mercredi 23 novembre 2016

"The Ones" de Daniel Sweren-Becker

Éditions Hugo New Way - Oct 2016
9782755628135

Voilà un roman qui a fait beaucoup parler de lui lors de sa sortie. Annoncé comme une dystopie originale, The Ones était censé apporter un vent nouveau dans la littérature adolescente. Et vous le savez, Titine aime beaucoup les dystopies adolescentes, elle ne pouvait donc pas passer à côté de celle-ci. Mais il faut avouer qu'avec le temps (et l'accumulation de ce genre de lectures), Titine est devenue plutôt exigeante...


Un petit résumé en passant
Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son petit ami, James, et elle font partie du 1% de chanceux sélectionnés à la naissance par le gouvernement pour être modifiés génétiquement. Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs... Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allègrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où elle pourrait se battre....



L'avis 1% de Titine

Il faut avouer que la lecture commençait vraiment bien. Ce concept d'inversion des rôles : les "normaux" qui se mettent à harceler et à déclarer les "différents" illégaux alors que ceux-ci ne rêvent que de s'intégrer à la société, avec des motifs plutôt difficiles à avaler. En effet, ces fameux "Ones" ne sont pas si différents de nous, humbles humains conçus de façon tout à fait naturelle. Une toute petite chose a été modifiée dans leur ADN avant leur naissance pour les rendre plus beaux/plus forts/plus sportifs/plus intelligents, ce qui, pour ceux qui en ont l'âge (la première vague n'atteint qu'à peine les 30 ans pour l'instant, les autres sont des adolescents), les entraîne directement vers des postes importants, des positions de pouvoir. Mais, pour des fausses raisons d'égalité et à cause d'une véritable trouille d'être obsolètes, les "normaux" décident de rétablir l'ordre originel et de créer des lois interdisant aux Ones d'accéder à la plupart des événements d'une vie normale (plus de compétitions de sport, ils sont trop forts, plus d'entrée à l'université, ils sont trop intelligents, etc.). L'établissement de cette ségrégation, cette montée de haine et de peur est très bien décrite et mise en place. Elle renvoie directement à certaines choses qui arrivent tout doucement (mais sûrement) dans notre société bien réelle et donne lieu à une réflexion très intéressante. De plus, le reste de l'univers créé par Daniel Sweren-Becker étant si proche du nôtre rend toute la lecture très prenante.

Hélas, c'est passé ce début original, avec une intégration politique très pertinente, et ces idées passionnantes que ça se complique.

Nous restons malgré tout dans une dystopie classique adolescente et c'est vraiment dommage. Les personnages sont très stéréotypés, avec la jeune fille parfaite, le jeune garçon parfait (bon, il est vrai que leur statut de Ones n'aide pas et rend toute la chose vraisemblable mais tout de même...) et un autre garçon tout aussi parfait physiquement mais particulièrement rebelle. Voilà, vous le sentez venir le triangle amoureux ? Bon, pour la défense de l'auteur, il n'est que suggéré mais il est bien là. Et bon sang ! Changez les codes, quoi ! Je veux bien croire que le cœur de l'adolescent(e) est volage mais enfin, ce cliché est vraiment fatigant.

Le reste de l'intrigue est à l'image du reste du roman, assez classique et j'ai eu du mal à comprendre certaines des réactions de l'héroïne, Cody qui, bien que soi-disant parfaite, est parfois très agaçante et répond clairement au stéréotype de la fille badass, type Katniss. On oublie parfois de s'attacher à elle et de s'inquiéter de son sort, ce qui est quand même dommage, pour une héroïne de roman.


3/5

En Bref
Comme dit en introduction, Titine devient difficile avec les dystopies ado. Il faut pourtant avouer que celle-ci, malgré ses nombreux défauts, m'a finalement bien plu (lever les yeux au ciel fait partie du jeu avec ce genre de lecture), principalement grâce à son originalité de départ et grâce à sa résonance avec notre monde actuel. Il peut donner lieu à une très bonne étude dans un collège ou un lycée, si quelqu'un veut proposer des romans plus récents. Ce n'est pas un coup de cœur mais je lirais la suite sans aucun doute, tant je suis curieuse du sort que notre monde pourrait réserver à ceux qui risquent de piquer "la place des autres" à cause d'une bête différence de naissance, dont ils ne sont en rien responsables. Mais j'espère vraiment que l'auteur saura se renouveler !

lundi 21 novembre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #29


Diantre, c'est la tempête aujourd'hui dimanche (oui, je fais mes C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? le dimanche, sauf exception), l'un de mes chats est parti en vadrouille, on n'est pas à l'abri qu'un coup de vent l'envoie au pays d'Oz. Mis à part le temps, ce fut une très belle semaine, avec une jolie nouvelle qui fait du bien au moral ! Noël se rapproche tout doucement et je trépigne à l'idée de mettre en place le sapin (j'en ai même rêvé cette nuit, c'est dire). Monsieur Pumpkins travaille tranquillement dans le salon, Stéphane Plaza piaille à la télé et un chat ronfle sur un coussin. Un chouette dimanche en somme. 

Mais aujourd'hui, c'est lundi et le lundi, c'est pas cool alors pour oublier, laissons la parole au C'est Lundi n°29. Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'ensemble des blogs participant au rendez-vous en allant faire un tour sur le blog de Galleane, merci à elle !

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



La Semaine Passée
J'aurais pu reprendre l'image de la semaine dernière (mais je ne l'ai pas fait parce qu'il m'arrive d'être un peu nounouille) tellement j'ai bien suivi mes "engagements", j'ai lu les trois livres que je me suis fixés et je suis en train de lire le quatrième. The Ones fut une agréable lecture mais passé la surprise et l'originalité de la thématique de départ, on reste dans une dystopie young adult assez classique. Je lirais tout de même la suite, si elle ne parait pas dans 10 ans.

Par contre, quelle claque avec Camille, mon envolée !!! Je savais que ce livre allait être fort et dur mais qu'il le soit à ce point et que l'écriture soit si belle... Mazette. Je n'en suis pas encore remise et j'ai bien l'impression que ça va prendre du temps. Je devrais vous faire une chronique si tout va bien mais j'ai peur de ne pas trouver les bons mots, il va vraiment falloir que je prenne le temps de l'écrire.

Et pour l'avant-dernier Camilla Lackberg, une très bonne lecture aussi, bien meilleure que Le Gardien de Phare qui m'avait laissé un petit goût de déception en bouche tellement tout était prévisible. Celui-là m'a tenu en haleine tout le temps. Petit point négatif tout de même, Patrick, le policier et mari d'Erica m'a parfois profondément agacée avec sa manière de vouloir "tenir sa femme" et de lui laisser faire absolument tout avec leurs enfants. Il me semble qu'Erica était l'héroïne à l'origine et que maintenant, elle est passée au second plan avec le rôle peu glorieux de "femme de flic" et "femme fouineuse au foyer", c'est bête... J'espère qu'elle va finir par se rebeller un peu, la cocotte, on l'a connu avec un peu plus de caractère !



Lecture en Cours
Je suis arrivée à peu près à la moitié du tome 3 des Années du Silence et je dois bien avouer que le récit ne me plait pas autant qu'avant, trop de morale, trop de longs discours, trop de non-dits qui sont aisément devinés par les vieilles sages de la famille (aka les mamies), tout le monde se répète, tout le monde sort des phrases qu'il est impossible de dire dans la vraie vie. Bref, j'ai hâte de le terminer pour passer à autre chose (mais j'espère tout de même une belle surprise à la fin !)...



La Semaine Prochaine
Je viens tout juste de découvrir qu'Helen Fielding avait écrit un nouveau Bridget Jones, reprenant l'histoire du film (en oubliant le précédent, j'imagine), j'ai toujours bien aimé la petite Bridget, je suis donc curieuse de voir ce que va donner ce petit dernier. 

Vous vous souvenez de mon amour pour Une Braise sous la Cendre, de Sabaa Tahir ? Le deuxième tome vient de paraître, je trépigne d'impatience à l'idée de le lire. Petit problème : est-ce que ça vaut le coup de relire le tome 1 avant ou pas ? Mes souvenirs sont un peu flous et du coup, j'hésite... Si quelqu'un l'a déjà lu et passe par ici, qu'il n'hésite pas à me dire si l'auteure fait des petits rappels !

Et un petit contemporain pour la fin de semaine avec Petits secrets, grands mensonges, j'avais beaucoup aimé Le Secret du Mari, j'espère que celui-ci serait à la hauteur.



Le Craquage de Slip

Deux petits livres donc, ça faisait longtemps ! Une Flamme dans la nuit et le petit nouveau (mais vraiment petit !) de Gillian Flynn, Nous allons mourir ce soir, qui est en fait une nouvelle de quelques pages. A voir si c'est aussi bien que ses thrillers...


Hier soir, on s'est décidé à la dernière minute et on a couru voir Fantastic Beasts et que dire à part que c'est absolument génial et que j'en suis ressortie toute émerveillé. Ce film a quelques défauts, c'est sûr (comme Johnny Depp par exemple...) mais quel bon moment ! Et je suis définitivement sous le charme d'Eddie Redmayne, qu'il est trop beau et trop mignon et trop parfait et tout et tout et tout. J'ai presque envie d'aller le revoir bientôt, sans le gars qui gloussait et chantonnait tout seul à côté de moi (pas Mary, lui, il est sage).

Sur le blog, vous avez pu lire cette semaine, outre-le C'est Lundi #28, la chronique de Signé A, celle de Sous la même étoile et la dernière étape en date des Petits Pédestres Croustillants avec Druss la Légende.

Et vous, que lisez-vous cette semaine ?

Je vous souhaite une très belle semaine !

samedi 19 novembre 2016

"Druss La Légende" de David Gemmell

Éditions Milady

Après avoir quitté l'ami Waylander le cœur gros, la larme à l’œil et le cheveu en berne, les Petits Pédestres Croustillants ont bu quelques bières (trop), piqué un roupillon bien mérité, mangé un bon sandwich et se sont ensuite remis en route bien vaillamment, la quête du Cycle de Drenaï n'allant pas se faire toute seule, la feignasse. Nouvelle étape à déclarer : Druss La Légende, sur un personnage asskiparé emblématique de l'univers de David Gemmell, Druss, dont les exploits me sont vantés par des fans depuis des années. En même temps, on ne le connait pas encore que le gars est déjà une légende, c'est dire. Mais l'homme est-il à la hauteur de sa réputation ? A-t-il remplacé Waylander l'assassin dans le petit cœur de beurre de Titine ? Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir manger ce soir ? Mephisto fait-il l'S ?

Tant de questions, si peu de réponses. La vie n'est pas facile pour nos Petits Pédestres. Tâchons, Broco et moi, de faciliter leur si fameuse odyssée en vous dévoilant une partie des dessous (de l'histoire, hein, personne n'a envie de voir ce qu'il y a sous le pantalon de Druss, l'hygiène intime n'est pas franchement à la mode à son époque).

 Previously in, comme on dit chez les Américains :


Résumé made in Titine (c'est toujours moi Titine, pour les petits nouveaux)
Druss a 17 ans et dans son village, la vie est plutôt agréable. Sa force incroyable lui sert à abattre des arbres, un travail d'utilité publique et il roucoule paisiblement auprès de Rowena, sa toute jeune épouse. Mais, comme Bonheur ne vient jamais à une fête sans son copain Malheur (c'est comme Alcool et Gueule de Bois, toujours fourrés ensemble, ces deux-là), un jour, le village est attaqué par des brigands, papa Druss est zigouillé et Rowena, enlevée. Ni une, ni deux, Druss attrape la hache de sa famille, qui répond au tendre nom de Snaga l'expéditrice (tout un programme) et part à sa recherche. 


*
L'avis viril de Titine

Druss, c'est le mec costaud par excellence, celui qui casse votre table basse en reposant son verre trop brutalement ou qui tue des chatons en voulant leur faire des câlins. Décrit à de nombreuses reprises dans le roman, on comprend vite que le bonhomme a la carrure d'un Schwarzenegger multiplié par lui-même au carré. Il est large, massif et pour couronner le tout, il n'a pas un caractère facile. Aucun humour, ni sens de l'autodérision. S'il croit que vous vous moquez de lui, vous pouvez dire adieu à votre mâchoire ou à votre nez (Titine va donc essayer de ne pas parler trop fort, sait-on jamais).  Basically, Druss, c'est pas un type très gentil. MAIS, bien enterré sous cette masse de muscles épais bat bien vigoureusement un petit cœur en guimauve rose. Druss est très amoureux de sa femme Rowena, la seule qui le comprend et qui sait vraiment le canaliser. Mais du coup, quand elle n'est pas là (et elle n'est pas là pendant la plupart du roman, tout enlevée qu'elle a été), c'est la catastrophe... 


Habituée que j'étais à Waylander le philosophe, le sage, celui qui réfléchit et pratique l'introspection à haute dose, je vous avoue que ça m'a fait bizarre. En fait, Druss ne réfléchit pas vraiment, il fonce dans le tas avec son idée en tête, sauver sa femme, pendant très très très longtemps. Ce qui est tout à son honneur, j'en conviens. Mais tout de même. Bon sang, j'ai parfois eu envie de le secouer (et de partir en courant me cacher, parce qu'elle n'est pas non plus totalement idiote, la Titine). Mais petit à petit, on finit par s'y faire, à son côté rude, brut de décoffrage, et si j'attends encore un peu pour me prononcer, je pense que le Drussinet si borné pourrait tout à fait trouver une place dans mon propre panthéon de personnages.


Par contre, ceux qui m'ont tant fait aimer ce roman, ce sont les personnages secondaires, et en particulier, le poète Sieben. Véritable contraire de la machine humaine qu'est Druss, Sieben apporte un petit côté léger au roman. Il est drôle, beau garçon (ça ne gâche jamais rien, ça) et on a envie de lui faire des bisous. Voilà. Et l'autre personnage secondaire qui a une importance capitale dans Druss La Légende, c'est la HACHE, Snaga l'expéditrice. Avouez que rien que son nom envoie du pâté. C'est une hache dont on n'a pas envie de se moquer et qui, on s'en doute, ne sert pas à couper des tronçons de bois. Elle m'a fait penser au marteau de Thor, dans le genre "objet qui n'accepte qu'un seul proprio" et qui n'est vraiment pas sympa avec les autres. Surtout qu'elle a vraiment son importance dans le déroulement de l'histoire, avec son caractère de troll en rogne.


Pour le reste, c'est du pur Gemmell, avec de grandes scènes de bagarre où l'on voit le héros, dos au soleil, sa hache sur l'épaule, grandissant en taille à mesure que grandit son nombre de victimes, un siège interminable où on se pose pas mal de questions sur le pourquoi du comment, des femmes en détresse à sauver, mais peu de roulades, hélas, d'où une certaine déception de ma part (il est trop stable, Druss, les galipettes, c'est pour les autres). On a beaucoup aimé, avec Titine. Néanmoins, certaines répétitions ont parfois eu raison de ma patience. Imaginez un peu, Druss essaye de récupérer la dame de son cœur, se bagarre juste devant l'endroit où elle se trouve et BOUM, fin de la baston, et la madame, elle est encore partie avec un autre méchant. C'était à se demander si elle ne le faisait pas exprès à un moment, la cocotte.



En Bref
3,5/5
C'est du bon, du très bon même. Mais disons que je n'ai pas encore réussi à oublier ce brave Waylander. Pourtant, je n'attends qu'à accueillir Druss comme il se doit (s'il laisse sa hache dans le couloir et qu'il promet de faire attention où il s’assoit, la bouillie de chat écrasé, ça part difficilement au lavage). J'attends donc la suite de ses aventures (avec La Légende de Marche-Mort et surtout ! avec Légende !) pour me faire une idée plus approfondie. La suite, le mois prochain, si tout va bien 😎



Les Petits Pédestres Croustillants

et
Le Dessin de Mary Pumpkins

© Mary Pumpkins
avec Broco La Laxatrice !

vendredi 18 novembre 2016

"Sous la même étoile" de Kelley York

Pocket Jeunesse - Juin 2016
9782266263696


Depuis le temps, vous savez que je ne crache pas sur une lecture jeunesse/ado bien détente et celui-ci, promettant une espèce de triangle amoureux (du moins, dans son résumé de quatrième de couverture) classique, une fille/deux garçons, devait normalement faire l'affaire entre deux lectures plus difficiles (The Girls et Une Vie entre Deux Océans) et me changer les idées radicalement. Eh bien, accrochez-vous à votre slip, ce ne fut pas du tout le cas. Comme quoi, on se prend souvent ses propres préjugés dans la face et ça fait du bien.


Que nous raconte ce roman ?
Une fois le lycée terminé, Hunter et sa demi-sœur Ashlin décident de prendre une année sabbatique et d'emménager chez leur père. Là-bas, ils retrouvent Chance, un garçon fantasque avec qui ils passent tous leurs étés depuis l'enfance. Si le jeune homme les a toujours fascinés, Ashlin et Hunter éprouvent bientôt pour lui de tout autres sentiments. Mais ils comprennent aussi que les excentricités de Chance dissimulent une vérité bien plus noire...


Et qu'en pense Titine ?
Loin de nous raconter l'histoire dès le début, dès la rencontre de Hunter et Ashlin avec Chance, Kelley York ouvre son roman presque en plein milieu, les adolescents se connaissent déjà depuis longtemps mais se sont perdus de vue pendant quelques années. Le lycée était fini, le frère et la sœur décident de retourner vivre chez leur père et ainsi, de renouer avec le jeune garçon farfelu de leur enfance. Si je me suis sentie un peu perdue au début, la narration devient vite fluide grâce à une alternance des points de vue, celui d'Hunter puis celui d'Ashlin, qui nous racontent à la fois plusieurs événements du passé et les actions présents sous plusieurs angles. Nous découvrons donc des personnages forts et originaux, Hunter, jeune homme effacé et perdu face à un avenir incertain, Ashlin, une demoiselle stable et capable d'un soutien sans faille, vouent tous les deux une fascination déconcertante pour Chance, un garçon étrange et très difficile à cerner.

Chance est clairement le personnage clef de voûte du roman, c'est autour de lui que tourne toute notre attention et celle des autres protagonistes. De meilleurs amis à amoureux, la frontière est floue et on comprend vite que le récit ne tiendra pas seulement dans un bête triangle romantique (triangle qui apparaît d'ailleurs mais qui n'est pas du tout celui que l'on croit au début de l'ouvrage). Malheureusement, c'est ce personnage qui m'a posé problème ici. Je l'avais déjà mentionné dans ma chronique d'Aristote et Dante découvrent les secrets de l'Univers, j'ai beaucoup de mal avec les personnages parfaits, tels qu'ils sont décrits ici, et même si je comprends qu'ils ne se montrent à nous que via des yeux qui les adorent, je perds rapidement toute forme d'attachement pour eux. Ce fut le cas ici, les garçons beaux comme des dieux, drôles et mélancoliques ne me touchent pas beaucoup.

Néanmoins, si j'ai passé un peu de temps à râler pendant ma lecture, j'en ressors plutôt séduite. Les relations décrites, les thèmes abordés, le sont avec une telle justesse, un tel naturel, qu'on ne peut finalement que se laisser prendre au jeu. Si Chance a largement volé par au-dessus de ma tête, ce ne fut pas du tout le cas de son histoire, de son passif et de ce qui finit par lui arriver. La fin, peut-être légèrement attendue (ou espérée, dans mon cas !), fait vraiment son effet et déchire encore votre petit cœur de beurre. Quant à Hunter et Ashlin qui, comme nous, vivent l'histoire en spectateur, j'ai trouvé en eux les personnages adolescents réalistes que l'on voudrait voir plus souvent en young adult contemporain.

3/5

En Bref
Ce livre n'est clairement pas un coup de cœur pour moi mais il a gagné sa place parmi ce qui se fait de mieux dans ce genre (toujours pour moi, on est d'accord). Il est bien écrit, intelligent et réaliste, il pose de bonnes questions et possède un petit côté thriller bien sympathique. Si beaucoup lui reprochent sa fin ouverte, je trouve au contraire qu'elle est parfaite et le résultat logique du reste du roman. 

mercredi 16 novembre 2016

"Signé A" de Dorothy Koomson

Éditions Belfond - Novembre 2016

Voilà un livre que j'avais peur de commencer. J'en ai parlé en le présentant dans un C'est Lundi, c'est seulement après l'avoir demandé que j'ai vu que ses notes n'étaient pas très très bonnes mais, je ne pouvais pas passer outre la confiance que Netgalley et Belfond avaient mis à l'intérieur de moi, j'ai donc courageusement plongé, envers et contre tout, dans ce thriller et finalement, ce fut une plutôt bonne surprise ! Les préjugés sont mauvais pour la santé, les amis, c'est Titine qui vous le dit !


Le résumé éclatant de Netgalley
Il y a dix-huit mois, le mari de Saffron a été tué, et son assassin n’a jamais été retrouvé. Pourtant, la jeune femme connaît son identité, mais elle ne peut rien révéler… Sauf à mettre en danger ce qu’elle a de plus cher, sa fille Phoebe, quatorze ans, et son fils Zane, dix ans. Depuis, chaque jour est un combat pour Saffron : rester debout, ne pas craquer, être forte pour veiller seule sur ses enfants. Mais deux nouveaux chocs ne tardent pas à ébranler son monde. C’est d’abord Phoebe, dont elle découvre, par hasard, le douloureux secret. Puis ces lettres pressantes, menaçantes, toutes signées « A », qui affluent à leur domicile. « A », comme le nom du meurtrier qu’elle doit taire coûte que coûte…


*
L'avis semi-éclairé de Titine

Saffron va mal et on la comprend bien. Perdre l'amour de sa vie de façon aussi brutale, devoir se débrouiller toute seule avec deux enfants, sans pouvoir vraiment exprimer son chagrin (faut faire bouillir la marmite), ça ne doit vraiment pas être facile. Surtout quand son ado de fille, Phoebe lui en fait voir de toutes les couleurs, la petite peste (et encore, je reste soft). L'histoire se centre autour de Saffron, son accablement, ses peurs, ses désirs, ses relations avec les autres. Elle est assez attachante et si on a parfois l'envie de la secouer, pour qu'elle-même secoue sa fille, on est vite rappelée à l'ordre : "cette femme a perdu son mari, cette femme va mal et fait se qu'elle peut". Si c'est plutôt culpabilisant pour le lecteur (du moins pour ceux comme moi), ça ajoute au côté très réaliste du roman, nous sommes loin du cliché de la Bree Van de Kamp, parfaite en toute circonstance, la ménagère warrior, la Katniss du balai. Ici, Saffron fait des erreurs mais cela fait d'elle un personnage intéressant.

Le constant rappelle à l'ordre vient principalement de la construction très particulière du roman. En effet, tout le récit tourne autour de "ça", "l'Evènement", le meurtre de Joe, le grand bouleversement dans la vie de Saffron et de sa famille. Grâce à de nombreux flash-backs, une semaine avant, deux semaines après, etc, l'intrigue se construit par moment-clef et se tricote petit à petit. C'est là le principal défaut de ce roman, qui explique sans doute les mauvaises notes que j'ai vu sur différents sites : à force de flash-backs et de "tournage autour du pot", on rame un peu et l'intrigue traîne en longueur. Certains morceaux n'auraient manqué à personne s'ils avaient été coupés... Trop de détails tuent le détail en somme.

Pour ce qui est du côté "thriller" en soi, peu de révélations finalement, on comprend vite qui a tué Joe et pourquoi (et c'est volontaire de la part de l'auteure, je pense). Ce que j'ai moins compris, c'est pourquoi avoir caché la vérité à la police pendant si longtemps (vous l'avez lu dans le résumé, Saffron voulait protéger sa fille mais tout de même...). J'ai plutôt eu l'impression de lire un ouvrage plus contemporain qu'un thriller, il s'agit ici de raconter comment une famille se reconstruit (ou se détruit) après un drame violent.


3/5

En Bref
Même si ma chronique ne le laisse pas penser, j'ai vraiment passé un bon moment avec ce roman. Toutefois, je doute de m'en souvenir encore d'ici quelques mois. C'est une histoire intéressante, avec des personnages bien détaillés et crédibles mais l'abondance de détails fait que mon cerveau s'est parfois totalement déconnecté de sa lecture et j'ai le sentiment d'avoir lu certains passages comme un robot : mes yeux suivaient les lignes mais ça n'imprimait rien là-haut. C'est un ouvrage sympa si on n'en attend pas grand-chose, ce fut mon cas et j'ai finalement bien aimé, de la même manière que j'aime certains téléfilms d'M6.

lundi 14 novembre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #28


Nan mais c'est quoi ce froid, là ? J'étais absolument pas prête, ça ne va pas du tout. C'est le temps idéal pour lire sous un plaid, certes, mais comme par hasard, je n'ai jamais eu autant besoin/été obligé de sortir (sauf quand j'avais encore un boulot, mais cela est une autre histoire). Du coup, je me les gèle, surtout par une bizarrerie de tête de mule, je refuse de sortir mon manteau tout de suite, allez savoir ce qu'il se passe dans la tête de Titine, elle ne le comprend pas elle-même. Et cette nuit, j'ai rêvé que je faisais des courses et que je cherchais désespérément des choux romanesco. Ma vie est passionnante. Je voudrais des dragons la prochaine, siouplé.

C'est donc encore une fois l'heure du C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? et, comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.


Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



La Semaine Passée
Peu de lecture cette semaine mais que de la qualité ! 

Finalement, Signé A fut une assez bonne lecture et j'ai eu peur pour pas grand-chose. Certes, ce n'est pas le thriller de l'année mais ça se lit avec plaisir et le temps passe vite, je n'en demande parfois pas beaucoup plus. La chronique sera publiée mercredi ! 

J'ai poursuivi les aventures du Cycle de Drenaï, comme mes collègues des Petits Pédestres Croustillants avec Druss la Légende, où l'on découvre LE héros de David Gemmell (et sa puissance toute puissante haha), la chronique arrive sans fautes samedi 19 à 18h tapante

Enfin, j'ai passé le week-end en compagnie d'une autre Fraser, possible parente de Jamie, n'est-ce pas ? Faut dire que je me crée une frustration toute seule, en ne lisant pas la suite d'Outlander tout de suite, alors j'essaye d'y palier comme je peux... Quand soufflera le vent de l'aube est une lecture très intéressante sur la médecine durant la Première Guerre Mondiale et plus précisément sur la place qu'y ont les femmes, rageant mais passionnant.



Lecture en Cours
Une lecture en cours bientôt terminée. J'ai commencé The Ones de Daniel Sweren-Becker hier soir et tellement prise par l'histoire, je n'ai pas pu arrêter avant d'être raisonné par le réveil et l'heure qu'il affichait... Pour l'instant, je trouve que c'est une dystopie très originale par le renversement des rôles qu'elle propose, j'aurais sans doute l'occasion de vous en reparler plus en détail. 



La Semaine Prochaine
Mon petit facteur préféré ne devrait pas tarder à me livrer mon troisième tome tant attendu des Années du Silence, j'ai hâte de m'y plonger, en espérant que mon cerveau n'a pas oublié comment se lit un livre papier... Ensuite, je ferai sans doute selon mes envies du moment mais je garde toujours l'idée de continuer les aventures d'Erica avec l'avant-dernier tome, La Faiseuse d'anges. Et la magnifique chronique de Carnet Parisien de Camille, mon envolée m'a donné envie de sortir enfin ce titre de ma pal, il me faut toujours un peu peur mais on y croit !



Le Craquage de Slip

Je continue à être sage et à faire fructifier mes petits soussous (en attendant de tout claquer pour les cadeaux de Noël et d'anniversaire)(pourquoi tout le monde est né à la même période chez moi ?!). Mais bon, ce ne sont pas trois jacinthes à 2€ qui vont me ruiner (normalement). Je commence aussi à ressortir mes décorations de Noël même si on va encore attendre un peu pour dégainer le sapin. 

Et je suis absolument navrée pour la photo moche mais la luminosité est partie en vacances, je doute qu'on la revoie avant l'année prochaine, hélas.

J'ai un peu lâché le blog la semaine dernière, rapport à quelques obligations et un moral un peu bas, il y a tout de même eu le C'est Lundi et la chronique des Âmes Jumelles et des Âmes Rebelles, on va dire que ce n'est pas si mal. On se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures !

Que lisez-vous aujourd'hui ?

Je vous souhaite à tous une très belle semaine, que le Saint-Plaid soit avec vous !

mercredi 9 novembre 2016

"Nos âmes jumelles" & "Nos âmes rebelles" de Samantha Bailly

Éditions Rageot - Mai 2015 et Février 2016
Tome 1 : 9782700242881
Tome 2 : 9782700249262


Ça fait un petit moment que je vois apparaître ces deux livres sur tout un tas de blogs que je suis avec amour. A chaque fois, les superlatifs utilisés pour les décrire sont nombreux et peuvent donner envie de les découvrir mais pourtant, mon esprit de contradiction et moi-même avons mis un sacré bout de temps avant de vouloir les lire, pensant que le côté jeunesse et adolescent allait être trop important pour me plaire. Silly me. En plus, ce n'est pas comme si j'en lisais une quantité phénoménale, de roman ado un peu idiot. Avec Nos âmes jumelles, puis avec Nos âmes rebelles, je me suis pris une grosse claque dans mes préjugés. Explication.


Petit résumé écrit par Titine, aidé par ses petits doigts sympathiques et son fidèle clavier

Sonia, jeune apprentie-écrivain et adolescente enjouée, s'inscrit sur un forum de jeunes artistes, dans l'espoir d'avoir un retour sur ses textes. Elle y fait la rencontre de Lou, dessinatrice de son état et maladivement timide. Les deux lycéennes vont unir leur force, sur le papier et dans la vie. Et comme dirait ce cher Humphrey Bogart, "Louis, I think this is the beginning of a beautiful friendship.", que l'on peut traduire par, "ça y est ma belle, t'es ma BFF".


*

L'avis semi-éclairé de Titine

Rien ne me préparait à ce que j'allais lire. Et j'avoue avoir du mal à clairement mettre des mots sur ma lecture (oui, je vous avais promis des explications, c'est mal barré). Sonia et Lou ont vraiment touché quelque chose en moi, sans doute l'adolescente qui n'est jamais vraiment très loin (on apprend juste à faire semblant d'être adulte avec le temps). Dans Nos âmes jumelles, vous n'allez retrouver que le quotidien pas si banal de deux lycéennes de notre époque et beaucoup de choses se passent en ligne ou par sms. Étonnement, voir apparaître les petites bulles de message est d'habitude quelque chose qui m'agace un peu mais ici, c'est passé tranquillou bilou.

Le point fort de ces deux petits romans tient principalement dans ses deux héroïnes qui peuvent parfois paraître un petit peu cliché, (la blonde séduisante et séductrice, bien dans ses pompes et la brunette, outrageusement timide), elles sont pourtant, une fois que nous apprenons à les connaître, terriblement réalistes. Je vous mets au défi de ne pas vous reconnaître dans l'une et dans l'autre, même si vous avez (comme Titine) presque 29 ans (une vieille croulante quoi). On y retrouve vraiment un écho de ce que l'on a pu vivre dans sa jeunesse (et oui, yavait internet quand j'étais au lycée)(certes, ça ramait à mort mais tout de même). Les deux jeunes filles sont totalement complémentaires, que ce soit physiquement, mentalement et artistiquement et l'amitié que l'on voit naître grâce à tout cela n'a rien à envier aux plus belles histoires d'amour classiques.

Dernier point qui a son importance dans le roman, j'ai adoré la place qu'a donnée l'auteure à l'art sous toutes ses formes. Ici l'une écrit et l'autre dessine, aucune des deux n'a une place plus importante de l'autre, aucune forme de création ne surpasse l'autre. Nous sommes à une époque qui semble toujours vouloir remettre en question les arts et tout ce qui n'a pas de valeur marchande immédiate, Samantha Bailly nous montre là que si l'écriture et le dessin ne sont pas des carrières raisonnables pour Sonia et Lou, elles ont le mérite de ne pas cesser de vouloir suivre leurs rêves et leurs inspirations. Et c'est beau. Et ça redonne de l'espoir. Et ça donne envie de retourner au lycée pour mieux en profiter (on est bête quand on a 16 ans)(ou c'est juste moi, ce qui n'est pas impossible).

Nos âmes jumelles et sa suite possèdent une force tranquille qui vous marque sans en avoir l'air, qui vous touche et vous transporte. C'est un roman intelligent, bien écrit, qui devrait, que dis-je, qui doit ! trouver sa place dans votre bibliothèque et dans tous les CDI du pays (Hélène, si tu passes par-là ^^).

*
5/5

En Bref
Pour quelqu'un qui n'était pas spécialement emballé à l'idée de démarrer sa lecture, je me suis précipitée sur le deuxième tome avant d'avoir tourné la dernière page. C'est vous dire à quel point j'ai été emballé. Porté par une écriture simple mais belle et sensible, la passion de Sonia et de Lou, leur créativité et leur amitié ne peuvent que vous toucher. Sincèrement, je ne m'en suis pas encore remise et je n'arrête pas de parler de ces deux bouquins tout autour de moi (et ça n'a rien à voir avec la présence d'une ex de Monsieur Pumpkins comme personnage)(oui, je n'arrive pas à m'en remettre). C'est donc un gros coup de cœur pour les deux tomes et j'attends maintenant avec impatience la sortie du troisième et dernier opus, que Samantha Bailly a eu le bon goût d'annoncer à la fin de ma lecture, histoire que je m'en remettre plus facilement (la demoiselle a l'air très sympa et je vais m'empresser de découvrir le reste de sa bibliographie). En plus, si vous voulez découvrir cette merveilleuse histoire, un ouvrage regroupant les deux premiers tomes ne pas tarder à sortir, donc, plus aucune excuse.

Édit : Le 26 octobre, une édition collector reprenant les deux premiers tomes de ce qui va être une trilogie est sortie, c'est vraiment le moment de découvrir ces deux merveilleux romans !!





lundi 7 novembre 2016

C'est Lundi, Que Lisez-Vous ? #27


Après le bilan d'octobre, posté la semaine dernière à la place du C'est Lundi, j'essaye de reprendre le rythme, même si elle a été plutôt courte, cette fameuse semaine. Et chargée aussi ! Entre un concert et le chat d'une amie en pension, j'ai passé mon temps à courir partout pour essayer de protéger les plantes et mon assiette. Pas facile. Petit conseil d'ami, deux chatons de 5-6 mois ensemble, problèmes en perspective. Faut dire que je cours moins vite qu'eux et que ma souplesse laisse un peu à désirer, ils l'ont vite compris, les crapules. 

Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



La Semaine Passée
J'ai passé la majeure partie de la semaine avec Jamie, Claire et le tome 6 de leurs aventures, La Neige et la Cendre. Et j'ai adoré ça ! Vraiment. Le tome d'avant, les Tambours de l'automne, avait quelques longueurs, ce que je n'ai absolument pas ressenti ici. Nous allons de rebondissements en rebondissements, tous les personnages vivent des choses très intéressantes et tout reste assez crédible. J'ai hâte de plonger dans la suite, j'ai même failli le lire tout de suite après mais j'ai su rester raisonnable (pas sûre que ça dure, cela dit...). Je ne sais même plus quoi dire pour dire à quel point j'adore cette série et ces personnages ♥.

Pour oublier ma frustration, j'ai enchaîné avec le nouveau thriller d'Ingrid Desjours, La prunelle de ses yeux, que j'ai beaucoup aimé malgré un manque de surprise sur la fin. L'auteure arrive à se renouveler et là, on est bien loin des thrillers de ses débuts. 

Enfin, vous connaissez mon plaisir coupable pour les romances à l'eau de rose (pléonasme ?) qui font du bien (de temps en temps, faut pas friser l'overdose, c'est très dangereux), je me suis donc précipitée sur le troisième et dernier tome de D.I.M.I.L.Y, Did I mention I miss you. Un tome sans vraiment de surprise, qui se lit très rapidement (2-3 heures dimanche) et qui est tout mignon (même si certains personnages méritent plus que des baffes). Une lecture dont il ne faut pas attendre grand-chose mais qui reste très agréable.


Mention spéciale pour une de mes dernières lectures, un petit album jeunesse absolument génial : Personne n'aime les Gobelins de Ben Hatke, une merveille d'humour et des illustrations parfaites. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pris le temps de découvrir de nouveaux albums et c'est vraiment chouette, c'est rafraîchissant.



Lecture en cours
Il est temps de commencer Signé A, que je peux lire grâce à NetGalley. Je vous avoue que je vais dans cette lecture un peu à reculons, j'ai fait l'erreur de ne pas m'être renseignée avant de le demander et depuis, j'ai croisé quelques notes assez négatives... On verra bien. Je m'interroge surtout sur ce que je vais faire si j'ai envie de l'abandonner.



La Semaine Prochaine

Je n'ai pas encore d'envie précise pour la semaine prochaine, on n'est pas à l'abri que je finisse par me jeter sur la suite d'Outlander mais il va être temps que je me remette en route et continue la quête des Petits Pédestres Croustillants avec Druss la Légende. J'ai aussi très envie de lire la suite de la série de Camilla Läckberg et de me plonger dans une dystopie jeunesse, comme The Ones, ça fait longtemps. On verra bien !


Le Craquage de Slip


Toujours pas de livres à déclarer (enfin, si, le recueil de nouvelles pour les Restos du Cœur mais ça ne compte pas), par contre, on s'est encore lâchés niveau jeux de société. L'un des deux petits nouveaux, Deus, c'est la faute d'AnaVerbania, sur Twitter ! (on a les excuses qu'on veut et pis c'est tout). Le deuxième, Quadropolis, ben c'est juste que je suis un immense sac de frustration, à force de réduire mes achats de bouquins et que voilà, je fais ce que je veux, nanméo. Et en exclusivité, une petite photo du pensionnaire de la semaine, Mozart, reparti dimanche soir !

On a joué à Deus hier soir, en amoureux, et c'était top ! Exactement le genre de jeu que j'aime beaucoup. D'ailleurs, je vous laisse, on va essayer Quadropolis !

Sur le blog, cette semaine : le bilan du mois d'octobre, la chronique de la lecture commune L'exorciste et mon avis d'ex-réac sur la liseuse numérique.


Et vous, vous lisez quoi en ce moment ?



vendredi 4 novembre 2016

La Kindle Voyage ou La conversion d'une pro-papier

©Mary Pumpkins
Après des années à crier à la face du monde que la liseuse et la lecture numérique, ce n'était absolument pas pour Titine, Titine a heureusement confirmé qu'elle n'était pas une imbécile en changeant d'avis. Forcément, comme à son habitude, elle a fait une fixation, a écumé le net et les tests et a compulsé les avis des copines lectrices et des copains geeks. Elle s'est finalement décidée pour une Kindle Voyage Wifi-Fi. Voici donc un petit retour sur ce premier mois de cohabitation. Comme je n'ai rien d'une spécialiste en informatique et même si je vais vous donner quelques infos techniques, je vais essayer de rester dans du ressenti de lecteur, un retour de simple utilisatrice, certains sites, comme Les Numériques, font les tests techniques bien mieux que moi.

Avant de commencer
  • Je ne veux pas rentrer dans un débat Amazon The Devil vs le reste du monde, j'ai pris celle-ci car elle représentait pour moi le meilleur rapport qualité-prix et qu'elle était jolie (et d'autres raisons que je vais développer plus bas). Et le reste du monde n'est pas très sympathique non plus de toute façon.


Petit topo technique tout de même

L'intérêt principal d'une liseuse par rapport à un livre réside naturellement dans sa petite taille et son poids léger. La Kindle mesure 16,5 cm de haut et 11,5 cm de large. Ça ressemble à un grand et fin livre de poche. La taille est parfaite pour moi, pas trop petite, histoire de lire plus de trois lignes par pages, mais assez fine pour rentrer dans le plus petit de tous mes sacs, une sacrée révolution pour moi qui me balade habituellement avec des bazars énormes, histoire de lire 2 pages du dernier grand format acheté dans le métro. Niveau poids, elle est vraiment très légère, avec 180 grammes, tout en permettant une bonne prise en main.

Alors, oui, niveau technique, je sais que la Kindle ne prend pas en compte l'epub, le format numérique le plus courant, mais avec un petit logiciel très facile à prendre en main, Calibre, ce problème (qui n'est pas un) est très facilement contourné grâce à une conversion rapide et efficace dans le type de formats que vous souhaitez (azw ou mobi pour la Kindle). D'ailleurs, deux petites minutes pour vous parler de Calibre, un gestionnaire de bibliothèque numérique avec un fonctionnant ressemblant à celui d'Itunes (en moins lourd et avec beaucoup moins de bugs si vous êtes sur Windows), qui est vraiment une petite merveille de logiciel. Simple d'utilisation, très intuitif, vous pouvez y modifier, classer et organiser votre bibliothèque de la meilleure des manières. C'est la découverte du mois, vraiment. Et cerise sur la tête de Broco, il est totalement gratuit


Pourquoi ce revirement total d'avis ?

Alors que je m'emballe et commence à vous parler technique (ce dont tout le monde se fout, on est d'accord), on va essayer de recentrer la chose sur ce fait absolument extraordinaire : comment est-ce possible que l'énorme réac-pro-papier en moi change soudainement d'avis au point de n'avoir ouvert quasi aucun livre papier depuis l'arrivée de sa liseuse numérique ?

[Mes études reviennent, maintenant qu'on a établi la problématique, passons à l'élaboration du plan en trois parties][Non, je déconne]



  • Niveau lecture, la lisibilité est des plus agréables, le contraste est total et je ne vois absolument aucune différence avec le papier. En plus, il faut avouer que pour une bigleuse comme moi, avoir la possibilité d'augmenter ou de réduire à loisir la police du bouquin en cours (selon le moment de la journée et/ou le niveau de fatigue oculaire), c'est enchanteur. Oui, rien que ça.
  • Le rétroéclairage. Le must du truc, il faut avouer. Plus besoin de diriger une lampe qui va vous niquer les yeux dès que vous bougez, plus de ronchonnage pendant les lectures nocturnes (l'autre habitant du lit n'apprécie pas spécialement la lumière, le bougre), plus d’énervement lorsque vous lisez en voiture et que vous passez sous un tunnel (sauf si vous êtes conducteur, là, je ne peux plus garantir votre sécurité). Petit bémol (le seul d'ailleurs), la lumière extérieure se reflète parfois sur l'écran, selon l'orientation, et on n'y voit presque plus rien. Mais honnêtement, c'est assez rare.
  • Si je me suis précipitée pour en acheter une alors que Mary en avait déjà une, c'est principalement parce que la sienne, obsolète, ramait comme un manchot pendant une tempête. Insupportable. J'espère donc qu'en mettant le prix et en prenant quelque chose d'assez récent, j'allais contourner le problème. Et heureusement, c'est le cas, la fluidité et la réactivité de la bestiole, c'est absolument incroyable. Elle réagit au quart de tour et n'a, pour l'instant, jamais planté. Le tactile est donc impeccable (bien mieux que sur les GPS)(d'ailleurs, petit aparté, je n'ai jamais compris pourquoi, avec la technologie qu'on a aujourd'hui, la réactivité des GPS était aussi pourrave, mais ceci est un autre sujet).

  • L'une des particularités de la Kindle Voyage, ce sont les quatre touches "Pages Press" sur les côtés, qui servent de boutons tactiles et permettent de tourner les pages, avant et arrière, pendant la lecture, sans toucher l'écran tactile. Aucun problème de ce côté-là, je trouve ça même fort pratique, on peut lire d'une main, sans bouger, allongé sur le côté, en faisant le poirier ou que-sais-je encore. C'est l'une des principales raisons qui ont maintenant fait pencher la balance du côté liseuse, plus besoin d'avoir ses deux mains libres pour pouvoir ouvrir le bouquin. Avec la liseuse, on peut lire en mangeant, en buvant un thé, en caressant le chat, etc. (en parlant de chat, leurs coussinets activent très bien le tactile...)(en même temps, ils me mangeaient les coins de mes livres donc bon).

En gros, je suis hyper conquise. C'est pratique, c'est léger, ça ne perd jamais (ou presque) sa batterie. Je n'arrive même plus à lire un livre "normal" pour l'instant, tellement je trouve ça encombrant et finalement peu pratique. Bien sûr, j'ai bon espoir que ça passe avec la nouveauté, j'ai une pal papier bien remplie, ce serait quand même dommage de les laisser poireauter trop longtemps.

Le plus gros problème que je rencontre, c'est le prix absolument hallucinant des livres numériques. On est à la limite du vol, hein. Je rappelle pour ceux du fond que j'ai un master métiers du livre et que ce n'est pas la peine de me faire la leçon sur qui touche quoi sur le prix du livre, je connais tout ça par cœur et j'ai été libraire un bon moment. Dans le cas des livres numériques, à part pour freiner le bazar, je ne vois pas de justification à une différence d'à peine 3€ avec le grand format dans certains cas (j'ai même vu des cas avec même pas 1€ de différence) et à des prix plus importants pour le numérique que pour le format poche (!!!!!!). Et c'est vraiment dommage. Je ne cherche pas à justifier le piratage, je vis avec un auteur, mais là, il faut avouer que le pourquoi du téléchargement illégal n'est pas difficile à trouver. Bref. Ce n'est pas vraiment le sujet ici mais je tenais à le dire, c'est vraiment frustrant.

Voilà, c'est la fin de cet article décousu et absolument inutile mais c'est mon blog et pis je fais ce que je veux, nom d'une pipe en carton !
Si vous hésitez encore ou que vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser dans les commentaires, j'essayerais d'y répondre le mieux possible :)

Des bisous (numériques) les brocos !


Petits liens utiles :





Je ne vous mets pas de lien d'achat, hein, tout le monde connait Amazon...