vendredi 30 septembre 2016

"Les Mots entre mes Mains" de Guinevere Glasfurd

Editions Préludes - Août 2016
9782253107804

Je ne suis pas sûre de vous avoir assez répété à quel point j'adore ma liseuse. Déjà, parce que tout plein de trucs que je vous expliquerai plus tard, lors de mon prochain article Test (en préparation, l’exercice n'est pas facile étant donné que je ne l'ai jamais pratiqué) mais aussi parce qu'elle m'a permis de tenter de nouvelles expériences, et en particulier, celle de NetGalley. Si je n'ai pas encore assez de recul pour véritablement vous dire ce que je pense du concept, je suis déjà ravie d'avoir eu l'occasion de lire Les Mots entre mes mains qui me tentait mais pas assez pour que je me jette dessus en librairie. Et quelle bêtise ça aurait été de passer à côté !


Le résumé de l'éditeur en avant-première pour vous (ou pas)
Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ? En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français. Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.


La chronique de Broco/Titine
Si je voulais vous raconter ma vie, je vous dirais que l'histoire était l'une de mes matières préférées à l'école (avec la littérature, sans surprise) mais j'ai toujours eu du mal à lire des essais, des biographies très documentées. Par contre, un récit historique, romancé et trouvant sa source dans des faits réels, là, je dis un grand oui ! Et si on me propose un personnage célèbre et une femme forte et/ou hors de son temps, je ne réponds plus de moi. Le pitch me vendait donc du rêve, même si Descartes n'avait rien d'un sex-symbol dans mon imaginaire marqué par le coef 8 de la philosophie lycéenne. Mais ici, la véritable héroïne, c'est Helena et, mon dieu, quel personnage ! Femme forte s'il en est, jeune fille de basse extraction qui veut s’élever au-dessus de sa simple condition de servante et qui évolue à une vitesse hallucinante. D'abord naïve et effrayée, elle va vite s'affranchir discrètement et commencer à apprendre à écrire dans son coin, vexée de se sentir la seule à ne pas maîtriser la chose chez son patron libraire et l'on passe du personnage assez "classique" de la servante à la jeune femme passionnée et passionnante qui va réussir à séduire Descartes (sans même vraiment essayer d'ailleurs). Quant à Descartes, j'ai eu bien du mal à faire correspondre l'image poussiéreuse et permanentée de mes bouquins scolaires à ce personnage lumineux, charismatique, exalté et bouillant d'ambition. Je ne peux pas résister à la tentation de vous montrer ce magnifique portrait, qui correspondait bien à mon souvenir du bonhomme.

Portrait de Descartes par Frans Hals
Ce roman est donc l'histoire de leur amour, souvent contrarié par les préjugés et les obstacles d'une époque et d'une société très religieuse et très "castée" où peu de place est laissé à l'aléatoire et aux sentiments. L'auteure nous présente la vie à Amsterdam tel que nous avons déjà pu l'apercevoir dans La Jeune Fille à la Perle (l'un de mes romans ET films préférés) ou encore dans le Miniaturiste (auquel je n'ai pas accroché, malheureusement) et nous montre, à travers le personnage d'Helena, que la condition féminine était encore bien peu reluisante, et celle des mères célibataires encore plus ! Côté historique, en plus de vous décrire une société, Guinevere Glasfurd nous dresse en filigrane une époque charnière, où de multiples découvertes scientifiques trouvent leur source, avec notamment, le système de pensées de Descartes mais aussi les écrits de Galilée (dont nous suivons le destin malheureux à travers les échos que reçoit notre ami René) et ses démêlés avec la religion.

C'est dans ce monde en pleine mutation que l'histoire d'amour entre Helena et Descartes va naître, l'un et l'autre fascinés par la différence de l'autre, Helena pour l'homme de sciences, Descartes pour la femme curieuse qui refuse sa simple condition de femme de ménage. Hélas, tout n'est pas toujours rose, surtout quand une religion austère s'en mêle et le couple (principalement Helena) va devoir essuyer bien des déconvenues. A la fin du roman, l'auteure nous spécifie qu'Helena a bien existé et que Descartes lui a bien donné plus d'attention qu'il ne l'était nécessaire pour une servante, ce qui éclaire le récit d'une toute autre manière et rend même la chose encore plus belle mais surtout plus triste. Les Mots entre mes Mains est un magnifique roman, vibrant et intelligent, que j'ai lu presque d'une traite (malgré un léger ennui dans les premiers chapitres, ne voyant pas trop où allait nous emmener l'histoire) et je l'ai terminé avec une petite larmichette au coin de l’œil droit (beaucoup plus sensible que le gauche, le coquin).

4,5/5

En Bref
Une surprise et un réel coup de cœur pour ce roman historique qui a su m'embarquer le temps de quelques heures vers un pays que je connais peu et dans la vie de personnages historiques que je soupçonnais être nés figés dans la naphtaline (c'est le côté scientifique, j'ai toujours l'impression qu'ils sont nés vieux et sans aucune sensualité, ces gens-là)(je rigole évidemment, Brainy is the new sexy). Je ne peux que vous le conseiller si vous souhaitez lire une belle histoire d'amour où l'intelligence prend le pas sur tout le reste. 

mercredi 28 septembre 2016

"Une Vie entre deux Océans" de M.L. Stedman

Livre de Poche - oct 2014
9782253167327

Je vous présente mon nouveau copain Elliot, vous allez sans doute le croiser souvent par ici, les chats boudent en ce moment, impossible de prendre une photo avec eux, je suis déception et désespoir.
Enfin un livre de la sélection du club de lecture du Petit Pingouin Vert que je peux lire en même temps que les autres ! Faut dire que j'ai joué de malchance, les livres choisis étaient toujours déjà lus de mon côté, difficile de jouer le jeu dans ces cas-là ! Bref, tout va bien cette fois-ci, non seulement, je n'avais pas lu Une Vie entre deux Océans mais en plus, je l'avais dans ma pal depuis des siècles, attendant la bonne excuse pour l'en sortir.


La quatrième de couv, sous vos yeux ébahis
Libéré de l'horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l'île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l'abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l'impossibilité d'avoir un enfant. Jusqu'à ce jour d'avril où un dinghy vient s'abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d'un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d'ignorer le règlement, de ne pas signaler "l'incident" et de garder avec eux l'enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices...


Et qu'en a pensé Titine ?
Ce bouquin connaît un bon petit succès, vous allez même le retrouver bientôt au cinéma avec Michael Fassbender dans le rôle masculin principal, rien que ça. Dès les premières pages, nous sommes plongés au cœur du "miracle", la découverte par le couple de gardiens de phare d'un bébé. On se rend tout de suite compte de l'importance que cet enfant va avoir pour Isabel même si nous ne comprenons pas tout de suite pourquoi. C'est de ce point de départ que va se dérouler tout le roman, retournant constamment dans le passé personnel des personnages, la vie de Tom avant sa rencontre avec Isabel, et leur histoire commune, ce qui les a amenés à ne pas signaler la présence du bébé et à le garder.

Au milieu de tout ça, la vie de la nouvelle famille suit son cours, malgré les hésitations de Tom devant la facilité qu'a sa femme à oublier que le bébé n'est peut-être pas totalement orphelin. C'est désormais un combat silencieux qui va régir les relations du couple, Isabel, heureuse de voir son rêve devenu réalité, Tom, coupable et mal à l'aise mais voulant que sa femme reste dans cet état de presque-béatitude et s'attachant lui-aussi à la petite-fille. Si on peut comprendre les choix des uns et des autres, il faut avouer qu'Isabel a eu tendance à me taper sur le système, avec sa manie de toujours prendre son mari par les sentiments et le faire accepter de faire quelque chose qui n'est pas du tout honnête, Tom, quant à lui, reste à la fois trop en retrait tout en étant le pilier du couple, isolé dans son phare pour fuir la réalité, luttant contre lui-même et, silencieusement, contre sa femme (mais l'aimant malgré tout) et, bien que je peux comprendre son attitude (j'aurais tendance à faire de même, je pense), ça en devient parfois rageant. Ils restent néanmoins très attachants, très humains dans leur défaut et donnent un ton très réaliste à l'histoire.

Outre la petite famille, le quatrième personnage principal du roman reste le phare et l'île sur laquelle il se trouve. Le décor, les descriptions, la vie dure qu'il leur fait mener, tout cela ajoute à une ambiance plutôt difficile, sombre et qui m'a rappelé le très chouette roman des Escales La Mémoire des Embruns de Karen Viggers. L'amour d'Isabel pour Lucy, la petite fille, vient se comparer avec l'amour de Tom pour Janus, l'île et le phare, et ce mélange nous donne un très beau roman, rempli de sentiments (et pas forcément de "bons sentiments") où la colère, l’égoïsme et l'amour, tout ce qui fait la nature humaine, vont cohabiter.

3,5/5
C'est une bonne situation ça,
gardien de phare ?

En Bref
Une Vie entre Deux Océans nous raconte une belle histoire, difficile et triste, dont on ne ressort pas indemne. Ce n'est toutefois pas un coup de cœur, même si je n'arrive pas véritablement à mettre le doigt sur ce qui m'a manqué. L'écriture est superbe, les descriptions magnifiques, la nature sauvage et les personnages très bien écrits mais... Il y a un mais. C'est quand même sans aucun problème que je vous le conseille, à lire au chaud pendant une tempête, parfait pour l'automne/hiver en somme ! J'espère que le film a réussi à garder tous les éléments qui font la particularité du roman, les décors et l'ambivalence d'Isabel, ça va être quelque chose à voir !


Il a pris un sacré coup de vieux, Fassbender, ou c'est moi ?

lundi 26 septembre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #23


Mazette. Je n'ai jamais été aussi contente qu'une semaine se termine. LA LONGUEUR DE CETTE SEMAINE. Incroyable. Même pas sûre qu'il n'y ait eu que 7 jours en fait. Je dirais même plus, je suis absolument convaincue du contraire. Et le pire, c'est que je n'ai rien du tout à raconter. Je ne sais même pas ce qu'il s'est passé, ce fut une espèce de brouillard flou, désagréable et poisseux. Heureusement, il faisait assez clair (haha) pour que je puisse lire un peu/beaucoup et j'ai lu de très bonnes choses (manquait plus que ça pour me saper le moral, non mais). C'est donc parti pour le C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? de la semaine, avec l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée
D'abord, Station Eleven. Nan mais WAOUH ce livre. Complètement fou, beau et très touchant. J'ai galéré à vous en écrire la chronique et je n'en suis pas vraiment satisfaite, faut donc pas l'attendre tout de suite, des fois que l'envie me prend de la retaper. Mais pour résumer, c'est un sacré coup de cœur ! The Mistake, la "suite" de The Deal est presque à la hauteur du premier, ça casse pas trois pattes à un canard mais ça reste très chouette, ça détend, c'est pas stupide, ça fonctionne. Le petit nouveau de Barbara Abel à paraître le 6 octobre, Je Sais Pas, m'a énormément plu, gros coup de cœur thriller même... J'ai déjà beaucoup aimé ses précédents ouvrages et son talent pour glisser de l'horreur dans des scènes très quotidiennes, ici, elle frappe vraiment très fort ! Autre lecture NetGalley avec Les Mots entre mes Mains, qui m'a laissée très dubitative au début pour ensuite m'embarquer avec une facilité déconcertante. Sans être un coup de cœur (mais pas loin), voilà une lecture qui était vraiment très agréable (par contre, le service de presse numérique était très très mal mis en page, une catastrophe à lire). Et pour finir sur cette super semaine livresque, une petite bd, La Différence Invisible, aussitôt achetée, aussitôt lue, sur l'autisme asperger, très sympa à lire et très instructive aussi.


Lecture En Cours
Une nouveauté thriller encore avec Ainsi Fleurit le Mal de Julia Heaberlin. J'en suis environ à 40% (d'ailleurs, c'est une catastrophe, je n'arrive plus à lâcher ma liseuse, ma photo de bilan va être bien pauvre : une liseuse et deux bouquins papier pour l'instant...) et j'aime beaucoup, c'est très intrigant et j'ai hâte de voir si la révélation finale va être à la hauteur du reste (je suis devenue plutôt exigeante en thriller, j'en ai trop lu, je pense...).



La Semaine Prochaine
Une petite lecture détente avec Nos âmes jumelles entre les deux thrillers Ainsi fleurit le mal et la nouveauté des éditions Sonatine Le Sang du Monstre et une relecture de Mille Femmes Blanches avec de lire la nouvelle parution de Jim Fergus (une suite, il parait) LaVengeance  des mères. J'ai lu et adoré Mille Femmes Blanches il y a mille ans (haha), je me demande si je vais encore autant accrocher. On voit ça la semaine prochaine !


Le Craquage de Slip

Comme j'essaye de réduire les achats de livres, mes achats bds augmentent. Logique puisque je ne veux pas en lire sur la liseuse (on justifie sa compulsion comme on peut). Je vous ai déjà parlé de La Différence Invisible qui m'a beaucoup plu et vous connaissez sans doute les posts de Pénélope Bagieu sur Le Monde (sinon, allez jeter un œil, c'est drôlement chouette !), je ne pouvais pas passer à côté du recueil des Culottées ! Et le roman de la semaine, c'est Le Sang du Monstre, qui ne va donc pas traîner dans ma pal (grâce ou cause de la chronique de Mr K sur le Capharnaüm Éclairé...).

Et pour ceux qui ne me suivent pas sur Instagram (honte à vous d'ailleurs ! ^^), voici ce que je fais à chaque fois que je n'ai vraiment mais vraiment pas le moral (les bouquins, ça marche pour la baisse de moral normale) :


J'achète une funko.... Et voici la dernière arrivée, le Cheshire Cat version Tim Burton, que je trouve vraiment magnifique (quoiqu'un peu flippante), avec ses yeux verts et son sourire façon Étrange Noël de Monsieur Jack.

Sur le blog, vous avez pu lire cette semaine la chronique coup de cœur de The Girls et celle du deuxième tome de la Fille du Futur. Et la semaine prochaine, vous retrouvez la chronique de la lecture faite dans le cadre du club du Petit Pingouin Vert, Une Vie entre Deux Océans et celle de Les Mots entre mes mains.


Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.


vendredi 23 septembre 2016

"Ne Retournez Jamais Chez Une Fille du Passé" de Nathalie Stragier

Éditions Syros - Juin 2016
9782748520675


Attention, il s'agit ici d'un tome 2 (vous pouvez retrouver ma chronique du tome 1 là). Je vais tenter de spoiler le moins possible mais certains faits se peuvent être passés sous silence en racontant simplement le synopsis de ce deuxième tome.

Vous vous souvenez sans doute de mon coup de cœur pour le premier tome de cette série drôle, intelligente et pas mal féministe sur les bords ? La chose est maintenant confirmée avec cette suite tout à fait à la hauteur et le troisième (et dernier ? j'ai un doute là) me parait vraiment très loin.


De quoi ça parle
Ne retournez jamais chez une fille du passé...
... parce que vous pourriez tomber folle amoureuse d'un garçon du Moyen-Âge.
... parce que vous n'êtes pas la seule voyageuse du futur, et là, préparez-vous à un choc.
... parce que vous êtes nulle en histoire, et qu'une petite erreur de date peut mettre en danger l'humanité.


Et ça donne quoi
Contrairement au premier tome, nous suivons maintenant Pénélope, fraîchement revenue du futur pour vérifier que tout se passe bien pour son amie Andréa et pour sa famille. Mais quelque chose ne va évidemment pas se passer comme prévu et Pénélope va se retrouver coincée en 2020 (l'équivalent de notre époque). Cette fois-ci, l'idée n'est plus vraiment de sauver les hommes (du moins, au départ), il s'agit pour Pénélope de travailler sur son intégration dans notre époque, le Moyen-Âge pour elle. La jeune fille se met en tête de séduire les garçons (un en particulier) et cumule les erreurs vestimentaires et comportementales pour notre plus grand plaisir (c'est à mourir de rire). Tout cela nous permet aussi de remettre en question les attitudes ET nos habitudes de séduction et j'aime l'idée que les jeunes filles de 15-16 ans vont peut-être y réfléchir à deux fois après la lecture de cet ouvrage (moi, ça va, je suis un vieux de la vieille mais c'est rafraîchissant). Les anciens personnages sont toujours aussi attachants et de nouveaux, très intrigants, apparaissent et ouvrent de nouvelles interrogations.

Si la première partie est très fun et enjouée, la deuxième apporte un ton plus grave. En effet, Pénélope, qui n'a rien d'une première de la classe, semble s'être plantée sur une date importante et tout le boulot fait dans le premier tome doit être repensé. La grosse catastrophe quoi. La course contre la montre est une nouvelle fois lancée et nous tremblons d'impatience à mesure que les pages se tournent.

Tout à fait à la hauteur du premier tome, j'ai retrouvé les thématiques que j'avais énormément appréciées : le féminisme vs le féminisme (très très) extrême, la protection de l'environnement et toutes sortes de problématiques très actuelles, mis en exergue par le regard très extérieur de la jeune fille du futur. Les deux personnages principaux sont vraiment attachantes, très humaines et réalistes, à la fois très jeunes et matures, et on ne se lasse pas de les suivre. C'est donc un vrai bonheur de lecture, des genres qui se mélangent, de l'humour, de l'action et du suspense. Je suis fan ! La fin nous laisse sur un cliffhanger monstrueux (qui donne une idée du titre et de la thématique du tome suivant) et je sens que l'attente pour le troisième va être très très longue.

4,5/5

En bref
Sans surprise, je réitère mon coup de cœur pour la série de Nathalie Stragier qui réussit à créer un monde original et nous y faire pénétrer complètement grâce à son écriture fluide et claire. Je ne peux donc que vous conseiller de vous y plonger à votre tour et, si vous êtes profs, à le faire lire à vos élèves par exemple (ou supplier pour qu'il soit rajouté sur le bon de commande du CDI ^^).


T.1 Ne Ramenez Jamais une Fille du Futur chez Vous

mercredi 21 septembre 2016

"The Girls" d'Emma Cline

La Table Ronde - Août 2016
9782710376569
Nouvelle présentation, toujours signée Mary Pumpkins, pour les livres lus en e-book !
(parce qu'avouez que faire de jolies photos de livres sur une Kindle, c'est complexe...)
Je serais sans doute passée totalement à côté de ce bouquin, The Girls, si je n'étais pas tombée sur les tweets de Whalzz décrivant sa lecture, la couverture ne me faisait pas franchement de l’œil et le résumé restait trop mystérieux pour ma petite cervelle. Mais, voyant qu'une blogueuse de bon goût ne lui trouvait que des qualités, j'ai décidé de me laisser tenter. Dans la masse de papiers imprimés qui apparaissent en septembre pour la fameuse rentrée littéraire, il arrive que de nombreux bouquins passent à la trappe et, après lecture, vraiment, The Girls ne mérite absolument pas ce destin.


Qu'est-ce que c'est donc l'histoire, hein ?
Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable. Dense et rythmé, le premier roman d'Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, il est un portrait remarquable des filles comme des femmes qu'elles deviennent.


Et Titine alors, elle en dit quoi ?
Toujours pendant cette rentrée littéraire, il semble que certains sujets trouvent une résonance particulière chez les auteurs, qu'un fil relit certaines œuvres et que l'on retrouve donc le même sujet, la même thématique, mais différemment traitée. Ici, c'est l'affaire Manson qui a librement inspiré Emma Cline, comme elle a aussi inspiré Simon Liberati pour California Girls (que je ne devrais pas tarder à lire d'ailleurs). La famille Manson, secte composée presque exclusivement de jeunes filles et dirigée par le très célèbre Charles Manson, a sauvagement assassiné plusieurs personnes, dont Sharon Tate, la femme du réalisateur Roman Polanski, en 1969. Emma Cline ne va pas directement nous raconter cette sombre affaire mais va plutôt nous immerger dans "l'avant", dans l’enrôlement d'une jeune fille que rien ne prédestine réellement à participer à un événement comme celui-ci.

Evie Boyd, adolescente de 14 ans mal dans sa peau qui vit plutôt difficilement le divorce de ces parents et la venue du nouveau copain de sa mère, rencontre tout à fait par hasard Suzanne. Celle-ci l'attire instantanément par son côté libre, hippie et même carrément sauvage. Se prenant d'amitié pour la jeune fille, Suzanne la présente rapidement à Russel, charismatique leader de ce groupe de jeunes filles complètement subjuguées. A l'aube des années 70 et donc de la libération sexuelle, c'est la position des femmes qui est ici remise en question : sur fond de liberté, de vie en marge de la société, Russel va manipuler et se servir allègrement, esclavage sexuel compris, des demoiselles sous sa coupe. Mais pourtant, ce que nous raconte ici Emma Cline, c'est la profonde vénération d'Evie pour Suzanne, l'amour presque, l'envie de plaire, l'acceptation de sa propre identité à travers les yeux de quelqu'un du même sexe, qui va la conforter dans ce qu'elle est et dans ce qu'elle veut devenir.

Je ne vais pas vous mentir, l'ambiance est à la limite du malsain, nous sommes plongés dans une période chaude, humide, moite. Mais là, où il y aurait pu avoir du glauque, nous retrouvons plutôt un roman d'apprentissage, prenant, sur une adolescente grandissant dans un monde auquel elle ne s'identifie plus forcément. Face à la jeune fille se retrouve la Evie adulte, qui repense à son histoire face à Sasha, la petite amie du fils d'un ami, un parallèle évident apparaît alors : deux femmes cherchant l'approbation dans les yeux de quelqu'un d'autre (et ne la trouvant pas toujours, hélas), prouvant encore une fois que le sujet du roman est bien the girls, les filles, plutôt que la secte de Charles Manson en elle-même.

Je ne sais pas si je suis ici particulièrement claire, c'est un roman difficile à conseiller, difficile à raconter mais qui se lit avec une facilité déconcertante au vu de l'ambiance malsaine et des personnages étranges. L'écriture est ciselée, efficace et dénonce aussi bien qu'elle raconte (j'avais relevé plusieurs citations mais ne maîtrisant pas encore très bien la Kindle, j'ai malencontreusement tout effacé) la place des femmes, des jeunes filles dans la société. Pour clarifier ma chronique, je vais tout simplement vous dire que ce roman fut pour moi un coup de cœur aussi étrange qu’inattendu et que peu d'écrivains sont capables de décrire avec autant de justesse la période adolescente.

5/5

En Bref
Donc gros coup de cœur pour ce livre dont la chronique est écrite assez difficilement. A trop vouloir montrer à quel point il vous a plu, on en dit parfois trop ou pas assez et là, j'ai bien peur d'être passée à côté de l'exercice. Je ne saurais que vous conseiller de vous faire votre propre avis, de découvrir par vous-même cette génération aux rêves brisés, née de la folie d'un homme. Il s'agit ici d'un premier roman et je suis convaincue qu'Emma Cline va connaitre le succès qu'elle mérite (et j'espère qu'elle saura renouveler l'exercice !)

lundi 19 septembre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #22


Comme je suis très mauvaise pour tenir mes promesses, la semaine dernière a été plutôt calme en publication mais, pour ma défense, mercredi, juste avant de publier, je me suis fait attaquer par une ÉNORME araignée, genre vraiment grosse, la paume de ma main en fait (bon, j'ai des petites mains mais tout de même...) et du coup, après une lutte sans merci (j'ai gagné mais j'ai failli me péter la cheville en tombant du lit), j'en ai complètement oublié le blog et j'ai dû partir remplir quelques autres obligations. Le traumatisme quoi. Elle était vraiment grosse, je vous jure. 

Maintenant que je suis plus ou moins remise de mes émotions, c'est parti pour le C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? de la semaine. Comme d'hab, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée

Malgré les horreurs de la nature, ce fut une semaine riche en lecture de qualité. The Girls m'a totalement transcendée, secouée et bouleversée. Je vous ai déjà écrit une chronique sans queue ni tête, elle sera en ligne mercredi si toutes les bestioles qui m'effrayent décident de me laisser tranquille, ce qui serait cool, merci beaucoup. Sous la même étoile est un bon roman ado avec lequel on passe un bon moment mais qui comporte plusieurs défauts tout de même. J'ai enfin lu Une Vie entre Deux Océans pour le club de lecture du Petit Pingouin Vert qui m'a beaucoup plu également. Petite déception pour le deuxième M.J. Arlidge (j'avais adoré Am Stram Gram), Il court, il court, le furet qui m'a assez ennuyée et agacée (le personnage principal, Helen, est devenu imbuvable).



Ce que je lis en ce moment
Je commence enfin Station Eleven d'Emily St. John Mandel, que tout le monde, ma famille comprise, me vante depuis sa sortie anglaise, je ne suis qu'à la page 29 pour l'instant, je n'ai donc pas grand-chose à vous dire excepté que tout cela comme plutôt bien !

Dans un monde où la civilisation s'est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d'acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l'espoir et l'humanité au milieu de la désolation.


Pour la Semaine Prochaine
Suite à l'achat de ma Kindle, je me suis inscrite sur Netgalley. J'ai envoyé plusieurs demandes comme autant de bouteilles à la mer, ne comprenant pas spécialement le principe tout de suite. Au milieu de quelques refus, j'ai eu deux validations : Les Mots entre mes Mains que j'avais repéré sur le blog de Nova Baby et Je Sais Pas de Barbara Abel, juste parce que j'adore cette auteure. Comme je ne sais pas encore exactement comment ça marche (si quelqu'un a une idée plus précise, qu'il n'hésite pas à se manifester et à balayer mon ignorance crasse), j'ai décidé de les lire le plus vite possible pour ne pas me faire avoir. Par contre, je publierai la chronique de Je Sais Pas le lendemain de sa sortie, je pense, le 7 octobre, ça devrait le faire. Dans la sélection, la petite romance de la semaine avec le tome 2 de Off Campus (j'avais beaucoup aimé The Deal, qui m'avait vraiment fait rire), The Mistake.


Le Craquage de Slip

Bon, même si la Kindle devait servir à diminuer les dépenses et les achats, quelques petits nouveaux ont débarqué dans ma bibliothèque cette semaine : le nouveau Lucinda Riley La Belle Italienne, la dernière parution de Guy Delisle, S'enfuir et un coup de cœur libraire que l'on voit partout en ce moment, Une Bouche sans Personne de Gilles Marchand, ce qui, me connaissant en période de rentrée littéraire et de sorties tout court, est assez raisonnable !

Pour ce qui est des nouvelles un peu différentes, j'ai participé, mercredi après-midi, sous une chaleur écrasante (et après mon attaque d'araignée, je vous le rappelle), à la réouverture de la bibliothèque Jean Levy, magnifique espace culturelle lillois qui s'est modernisé et adapté aux nouvelles pratiques des usagers (c'est nous !) et j'ai eu ma trogne (rouge comme une tomate trop mûre) sur la page Facebook de la ville ce qui fait très bizarre, en toute honnêteté. 

Sur le blog, vous avez pu lire, outre le C'est Lundi hebdomadaire, un petit tag qui m'a beaucoup amusé (rire de ses propres blagues, c'est bon pour la santé !) et la semaine prochaine, je vais normalement publier la chronique de The Girls et celle (un petit peu beaucoup en retard !) de Ne Retournez Jamais chez une Fille du Passé.


Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.


vendredi 16 septembre 2016

Tag - Ruler Of Books Tag

Voilà que ça faisait fort longtemps que je n'avais pas pondu de tag par ici mais je ne pouvais pas laisser impuni la requête de ma chère June (merci à elle !) et, comme vous allez le voir, l'idée de me placer en tant que divinité royale avec mes propres lois ne me déplaisait pas tant que ça.

Le principe est donc assez simple : se placer comme roi/reine, dirigeante/dirigeant, président/présidente et répondre aux questions suivantes.

Comme j'ai décidé de ne pas faire les choses à moitié, on va se placer directement en tant que dieu ou, dans mon cas, déesse. Voilà. Et si quelqu'un ou quelque chose trouve à y redire, sachez que mon tout-puissant courroux fait mal aux fesses. Je vais donc souffler tendrement à une prophétesse mes tables de loi (oui, tout le monde est féminin chez moi, je réinvente le matriarcat) et surtout, que ma Volonté soit faite ! (c'est comme quand j'ai faim, c'est maintenant, pas dans deux heures, non mais)


Article Premier
Quel livre ferais-tu lire à tout le monde ?

Étant donné que je suis une déesse vengeresse et que je ne conçois pas qu'on ne croit pas en moi, j'ai bien envie de répondre cet article. Histoire que tout le monde soit au courant. (Comment ça, je vais trop loin dans le délire ?)

Bon, ravalons notre mégalomanie et soyons sérieux 30 secondes. Déjà, je ferais lire tout le monde, comme ça, on est tranquille, ce serait déjà pas mal. Imaginez, au lieu de la petite prière du soir ou du bénédicité, hop, un petit chapitre et on en parle plus !

Et pour le livre en question, je dirais Les Enfants de la Terre de Jean Auel, parce que je trouve que cette saga n'a pas le statut culte qui lui revient.


Article Deuxième 
Que supprimerais-tu de l'univers des livres ?

Le trop faible pourcentage des droits d'auteur. Parce que oui, tout le monde fait un travail formidable mais c'est quand même un petit peu abusé. Et je supprime tous les hommes politiques qui, eux, touchent une somme monstrueuse en touchant à peine un stylo.

D'ailleurs, quitte à être Déesse, je supprime le prix du livre et érige les auteurs et les éditeurs au rang de Grand Prêtres et Grande Prêtresses, vous leur devez maintenant la même dévotion que celle que vous me réservez, nourriture gratos, couettes et free hugs compris.


Article Troisième
A quel auteur demanderais-tu de t'écrire un livre ?

Comme ma Toute-Puissance n'a point besoin de demander, les ouvrages à ma gloire éternelle se succéderaient. Néanmoins, si Stephen King me fait l'honneur de m'écrire un nouveau roman digne de Ça ou du Fléau, je lui offre une belle auréole pour embellir sa tête, on verra moins les trucs chelous qui s'y cachent.


Article Quatrième
Quel livre supprimerais-tu de tes archives royales (divines) pour faire de la place ?

Même si je n'en possède pas moi-même, je supprimerais allègrement tous les écrits politiques, juste pour sauver le papier de la damnation. De mes archives, rien à signaler, je ne pardonne pas et rejette constamment. Quoique les mangas de Monsieur le graphiste divin, ça prend de la place et l'étagère menace de s'écrouler... Mais mon divin courroux n'a pas envie qu'il boude donc, laissons couler.


Article Cinquième
A quel artiste/illustrateur demanderais-tu de peindre une fresque pour toi ?

Comme j'ai déjà un illustrateur divin, ça risque de la foutre mal si je demande à quelqu'un d'autre (même les dieux ont peur parfois) mais ça reste juste pour du semblant (et que vous ne le répétez pas), je demanderais à Boulet, parce que j'adore vraiment son travail, il arrive à être drôle et poétique en même temps, ce qui n'est pas donné à tout le monde, soyons honnête.

Bouletcorp

Article Sixième
Quel visage de personnage ferais-tu figurer sur ta monnaie royale (divine) ?

Humm. Dur de choisir. J'aurais une préférence pour des personnages féminins (matriarcat tout ça) et plutôt badass. Ma divine attention va donc se porter sur Brienne de Torth qui, bien sûr, m'a juré sa plus profonde et éternelle loyauté.



Article Septième
A quel livre décernerais-tu le prix royal (divin) pour 2016 ?

Pour cette année, il faut faire ses régulières dévotions à Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Céleste Ng chez Sonatine.




Et dans toute grande magnitude, votre Très-Sainte Déesse ne va nominer personne. Elle avoue humblement qu'elle sèche complètement sur la question (je sens venir la Guerre Sainte et le nouveau dieu qui va essayer de s'imposer là du coup).


Bref, je vous souhaite une divine journée et vous envoie de divins bisous, c'est la moindre des choses !


lundi 12 septembre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #21


Rarement le Broco qui illustre cette bannière a été aussi adéquat. Je suis courbaturée, épuisée et j'ai l'impression de m'être fait rouler dessus par un camion (rempli de bouquins), ça m'apprendra à vouloir revendre du livre (à la braderie de mon quartier hier, pour ceux du fond qui n'ont pas suivi), mon corps a clairement un problème avec ça ! Non, blague à part, ce fut une excellente journée, pleine de rencontres avec des gens très sympathiques (coucou Whalzz !) et d'autres plus désagréables (coucou au monsieur qui m'a dit que je mettais mes prix à la tête du client et que c'est pas légal dans le commerce)(news flash : "oui et je m'en fiche !"), pleine de famille qui vient aider et/ou acheter (coucou tata, je sais que tu es là !), pleine de barbe à papa qui colle au doigt avant d'avoir la moindre chance d'en manger et pleine de soussous (je suis une femme vénale, que voulez-vous !). Bref, à refaire, même si j'espère réduire le prochain stock de livre à vendre (bonne résolution de la rentrée, on fait ce qu'on peut).

C'est donc carrément en retard et encore les yeux tout collés de sommeil que je vous écris le C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? de la semaine, qui va être bien court, j'en ai peur, tellement j'ai peu lu dernièrement. Comme d'hab, vous pouvez retrouver l'ensemble des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée

Vous le savez déjà (j'ai même perdu quelques followers sur la page FB à cause de ça ^^), je n'ai fait que relire les 4 tomes de Twilight ces deux dernières semaines. Je suis partagée entre la honte et le je-m'en-foutisme parce que finalement, ça faisait du bien de lire un bouquin sans arrière-pensée et sans prise de tête. Pourtant, sans surprise, j'ai trouvé ça pas terrible, mais étonnement, moins mauvais que la première fois. Edward me donne toujours autant envie de lui arracher la tête avec ses ordres et ses interdictions et Bella mérite un bon secouage en règle mais en "histoire d'amour niaise", j'ai dû lire encore bien pire depuis. Et comme c'est cette saga qui m'a donné envie de me lancer dans l'achat d'une liseuse, je lui dis merci (du bout des lèvres, mais merci quand même).



Lecture En Cours
Il est temps pour moi de revenir à des lectures moins honteuses (lol) et de découvrir la Rentrée Littéraire. Si je me suis précipitée sur celui-là, The Girls d'Emma Cline, c'est principalement à cause des critiques très élogieuses de Whalzz et de Marie-Stuart et je dois dire que, pour l'instant (j'en suis à un peu moins de la moitié), j'ai vraiment bien fait de les écouter... 

Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable. Dense et rythmé, le premier roman d'Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, il est un portrait remarquable des filles comme des femmes qu'elles deviennent.


La Semaine Prochaine 
Je ne sais pas encore si je vais réussir à reprendre mon rythme de lecture pré-vacances mais comme l'espoir fait vivre, on va faire comme si... Donc Une Vie entre Deux Océans pour le club de lecture du Petit Pingouin Vert, Station Eleven parce que tout le monde me le vante depuis sa sortie en anglais et Sous la même étoile parce qu'avec la jeunesse, on peut tricher un peu, ça se lit plus vite !



Le Craquage de Slip


Pas de nouveaux livres en stock pour l'instant donc mais un nouveau gadget électronique avec Kiki, la Kindle Voyage (je sais que Kindle c'est masculin normalement mais je m'en fiiiiicheeee). Un peu chère (mais bien remboursée par les ventes d'hier), je suis ravie de mon achat, elle est belle, lumineuse, légère et très réactive. Titine est toute contente et n'arrête pas de sauter partout depuis (ce qui n'est pas très pratique pour lire, vous en conviendrez). Alors oui, Amazon, c'est le mal et tout mais franchement, quand c'est du bon matos et que le service client est top, faut pas chercher trop loin. J'attends un petit mois d'utilisation et je vous ferais un bilan complet (d'utilisatrice/lectrice/amateur, hein, je ne suis pas une grande spécialiste technique en numérique) sur ce que j'en pense et si j'en suis toujours satisfaite (spoiler alert, ça semble bien parti).




Quelques photos du Lac de Côme, juste parce que c'est beau et que je veux y retourner...

Sur le blog, vous avez pu lire cette semaine le bilan du mois d'août et la chronique coup de cœur des Petites Reines.


Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.

vendredi 9 septembre 2016

"Les Petites Reines" de Clémentine Beauvais

Sarbacane - Avril 2015
9782848357684


Comme j'étais méga en retard dans mes chroniques, je n'ai pas encore pris le temps de vous parler de ce petit livre jeunesse qui est sans doute l'un de mes plus gros coups de cœur de l'année pour l'instant. Vous n'êtes sans doute pas passés à côté de la couverture rose-argenté des Petites Reines de Clémentine Beauvais mais peut-être que, comme moi, vous vous êtes juré de ne pas le lire parce que, quand même, une couverture plus "fifille", ça n'existe pas. Eh bien, détrompez-vous, ce livre est une totale et absolue merveille très très très loin d'être guimauve. Allons-y pour la chronique même si j'ai déjà complètement foutu en l'air le suspense du "coup de cœur ou pas...".


De quoi ça parle
On les a élues «Boudins de l'année» sur Facebook. Mais Mireille Laplanche et ses «boudinettes». Hakima et Astrid, n'ont pas l'intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris... ... pour s'incruster à l'Elysée ! Place aux Petites Reines ! ! !


Et ça donne quoi
Pendant toute notre lecture, nous allons suivre le point de vue de Mireille, boudin de bronze de son lycée et boute-en-train absolu, et son équipe de bras cassés, constituée des deux autres boudins (or et argent, même principe qu'aux JO) et du grand frère trop beau-gosse d'Hakima (le côté réaliste, l'adulte responsable) qui envoie coup de foudre après coup de foudre en plein dans la face de Mireille, totalement subjuguée par le garçon en fauteuil roulant. Et donc, (cette chronique est beaucoup trop décousue, bon sang de bois) notre joyeuse équipe de bras cassés décide de partir en vélo se taper l'incruste à la garden-party présidentielle. Bien sûr, étant à l'époque où les réseaux sociaux règnent en maître, l'affaire prend petit à petit une ampleur jamais vue et le soutien arrive en masse.

Une bouffée d'air frais, voilà ce qu'est ce roman. Une bouffée d'air frais utile qui plus est. On se marre. On se marre continuellement et on se marre pour de très bonnes raisons. Mine de rien, Clémentine Beauvais, et Mireille à travers elle, dénonce tout un tas de sujets de société bien actuels (le patriarcat, le règne des apparences, les médias, les réseaux sociaux, etc.) et très fortement présents dans l'esprit des adolescents d'aujourd'hui (même si je suis maintenant un peu mal placée pour savoir ce qu'il se trouve dans la tête d'un ado de maintenant)(vieux machin que je suis)(ou que je pense être, ce qui est encore pire). A côté de ça, une multitude de valeurs essentielles sont mises en avant, comme la solidarité, la confiance, l'estime et le dépassement de soi par exemple, sans que la leçon de morale nous apparaisse trop évidente et trop écœurante, enrobée comme il faut dans un humour à toute épreuve.

C'est principalement Mireille qui fait tout le travail d'humour, c'est le personnage idéal, drôle, cynique, farfelu mais d'une tendresse et d'une justesse incomparable. J'ai ri aux LARMES à cause de la demoiselle. Vraiment. Chaque page a son lot de trait d'humour, de réflexions abracadabrantesques, de mots totalement inventés et de reparties bien relevées. Les autres personnages ne sont pas en reste, mais je suis tombée sous le charme de celle-ci.

Si je dois lui faire un tout petit reproche, ce serait celui d'être peut-être trop ancré dans notre époque, trop hashtagisé, trop facebooké, ce qui peut le faire devenir très démodé trop rapidement, hélas. Mais du coup, profitez-en et lisez-le tout de suite.

5/5
Broco est un
boudin parfumé au brocoli.
Et il le vit plutôt bien.

En Bref
Une pure merveille d'humour, de bons sentiments (mais dans le sens sympa cette fois-ci), une grande épopée cycliste qui nous donne mal aux mollets par procuration. Il se dévore à toute vitesse et, boudin ou pas, vous le terminez en vous sentant super bien (la banane, la pêche et tout le panier de fruit avec). Je ne peux que vous le conseiller, lisez-le, offrez-le à votre belle-mère et à votre patron, ça les décoincera. L'auteure n'en est pas à son tour d'essai et a déjà écrit plusieurs romans qu'il me tarde maintenant de découvrir. Je me suis déjà procuré son dernier bébé, Songe à la Douceur, et j'attends avec impatience Comme des images. Si vous souhaitez en apprendre plus, n'hésitez pas à jeter un œil (ou deux, c'est mieux pour lire)(pardon pour les borgnes qui me lisent) à son blog, elle y écrit de nombreux articles très érudits sur la littérature jeunesse en général. Et j'en remets une couche pour ceux du fond qui n'écoutent pas attentivement : lisez-le ! C'est un coup de cœur intergalactique !!

mercredi 7 septembre 2016

Bilan #13 Août 2016

Petit Bowie devient presque déjà trop pour poser SUR la pile de bouquin... Snif...
Qui c'est qui vient de rentrer de vacances et qui est totalement crevée mais heureuse ?! C'est Titine !! (toujours moi Titine). J'essaye du coup de vous pondre mon bilan d'août en catastrophe, pour me remettre dans le bain rapido (même si j'ai envie de dormir jusqu'aux vacances prochaines, histoire d'être bien prête mais bon...). Sinon, si vous vous souvenez de mon problème de chaudière du mois dernier, rassurez-vous (je sais que vous n'en dormiez plus de la nuit), tout est rentré dans l'ordre et la coquine fait de nouveau son taf. Les péripéties de ma vie sont complètement folles, avouez.

Entre les deux escapades du mois et les nombreuses sorties, j'avoue que mon rythme de lecture en a un peu pâti et, histoire d'en rajouter un peu, j'ai démarré beaucoup de choses qui ne m'ont absolument pas plu (et dont je n'ai plus aucun souvenir d'ailleurs) et que j'ai abandonné lâchement. Clairement, ce n'était pas un très bon mois pour les bouquins ! Mais ça a eu le mérite de me forcer à me reconnecter avec la vie réelle, qui n'est pas si mal parfois ^^.

      BILAN AOÛT 2016    
14 Lectures
dont 1 Bd
pour 5604 pages

Je classe toujours les images ci-dessus par ordre de lecture pendant le mois, vous me pardonnerez donc les deux tomes de Twilight à la fin... Je m'explique : vous vous souvenez que je crevais de trouille à l'idée de monter dans l'avion (première fois, tout ça) eh ben, ça n'a pas raté, j'ai fait une sacrée crise d'angoisse et une fois calmée, impossible de me concentrer sur quoi que ce soit, absolument pas sereine que j'étais. Du coup, j'ai attrapé la liseuse de mon mec qui, hasard total, avait les quatre tomes dans sa mémoire. La saga, facile à lire (à relire) et la liseuse, légère à transporter, ont finalement fait mon bonheur pendant toute ma semaine ! Et je suis d'ailleurs en train de lire la suite parce que je n'ai aucun souvenir de comment ça s'est terminé, tout ce bazar. Voilà, confession faite. Et pour le retour, disons que je commence à maîtriser l'avion, ça devrait aller pour les prochains...

Les temps forts d'août furent sans hésitation la lecture de The Memory Book et du tout nouveau Tu ne sais rien de l'amour et la relecture des deux tomes du Fléau. Vous aurez sans doute la chronique de Tu ne sais de l'amour, que j'ai adoré, bientôt. J'hésite à vous faire un récap du Fléau, le roman est quand même sacrément ancien maintenant... Dites-moi si ça vous intéresse ! 

J'ai aussi passé un excellent moment avec Aphrodite et Vieilles Dentelles, lu en lecture commune avec Popcorn & Gibberish et avec La Pâtissière de Long Island qui m'a fait voyager de l'Allemagne aux Etats-Unis. Une Seconde Chance m'a particulièrement émue même s'il reste assez prévisible, Parfaite m'a fait frissonner en me plongeant dans la tête d'un harceleur en série et La Fuite a continué ce voyage sans la psyché tordue de certains hommes.

J'aimerais pouvoir vous dire que j'ai aimé Le Sel de Nos Larmes, ce fut le cas pendant ma lecture mais je n'en garde aujourd'hui quasiment aucun souvenir, ce qui n'est jamais bon signe chez moi... Et enfin, vous connaissez ma déception pour De Profundis.

Mention Spéciale pour La Présidente qu'il faut absolument lire (et qui n’apparaît pas sur la photo puisque je l'ai rendu à mon papa, c'était son cadeau d'anniversaire tout de même ^^) et relire, et offrir et tout le bazar. Même si ça vous fout une angoisse pas possible.



Côté Challenge
Challenge des 100 livres : c'est pas encore en août que j'ai avancé...
2016 Reading Challenge sur Goodreads : 140 livres sur 160 avec une avance de 34 livres, toujours confortable... On fait encore un bond, encore un mois ou deux et on le termine !


Blablablog
Les vacances furent très très très chouettes, le Lac de Côme est vraiment à voir, la beauté des paysages est juste époustouflante ! Je vous mettrais peut-être des photos à l'occaz (pour le C'est Lundi de la semaine pro, peut-être) mais ça vaut vraiment le détour. La bouffe italienne aussi d'ailleurs, j'en rêve encore... Et sachez que je tiens debout sur un paddle, ce qui, me connaissant, est assez incroyable. Les moustiques aussi ont été ravis mon passage, mon sang étant toujours aussi appétissant. Bref, ça fait vraiment du bien de s'échapper en dehors de France (et de ces polémiques débiles), j'y serais bien restée. 

Côté chats, rien de neuf nous le soleil, à part le bonheur plus que visible de Merlin quand nous l'avons récupéré, la queue toute frétillante et les coups de tête de plus en plus forts. Après, on va essayer de nous dire que les chats n'apprécient pas spécialement leur "maître", dans le genre bêtise, ça se pose là !

La nouvelle du mois, c'est surtout que je me suis enfin laissée convaincre par l'achat d'une liseuse (et pour ne plus piquer celle de M. Pumpkins, qui est celle de la photo, par la même occasion), j'ai vraiment vu l'avantage du poids, de la place et de la facilité de lecture pendant ces vacances. Je ne devrais donc pas tarder à recevoir la Kindle que j'ai commandée (et qui m'a été conseillé TomDaft, d'Attractive Area) et je vous ferais une petite review après l'avoir correctement testée.

Le blog va reprendre une activité normale à partir de ce mercredi, j'ai quelques chroniques d'avance et quelques autres à écrire (des tags aussi, alors gare à vous ^^ !). Il y a eu, ce mois-ci sur le blog, un C'est Lundi #17, le Bilan du mois de Juillet, la chronique des Mystères de Larispem, un C'est Lundi #18, la chronique d'Aphrodite et Vieilles Dentelles, la chronique de Là où elle repose, la chronique de Memorex, un C'est Lundi #19 et 20, la chronique de La Fuite,  la chronique de De Profundis et un petit post de départ en vacances.


Je vous bisouille tous très cordialement et vous souhaite une belle rentrée ainsi qu'un très agréable (tout de même) mois de Septembre !