vendredi 28 octobre 2016

Tag - Freaky Friday made in June

Bon. Il parait que c'est la saison des tags. Les nominations tombent de partout et c'est la catastrophe. Surtout que certaines personnes sont assez fourbes pour planquer leur tag sous la forme d'un article classique. OUI JUNE, JE PARLE DE TOI ! J'ai essayé d'en oublier quelques-uns mais c'est pire que 1984 ici, on est surveillé et on n'hésite pas à vous rappeler votre condamnation. C'est terrible. TERRIBLE. Tellement que j'ai eu envie d'écrire cet article uniquement en capslock, mais bon, c'est pénible, donc non. 

Ce tag est un peu particulier pour moi puisqu'il s'agit de musique et il faut bien reconnaître que c'est quelque chose dont je n'ai jamais parlé ici (il me semble, mémoire de poisson, etc). 

Les règles :
  • Ouvrez votre application de lecture de musique préférée
  • Mettez-la en mode « Lecture aléatoire »
  • Citez les quinze premières chansons de cette sélection

On sort donc le fidèle Ipod (qui fête quand même ses 9 ans le 11 janvier 2017) et c'est parti mon kiki !


1 : Tryo et les Ogres de Barbak - La Première Fois



Toute mon adolescence, Tryo...


2 : Arctic Monkeys - Crying Lightning



L'aléatoire ne choisit que des chansons que j'écoute tout le temps ou quoi ? Parce que jusque-là, tout va bien. Je parie sur du Bowie, du Beatles et du Decemberist dans la suite.


3 : The Decemberist - The Mariner's Revenge Song



Et ben, bingo, j'ai envie de dire.


4 : Sonny Rhodes - The Ballad of Serenity



La magnifique chanson du générique de la série Firefly de Joss Whedon, série géniale qui s'est arrêtée bien trop tôt.


5 : Jethro Tull - Pavane



L'une des plus belles musiques classiques reprises par l'un des plus grands rockeurs et joueurs de flûte traversière, c'est magique.

6 : Roisin Murphy - Rama Lama (Bang bang)



En voilà une qui fait remuer le popotin dans le métro. Toujours utile.


7 : Snoop Dogg - My Medecine



Oui bon, je ne sais pas quoi vous dire. J'aime juste bien cette chanson. Elle me donne envie d'aller faire du cheval et d'agiter mon chapeau rodéo style.


8 : Odelaf - Le Crépi



J'adore ce mec. C'est le Boulet de la chanson (Boulet le dessinateur, hein)


9 : Giedré - Pisser debout



Voilà qui me fait hurler de rire à chaque fois. J'adore cette fille, elle est trop choupette et elle dit des horreurs en musique (cette chanson est très calme par rapport à ce qu'elle fait d'habitude).


10 : 77 Bombay Street - 47 Millionaires




11 : The Clash - English Civil War



On est déjà à 11 et toujours pas de Britney Spears, l'honneur serait-il sauf ?


12 : Nirvana - The man who sold the world



Toujours pas de Bowie non plus mais vu que c'est une reprise d'une de ses chansons, j'estime que j'ai bon quand même ! 


13 : The Good, The Bad & The Queen - History Song



Je commence à me rendre compte que j'écoute la même musique depuis au moins 10 ans. Je ne sais pas vraiment ce que ça dit de moi....


14 : Stromae - Tous les mêmes



Tiens, non, un truc plus récent...


15 : Modest Mouse - Bukowski



L'honneur est sauf. Rien de bizarre ou de particulièrement honteux n'est sorti... Mais c'était pas très facile à faire, surtout que mon ordinateur a décidé que non, vraiment, il n'avait pas envie d'écouter de la musique aujourd'hui et que donc, toi non plus, imbécile d'humain.

Bref, sur ce, tremblez, c'est l'heure des nominations...

*roulements de tambours*

- Lost in Chapter 13 : parce qu'il fait son malin sur Twitter
- Prends un livre et détends-toi : parce qu'il s'est moqué (je suis du genre rancunier, nananananère)
- Charmant Petit Monstre : parce qu'elle est déjà nominée alors elle ne peut pas m'en vouloir ^^

Gouzi gouzi !


jeudi 27 octobre 2016

"Wild Fell" de Michael Rowe

Éditions Bragelonne - Septembre 2016
9791028100964


Je suis dans une période où j'ai envie de me faire peur. Je ne sais pas d'où ça vient et si ça va repartir aussi vite que c'est venu mais pour l'instant, c'est là et je dois faire avec. Du coup, quand j'ai vu la vidéo de Myriam vantait le potentiel trouille de Wild Fell, je n'ai pas cherché bien loin et j'ai mis la main dessus (de manière sauvage, je peux être enragée quand je veux un livre en particulier). Et la couverture envoie du rêve, un peu, nan ?

N'empêche que j'y allais un peu à reculons. J'ai l'habitude de lire des machins qui sont censés faire peur et je me regarde une sacrée tripotée de films d'horreur pendant de longues soirées orageuses. Je suis plus ou moins immunisée contre tout ça et donc, souvent déçue par ce qu'on me propose dans le genre. Mais j'avoue que sans être absolument traumatisant, Wild Fell a rempli sa part du contrat.


Le fringuant résumé
Sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure a résisté aux assauts des saisons depuis plus d’un siècle et gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants locaux prient pour que les ténèbres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent. Jameson a acheté la propriété avec l’intention d’y prendre un nouveau départ. Mais l’entité qui l’attend dans la maison est fidèle aux ombres qui y règnent. Elle a attendu Jameson toute sa vie... ou même plus longtemps.


L'avis glacé de Titine

Le résumé de quatrième de couverture ne rend pas vraiment hommage à la diversité des histoires dont est constitué ce roman. Du coup, la première impression est assez étrange et nous ne savons pas vraiment où nous allons, mais la suite va permettre à tout ça de s’emboîter comme il faut. La première partie commence avec l'enfance de Jameson, le personnage principal, jeune garçon solitaire qui n'a que deux amies : sa copine Hank et une petite fille qui vit dans le miroir de sa chambre et qui s'exprime avec la voix de Jameson (avouez que rien que ça, ça fout la trouille...) et n'est pas toujours la plus avenante des enfants. Ensuite, nous allons rejoindre Jameson à l'âge adulte, qui achète plus ou moins sur un coup de tête le domaine de Wild Fell, vieux manoir abandonné et plein de secrets.

La description de ce manoir est absolument hallucinante. En quelques phrases et paragraphes pas du tout rébarbatifs, l'auteur arrive à nous faire visualiser la magie et la magnificence de ce bâtiment victorien en parfait état. On le visite avec Jameson mais on s'inquiète un chouia plus que lui. Parce qu'honnêtement, les bruits et les machins qui se déplacent tout seuls, ben moi, je me barre en courant, pas folle la brocoli. Non mais. Déjà que je fais des bonds quand mes chats bougent à côté de moi, il n'est pas question que je reste dans un truc pareil (j'ai un instinct de survie un peu trop développé pour la vie quotidienne)(et donc totalement inutile).

Niveau trouille, parce que c'est ça qui nous intéresse ici, il faut avouer que ça marche plutôt bien. Sachant que j'ai lu ce livre d'une traite, que je l'ai fini à 1h30 du matin, dans mon lit, en face duquel il y a mon armoire, qui a un grand miroir sur la porte. Voilà, autant vous dire que mon chat (et mon mec) n'a pas compris pourquoi je voulais absolument me coller à lui et pourquoi j'ai fini ma nuit de profil par rapport au miroir précédemment cité (je ne tourne pas le dos à la menace et je ne veux pas non plus lui faire face, technique de base de jedi). Les effets sont bien amenés et on ne tombe pas dans la grandiloquence, ce qui est souvent le cas avec ce genre littéraire, on finit par y croire sans trop de problèmes.


3/5

En Bref
Un excellent bouquin à lire ce week-end si vous voulez fêter Halloween planqué sous votre couette ! (C'est mon programme d'ailleurs, après avoir maté le deuxième Conjuring) Le charme gothique de ce bouquin vous fera frissonner et les poils de vos bras montreront leur désapprobation. Néanmoins, même si j'ai passé un très très très bon moment (enfin, façon de parler mais je l'ai bien cherché), ce n'est pas un coup de cœur et cela pour la bête raison que ce livre manque de certains développements, de plus "d'entre-deux", j'ai trop eu l'impression que l'on sautait du coq à l'âne et on perd l'attachement aux personnages qu'on aurait dû avoir. Je garde tout de même l'auteur, Michael Rowe, en tête, je sens qu'on tient quelque chose avec le bonhomme et j'espère qu'il va continuer dans cette voie, les bons bouquins d'horreur sont vraiment trop difficiles à trouver !

mercredi 26 octobre 2016

"Le Sang du Monstre" d'Ali Land

Éditions Sonatine - Sept 2016
9782355845161


C'est qui le plus beau des chats ? C'est mon Merlinours (oui, je suis gaga mais je suis trop amoureuse de cette bestiole)
Une sortie Sonatine est toujours un événement pour moi, ce sont généralement eux qui nous sortent les meilleurs thrillers, ceux qui vous donnent des sueurs froides et qui vous tiennent éveillés la nuit pour connaître le fin mot de l'histoire. Le Sang du Monstre ne fait pas exception à la règle et vous avez en face de vous un véritable page turner, présentant une nouvelle variation malsaine dans les relations parents-enfants. Et pour un premier roman, sacrée surprise !


L'histoire tordue
Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd'hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de mener une existence normale et d’être quelqu'un de bien. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.


L'avis angoissé de Titine
Ça pour être tordue, elle est sacrément tordue, cette histoire. Sortant des sentiers battus, l'histoire débute avec ce qui pourrait être la fin d'une autre. Annie a dénoncé sa mère, véritable veuve noire tueuse en série d'enfants et c'est, si vous me permettez l'expression, le début des emmerdes pour elle. Placée chez son psy (gné ?), elle assiste, sous une nouvelle identité, au procès de sa mère et à ce que les gens en pensent. Et il n'est pas franchement difficile à imaginer que vivre pendant 16 ans avec une maman qui tue des petits garçons devant vous, ça laisse quelques séquelles mentales. En suivant cette histoire à travers les yeux d'Annie/Milly, on se rend bien vite compte qu'il y a quelque chose qui cloche/qu'il y a anguille sous le canap/un truc pourri au royaume du Danemark.

En lisant ce bouquin, vous allez être gêné, mal à l'aise, répugné, triste, perturbé, bref, toute une gamme de sentiments pas forcément très sympathiques va défiler dans votre tête. Difficile d'oublier la possible emprise qu'a eue Maman Tueuse sur l'adolescente et on craint le pire à chaque page qui se tourne. Pourtant, le pire ne va pas forcément venir d'elle. Ali Land n'hésite pas non plus à aborder le harcèlement scolaire à travers un personnage on-ne-peut-plus tête à claques, Phoebe, la jeune fille américaine classique, belle, intelligente et foncièrement méchante et jalouse. Dans le genre relation mère/fille bizarre, elle n'est pas en reste non plus, ce qui montre bien que parfois, pas besoin de commettre des meurtres pour foutre en l'air un enfant. Freud a d'ailleurs beaucoup de choses à dire sur la question.

L'intrigue est menée tambour battant et il est vraiment difficile de reposer ce roman une fois que vous l'avez commencé. L'auteure maîtrise parfaitement son écriture, vive et incisive, et sa trame ne fait que grimper en intensité. Bonjour l'angoisse, quoi. Je rêve encore des moments où Milly pense parler à sa mère, ombre serpentant dans sa chambre la nuit, lui sifflant conseils et rappels de leur vie à deux. Les poils qui se dressent. Tout en finesse et en suspense, vous allez pénétrer dans la tête de cette ado à la dérive qui galère à se positionner en tant qu'individu après avoir symboliquement tué la mère (j'ai mes cours de psycho qui me reviennent, désolée) mais qui, on le comprend assez rapidement, nous cache encore beaucoup d’éléments de son passé.

3,5/5

En Bref
Sans que ce soit un coup de cœur (pour une raison que j'ignore), Le Sang du Monstre m'a laissé une très forte impression. D'une originalité rare, ce thriller psychologique tout en nuances ne m'a laissé aucun répit. Plus qu'une énième histoire de serial killer, nous sommes face à un récit où les adolescents se montrent dans toute leur splendeur et dans tous leurs excès. Et ce n'est pas toujours très joli à voir. Une réussite pour Sonatine (et pour l'auteure qu'on a hâte de découvrir dans un prochain roman) qui nous coince encore dans la noirceur de l'âme humaine. Un must-read qui vous prend aux tripes, indispensable pour les adeptes du genre ! 

lundi 24 octobre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #26


Encore une semaine de passée et bientôt, ce sera Halloween, Noël, la nouvelle année et hop, on prend les mêmes et on recommence. Comment ça, je semble blasée ? Non, le temps passe juste beaucoup trop vite et à la fois beaucoup trop lentement. C'est une sensation très/trop étrange. Ça doit être ça, vieillir. Du coup, pour oublier, je regarde l'intégrale d'Urgences et je lis quelques livres. Et je regarde mes chats ne pas s'en faire, c'est reposant. Je veux être un chat, voilà qui serait parfait pour ma prochaine réincarnation, s'il vous plaît, merci. Allez zou, on respire un coup et on démarre le C'est Lundi de la semaine, le vingt-sixième depuis le début de ce blog. Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens proposés pour ce rendez-vous sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


La Semaine Passée
J'ai bien sûr commencé la semaine par la lecture du petit dernier de Stephen King, Le bazar des mauvais rêves, qui regroupe une vingtaine de nouvelles, anciennes et plus récentes, avec un petit mot explicatif de l'auteur avant chacune. La cerise sur le gâteau pour moi qui adore lire les écrits plus "autobiographiques" de King.

Les Petits Pédestres Croustillants ont continué leur route dans le monde de Drenaï avec le dernier tome de la trilogie de Waylander. La chronique a été publiée samedi, vous pouvez la lire, la relire, la découvrir en cliquant ici (et un peu partout dans ce paragraphe) ou alors, vous pouvez aussi passer votre route, c'est vous qui voyez.

Enfin, pour conclure la semaine tranquillement, je me suis offert ce petit roman young adult bien sympathique, Une semaine 7 lundis. Reprenant le concept bien connu du film Le jour d'après, nous suivons une adolescente qui revit sans cesse un lundi absolument catastrophique de sa vie. C'est mignon, c'est gentil, c'est drôle et c'est bourré de références à des musiques des années 60 absolument géniales. Une très bonne lecture donc.


Lecture en Cours
Quand je n'ai pas le moral, j'aime beaucoup lire des histoires de crimes et/ou qui fichent la trouille. Et là, je suis tombée sur ce bouquin grâce à une vidéo de Myriam et je vous avoue que sa description m'a sacrément emballée. J'espère que toutes les promesses de Wild Fell seront tenues !



Sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure a résisté aux assauts des saisons depuis plus d’un siècle et gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants locaux prient pour que les ténèbres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent. Jameson a acheté la propriété avec l’intention d’y prendre un nouveau départ. Mais l’entité qui l’attend dans la maison est fidèle aux ombres qui y règnent. Elle a attendu Jameson toute sa vie... ou même plus longtemps.



La Semaine Prochaine
Petite sélection de la semaine avec un livre qui m'a été conseillé par une excellente amie, Celle que vous croyez de Camille Laurens, avec une autre histoire de manoir abandonné avec Le secret de Pembrooke Park et avec une lecture commune de L'exorciste (une relecture pour moi) avec ma très chère et valeureuse Mimine pour fêter Halloween comme il se doit.



Le Craquage de Slip


Pas de craquage de slip à proprement parler cette semaine (après celui de la semaine dernière, vous comprendrez bien pourquoi...), j'en profite pour vous présenter la découverte et le cadeau de ma tante, laquelle est irrévocablement amoureuse de l'ami Broco (ne te défends pas, tata, je le SAIS !), qui a quand même réussi à me dégoter une peluche brocoli ! Si c'est pas incroyable, ça, je ne sais pas ce qu'il vous faut de plus. J'en suis totalement fan et quelque chose me dit que vous allez la voir souvent ici...

Sur le blog, vous avez pu retrouver cette semaine la chronique du tome 2 de Waylander, Dans le royaume du loup et celle du tome 3, Le héros dans l'ombre ainsi qu'un petit tag d'automne.



Et vous, que lisez-vous cette semaine ?

Je vous souhaite une agréable semaine et un terrifiant Halloween ! 





samedi 22 octobre 2016

"Waylander III Le héros dans l'ombre" de David Gemmell

Éditions Milady
9782811214005

En tournant la dernière page du dernier tome de la trilogie de Waylander, c'est la larme à l’œil que Titine et Broco, tous deux fiers membres de la peu connue mais néanmoins fameuse Guilde des Petits Pédestres Croustillants, marquent leur première étape dans leur noble quête au cœur du Cycle de Drenaï. Mais ce n'est ici que le commencement et on se donne rendez-vous très bientôt pour de nouvelles aventures viriles et magiques avec Druss la Légende (quand ? bientôt, on vous a dit. Comment ça, c'est pas assez précis ?). Avant de commencer à vous parler de ce troisième tome, je dois vous prévenir que, de nombreux spoilers, vous allez trouver ici. Ben oui, c'est un troisième tome tout de même. Si le spoiler est une bestiole qui vous effraye, je vous encourage à retourner du côté de la toute première chronique qui, elle, est toute vierge et toute innocente, tel un chaton avec des arcs-en-ciel et des paillettes dans ses grands yeux ronds. Et si vous êtes un vrai warrior, un badass et que vous mangez du spoiler tous les matins avec vos céréales, vous pouvez retourner voir la chronique du tome 2 et, bien sûr, rester dans le coin pour lire ce qui suit. Enfin, si vous êtes de la même trempe que ce cher Wally (c'est le petit nom de Waylander pour ceux du fond), vous pouvez aller faire un tour du côté de mes compagnons de quête, June, Mimine et Isa.


Le résumé turbulent de Wikipédia
Une dizaine d'années après le deuxième volet de Waylander, on retrouve un Waylander au crépuscule de sa vie. Après l'avoir sauvée des mains d'une bande de mercenaires, Waylander emmène Keeva dans sa demeure, un immense palais. En effet, l'ancien assassin pense avoir pris définitivement sa retraite, et après avoir acquis une fortune colossale grâce au commerce, il compte finir paisiblement sa vie dans son palais, où de par son âge et son austérité, il y est surnommé l'Homme Gris. L'histoire commence avec l'attaque de Matze Chaï, marchand et ami de Waylander, par des démons, entourés d'une mystérieuse brume glaciale.

*

L'avis magnanime de Titine

Dans le monde de Drenaï comme dans le nôtre, il est difficile de prendre sa retraite. C'était pourtant bien parti pour Wally, devenu immensément riche et au repos depuis plusieurs années. Toutefois, le bonhomme, habitué à plus d'action, s’ennuie au point d'aller faire régner lui-même la loi sur ses propres terres. Le Waylander que l'on découvre dans ce troisième tome a bien changé, il est vieux, complètement blasé de la vie (il a le seum, pour parler encore plus djeun's) mais il a réussi à garder une pêche (physique) du tonnerre (je voudrais prendre ce qu'il prend siouplé !). Pourtant, dans ce tome, point de roulades ou de galipettes maîtrisées, non, les combats de Waylander m'ont plutôt fait penser à ça :


Le gars qui sait tout, qui voit tout venir et qui ne frétille plus du tout à l'idée d'un combat rondement mené. Blasé, je vous dis. Et on le comprend. Tant d'années de bons et loyaux sévices et ça continue. Voilà qui déprimerait le plus optimiste des assassins. Bref. Pourtant, on apprécie papi Waylander, il est sage, il est encore plus sympathique (presque GENTIL, un comble) qu'avant et on ne veut pas qu'il s'en aille. Sans oublier que la relève est en route, le personnage éponyme étant de plus en plus effacé face aux autres protagonistes.

En parlant des autres personnages, oubliez tous ceux (ou presque) que vous avez rencontrés précédemment, Miriel coule des jours heureux ailleurs, les Trente ne répondent pas au téléphone et les autres, ben, la plupart mangent les pissenlits par la racine, donc bon, on ne va pas leur demander de venir faire coucou. Néanmoins, ce tome regorge de personnages mémorables : Keeva, jeune fille sauvée par Waylander au tout début du roman, est sans doute le personnage féminin que j'ai le plus apprécié de toute la trilogie (c'est-à-dire que c'est la moins tête-à-claques et peut-être la plus réaliste) avec Ustarte (non mais quel nom, je vous jure...), prêtresse pour le moins surprenante. Et le duo truculent formé par Kysumu et Yu Yu Liang apporte le comique nécessaire pour pallier à la magie destructrice qui sévit à fond les ballons. Kysumu représente le prêtre sévère, droit et totalement voué à sa religion et à son art quand Yu Yu, lui, est "juste" tombé par hasard sur une épée magique (qui brille quand les démons apparaissent, ça vous rappelle quelque chose ?) et n'a qu'une seule envie, devenir riche, célèbre et faire du sexe avec le plus de femmes possibles. Il m'a bien fait rire, cet imbécile.

J'ai particulièrement aimé le traitement de la magie mis en place par Gemmell. Insidieuse et foncièrement mauvaise (ou amené par des mecs pas très jouasses), elle rôde et plane sous la forme d'une brume d'où sortent des démons particulièrement horribles (ça aussi, ça m'a fait penser à quelque chose, Stephen King, la nouvelle Brume, comme quoi, tout se rejoint, c'est formidable, la lecture).


Petit bémol néanmoins, j'ai trouvé quelques longueurs à ce dernier opus mais cela ne tient peut-être qu'à moi et mon niveau de concentration au ras des pâquerettes en ce moment. Sinon, petit youpi et danse de la joie pour cette fin imprévisible mais ô combien méritée pour notre cher Waylander (bon sang, il va me manquer, l'animal), joliment amené et parfaite pour clôturer comme il se doit l'ensemble de cette trilogie et le destin de l'assassin le plus célèbre de Drenaï. Le ton de ce dernier tome m'a semblé beaucoup plus grave que les deux autres (ou alors, c'était moi qui voyais de l'humour où il ne devait y avoir goutte) mais je pense que ça colle plutôt bien avec le destin du personnage principal. C'est encore une fois une réussite.


4/5

En Bref
Pour une première incursion dans l'univers de David Gemmell, on peut clairement dire que c'est une réussite. J'ai découvert des héros forts et, bien que très clichés au début, magnifiquement bien construits. J'ai ri devant l'absurdité de certaines répliques et me suis moquée de la virilité exacerbée des personnages mais je me suis fait prendre au jeu et j'ai adoré ça. Il faut aussi avouer que cette longue lecture commune avec vous, valeureux Petits Pédestres Croustillants, m'a bien remonté le moral, avec vos blagues, vos réflexions, vos idées complètement tordues, vraiment, ça valait le coup d'ouvrir ces bouquins. C'est la fin de cet interlude *cœur avec les doigts*.

Quelques Citations tout de même

[Cours de philo] : "Vous autres, humains, êtes des créatures extraordinaires. Vous êtes capables de compassion et d'amour, comme aucune autre créature, mais aussi d'une haine inouïe, dont la force et la noirceur obscurciraient le soleil lui-même. Il vous est difficile d'admettre que ces deux extrêmes soient en chacun de vous. Lorsque vous considérez l'oeuvre d'hommes mauvais, vous vous dites que ce sont des monstres, qu'ils sont différents, voire inhumains. Car, accepter le contraire menacerait les fondements de votre existence."

[La nature masculine] : "Voici Emrin, un sergent de la garde. Il se croit plus beau qu'il ne l'est et fera tout ce qui est en son pouvoir pour t'attirer dans son lit. Malheureusement, c'est dans sa nature. Ne le juge pas trop durement."

[Ah bon ?] : "La chanson était écrite dans un dialecte rugueux du nord du Chiatze et portait sur les atouts physiques et les poils surnaturels d'une jeune fille de joie."

[Insulte à retenir, toujours utile] : "- Que la vérole vous ronge la figure ! cria Yu Yu."


A très bientôt pour de nouvelles aventures !


Et le dessin de Mary


jeudi 20 octobre 2016

Tag - Autumn Book Tag

Un petit tag, voilà qui faisait assez longtemps. Proposé par Nova Baby, je ne pouvais décemment pas passer à côté de cette thématique très automnale (on s'appelle Pumpkins ou pas, ici ?!) et, gare à vous, j'ai fait des nominations cette fois-ci, oui oui, vous n'allez pas y échapper, tremblez !! 

Le principe est relativement simple, il s'agit de répondre aux questions (mais je vous avoue que j'ai eu du mal...).


Trouvez une couverture qui vous fait penser à l'automne

On commence tout de suite par une espèce de tricherie parce qu'en toute honnêteté, ça fait déjà 20 min que je cherche et je sèche complètement (je le sens mal ce tag ^^). Mais bon, là, on est en plein dedans, non ? Déjà, y a le mot "automne", je pense que là, vous ne pouvez qu'être d'accord avec moi et en plus, il y a une feuille morte ! Si ça, c'est pas le symbole n°1 de l'automne avec la citrouille, je ne sais pas ce qu'il vous faut ! 

Un livre parfait pour lire au coin du feu

Contrairement à Nova Baby, moi j'adore jouer à me faire peur (même si je le regrette souvent au moment d'aller me coucher) et pour cet automne, j'ai décidé de m'offrir une relecture, celle de l'Exorciste, roman plutôt inconnu mais qui a inspiré le film du même nom. Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle ^^. Je l'ai déjà lu, quand j'étais ado, il me semble, seule dans une vieille maison de vacances, je crois que je me suis mise à pleurer au moment où il fallait VRAIMENT que je sorte de ma chambre pour aller faire pipi, tellement j'avais la frousse. Ça promet du coup...

Un livre que tu utiliserais pour allumer le feu

La première énorme déception qui me vient à l'esprit... Vous pouvez relire ma chronique là si le cœur vous en dit. Après, on est d'accord, que les goûts et les couleurs...

Une couverture avec du brun comme couleur principale ou avec des feuilles sur la couverture

Zut, si j'avais lu les questions avant, j'aurais gardé Outlander pour cette réponse mais passons ! Là, il y a du brun et des feuilles, ça marche non ? (Comment ça, je suis de mauvaise foi ?!)(Un peu daltonienne sur les bords plutôt)

Comme quand vous guérissez après une longue période pendant laquelle vous étiez enrhumé, un livre que vous étiez content d'avoir fini

Le bouquin qui m'a mis hyper mal à l'aise tout du long et dont j'ai détesté le style d'écriture et de narration. Grosse déception. Heureusement qu'il n'était pas plus long parce que sinon, il aurait valsé par la fenêtre.

Un film que vous aimez regarder encore et encore quand le froid revient s'installer

C'est l'heure des trois volets du Seigneur des Anneaux !!!!!

Quelle couverture de livre vous rappelle l'automne

Triche, deuxième épisode. Juste parce qu'il y a de l'orange, ça marche ? Non, sans blague, c'est parce que l'auteur va venir sur Lille le 28 octobre et que son livre fait donc partie de mes priorités à lire ce mois-ci !

Quelle série de livres aimeriez-vous lire cet automne ?

En nouvelles séries, franchement, je ne sais pas, j'en ai déjà trop qu'il faut que je poursuive. On va donc dire Les Chroniques Lunaires, puisque j'avais adoré Cinder.

Un livre qui vous fait voyager

J'aurais encore pu mettre Outlander mais je vous propose plutôt un autre genre de voyage dans le temps. Revenir au temps des cathédrales, ça vous dit ? Sachant que je lis ce livre quasi une fois par an, ça marche, non ?

Bon, c'était pas facile facile, ce machin ! Mais je reprends du poil de la bête parce que c'est l'heure d'annoncer les condamnés ! Euh, les nominés, oups... En espérant que vous ne l'avez pas déjà fait, les cocos, j'ai vérifié mais je suis faillible (je sais, ça vous surprend mais c'est bien le cas).

June & Cie, parce qu'un dragon pour allumer le feu de cheminée, c'est fort pratique.
Ludo, parce qu'il pourra apporter de bonnes frites belges.
Le Charmant Petit Monstre, parce qu'elle a une bonne dose de poils qui tiennent chaud.
Isa La Rousse, parce qu'elle s'est sentie oubliée, ces derniers temps.

Voilà ! Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir !


mardi 18 octobre 2016

"Waylander II Dans le royaume du loup" de David Gemmell

Éditions Milady - 2004
9782811213817
Mesdames et Messieurs, la suite des aventures des Petits Pédestres Croustillants continue et la lecture du Cycle de Drenaï. Et là, vous vous dîtes : les QUOI ?! Oui, bon, on a les noms qu'on mérite, ce genre de choses arrive lorsque l'on traîne trop avec des fans de Kaamelott, c'est terrible mais c'est ainsi. Vaillamment rejoint par Isa La Rousse, motivées comme jamais, le périple continue pour June, Mimine et moi-même avec le deuxième tome de la trilogie Waylander, Dans le royaume du loup, tout un programme. Pour ceux du fond, je rappelle que nous ne suivons pas l'ordre de parution mais l'ordre chronologique de l'histoire [la chronique du tome 1].

Et Titine s'excuse du retard, hein, mais bâcler cette chronique aurait vraiment été un crève-cœur et on n'aime pas ça au pays magique du Brocoli.

Allez, on s'accroche à son bonnet, on prend son chat sous le bras et on se jette, tel un Rambo dans la boue, tel un Schwarzy dans la jungle, dans les bras suaves et musclés de Waylander et de ses virils amis (tout en se méfiant des spoilers sur le premier tome ! Un héros attentif est un héros vivant !]


Résumé frétillant de Wikipédia
Dans les monts de Skeln, Dakeyras l'homme des bois et sa courageuse fille Miriel vivent dans la solitude en pleine nature. Ils ne savent pas qu'un groupe de guerriers chasseurs de primes, sans pitié, rôde dans les montagnes. Des êtres impitoyables dont la torture et la mort sont comme nourriture et eau. Toujours prêts à tuer femmes, enfants, vieillards et surtout l'homme des bois pour dix mille pièces d'or. Ces combattants endurcis n'ont peur de personne... Ils devraient. Car Miriel est peut-être jeune, mais elle maîtrise l'archerie, l'escrime et l'arbalestrie, grâce à l'enseignement du plus mortel assassin qui ait jamais vécu : son père, mieux connu sous le nom de... Waylander.

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L'avis chevaleresque de Titine

C'est un Waylander vieillissant que nous retrouvons dans ce deuxième tome. Plutôt déprimé par la mort du deuxième amour de sa vie, il vit seul dans une belle petite maison en forêt avec sa fille adoptive, Miriel. La jeune fille, ayant grandi avec les deux forts caractères de Danyal et de Waylander, est tout sauf une princesse et maîtrise la roulade aussi bien que papa (de toute façon, tout le monde fait des roulades dans ce tome-là, les chevaux, les lionnes, les combattants, on se croirait dans un cours d'EPS d'école primaire). C'est principalement sur elle que va se focaliser cette suite, Waylander restant plus en retrait, face à une nouvelle génération un peu plus fraîche et aware des nouvelles technologies. Quand elle se rend compte que quelqu'un a mis un contrat sur la tête de papa, son sang ne fait qu'une roulade et elle part en croisade pour sauver son père et le monde, tant qu'à faire, puisqu'un méchant vraiment très méchant fait son apparition.

Miriel, c'est tout à fait le genre de personnages féminins que j'apprécie dans les romans. Forte et redoutable, on se rend vite compte qu'elle a encore beaucoup de choses à apprendre, des choses qui ne sont pas faciles et que l'on n'attend pas forcément d'une femme (surtout à cette "époque"), eh bien, la demoiselle, elle s'en fiche royal, veut protéger les siens et apprendre la castagne ! Et ça, Titine, elle kiffe. Bon, même si le but ultime du "pourquoi faut sauver Miriel ?" m'a un peu refroidi...

Vous allez vite comprendre les gifs Buffy ♥
Mais avant tout cela, un ange apparaît. Enfin, un ange, un mec qui s'appelle Angel plus exactement. Et qui n'a pas le physique de son homonyme vampirique et buffyesque (hélas), celui-là même qui a fait trembler des milliers d'adolescentes dans les années 2000 (moi y compris)(même si j'ai vite changé pour Spike)(graou).


Alors qu'à la description, ben, le bonhomme, il est marqué par la vie, quoi, pour être polie (rho, on avait dit qu'on ne se moquait pas du physique, Broco, c'est pas cool !)

Et là, je vous avoue qu'entre Waylander et Angel, mon cœur balance. En fait mon cœur a balancé beaucoup dans ce tome, pour beaucoup de personnages (mais je crois que Mimine a déjà posé une option sur Senta). Les deux forment vraiment ce cliché plutôt sympa finalement de l'homme viril, bourru mais extrêmement bienveillant et mou du cœur pour peu qu'on creuse sous la surface musclée et le tissu cicatriciel. Et Angel va vite se révéler une espèce de prince charmant sur le retour (vieux, tout simplement)(c'est un peu la fête aux vieillards dans ce tome) et le cœur de Miriel va aussi beaucoup balancer (Angel/Senta, jeunesse/sagesse...). Un petit triangle amoureux en fait, mais tellement pas gênant et tellement subtil et bien amené que je viens tout juste d'y penser...

L'histoire en elle-même reste assez simple, trouver qui a mis la tête de Waylander à prix et sauver le monde d'une guerre magique mais on sent poindre, plus que dans le précédent, la grandeur et la richesse du cycle créé par David Gemmell, des prophéties arrivent, des éléments coïncident et des idées germent dans ma petite tête (en clair, j'ai encore plus envie de lire la suite qu'avant, pour voir si mes suppositions se vérifient). J'ai aussi noté que la magie avait ici une place beaucoup plus importante et tout le monde y va de son petit Talent. Dardalion fait aussi son come-back, beaucoup moins oisillon tombé du nid que dans le tome 1, et aussi beaucoup moins sympathique. Et franchement, leur message de "on n'aime pas la violence mais parfois, faut taper dessus quand même", il est un peu bancal. Ce qui a le mérite de me faire rire.


4/5

En Bref
Je ne vais pas vous refaire le topo sur le style de David Gemmell, nous retrouvons toutes les caractéristiques qui font son succès et sa facilité de lecture dans ce tome-ci. Et j'ai beau me moquer de cette série de roman, c'est encore une réussite pour Waylander II, un gros coup de cœur qui fait boum boum et j'ai hâte de poursuivre l'aventure (je l'ai déjà dit, non ?). Les Petits Pédestres Croustillants continuent leur petit chemin tranquille (ou pas, on aime bien se créer des problèmes parfois) et on se retrouve samedi 22 pour clôturer la trilogie de ce cher Wally (c'est son petit nom, c'est trop mignon).


Quelques Citations

[Macho Power] "Et si tu écoutais aux portes - un talent féminin, comme j'ai souvent pu le constater - alors tu sais que je lui ai dit que j'aurais accepté pour cinquante."

[Cassé !] "J'ai vu des poux qui avaient plus de cervelle que toi !"

[Macho Power n°2] "Comme toujours, il est inutile de parler aux femmes. Elles ne comprennent rien."

[En parlant de Miriel, l'élégance masculine] "Elle ressemble à une pouliche : rapide, fine et pas encore dressée."

[Conseil médical] "Le manque de sexe provoque des douleurs au bas-ventre et au dos. Des migraines aussi."

[Pauvre Senta] "Il est le Dragon de l'Ombre, l'espoir de mon peuple. Et il a avec lui le Tigre Blanc dans la nuit et le Vieux Dur à Tuer. Il y a aussi Senta."

[Ma nouvelle expression] "- Par les couilles de Shemak !"


Et le dessin de Mary !

©Mary Pumpkins

lundi 17 octobre 2016

C'est Lundi, Quel Lisez-Vous ? #25


Après une semaine chargée, je prends quelques minutes pour vous faire le C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? habituel (j'ai lutté avec mon lit pour ça, j'ai gagné, mais je ne vous dis pas dans quel état il m'a laissé...). Et vous allez avoir le privilège d'assister au plus gros craquage de slip de toute l'histoire de ce blog et, sûrement, de toute ma longue et périlleuse vie grâce/à cause du week-end de dédicaces de Mary Pumpkins, à Arras. Vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La Semaine Passée
Demain les Chats a ressemblé exactement à ce que j’attendais, un bon début, une bonne idée, mais ça part rapidement en eau de boudin. Heureusement, ça a le mérite de se lire très vite (à peine 2 heures) et de faire sourire à de nombreuses reprises. Ensuite, ce fut le tour de la grosse catastrophe de la semaine avec Avenue Nationale, vous avez déjà sans doute lu ma chronique... Et là, c'est le drame. J'ai eu un mal fou à me remettre de cette lecture, plus rien ne m'intéressait, j'avais une flemme pas possible à l'idée de me lancer dans autre chose (autre chose étant le deuxième tome de Waylander, ce qui est bizarre, vu comme j'étais impatiente de le lire). Comme d'habitude dans ces moments-là, je compte sur une petite bd pour me changer les idées. Le troisième tome de L'Arabe du Futur a fait l'affaire, une suite comme on les aime (même si j'ai envie de taper la plupart des personnages, mais ceci est une autre histoire). J'ai ensuite enfin pu me lancer en catastrophe dans Waylander, mais, suite à quelques événements (chouettes mais prenants), je n'ai pas réussi à finir à temps pour écrire et publier la chronique samedi. Mais tout est prévu pour demain, tout le monde est sauf ! (bon, faut encore que je l'écrive, hein, on s'y met juste après). Pour le week-end, petite lecture détente avec Le jour où Anita envoya tout balader. Ça ne casse pas trois pattes à un canard mais c'est chouette et j'ai clairement préféré celui-là au précédent de Katarina Bivald, La Bibliothèque des cœurs cabossés.



Lecture en cours

Avouez que celui-là, je ne pouvais pas le faire traîner trop longtemps ! Le nouveau Stephen King tant attendu, Le bazar des mauvais rêves, est sorti mercredi 12 octobre et contient une vingtaine de nouvelles, presque ce que je préfère de King. Je n'ai lu que quelques pages hier soir avant de tomber de sommeil, mais je peux déjà vous dire que l'ambiance qui fait la réputation de l'auteur est bien présente ! A suivre...


La Semaine Prochaine
Je ne prévois pas grand-chose cette semaine, je le ferais plutôt à l'instinct. Mais par contre, j'ai hâte de me lancer dans le troisième tome de la trilogie Waylander avec June, Mimine et Isa (et Mary, qui nous suit en toute discrétion)(sauf quand il glousse à chaque punchline dans le canapé à côté de moi ^^).


Le Craquage de Slip 
(attention les yeux)
(accrochez-vous à vos bretelles)

Ouai. Pour ma défense, c'est pas QUE ma faute, c'est aussi celle de Mary Pumpkins. Et des libraires de Cap Nord à Arras, qui ont vraiment une super boutique. Et du choix. Et qui sont sympas. Dire que nous n'étions là que pour faire quelques dédicaces (enfin, juste Mary, moi, j'étais préposée au chocolat chaud) pour un festival japonais. Un super week-end, cela dit, et plein de très belles lectures en perspective. Préparez-vous à quelques chroniques bds dans les semaines à venir !

A part se ruiner, on s'est bien amusé, on a vu du monde et on a beaucoup mais beaucoup trop mangé. J'ai regardé l'homme du jour dessiner en mode groupie (faut bien passer le temps) et j'ai dormi dans un lit qui fait la taille de ma cuisine. Donc, c'était pas mal du tout, vous en conviendrez...

Une petite sélection de dessins
Sur le blog, la semaine dernière, vous avez pu lire, outre le C'est Lundi #24, la chronique des deux tomes du Fléau, la chronique d'Avenue Nationale et celle de L'Affaire Jane Eyre. Je n'ai rien de programmé pour l'instant, je sais juste que demain mardi, vous aurez la chronique du tome 2 de Waylander, le reste est encore à définir !


Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?

Bonne semaine de lecture à vous tous, 
je vous bisouille affectueusement.

vendredi 14 octobre 2016

"L'Affaire Jane Eyre" de Jasper Fforde

Éditions 10/18 - Mai 2005
9782264042071

Tout d'abord, je voudrais remercier Lost in Chapter 13 pour m'avoir suggéré de lire ce livre mais aussi (et surtout) pour m'avoir secouée les puces assez souvent (et assez vigoureusement) pour que j’écrive enfin cette chronique ! Je connaissais déjà ce livre pour l'avoir souvent croisé, lui et son sympathique dodo, dans les coups de cœur libraire en magasin et sur les blogs, bien sûr, mais je n'ai jamais vraiment eu l'envie ou le besoin de m'y plonger. C'est maintenant chose faite et je ne regrette rien !


Soooo, qu'est ça raconte ?
Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine...


Est-ce que c'est aussi bon que promis ?
Le synopsis vend carrément du rêve : la littérature comme religion, une police de la littérature (les Littératechs), des personnages capables de rentrer et de sortir des œuvres les plus majeures de toute la création humaine, des héros aux noms complètement improbables (à l'image de l'auteur d'ailleurs...)(on avait dit qu'on ne se moquait pas des noms !!) et aux attitudes parfois loufoques. Thursday Next est une héroïne comme on voudrait en voir plus souvent, elle est forte, dure à l'ouvrage, qui n'a quasi peur de rien mais qui a aussi des sentiments et qui n'a pas peur de les montrer. Jasper Fforde la décrit parfaitement et nous avons vite l'impression de la connaitre dans les moindres détails. Les autres personnages ne sont pas en reste, mais j'ai eu tout de même un petit coup de cœur pour le père de Thurday, le Colonel Next, hors-la-loi et voyageur dans le temps, il sonne toujours complètement hors de propos et nous sort certaines des meilleures répliques de tout le roman.

L'univers est totalement génial et d'une richesse absolue. Nous ne savons pas exactement à quelle époque nous nous situons, beaucoup d’éléments nous rappellent notre époque ou notre passé mais une foule d'éléments technologiques nous laisse penser que nous nous trouvons plutôt dans un futur alternatif, dans une uchronie. Le dodo en boite de la couverture nous montre bien cela en nous présentant l'animal de compagnie du futur, le dodo éteint que l'on peut à présent cultiver et adopter, la toute dernière mode (très peu pour moi, honnêtement, je ne suis pas une grande fan des oiseaux). L'humour et les bons mots foisonnent et on ne lasse pas de relever tous les petits détails qui font l'originalité du bouquin.

Néanmoins, au risque de me faire un ennemi de Lost in Chapter 13 (je sens que ça va barder), j'ai tout de même quelques points négatifs à relever. Même sans savoir que ce titre est un premier tome, on sent bien la mise en place de l'univers et le début traîne un peu en longueur. La fameuse "affaire Jane Eyre" annoncée dans la quatrième de couverture se fait vraiment attendre, n'apparaît que vers la fin de l'histoire et m'a semblé être résolue plutôt facilement. Mais ce ne sont finalement que des détails qui ne doivent pas vous empêcher de vous jeter sur ce roman si vous sentez qu'il peut vous plaire ! Jasper Fforde a su créer un univers hallucinant et cinématographique et les références littéraires multiples à des classiques anglais (comme Dickens ou Shakespeare) sont vraiment amusantes à relever.


3/5

En bref
Je ne comprends pas pourquoi ce livre n'est pas plus un coup de cœur pour moi, il a honnêtement tout pour me plaire mais il a manqué un petit quelque chose, moins de longueurs peut-être, pour que je sois totalement séduite. Je pense aussi que j'ai été trahie par la quatrième de couverture, qui m'a fait trop attendre l'apparition de Jane Eyre en personne... Mais il n'est pas impossible que je continue tout de même la série un jour, j'ai notamment envie d'en apprendre plus sur mon coup de cœur du roman, le Colonel Next, le père de Thursday, qui fait bien trop peu d'apparition à mon goût !



[Pas taper, hein, Lost ! ☺ ♥]