dimanche 28 août 2016

Prout. Vacances. Pouët. Vacances. Stop.


Ceci est un message de service.

Broco est parti se faire dorer la pilule sur une île déserte avec sa pelle, son seau et un livre assorti à sa serviette de plage. Stop.

Mais avant ça, Broco a bien stressé de l'avion et n'exclut pas encore la possibilité de se retrouver sur une île déserte où des ours polaires côtoient des vers de fumée. Stop.

Remarquez, Broco n'a rien contre si un dénommé Sawyer est de la partie. Stop.

Broco ne va jamais réussir à dormir alors Broco raconte des bêtises sur son blog. Stop. Mais votre légume favori est tout de même pressé de découvrir un nouvel horizon. Stop. Broco espère que vous avez remarqué son slip de bain. Ou plutôt son absence de slip de bain. Broco ne sait décidément pas faire sa valise. Mais il n'a pas oublié sa brosse à dents, donc tout ne va pas si mal. Stop.

Broco daigne néanmoins vous souhaiter une belle et bonne rentrée et vous fait des bisous là où vos rêves les plus fous l'ont innocemment guidé.

Sur ce, tralala pouët pouët, à bientôt la broco team !


vendredi 26 août 2016

"De Profundis" d'Emmanuelle Pirotte

Cherche-Midi - A Paraître le 25 août 2016
9782749151045

Voilà trop longtemps que Sadness et Groot n'avaient pas fait une apparition par ici !
Voilà un livre qui, dès le premier regard sur sa quatrième de couverture, m'avait fortement intriguée, la promesse "entre dystopie et conte fantastique" étant pour le moins originale ! Et c'est donc sans connaître l'auteure (qui en est a priori à son deuxième roman) que je me suis lancée dans cette étrange lecture, entre deux tomes du Fléau, comme je vous le disais dans mon dernier C'est Lundi. Je dois être dans une période post-apocalyptique, que voulez-vous.

Je remercie le Cherche-Midi pour l'envoi de ce roman !


De quoi ça parle
Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l'Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s'ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s'est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l'attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s'adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ? Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d'une fabuleuse histoire d'amour.


Et ça donne quoi
N'y allons pas par quatre chemins, De Profundis n'a malheureusement pas su me convaincre. Pourtant, nous étions plutôt bien partis tous les deux ! Le début est plutôt agréable et original, nous nous retrouvons à Bruxelles, à une époque qui ressemble de très près à la nôtre, l'évolution d'une maladie bien connue a décimé une bonne partie de la population, nous suivons alors Roxanne, jeune femme brisée, plutôt esseulée et loin de ressembler à nos héroïnes de dystopie habituelle. Peu attachante, Roxanne reste très étonnante et j'ai eu envie de la suivre dans cette Belgique transformée. Mais c'est par la suite que ça se corse.

Roxanne récupère la garde de sa propre fille Stella, enfant lunaire (comme son nom l'indique), et décide, pour leur sécurité de partir dans un bled paumé, loin de l'agitation de la grande ville et hors de portée des gangs qui s'y sont développés. Et c'est là que Titine (c'est toujours moi, Titine), elle a été larguée. L'ambiance change tellement radicalement que vous avez la nette impression que quelqu'un a subrepticement échangé votre livre avec une romance fantastique. Du genre "Elle couche avec un loup-garou", voyez. Un être évanescent, une sorte de fantôme fait alors son apparition et, à partir de là, je suis bien en peine de vous en dire plus parce que, vraiment, j'ai rien compris. Nous basculons entre les souvenirs de ce gentleman, essayant tant bien que mal de se remémorer sa propre histoire, les pensées de Stella, cherchant l'affection d'une mère absente, et la fameuse mère absente, Roxanne donc, tombant petit à petit sous le charme du bonhomme. Au milieu de tout cela, vient s'incruster un récit un peu policier, à base de meurtre et de tueurs en série pas très sympathiques.

Si la partie Stella/Roxanne m'a plutôt intéressé (je pensais que l'histoire d'amour en question, citée par la quatrième de couverture, aurait été filiale plus que romantique, grosse surprise donc) et attendri, je suis totalement passée à côté de la beauté du fantastique tel qu'il nous est proposé par l'auteure, tout cela manquait clairement d'émotion et, oserais-je dire, de "réalisme" pour moi. Pourtant, je suis plutôt du genre à accepter tout et n'importe quoi sous couvert de la fiction et suis très friande de fantastique et de paranormal, mais là, ça ne l'a pas fait. Je suis donc restée sur ma faim, espérant sans cesse que l'auteure allait recentrer son récit autour de la fragile et naissante relation entre la mère et la fille.

Le contexte m'a aussi paru survolé, si la première partie nous développe assez bien le côté post-apo, il n'en est quasi plus question par la suite, après le déménagement à la campagne (campagne très étrangement traitée, d'ailleurs, presque "trop rurale" pour être réaliste) et je me suis alors posée la question de sa nécessité. Il m'a clairement semblé, au fil de ma lecture, qu'Emmanuelle Pirotte n'avait pas su se positionner dans le genre qu'elle avait voulu donner à son ouvrage, fantastique, dystopie, post-apo, romance, etc. ? Tout cela n'est pas assez clair et tout reste donc trop à la surface pour moi.

2/5

En Bref
Malgré quelques qualités au début, des personnages originaux dans leurs imperfections, une belle écriture et un univers réaliste et meurtri, je suis malheureusement restée totalement en dehors de De Profundis. Comme je l'ai déjà dit, je n'aurais peut-être pas dû le lire entre les deux tomes du Fléau de Stephen King puisque le contexte, bien que ressemblant, n'arrive même pas à la cheville du petit orteil du maître de l'horreur pour moi. J'ose espérer que c'est là d'où vient ma déception et que ce roman trouvera son public. Je lui ai retrouvé un petit côté malsain du Diable sur les épaules de Christian Carayon ou, d'un peu plus loin, d'Un Roi sans Divertissement de Jean Giono, sans que, toutefois, je puisse mettre le doigt sur ce que je leur trouve de vraiment ressemblant. Dommage, donc !

mercredi 24 août 2016

"La Fuite" d'Eve Chambrot

Envolume - A Paraître le 25 août
9782371140417

Pauvre petit chaton, réveillé juste pour une photo. Y a plus de respect dans cette société.
Il y a peu de temps, j'avais lu Trésor aux éditions Envolume qui m'avait absolument transcendé et ému, un vrai bijou, une merveille, bref, les superlatifs me manquent. Du coup, quand Envolume m'a de nouveau proposé de lire une de leurs nouvelles parutions, je n'ai pas hésité un seul instant et je les remercie donc pour l'envoi et surtout pour la confiance !

Encore une fois, je m'extasie devant l'objet-livre. La couverture est tout simplement superbe (la photo ne lui rend pas hommage), le papier est velouté à souhait et légèrement irisé et la mise en page interne est très agréable. C'est très soigné et ça fait vraiment plaisir de voir une maison d'édition prend autant à cœur la maquette de ses ouvrages.


De quoi ça parle
C’est un homme ordinaire : comme tant d’autres, il veut gagner de l’argent, réussir. À la tête de sa petite entreprise, il mène une existence confortable. Un jour, les clients disparaissent, les dettes s’accumulent et tout s’effondre. Dès lors, il aura une seule préoccupation : que personne n’en sache rien.


Et ça donne quoi
Bon, avant toute chose, il y a quelque chose qui me tracasse avec ce bouquin. Il m'a fait penser tout du long à un fait divers assez connu d'un type qui a fait semblant d'être médecin pendant des années et allait se planquer dans sa voiture toute la journée et IMPOSSIBLE DE METTRE LE DOIGT SUR LE NOM DE CETTE AFFAIRE ET ÇA M’ÉNERVE ! Bref, c'est pas bien grave si ça dit quelque chose à quelqu'un, qu'il n'hésite pas à me le mentionner en commentaire, je ne dois pas avoir les bons mots-clefs pour que Google daigne me répondre. ("Jean-Claude Romand" me dit monsieur Pumpkins après une recherche Google de 4 secondes, il m’énerve aussi celui-là !)

Ce roman très court nous raconte donc l'histoire d'un homme tout à fait "normal", à quoi tout réussit, le petit chef d'entreprise classique, qui a une vie plutôt correcte avec des déceptions et des réussites professionnelles et amoureuses. Mais un jour, tout bascule, c'est la crise pour tout le monde et tout finit par se casser la margoulette. Le monsieur, finalement fort peu sympathique, prend la chose plutôt mal (quand on est habitué à tout avoir, ça fiche toujours un coup) et cache ce qu'il lui arrive à sa famille.

La narration est très bien construite : c'est cet homme, dont nous ne connaissons finalement pas le nom (enfin, il me semble... Ou alors je suis totalement passée à côté), qui nous raconte sa propre histoire dans des paragraphes en italique, mais, en alternance, nous avons aussi le point de vue de sa femme, Sabine, qui voit le comportement de son mari changer du tout au tout (ou presque...) et qui s'interroge.

Comme je le disais précédemment, le personnage principal "l'homme" est, pour moi, une ordure sans nom (c'est le cas de le dire, haha), le cliché du macho imbu de lui-même, orgueilleux, infect avec sa femme et ses enfants, qui ne pense qu'à lui et qu'à ce que les gens pensent de lui. Si au début, on peut comprendre son mal-être devant la chute de ce qu'il a créé, plus rien après ne justifie ses actes. Par contre, attention, malgré son côté détestable, cela n'empêche en rien la lecture, le personnage est censé être ainsi et est finalement très humain. Le reste des persos donne le même sentiment mais pas pour les mêmes raisons. Sabine, la femme de "l'homme" notamment, inspire à la fois la pitié et l'agacement, on a envie qu'elle se bouge et qu'elle se rebelle mais en même temps, on ne peut pas non plus lui reprocher son comportement, il est le même que celui de la plupart des femmes battues et il est difficile de savoir comment on réagirait à sa place...


3,5/5

En Bref
C'est un livre que j'ai lu d'une traite (rien de très sportif là-dedans, il est très court) et qui m'a laissé un sentiment très étrange. Je l'ai vraiment beaucoup aimé, c'est sûr, mais il m'a aussi "fatiguée", j'ai été épuisée moralement par la méchanceté du personnage et par cette fin que l'on voit venir, inexorablement, malgré tous nos vœux pour qu'elle ne se réalise pas. C'est une histoire très dure mais très réaliste, très ancrée dans notre monde réel, où vous voyez apparaître ce genre d'histoire fait-divers dès que vous allumez la télévision, c'est terrible, ça chamboule mais ça fait réfléchir. Encore une fois, les éditions Envolume prouvent qu'elles savent choisir leur publication et les plumes qu'elles accompagnent, c'est une réussite, vraiment, et ce livre ne vous laissera pas indemne.

lundi 22 août 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous #19 & 20


Voilà maintenant une semaine que je vous ai laissés sans C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? Honte à moi (shame, shame, shame)... Mais me revoilà, par un dimanche franchement déprimant (la pluie, la grêle, le froid), avec un mal de dos carabiné, le chéri qui bosse sur sa Cintiq et mes trois chats qui se collent (ils doivent se dire que je vais arrêter de les nourrir si mon moral continue à dégringoler et ils surveillent donc leur future source de nutriments)(je ne doute pas un seul instant que ces vilains ingrats me mangeraient si l'occasion se présentait) en train d'essayer de vous pondre maladroitement un petit C'est Lundi double pour me rattraper. Et même que je vais essayer d'arrêter de me plaindre juste après cette phrase, héhé. Comme d'hab, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle !

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Les Deux Semaines Passées
Il y a deux semaines, je vous avais dit être en train de lire L'Amie Prodigieuse. Certes. J'avais lu deux pages et impossible de me concentrer sur quoi que ce soit. Après un petit moment d'égarement du style "Oh mon Dieu, je ne suis plus capable de lire" et quelques autres tentatives dont je ne me souviens même plus, Une Dernière Chance (avec son titre plutôt évocateur, j'y ai vu un signe...) a trouvé grâce à mes yeux. Une très jolie histoire sur une vie alternative, pas toujours très drôle mais qui se lit très facilement et qui a eu le mérite de me faire sortir de cette micro panne de lecture (même si, en fait, je ne suis toujours pas convaincue d'en être vraiment sortie, mais on y reviendra...). J'ai enchaîné ensuite, pour mon petit week-end en Allemagne, avec Parfaite, thriller original où nous suivons Joe, maître-harceleur et manipulateur, qui jette son dévolu sur une jeune fille qui rentre dans sa librairie (sont pas nets, les libraires, c'est bien connu ^^). J'ai beaucoup aimé ce concept de suivre le "méchant", à la manière de Dexter (même si celui-ci est plus sympathique que Joe...), l'horreur en devient presque risible tant les pensées de Joe sont déconcertantes, un thriller que je conseille donc vivement à ceux qui aiment le genre.

La Pâtissière de Long Island est idéale pour ceux qui aiment les histoires où le passé et le présent se rencontrent, nous suivons ici Marie, jeune Allemande forcée d'immigrer aux Etats-Unis par son père, qui va tenter de se construire une nouvelle vie loin de son pays (lui-même en train de prendre une drôle de direction, puisque nous sommes à la veille de la Seconde Guerre Mondiale). Rien de spécialement original ici mais une histoire vraiment intéressante qui se lit toute seule. Je me suis ensuite attaquée à l'un de mes deux derniers sp restants, La Fuite d'Eve Chambrot, aux éditions Envolume. Une lecture très rapide puisque l'ouvrage ne fait pas tout à fait 100 pages mais pourtant, le temps que nous avons passé ensemble fut riche en émotion ! Je vous en reparle dans la semaine !

Enfin, la micro passe de lecture a fait encore des siennes et je n'ai en ce moment qu'une envie : RELIRE. C'est quelque chose qui m'arrive de temps en temps et qui ne dure généralement pas aussi longtemps. Après avoir relu Nuit Noire, Etoiles Mortes de Stephen King, je me suis donc dirigée vers le premier tome du Fléau, l'un de mes préférés avec Ça... Pas de surprise ici, j'aime toujours autant et je découvre à nouveau des tas d'éléments qui m'avaient échappé lors de mes (nombreuses) précédentes lectures...


En Cours
Je suis quasiment à la moitié de De Profundis d'Emmanuelle Pirotte aux éditions Cherche-Midi et je dois bien avouer que je ne sais pas trop ce que j'en pense actuellement... Il faut dire que le monde post-apo décrit fait un peu pale figure après celui du Fléau de Stephen King, je n'aurais peut-être pas dû enchaîner les deux... Mais les personnages sont intéressants, la plume est agréable et je me demande bien comment tout va se goupiller. A nouveau, je vous en dis plus dans la semaine.

4éme de couv
Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s’est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l’attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s’adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ? Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d’une fabuleuse histoire d’amour.


La Semaine Prochaine
Je continue sur ma lancée et je vais sans hésitation lire le deuxième tome du Fléau. Ensuite, pour rattraper toutes ses horreurs, je vais lire mon dernier achat (et mon premier depuis pas mal de temps d'ailleurs), le petit dernier de Mikaël Ollivier, Tu ne Sais Rien de l'Amour, même si je ne sais pas du tout de quoi il parle (d'amouuuuuuuuuurr), juste parce que j'avais adoré Le Monde Dans la Main, chez le même éditeur. Puis, si les bons sentiments sont au rendez-vous et que j'ai toujours envie de tuer la terre entière (sauf le chéri, c'est lui qui fait la vaisselle), j'ouvrirais la bd Lady Killer qui nous promet une ménagère des années 50 version Dexter (décidément, il n'y en a que pour lui aujourd'hui).


Le Craquage de Slip

Pas vraiment d'achat de bouquin ces deux dernières semaines (sauf Tu ne sais rien de l'amour, mais je n'allais pas vous faire l'affront de juste vous mettre une photo de ce pauvre livre tout seul) alors, pour me faire pardonner, voici la plus jolie médiathèque version moderne que j'ai jamais vue. Il s'agit de la Stadtbibliothek (mon allemand s'arrête là)(Auf Wiedersehen !) de Stuttgart et c'est vraiment une merveille d'architecture. C'est une espèce de cube, d'un blanc immaculé, où tout semble être très fonctionnel. C'est vraiment très impressionnant...

Si vous ne connaissez pas cette ville, je vous encourage à aller y faire un tour, elle n'est pas très loin de la frontière française et tous les quartiers sont très beaux, mélangeant l'architecture moderne et ancienne et la nature, très présente (et en plus, y a plein de Pokémon, ce qui ne gâche rien ^^). 


A part ça, les vacances commencent vraiment à se faire attendre ! Mais c'est la semaine prochaine ! Youplaboum, joie et bonheur dans mon cœur ! Vous ne verrez pas à nouveau pas de C'est Lundi le 29 août puisque je serais en train de paniquer à l'idée de monter dans l'avion. Mais si cette semaine se déroule comme je l'entends, je reviens avec deux chroniques et un petit billet en plus le week-end, vous n'allez pas vous débarrasser de moi comme ça ^^

Sur le blog, il y a eu ces deux dernières semaines : une lecture comme avec Aphrodite et Vieilles Dentelles, un thriller très sympathique avec Là où elle repose et un coup de cœur pour Memorex.


Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.

vendredi 19 août 2016

"Memorex" de Cindy Van Wilder

Gulf Stream - Mai 2016
9782354883324


Il y a certaines auteures comme Cindy Van Wilder (et Agnès Marot d'ailleurs) qui vous sont tellement sympas sur Twitter que vous ne pouvez pas vous empêcher de vous procurer de toute urgence leur nouveau roman dès le jour de la sortie. Et de le commencer directement dans le métro en revenant de la librairie. Tout ça pour vous expliquer un peu à quel point mon obsession peut avoir des conséquences sur ma vie et sur ceux qui m'entourent. Ahem. Non mais en vrai, je vais bien, hein.

De quoi ça parle
2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l'île familiale. Un an qu'Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s'est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l'île : c'est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancœurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l'énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Et ça donne quoi
Eh ben c'est top ! Voilà. Bonne journée.

Rhoo ça va. Il est tard. Et j'ai pas pris mes médocs. NE FUYEZ PAS ! REVENEZ ! JE BLAGUE !

Nous sommes ici dans une sorte de thriller d'anticipation, je ne sais pas si ce genre existe officiellement mais on s'en fiche, c'est tout à fait ça. Après des événements difficiles mais encore assez mystérieux au début du roman, la vie de Réha a été bien bouleversée et c'est dans cette ambiance à la fois nostalgique et oppressante que nous rentrons (facilement) dans le récit. Les personnages sont bien amenés et très intéressants, avec une psychologie très travaillée (les apparences sont trompeuses...). La jeune fille évolue doucement et tristement mais est loin d'être au bout de ses peines. En effet, lors d'une réunion sur l'île privée de son père (yen a qui ont de la chance !), des secrets vont être révélés et tout va s'imbriquer.

La construction est très judicieuse et ajoute énormément à ce suspense détonnant : à partir de l'arrivée sur l'île, le roman alterne les passages dans le passé, avec Aïki, le jumeau "étrange" et dans le présent, avec Réha, la jumelle perdue. Par ce biais, nous comprenons tout doucement que, manifestement, quelque chose cloche. Les révélations sont extraordinaires et très bien amenées, on y croit tout de suite et elles nous laissent un goût assez amer en bouche, devant l'injustice de cette histoire Frankenstein-like version moderne et mécanique. Suis-je la seule à toujours avoir été hyper émue par le destin de la créature ressuscitée à l'insu de son plein gré ?

Cindy Van Wilder pose ici de nombreuses questions très judicieuses, allant de la responsabilité et de l'éthique scientifique, aux attentats et à l'ivresse que peut donner le pouvoir de l'argent. L'atmosphère est à la hauteur de ce thriller complexe : angoissante et lourde, mais quel plaisir ! Impossible de ne pas se prendre au jeu, de ne pas avoir peur pour les personnages, de ne pas espérer une issue favorable pour tout ce petit monde (et la mort dans d'atroces souffrances pour les méchants)(en vrai, je suis un bisounours mais là, non).

4,5/5

En Bref
Une véritable réussite ! Honnêtement, le genre du thriller n'est d'ordinaire pas ce qui se fait de mieux en young adult (pour moi en tout cas) mais ici, tout passe tout seul. C'est donc un coup de coeur pour Memorex ! Décidément, Gulf Stream n'a pas fini de m'étonner. L'écriture est fluide et addictive et l'histoire, tout en faisant appel à une certaine culture populaire et ancrée dans la plupart de nos petites cervelles, nous pousse à la réflexion. Petite mention spéciale pour ceux qui ont lu I.R.L., l'autrice nous y laisse une petite dédicace ! Déjà que Cindy Van Wilder et Agnès Marot nous amusent beaucoup sur Twitter, voilà qu'elles se font du ping-pong littéraire ! Le petit bidule qui fait toujours plaisir :D

mercredi 17 août 2016

"Là où elle repose" de Kimberly McCreight

Cherche-Midi - à paraître 18 août 2016
9782749148731


Mesdames et Messieurs, il est l'heure pour moi de sortir brièvement de ma grotte (constituée, en ce moment, de Pokémon, de Gilmore Girls, de Dumplings et du Fléau, l'un des chefs d’œuvres de Stephen King) pour vous pondre, dans la joie et la bonne humeur, une petite chronique. Le livre du jour (comme le plat du jour mais vous risquez une sérieuse indigestion si vous tentez de bâfrer votre bouquin) est le deuxième thriller de Kimberly McCreight. Son premier, Amelia, m'avait tenue en haleine pendant toute ma lecture, vous imaginez donc aisément le bonheur que j'ai eu lorsque j'ai ouvert le colis des Éditions Cherche-Midi et que j'ai découvert celui-ci ! Merci à eux !

De quoi ça parle
À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

Et ça donne quoi
Nous retrouvons ici une construction similaire à celle d'Amelia, les chapitres vont s'alterner entre le point de vue de Molly, journaliste chargée d'enquêter sur la découverte du corps d'un bébé, celui de Sally, une jeune adolescente qui ne retrouve plus sa mère et d'autres éléments, comme les articles écrits par Molly (et les commentaires des internautes) ou des extraits de journaux intimes par exemple. Que ce soit en contemporain ou en thriller, c'est une construction que j'aime beaucoup, le temps défile, les pages se tournent, on collecte des indices un peu partout et on se laisse souvent berner par de fausses pistes.

Malheureusement, même si j'ai énormément apprécié ma lecture, je reste sur ma préférence d'Amelia. J'ai trouvé que la thématique était peut-être moins originale et j'ai hélas senti venir plusieurs révélations. Toutefois, on se laisse vraiment très facilement entraîner par la plume de Kimberly McCreight qui sait comment mener son histoire. Les thématiques abordées sont difficiles, la mort d'un enfant particulièrement, mais traitées avec une grande justesse et peu de pathos. J'ai aussi bien accroché avec le personnage de Molly, qui malgré son passé douloureux, reste forte, logique et presque froide devant les événements. Après, j'ai parfois eu du mal à comprendre pourquoi on ressassait constamment ce fameux épisode douloureux de sa vie... Barbara est aussi un personnage qu'on a bien du mal à cerner et j'aurais vraiment aimé avoir encore quelques chapitres avec elle pour comprendre encore plus sa "folie".

Le mystère premier, à savoir qui est la mère du bébé mort et comment il est arrivé là, est passionnant et très prenant. Mais ce qui m'a encore une fois le plus marqué dans ce thriller, ce sont les commentaires des "faux-internautes" sous les articles de Molly (ce qui n'est pas sans rappeler l'excellent thriller Ne Pars Pas Sans Moi !) qui montrent bien la dureté et la méchanceté des gens cachés derrière leur écran. Point de départ d'une enquête sociologique fascinante et fortement d'actualité, si quelqu'un veut s'y coller.

3,5/5

En Bref
Un très bon thriller, très bien écrit qui nous tient en haleine pendant 400 pages. La violence y est bien présente mais tout reste dans des proportions correctes (je pense aux âmes sensibles notamment, vous pouvez normalement y aller sans aucun problème) J'ai bien l'impression qu'il va maintenant falloir compter sur Kimberly McCreight dans le paysage riche du thriller américain et je conseille donc vivement à tous les amateurs du genre de la découvrir ! (mais, si ce n'est pas encore fait, lisez Amelia) Quant à moi, je vais bien évidemment attendre avec une grande impatience son prochain ouvrage.

Une très belle journée à tous et merci de m'avoir lue !

mercredi 10 août 2016

"Aphrodite et Vieilles Dentelles" de K.B. Holmqvist

Mirobole - Mai 2016
9791092145564

Je ne vais pas vous mentir, un livre a été blessé pendant la prise de cette photo... Le temps que je me rende compte de ce que j'étais en train de prendre, le pauvre livre s'est fait croquer.
Acheté juste pour son titre et sa couverture simple mais drôle (les culottes de mémé qui sèchent ont toujours eu un effet bœuf sur moi), j'ai enfin trouvé le temps de lire ce petit ouvrage grâce à Popcorn & Gibberish et sa proposition de lecture commune. J'avoue que je n'en attendais pas grand-chose, j'ai souvent du mal à m'attacher aux personnages âgés et, cœur de pierre que je suis parfois, leurs situations ne m'émeuvent que rarement (on fera moins la maligne quand pipi dans la couche, de nouveau, il y aura) et ce fut donc avec surprise et avec un plaisir indéniable que j'ai dévoré l'histoire de nos deux mamies.


De quoi ça parle
Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Elles font des confitures, vont à l'église et se couchent chaque soir exactement à la même heure. Pas de commodités à l'intérieur de leur maison vétuste : les toilettes sont au fond du jardin, l'eau est à tirer au puits. Tout change à l'arrivée d'un nouveau voisin, Alvar Klemens, ou plutôt de son chat : le félin est pris de frénésie sexuelle en mangeant une des plantes d'Alvar, que celui-ci entretient avec un engrais curieux. Et si elles tenaient avec ce produit l'occasion de s'offrir enfin des W.C. dignes de ce nom ? La révolution est décidée : les deux dames montent un business clandestin d'élixir aphrodisiaque...

Et ça donne quoi
Les deux dames, ensemble depuis toujours, ont un quotidien réglé comme un coucou suisse. Leurs habitudes sont particulièrement bien ancrées et tout se déroule naturellement, sans que l'une ou l'autre n'y trouve à redire. Pourtant, l'arrivée de leur jeune voisin (60 ans à peine, un jeunot)(si on lui pressait le nez, il en sortirait du lait)(oui, j'ai décidé d'insérer tout un tas d'expression de grand-mère dans cet article)(saperlotte) va bouleverser cette routine et c'est là que la modernité, et les surprises qui vont avec, va faire une entrée fracassante chez nos sisters qui sont finalement beaucoup plus rock'n'roll qu'il n'y parait. 

Dès le début, j'ai senti que toutes les trois, on allait bien s'entendre. Le récit nous livre constamment les pensées de Tilda et d'Elida (les deux sont souvent en profond désaccord, tout en ayant exactement le même avis), qui nous prouvent qu'elles ont encore plus d'un tour dans leur sac, et quelques-uns de leurs souvenirs et si le ton principal est l'humour, j'ai parfois eu un peu de peine pour ces deux vieilles demoiselles (toutes ces histoires d'amour ratées...). Complètement oubliées par la société moderne, elles vivent la chose plutôt bien et sont parfois d'une naïveté confondante devant tous les gadgets bizarres et les habitudes dont nous avons aujourd'hui besoin. Elles ne m'ont pas rappelé ma grand-mère, qui aimait à se tenir au courant de tout, quitte à nous poser une tonne de questions sur nos ordinateurs et nos téléphones mais j'ai tout de suite visualisé le type de personnes qu'elles représentent, celles qui, sans critiquer vertement, n'arrivent tout simplement pas à s'y faire.

J'ai vraiment été touché par ces deux personnages, tour à tour minaudant devant le beau voisin, rembarrant le frangin un peu trop tyrannique (horrible personnage que celui-là), prouvant une ingéniosité sans égale pour construire une petite entreprise en partant de rien et prouvant que la vieillesse, ça peut encore être sympa. Le seul petit bémol que je peux vous dégoter, c'est l'absence de véritable FIN, on sent bien que la vie va continuer pour Tilda et Elida après que nous ayons fermé ce roman (et tant mieux pour elles) mais j'aurais vraiment aimé les suivre encore un peu... Et attention au résumé de quatrième de couverture, l'entreprise créée n'est pas vraiment le sujet principal du bouquin, celui-ci étant plus une tranche de vie, un moment différent dans les 70 années de la vie des deux vieilles demoiselles.


En Bref
4/5
C'est clairement un ouvrage feel-good, doux et simple, qui, sans nous faire rire aux éclats (rares sont les livres qui réussissent cet exploit) a le mérite de nous faire sourire et de nous attendrir devant deux vies, deux personnes que rien ne semble pouvoir abattre. Il ne s'agit pas d'un coup de cœur à proprement parler, même si j'ai bien du mal à expliquer ce qui m'a manqué (un peu plus de détails peut-être) mais toujours est-il que c'est un roman qui m'a fichu une banane d'enfer et rien que pour ça, il vaut le coup d'être ouvert (Eh boum ! Une rime sauvage apparaît)(avec un tout petit niveau, on est d'accord) et j'en garde encore un souvenir ému une semaine après ma lecture (même si je suis vraiment bien contente d'avoir des toilettes à l'intérieur de chez moi)...


lundi 8 août 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #18


Le mois d'août est toujours particulier, entre ceux qui sont en vacances et ceux qui désertent leur ordinateur, internet semble bien mort. J'ai bien failli participer aujourd'hui à ce vide webesque mais un regain d'énergie m'a fait quitter mon bouquin pour tout de même venir vous pondre ce C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? Ne me remerciez pas, c'est cadeau. Je n'allais pas laisser mes quelques pauvres visiteurs/résistants sur les dents, ça n'aurait pas été très sympa. Comme d'hab, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée
Semaine remplie de très bonnes lectures mais hélas pas franchement gaies entre The Memory Book, récit d'une adolescente atteinte d'une maladie rare qui lui fait, entre autres, perdre la mémoire (terrifiant), La Présidente, dystopie glaçante de la montée au pouvoir de Marine Le Pen dans un futur très très proche et Le Sel de Nos Larmes, le nouveau roman de Ruta Sepetys, qui nous dévoile la plus grande tragédie nautique de l'histoire, jusqu'ici inconnue pour moi. Heureusement, il y a eu Aphrodite et Vieilles Dentelles pour remonter le moral des troupes dans l'affaire ! C'était en lecture commune avec PopCorn & Gibberish, vous aurez la chronique mercredi sans faute ! 


En Cours
Je viens tout juste de commencer L'Amie Prodigieuse d'Elena Ferrante donc je n'ai pas trop d'infos à vous donner dessus pour l'instant. Le début est assez intrigant et j'ai hâte d'en apprendre plus sur les deux jeunes filles [Coucou à Charlotte, qui m'a donné envie de le sortir plus tôt que prévu ^^].


La Semaine Prochaine
Je continue sur ma lancée de lecture des parutions de la Rentrée Littéraire avec la prochaine sortie des éditions Envolume, La Fuite d'Eve Chambrot (j'avais adoré Trésor !) et je pense me laisser tenter par Une Seconde Chance de Dani Atkins malgré sa couverture plutôt hivernale... Au Bout du Tunnel de Carlos Garcia Miranda va, quant à lui, me servir à faire baisser ma pal jeunesse, ce qui n'est pas une mince affaire ! Je ne sais pas encore si cette sélection sera suivie, je pars en week-end et nous ne sommes pas à l'abri d'un changement d'avis de dernière minute en ce qui concerne les heureux accompagnants.


Le Craquage de Slip

Toujours aussi raisonnable (je m'autocongratule, ça fait toujours du bien), je n'ai effectué qu'un seul achat livresque cette semaine : le Harry Potter and The Cursed Child en anglais. Si on sait que je ne lis jamais de livres dans la langue de Shakespeare, on peut aisément penser que raisonnable, je ne l'ai pas du tout été. Mais qu'importe ! La bête est superbe et est du plus bel effet dans ma bibliothèque. Et blague à part, je compte bien le lire, il faut d'ailleurs partie de mes lectures de la semaine prochaine, le côté "script de pièce de théâtre" devrait être assez facile à appréhender. Par contre, du côté de l'histoire, j'ai pas mal d'appréhensions, les critiques sont soit très élogieuses (et donc peut-être exempte d'objectivité puisqu'il s'agit d'Harry), soit très mauvaises (et donc peut-être exempte d'objectivité puisqu'il s'agit d'Harry x2). J'ai donc hâte de me construire ma propre opinion.

Sinon, mon avenir de dresseuse de Pokémon se passe bien, je vous remercie de vous en inquiéter.

Sur le blog, il y a eu cette semaine : le bilan du mois de Juillet et la chronique des Mystères de Larispem.

Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.


vendredi 5 août 2016

"Les Mystères de Larispem T.1" de Lucie Pierrat-Pajot

Gallimard Jeunesse - Avril 2016
9782070599806


Dîtes moi tout de suite si j'ai tort mais j'ai bien l'impression que suite à la parution du premier tome de la Passe-Miroir, le prix du premier roman de Gallimard Jeunesse s'est tout de suite propulsé comme étant une preuve de qualité. Je n'ai donc pas hésité longtemps avant de me procurer l'ouvrage de la deuxième gagnante, Lucie Pierrat-Pujot même si je vous avoue avoir quand même un peu flippé : il parait que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, j'ai tendance à croire que c'est pareil pour les coups de cœur (comment ça, elle n'est pas claire ma phrase ?!). Coupons net le suspense qui vous étreint tous à cet instant précis : j'ai adoré ce premier tome (et franchement, si la suite n'arrive que dans un an, c'est nul).

De quoi ça parle
Larispem, 1899. Dans cette Cité-État indépendante où les bouchers constituent la caste forte d'un régime populiste, trois destins se croisent... Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l'apprentie louchébem et Nathanaël, l'orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l'ombre d'une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ? Maraudeuses, sabotages d'automates, livre indéchiffrable : au fil des ruelles de Larispem se dessine un monde rétro-futuriste captivant.

Et ça donne quoi 
Déjà, regardons la bête avec nos grands yeux ébahis : on ne peut pas dire que Gallimard oublie de se casser le fessier avec ses couvertures, celle-ci est magnifique (moins que celle de la Passe-Miroir mais ce livre étant parfait en tout point, la comparaison en devient inutile) et ma photo ne lui rend clairement pas justice, ça brille et les illustrations en noir et blanc annoncent la couleur (haha)(pardon). Nous allons être plongés dans un monde steampunk, sombre et secret. Et cette tendance se confirme à la lecture où nous voyageons avec délice dans une ville (je vous laisse le plaisir de découvrir de laquelle il s'agit à la lecture ou si vous avez déjà quelques connaissances d'argot boucher) où la Commune a eu le résultat escompté et a ainsi expulsé tous les aristocrates de la ville, gagnant ainsi son indépendance et la création d'une Cité-État, dirigée de main de maître par plusieurs illustres personnages (comme Jules Verne, que j'ai été ravie de retrouver après son apparition réussie dans City Hall). Voilà une utilisation plus intelligente et rare de l'uchronie en littérature de jeunesse ! Si vos souvenirs scolaires sont aussi flous que les miens, rassurez-vous, nul besoin de maîtriser l'histoire de France sur le bout des doigts pour apprécier le récit, l'autrice développe son univers juste ce qu'il faut pour ne pas nous perdre, créer son monde et nous y faire pénétrer.

Dans cette fameuse Larispem, nous suivrons trois personnages bien différents : Liberté, jeune mécanicienne très futée et un peu rondelette, Carmine, tigresse apprentie-bouchère armée des longs couteaux utiles à son futur métier et Nathanaël, orphelin qui découvre les étrangetés de son passé et celles de son futur. Les trois sont agréables à suivre et bien construits avec leurs failles et leurs forces et nous dévoilent, en les découvrant eux-mêmes, petit à petit les dessous de cette ville étrange et si différente de celle de notre passé. Petite mention spéciale pour Liberté, le personnage le plus sympathique et attachant selon moi, provinciale exilée dans cette nouvelle cité, qui cherche difficilement à y faire sa place, c'est un beau personnage féminin comme on en voit peu !

Petit bémol hélas (il y en a toujours un) : ce premier tome est beaucoup trop court ! Le temps de mettre en place l'univers (qui est tout de même complexe sans être incompréhensible), le temps de nous présenter tout le monde, leur passé et leur aspiration, nous voilà déjà à la dernière page... Attention, l'action et les rebondissements sont là et bien là mais ça passe vraiment trop vite et on se retrouve le nez dans la soupe à la fin en se demandant s'il ne manque pas un morceau à notre bouquin ! L'envie de découvrir la suite est bien présente, en espérant que l'autrice arrive à développer encore plus sa Larispem si passionnante !

4/5
A quand la suite ?

En Bref
Un univers totalement atypique et un roman bien écrit, je suis vraiment ravie de voir que Gallimard reste dans le même ordre de qualité que pour la Passe-Miroir (même si ça reste bien largement en deçà, qu'on soit bien d'accord)(mais je suis totalement partiale, désolée), les bases posées sont solides et on sent que ça foisonne de belles promesses que j'ai hâte de lire. Plusieurs mentions spéciales : j'ai déjà parlé de la couverture, l'ouvrage est parsemé de diverses illustrations du même artiste, Donatien May, que je découvre ici et qui, il faut le reconnaître, a fait un travail formidable en nous plongeant encore plus dans l'atmosphère steampunk créée ici. Ensuite, l'argot boucher, dont j'avais depuis bien longtemps oublié l'existence, apporte une saveur particulière, une petite bouffée de patrimoine bien agréable, ancrant ainsi le récit dans notre passé tout en lui apportant une musicalité exotique, c'est très particulier mais vraiment savoureux ! Bref (bon sang, je suis diablement longue pour un "En Bref"), c'est un "presque" coup de cœur qu'il faut absolument lire !

mercredi 3 août 2016

Bilan #12 Juillet 2016

La vache (non, c'est un chat...), je regardais la photo du bilan du mois de Juin pour comparer, il a doublé de volume, le Bowie !
J'allais commencer le récap' pleine d'optimisme, débordante de joie sur ce magnifique mois de juillet où il a fait beau (on va passer sur les déceptions bouloesques, hein) et chaud et tout le tralalala mais à l'instant où je vous parle, le gars venu pour réparer ma chaudière (rien de porno là-dedans, il est VRAIMENT venu réparer la chaudière) a totalement ignoré toutes mes petites questions naïves (et même ma présence) sur le pourquoi du comment du problème. Sans doute parce que j'ai des ovaires. Et je suis très très très très énervée. Je n'arrive pas à me calmer, c'est assez incroyable. Genre, ça a l'air de marcher mais c'est pas sûr, ma bonne dame, parce que le problème, en fait, c'est dans votre tête qu'il est, elle va très bien la chaudière (et la marmotte, tout ça tout ça). Je vous jure que la prochaine fois, je lui jette un chat dessus, ça lui apprendra.

Bref, parlons bouquin, je me replaindrai vers la fin, il parait que ça soulage (non). 

Une fois habituée à la magnificence des chatons, j'ai repris un rythme de lecture plutôt correct (pour moi, on s'entend), avec un total de 20 livres, majoritairement de la jeunesse, ceci expliquant sans doute cela. Hélas, pas de gros gros coups de cœur ce mois-ci. Pas mal de lectures qui m'ont laissée un très bon, voire un excellent souvenir mais sans doute rien qui mériterait de figurer au panthéon de ma bibliothèque si vous voyez ce que je veux dire (sauf le Stephen King, mais suis-je vraiment objective ici ? Je ne pense pas).

      BILAN JUILLET 2016    
20 lectures
dont 2 Bds

Voilà donc les compagnons du mois. Parmi les déceptions, avec le recul, je peux aisément mettre The Scorpion Rules, je ne pense pas lire la suite du tout, je suis vraiment passée totalement à côté de l'histoire. C'est un peu pareil pour le deuxième tome de Sunshine, même si je pense tout de même ne pas abandonner la trilogie si près du but, pourvu que l'autrice ait une bonne idée derrière la tête. Les Rêves sont faits pour ça m'a profondément ennuyé, j'ai même considéré le laisser de côté un moment mais j'ai désespérément attendu LA révélation qui va me faire tomber sur les fesses (spoiler : elle n'est pas venue). Tant pis pour moi. 

J'ai passé un bon moment avec DUFF même si j'ai clairement préféré le film (une fois n'est pas coutume), avec Sex Story (même je n'ai rien appris de nouveau), avec Blacklistée (je commence à me lasser de la thématique du harcèlement scolaire) et avec Aristote et Dante découvrent les secrets de l'Univers (chronique ici). Petite surprise pour les deux tomes de DIMILY qui ne me tentaient pas du tout à l'origine et que j'ai finalement dévorés en deux petits jours.

J'ai adoré le cynisme et le sarcasme de l'héroïne de Dis-moi si tu souris, elle donne toute sa saveur et son originalité au roman (que je conseille d'ailleurs !). La saga québécoise Les Années du Silence continue à me plaire toujours autant, même si certains personnages mériteraient un bon secouage de puces. J'ai aussi beaucoup apprécié le deuxième Charleston de cette sélection, Les Lettres de Rose, qui reste parfaitement dans la ligne éditoriale de cette chouette maison d'édition.

Enfin, les meilleurs du mois de Juillet sont (roulement de tambour et danse du ventre !)
  1. Miss Peregrine et les enfants particuliers : pour son univers étrange et les insertions de photo dans l'ouvrage.
  2. Les Carnets de Cerise T.1 Le Zoo Pétrifié : pour ses illustrations magnifiques et son héroïne pleine d'optimisme.
  3. Pretty Girls : pour son côté bien gore et tourmenté.
  4. The Deal : pour son héros bien fichu et son héroïne pas débile.
  5. Ma Meilleure Ennemie : surtout pour ces quelques lignes de fin qui m'ont fichu la chair de poule.
  6. Là où elle repose : pour les apparences trompeuses.
  7. L'Affaire Jane Eyre : pour son monde complètement farfelu où la littérature a une place hyper importante.
Bien sûr, Nuit Noire, Etoiles Mortes de Stephen King est hors compétition. Il s'agit d'une relecture, je serais presque idiote de me forcer à relire quelque chose que je n'ai que moyennement apprécié...


Côté Challenge
Challenge des 100 Livres : hééééééééééé mais j'en ai lu un de la liste !!! Si si si ! L'Affaire Jane Eyre ! Héhé, je suis joie, adieu la culpabilité ! Et sans rien faire en plus, on remercie l'ami Lost in Chapter 13 de m'avoir poussé à le lire ;) (allez faire un tour chez lui d'ailleurs, on y apprend beaucoup sur les comics !)
2016 Reading Challenge sur Goodreads : 127 lus sur 160, avec une avance de 35 livres. Je commence à me demander quel est l'objectif que je me mettrais lorsque j'aurais atteint les 160... Des idées ? On vise les 200 ?
Challenge Livraddict En 2016 Je compte mes pages : j'ajoute 7575 pages à mon total de 43211, ce qui nous donne 50786 pages. Le challenge est validé ! Je suis joie ! Et surprise aussi. Je ne pensais pas que c'était possible, n'ayant absolument aucune idée du nombre de pages que je lis au quotidien. Je ne sais pas si je vais continuer à vous informer de la progression, du coup, vu qu'elle n'a plus vraiment de raison d'être mais une chose est sûre, c'est que je vais continuer à comptabiliser tout ça, c'est vraiment très amusant en plus d'être intéressant ! Et je suis persuadée que mon fichier excel vaudra une fortune un jour ^^

Blablablog
Comme je le disais plutôt (je suis un peu calmée, promis, j'arrête avec ma chaudière), le mois de juillet fut plutôt agréable, même si les litres d'alcool ingérés furent bien trop importants (et donc le nombre de gueules de bois aussi)(je ne comprends toujours pas pourquoi je m'inflige ça), mais franchement, qui résiste à l'appel de la bière en terrasse quand il fait beau ? On est Lillois ou on l'est pas ! (et boum, voilà pour le cliché des nordistes alcooliques ^^). J'ai eu le petit cœur brisé en abandonnant deux de mes chatons, tendrement élevés pendant un mois et demi (n'appelez pas Brigitte Bardot si vous passez par ici pour la première fois, je les ai en fait donné à une très bonne famille, ils sont très heureux ! Je le sais parce que je les ai revus et ils me l'ont dit)(comment ça, vous ne parlez pas chat, vous ?!) mais tout ça fait de très très bons souvenirs et j'ai maintenant un nouveau petit bébé Bowie (Bobo pour les intimes) à m'occuper et le petit chaton adore les câlins, qu'il réclame en miaulant comme un désespéré avec sa petite tête de fennec (rapport aux grandes oreilles), il est trop chou. Et Merlin l'adore, faut les voir se lécher mutuellement, c'est trop drôle)(toujours rien de porno là-dedans, nous sommes des gens très purs).

Pour le blog, on n'est pas à l'abri d'un ralentissement des publications un de ces quatre, nous partons bientôt en vacances et la grande angoissée que je suis (et non, je ne me soigne pas) va avoir besoin de pas mal de temps et de beaucoup de concentration pour tout préparer. On part en avion. Avec un seul bagage cabine. Qui doit faire moins de 10 kilos. Quelqu'un pour m'expliquer comment je fais pour prendre assez de bouquins pour une semaine ? Je sacrifie les culottes ? Le premier qui dit "liseuse" va subir mon courroux, qu'on se le dise. N'hésitez pas à me suivre sur Twitter, les prochaines semaines risquent d'être mouvementées et vous aurez le droit de vous moquer.

Petit point série, je découvre, grâce à Netflix, Gilmore Girls. Je ne sais pas comment j'ai pu passer à côté de ça pendant toutes ses années. Mais le mal est réparé et je m'enfile tranquillou un ou deux (ou trois) épisodes par jour. Et y a Jared Padelecki dedans !!! Mon Sam Winchester chéri (je préfère Dean en vrai), avec sa tête de bébé, il est trop chou. Par contre, ne me parlez pas de Milo Ventimiglia, j'ai jamais trouvé un seul gramme de charme à Peter Petrelli. Et encore moins à son frère, cela dit. Bref, je suis RAVIE. Et mon nouveau rêve est d'avoir la répartie des deux filles, pour envoyer promener le gars de la chaudière par exemple (on en revient toujours aux mêmes choses par ici).


Ce mois-ci, sur le blog :
Tag Qui a peur du grand méchant livre - C'est Lundi #13 - Zodiaque T.1 - Bilan de Juin - C'est Lundi #14 - Les Sept Sœurs T.2 - C'est Lundi #15 - En Attendant Bojangles - Le Chant du Rossignol - C'est Lundi #16 - Aristote et Dante découvrent les secrets de l'Univers




Je vous bisouille tous très cordialement et vous souhaite un très beau mois d'août !

lundi 1 août 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #17


Youplaboum. Qui c'est qui a complètement oublié de poster vendredi alors qu'elle avait une chronique de prévue ? Qui c'est qui s'en est rappelée dimanche matin mais qui a préféré aller chasser le pokémon plutôt que d'y remédier ou même d'écrire son C'est Lundi un peu en avance ? C'est TITINE ! En gros, je suis désolée de déserter le blog et les réseaux sociaux en ce moment, la faute à ce fichu Pikachu que je n'arrive pas à avoir et à l'arène en face de chez moi, les autres joueurs n'ayant pas la décence de me laisser la posséder à loisir. Un comble.

Toujours est-il que je vais essayer de me reprendre, même si c'est les vacances et que j'ai envie de faire tout un tas de choses (les journées sont courtes), on ira faire tourner les pokéstops quand deux chroniques auront au moins été écrites !

En attendant, c'est l'heure du C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? (que j'écris de plus en plus tardivement, ça non plus, ça ne va pas du tout), vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



La Semaine Passée

Je n'ai même pas l'excuse d'avoir lu beaucoup ! Juste deux bouquins cette semaine mais deux très bonnes lectures : The Deal bouscule les clichés de la romance classique, j'en reparlerai et Là où elle repose, même si je l'ai trouvé un peu en deçà du premier roman de Kimberly McCreight, Amelia, reste un très bon thriller.


Lecture en Cours
The Memory Book, un nouveau Lumen pour tenter d'oublier la déception de The Scorpion Rules. On oublie la fantasy/dystopie/SF pour ce qui me semble être "simplement" du contemporain. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus pour l'instant, je viens à peine de le commencer.


La Semaine Prochaine
Comme prévu, Popcorn & Gibberish et moi allons lire Aphrodite et Vieilles Dentelles en lecture commune à partir de mercredi, si tout va bien ! Après ce qui, je l'espère, sera une lecture drôle, je pense enchaîner sur quelque chose d'un peu plus dur avec Le Sel de nos Larmes de Ruta Sepetys. Puis, ce sera le tour du premier tome de Rose Morte dont je ne sais pas grand-chose, à part que généralement, ça plaît beaucoup !


Le Craquage de Slip
Pas d'achat livresque à déclarer, je suis sage comme une image (même si je ne suis pas sûre d'arriver à lutter longtemps contre le script de la pièce Harry Potter en anglais)(non, ce n'est pas un huitième tome, je REFUSE de dire qu'Harry Potter n'est plus en 7 tomes). Le truc qui me bouffe tout mon temps (et pas mal du temps des médias aussi, je ne vais pas trop vous saouler avec du coup), c'est Pokémon Go. Et cela même si je n'ai JAMAIS accroché à ces bestioles étant gamine. Ici, c'est vraiment le concept du jeu que je trouve très sympa, se balader dans l'espoir de trouver un Soporifik ou, tout bêtement, un autre Roucool (non, je blague, ils nous gonflent, ceux-là), m'éclate vraiment. Et merci à eux, je fais maintenant mes 10.000 pas quotidiens. Ma cellulite ne me remercie pas. Mais, blague à part, faîtes gaffe où vous mettez les pieds quand vous jouez à ça. Moi qui ai une tendance à me trop me concentrer sur quelque chose quand je marche (c'est pour ça que ça fait longtemps que j'ai abandonné l'idée de lire en marchant, ayant trop peur de me retrouver au milieu de l'autoroute), j'ai déjà failli me prendre moult murs, moult gens et moult crottes de chien et je vous jure qu'on se sent très con.

Sur le blog cette semaine, il y a eu seulement la chronique d'Aristote et Dante découvrent les secrets de l'Univers, en LC avec Nova Baby.


Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.