuer, c'est splendide et, honnêtement, ça fait maintenant plus d'un mois que je l'ai lu, je ne m'en suis toujours pas remise. J'ai bien envie de vous dire que c'est un coup de cœur mais pour la première fois, le terme me parait trop simple, trop coutumier pour être collé ici. Voilà, vous êtes prévenu, n'attendez plus.

lundi 11 avril 2016

C'est Lundi, que lisez-vous ? #1


J'ai envie de tester des trucs pour le blog mais comme je n'ai aucune personnalité et pas vraiment d'idées non plus (c'est dur pour tout le monde le lundi), je reprends le C'est Lundi, que lisez-vous ?, vous pouvez retrouver le récap des liens sur le blog de Galleane.

Le but est de répondre, tous les Lundi, à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée

Une très bonne lecture avec Hé ! Mademoiselle de Yatuu (cherchez pas, je suis à fond dans une période féministe, je lis tout ce que je peux trouver sur le sujet et pense vous bricoler un petit article là-dessus un de ces quatre). Je continue ma route avec le deuxième tome de Gardiens des Cités Perdues, une très bonne fantasy jeunesse plutôt originale et j'ai enfin lu le premier tome des Sept Sœurs, Maia (c'est d'ailleurs un beau coup de cœur, je vous en reparle bientôt).


Currently Reading, là tout de suite
Captifs de Kevin Brooks : Je ne peux pas vraiment vous en dire beaucoup, sachant que je suis à la page 15... Mais ça démarre plutôt bien et les chroniques dessus sont plutôt élogieuses, j'en attends donc beaucoup !

Ce que je vais lire ensuite
Si ma commande Amazon ne tarde pas trop à arriver, j’enchaînerai sans hésitation avec le deuxième tome des Sept Sœurs, La Sœur de la Tempête. Si la Poste a décidé de ne pas être mon amie, je me dirigerai vers La Doublure de Meg Wolitzer, dont j'ai déjà lu et aimé les deux autres romans : La Position et Les Intéressants. Et enfin, parce que j'ai vraiment délaissé la bd ces derniers temps, je vais lire la dernière oeuvre de Craig Thompson, que je trouve déjà, juste en voyant la couverture, magnifique et totalement déjantée !

Le craquage de slip


Ahem, ça se passe de commentaires, je crois... Sauf pour la tache bizarre sur le côté gauche de la photo, ça je ne sais pas d'où ça vient par contre, sachant qu'elle apparaît uniquement sur mon pc et pas sur la photo de mon iPhone... Une apparition peut-être ? Mon banquier qui me punit comme il peut ? 

Peut-être à la semaine prochaine pour la deuxième édition ! 

mercredi 6 avril 2016

Bilan #8 Mars 2016

Elle n'est pas trop cool, notre "tête de lit" ?!
Il va vraiment falloir que j'arrête de faire des promesses en l'air moi. Parce qu'en ce moment, je n'arrête pas de vous baratiner : "oui oui, je recommence les chroniques bientôt et tout et tout" et en fait, en Mars, je n'ai posté que mon bilan de Février, un tagounet et deux petites chroniques (ici et ici)... C'est moche et j'ai presque honte. Du coup, je ne vous promets rien mais je vais tenter de me sortir les doigts d'un endroit que la décence m'interdit de mentionner ici et recommencer à allumer mon pc (qui n'a jamais été aussi peu utile que ces dernières semaines, j'ai l'impression que la cure sans internet post-déménagement m'a montrée qu'on pouvait s'occuper sans cette bestiole et que c'était pas trop mal finalement) et à bosser de temps en temps (fixons-nous des objectifs réalisables). Il faut aussi que j'aille de nouveau me balader sur vos blogs mais le 408 articles non-lus qu'affiche mon Netvibes m'effraye pas mal.

Sans transition, c'est parti pour le bilan du mois de Mars avec une bonne moitié de bouquins en moins qu'en janvier et en février, c'est là qu'il est légitime de se demander ce que j'ai fichu de mon temps (Netflix et concours entre autres réjouissances)... Heureusement, pour pallier à cette "chute" (dont on se fiche, on est bien d'accord), toutes mes lectures ont été de bons moments et je n'ai aucune véritable déception à déplorer (ce qui me frustre d'autant plus de ne pas avoir pris le temps de vous parler de ce que j'ai lu !)(elle dit "sans transition" et elle bavasse encore pendant 10 minutes, on ne peut vraiment pas lui faire confiance à celle-là...).

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Les "c'était pas mal du tout"
On commence avec ma dernière lecture du mois de mars, Naufragés, qui ne sera pas chroniqué (je crois)(on est jamais sûr de rien ici) et qui m'a fait passer un bon moment pendant la sieste de l'enfant que j'ai gardé (non, je ne parle pas de mon copain)(quoique...). Une bonne ambiance à la Lost, des secrets certes plutôt prévisibles vers la fin mais une sorte de thriller, qui n'en est pas un, efficace. La thématique de l'île déserte, ça fonctionne toujours plutôt bien avec moi. Le recueil de nouvelles au profit des Restos du Cœur est moins bon que celui de l'année passée mais ça reste tout de même assez agréable, surtout lorsqu'on est plutôt friand du genre, comme moi. Après, comme dans tout ouvrage de ce genre, il y a du très bon et du moins bon, je crois même en avoir sauté une qui me gonflait vraiment mais impossible de me souvenir de son auteur (poisson rouge power). On a fait tout un foin de Block 46 et honnêtement, je ne comprends pas vraiment pourquoi, certes c'est un bon thriller, bien ragoûtant (en même temps, les camps de concentration, c'est loin d'être le club Med) mais le twist final apparaît à 10 kilomètres et ça ne casse pas vraiment trois pattes à un canard.

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Les "C'était vraiment chouette !"
Si je fais bien mon taf et que vous commencez à me connaître, vous savez que je suis une grande fan de Monsieur Stephen King (le "monsieur" est important) et que je ne rate jamais une de ses nouvelles sorties en grand format (que je rachète ensuite en poche pour faire de la place dans ma bibliothèque)(oui vous êtes tout à fait en droit de penser que je suis malade...). Le dernier en date, Carnets Noirs, suite de Mr. Mercedes n'a pas fait exception à la règle. Je ne vais trop me pencher dessus car il fera sans doute l'objet d'une prochaine chronique ou d'un "Trois Livres" (susssspeeennnnsseeee)(ou pas, vu qu'il est déjà dans cette catégorie)(zut). Le premier tome des Outrepasseurs m'a d'abord fait passer par un grand scepticisme (Des fées maléfiques ? Mais quoi ?!) pour ensuite se transformer en "okay, soit, bon" et se finir par "Wouah c'était de la balle, elle est où la suite ?!" (ça, c'est de l'argumentaire, non ?). Enfin, je n'ai pas eu le coup de cœur attendu pour La Mer en Hiver, on a dû tellement me le vendre que j'en attendais trop, mais ça reste tout de même un excellent moment avec tous les bons ingrédients : des alternances passé/présent, une mise en abyme du travail de l'écrivain, de beaux garçons écossais et de l'amûûûûr en veux-tu en voilà dans ta face. Voilà, c'était bien.

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Les "Presque Coups de Cœur"
Une Braise sous la Cendre a fait déjà beaucoup parler de lui dans la blogo, je ne vais donc pas vous choquer en vous disant que je l'ai aimé, comme beaucoup d'autres (aucune personnalité cette fille). L’originalité de l'univers, le caractère différent des personnages, la dureté des thématiques abordées... Bref, une réussite que je développerais sans soute un jour dans une chronique ! J'ai aussi beaucoup aimé Il était une lettre, toutefois, j'ai trouvé que certains sujets auraient pu être beaucoup plus développés et j'ai trouvé dommage qu'il ne soit pas un chouia plus creusé. Ça reste tout de même un excellent moment que je vous conseille. Maliki, que l'on a plus l'habitude de retrouver en bande dessinée, s'offre maintenant le luxe d'être l’héroïne de deux petits romans à priori vendus pour les plus jeunes mais qui m'ont épatée par leur noirceur et par la fluidité stylistique de l'auteur (Salut Souillon !). On finit presque avec les larmes aux yeux tellement l'histoire de cette jeune fille, de son chat et de ses amis est émouvante. Encore une réussite pour ce deuxième opus et j'attends la suite avec impatience. Enfin, j'ai toujours suivi les parutions de Sophie Kinsella, qui est pour moi l'une des rares à faire de la chick-litt d'une qualité supérieure à ce que l'on peut d'ordinaire trouver sur le marché. Son premier roman Young Adult, Audrey Retrouvée, ne fait pas exception à la règle et on suit avec émotion les aventures de cette jeune fille traumatisée et atteinte d'un gros syndrome d'anxiété. Je vous en reparle très bientôt !

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Les Coups de Cœur !
Voilà le top 3 du mois avec un choix qui s'est finalement imposé de lui-même pendant la rédaction de ce bilan. Le tome 1 des Années du Silence, Dans la Tourmente appuie le retour vers un genre que j'adorais plus jeune : la littérature québécoise (je vous ai déjà parlé d'Un Bonheur si Fragile, il me semble), j'ai eu envie de lire celui-ci après avoir eu un aperçu des couvents où l'on faisait accoucher les filles-mères ou autres femmes "indignes" avant qu'elles ne fassent adopter leur enfant dans Il était une Lettre, aperçu que j'ai donc voulu approfondir avec celui-ci. Ce roman est une petite merveille, grande saga où l'on suit plusieurs personnages de leur prime jeunesse jusqu'à un âge bien avancé. Encore une affaire à suivre donc. Les Derniers Jours de Rabbit Hayes peut se vanter d'être un des rares (l'un des seuls) romans à m'avoir fait pleurer comme une madeleine à la fin, c'est véritablement une belle leçon d'humanité, avec un sujet difficile traité avec une sensibilité et une finesse comme on en voit rarement. Il est clairement en bonne position pour faire partie des plus gros coups de cœur de l'année 2016. Encore une fois, je vais essayer de vous en parler plus en détail incessamment sous peu. Même chose pour le premier roman de Céleste Ng (d'ailleurs si quelqu'un a une idée de la prononciation de ce nom, je serai ravie d'avoir l'info), Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, injustement vendu comme un thriller alors que nous sommes clairement dans l'histoire d'une famille et à travers elle, celle de notre société tout entière (chronique à venir), c'est un roman puissant sur la souffrance, le deuil et les demi-vérités. Magistral.

      BILAN     
13 livres
Côté Challenge
Challenge des 100 livres : toujours une très mauvaise élève, toujours zéro nouveau livre... Voilà voilà....
2016 Reading Challenge de Goodreads : nous en sommes arrivés à 56 livres sur 160, on continue son petit bonhomme de chemin tranquillou. C'est vraiment sympa de compter (enfin, quelqu'un le fait pour moi, hein, parce que sinon...) comme ça.
Challenge Livraddict En 2016 Je compte mes pages : 4959 pages lues en mars, moitié moins qu'en février mais cela nous amène le total à 21861 pages depuis janvier, c'est-à-dire que j'arrive presque à la moitié de l'objectif de 50001 pages que je me suis fixé. 

Côté Copinautes
Mars fut aussi le mois des concours et des surprises ! J'ai gagné, grâce à June & Cie et au Tanuki ce magnifique livre sur la série Sherlock (tu connais pas ?! Mais arrête de lire des trucs inutiles comme cet article et va te mater un épisode, ça devrait suffire à te rendre accro) avec deux stickers correspondants (que je vous montrerai quand je les aurai collés)(toujours les doigts à sortir, ahem). Le Petit Pingouin Vert m'a aussi porté chance en me permettant de gagner le livre de Tim Burton, La Triste Fin du Petit Enfant Huître ! Monsieur Patate n'en peut plus de joie. Son bonheur se lit dans ses yeux !


Et en parlant du Petit Pingouin, quelle ne fut pas ma surprise d'ouvrir ma boite aux lettres et de découvrir ceci :


Franchement, c'est pas le truc le plus adorable et mignon et classe et tout un tas d'autres superlatifs, que vous n'ayez jamais vu ?! Je ne m'en suis toujours pas remise ! Merci à elle et à sa maman céramiste ! Je te jure que je suis convaincue qu'il y a un business à se faire là ! 

Je vous quitte avec une image (pas) honteusement volée à l'émission Top Chef (ou l'équivalent qui passe après, je ne sais plus)(d'où la qualité de caca, hein). Paix, amour et chaton sur vous ! See You Toujours Bientôt ;)