lundi 30 janvier 2017

- C'est Lundi #33 - Lectures dans le train -


Bonjour tout le monde ! Il est 10h, on est lundi et je me bats avec ma machine à laver et mon ordinateur (pas en même temps ni pour le même usage, ça n'aurait pas de sens). J'essaye de me remettre de mes émotions de ce week-end passé à Angoulême (je reviens dessus tout bientôt) et de rétablir l'ordre dans l'appartement (avec trois chats + 1 pensionnaire, seuls, ou presque, tu pars trois jours, tu reviens, c'est le douzième cercle de l'enfer). Mais en attendant que ma laveuse personnelle finisse sa tâche, j'essaye de revenir vers vous pour un petit bilan lecture de la semaine

Comme d'hab, vous pouvez retrouver les autres C'est Lundi sur le blog de Galleane, merci à elle !

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



Ce que j'ai lu la semaine passée 
(en majorité dans un train)

Je ne suis pas tarée au point de lire en marchant en plein milieu du festival d'Angoulême mais par contre, pendant les 4 heures de train séparant mon antre de celui de la bande dessinée, ça a dépoté. Ce qui n'empêche pas que le trajet fut plutôt long. J'ai privilégié les lectures courtes, histoire de pouvoir enchaîner rapidement si ça ne me plaisait pas et aussi pour changer de style. Pas de pal prévue, juste la liseuse et son contenu (abondant). 

Agatha ne m'a pas totalement convaincu, le roman traîne un peu en longueur et se termine presque au moment où ça devient vraiment intéressant. Cela dit, ça m'a donné envie de redécouvrir l'autrice (Agatha Christie, pour ceux qui n'ont pas deviné).

⚫ La nouvelle de Gillian Flynn, Nous allons mourir ce soir, montre encore une fois le talent de la dame (j'ai dévoré et adoré ses trois thrillers). Néanmoins, le format court empêche le développement de l'histoire et moi qui suis d'habitude friande de nouvelles, je suis restée sur ma faim !

On regrettera plus tard, ma deuxième lecture d'Agnès Ledig, m'a beaucoup plu. L'histoire est douce et belle, un peu triste parfois, les personnages sont très attachants et l'écriture est fluide. Ça ne vaut pas Juste après le bonheur mais ça reste dans le même style et je n'en demandais pas plus !

⚫ Grosse déception pour La Veuve de Fiona Barton. J'ai trouvé que l'autrice répétait constamment la même chose et, conséquence logique, ça rame et ça traîne en longueur. Dommage, vraiment.

⚫ Et une perplexité absolue devant le premier tome de Calendar Girl, Janvier. J'imagine que la promotion de la prostitution n'était pas du tout le but d'Audrey Carlan mais hélas, c'est ici ce qui transparaît : si vous êtes escort pour une "bonne raison", que le gars est gentil et attentionné et que le sexe est agréable, coucher pour de l'argent ne pose aucun problème. Bon. 


En ce moment, je lis ça


Désolée pour les âmes sensibles, la couverture du premier tome de Cobayes - Anita est assez trash... J'ai découvert ce bouquin (et ses sept suites/tomes, toutes d'auteurs différents) totalement par hasard, sans doute à un moment où je cherchais des livres "d'horreur". Écrits par des Québécois, les romans mettent en avant 7 personnages différents, avec un par tome, qui se présentent tous comme cobayes pour une société pharmaceutique obscure, pour des tests pour le moins étranges. Je n'en suis qu'au début pour le moment mais je suis déjà très curieuse de voir ce que ça va donner...



Et ensuite ?
Je n'ai pas vraiment d'envies particulières... Je pose ça là en attendant de voir dans quel état d'esprit je serais en finissant Cobayes, on verra ensuite. 




Bien bien bien. Voilà une bonne chose de fait. Je sais que certains et certaines vont être déçus mais je ne vais pas trop raconter ma semaine ici maintenant parce qu'il y aura un article tout spécial pour ça, histoire d'être le plus exhaustive possible. J'ai tout un tas de machins à raconter et à vous montrer, j'ai hâte de rédiger l'article en question mais ça va me prendre un petit moment, je pense, ça devrait être dispo demain ou après. 

Je vous laisse, y a ma laveuse personnelle qui m'appelle pour que je la vide (c'est moi ou cette phrase est très bizarre ?)

Sur le blog la semaine dernière : Harry Potter et l'enfant maudit et Loup Blanc.

Et vous, que lisez-vous ?
Je vous bisouille bien amicalement mais de loin
Et vous souhaite une excellente semaine !

samedi 28 janvier 2017

Les Petits Pédestres - Loup Blanc -


Pour cette étape de notre désormais célèbre périple, les Petits Pédestres Croustillants se sont séparés. Le drame. June et Mimine sont parties de leur côté histoire de se taper un resto ensemble (rappelons que c'est bientôt la St Valentin), les fourbes. Et je suis sûre qu'elles ne vont même pas penser à nous ramener un doggy bag. Y a plus de respect. Toujours est-il qu'il ne reste qu'Isa et votre servante (accompagnée de son fidèle brocoli en guise de destrier) pour vaincre le dangereux Loup Blanc, sixième livre du Cycle de Drenaï (en suivant la chronologie de Druss). 

Ah ? On me dit dans l'oreillette que je dis n'importe quoi et June et Mimine ont tout simplement déjà lu le livre en question et que c'était en partie grâce à cette première lecture commune qu'on en était là. Mouai. A vous de faire la part des choses, mais personnellement, je reste sur mon histoire de restaurant.

Previously in les aventures des Petits Pédestres
  1. Waylander
  2. Waylander II Dans le royaume du loup
  3. Waylander III Le héros dans l'ombre
  4. Druss La Légende
  5. La Légende Marche-Mort

Dis Broco, raconte-nous une histoire !

Cela fait 5 ans que l’empereur Gorben a trouvé la mort lors de la Bataille de la Passe de Skeln. Depuis, le monde est plongé dans le chaos : la Ventria est de nouveau déchirée par la guerre civile, Tantria, Datia et Dospilis se livrent une guerre sans merci, Panthia et Opal sont envahis par les troupes de la Reine Sorcière de Naashan et les Nadirs du nouveau khan Ulric font la loi à Pelucid. Dans le royaume de Tantria ravagée par les horreurs de la guerre, deux hommes qui ont tout perdu partent en quête. Le premier est Olek Skilgannon, le Damné, l’ancien général de Jianna la Reine Sorcière. Le deuxième est Druss, Marche-Mort, le plus grand héros qui ait arpenté les terres drenaï. Rien ne saurait les arrêter : ni les troupes qui sillonnent le pays, ni les assassins lancés à leurs trousses, ni les sorciers qui complotent leur mort…


Alors, alors, alors, alors ?!

Contrairement aux tomes précédents, où on suivait Waylander, puis Druss, un nouveau personnage vient faire son apparition, le sexy prêtre (si si) Olek Skilgannon, surnommé Skilpy par moi-même et Le Damné par les autres personnages du roman. Ancien général totalement in love de la terrible (et monstrueusement belle) Jianna, la Reine Sorcière et légèrement déprimé par ses actes passés, le bonhomme s'est reconverti dans une profession traditionnellement moins dangereuse : moine (quoique les Templiers tout ça...). Mais comme personne n'est à l'abri de son destin (surtout dans les romans de Gemmell), il se passe un truc (non, je ne vous dirais pas quoi) et Skilpy est forcé de partir en goguette.

"Mais mais mais, il est où Druss ?" allez-vous me dire. Eh bien, figurez-vous que je me suis posée exactement la même question. Plus j'avançais et plus je m'inquiétais même : m'étais-je gourée de bouquin ? Mais si, ouf, le bonhomme arrive bien à point nommé. Et là où on avait l'habitude de le voir, lui et sa hache, sur le devant de la scène, il tient ici une sorte de second rôle mais, comme c'est Druss, il le tient de façon absolument magistrale ! Le Druss découvert dans ce tome est mon préféré jusqu'à présent, il est plus vieux, une cinquantaine d'année, fonctionne toujours comme un tank mais s'essouffle parfois et fait preuve d'un humour et d'un sens de la répartie particulièrement divin (certes pas subtil, plutôt grossier mais divin). Petit à petit, j'ai senti une espèce de tendresse m'envahir à chaque mention ou apparition du personnage et mon petit cœur de beurre a tremblé à l'idée qu'il lui arrive quelque chose...

Et Skilpy ! Enfin, Olek Skilgannon. Quel homme ! Là où Druss est lourd, massif, Skilgannon rappelle Waylander, il est fin, musclé sec (c'est pas moi qui fantasme, c'est les descriptions), fait une sorte de yoga pour se détendre, a des tatouages partout, etc. Voilà, Titine est amoureuse. Bon, pour ma défense, je me suis imaginé qu'il ressemblait à ça, donc avouez que, hein, bon, j'ai des circonstances atténuantes.


Son seul défaut, c'est celle qu'il aime, hélas (toujours la faute des femmes, je me tue à le répéter...)(#ironie hein). J'ai pas compris. Dans le genre pestouille, Jianna bat des records. A vrai dire, je ne sais même pas par quoi commencer. La demoiselle est brave, sait ce qu'elle veut et possède une ambition aussi destructrice que la machine Druss himself, excellent point. Mais moi qui suis toujours GIRL POWER, WHO RUN THE WORLD (GIRL), etc, ben j'ai eu envie de la gifler, de lui tirer les cheveux et de lui griffer le visage (bref, tout ce que font les filles en se battant, haha)(elle m'aurait mis une de ces dérouillés d'ailleurs). On touche pas à Skilgannon, vilaine que tu es !

Bon j'exagère, parce qu'il faut avouer que chez Gemmell, les femmes ont généralement un rôle pas très important et ne servent souvent que de "chair à viol", ce qui n'est pas le cas DU TOUT ici. Donc excellent point en fait.

J'ai vraiment adoré ce tome, une merveille, j'ai été happée dès le début, contrairement au précédent, et ça a duré tout du long, j'ai ri, j'ai aimé découvrir les petites références à ce que j'ai déjà lu, parsemées ci et là dans le roman. Seul point négatif, cette histoire de Loup Blanc, si on en parle pas mal au début, le pourquoi du comment du titre finit par passer presque à la trappe, comme si Gemmell avait finalement trouvé une meilleure histoire et occulté la première. A part ça, j'ai retrouvé ce qui m'avait tant plu dans les premiers tomes, des punchlines bien senties et bien viriles, des scènes d'action brutales et bien écrites, des personnages attachants à qui il arrive des trucs pas cools, des monstres et de la magie, David Gemmell a vraiment trouvé une bonne recette, qui peut peut-être paraître redondante mais qui fonctionne à chaque fois, grâce à des différences bien notables.



Broco aussi est
amoureux de Skylpy
En Bref

Un beau coup de cœur, un vrai de vrai pour cette nouvelle aventure de Gemmell, une qui m'a encore plus donné envie de lire la suite. Mais là, j'ai peur, c'est Légende et il parait qu'il arrive des bricoles à Druss dans Légende (ce que je refuse d'accepter). Et j'aimerais bien un Skilgannon et un Druss pour Noël prochain si possible, je peux visualiser facilement une dizaine d'utilisations que je pourrais faire des deux bonhommes (en tout bien tout honneur, bien sûr).


Et le dessin de Mary Pumpkins

©Mary Pumpkins

mercredi 25 janvier 2017

- Harry Potter et l'Enfant Maudit - Cata ou pas ? -


Voilà enfin la chronique promise il y a fort fort longtemps. Faut dire que même quelques jours/une semaine après l'avoir fini, je ne sais toujours pas quoi en penser. Pour vous situer un peu l'action de ma lecture, j'ai enchaîné avec cette pièce tout de suite après avoir terminé le septième tome de la série originelle, plongée que j'étais dans l'univers de J.K. Rowling. Et bien que l'ayant acheté le jour J de la sortie anglaise, j'ai traîné les pieds en voyant toutes les critiques négatives sur les réseaux sociaux. Et finalement, c'est peut-être ce qui m'a sauvé, moi et mon fanatisme d'Harry Potter

Explications-nous

Message de service pour celles et ceux qui ont l'intention de le lire et souhaitent rester vierges de tout spoiler : ça va balancer ici, planquez votre tête sous une couette, un chat, une soupière, peu importe, mais faites attention où vos jolis yeux se posent. Pour les autres, allons-y, dans la joie et la bonne humeur !

L'histoire reprend directement là où s'arrête l'épilogue du septième tome, nous retrouvons donc nos trois héros favoris, plus âgés, accompagnant leurs enfants au Poudlard Express. Et, Titine est peut-être trop bon public, elle ne sait pas, mais ça a direct fonctionné #poilssurlesbrasquifontcoucou. Titine a aimé faire la rencontre d'Albus, fils d'Harry et de Ginny, et surtout, de Scorpius, le fils de Drago. Mais il faut avouer qu'Albus est sacrément tête à claques. L'ado de base. Celui qui geint tout le temps, qui "n'a vraiment pas de chance d'avoir un père pareil" et "de toute façon, papa, il m'aime trooooop pas". Oui bon. Tais-toi. Le personnage, même s'il a ses petits côtés attachants, regroupe tous les mauvais côtés d'Harry, notamment ceux que l'on découvre à fond les ballons dans le cinquième tome, L'Ordre du Phénix, le sale gosse râleur et mauvais avec ceux qui l'aiment et font tout pour l'aider [aparté n°1 : c'est quelque chose qui m'a encore plus sauté aux yeux pendant cette énième relecture, Harry est absolument infect, méchant avec Ron et Hermione]. La bonne surprise, par contre, c'est le personnage de Scorpius, le fils de Drago donc. Parce que si Albus = Harry des mauvais jours, Scorpius = Drago à ses meilleurs moments. Le môme est gentil, adorable même, drôle, et, même si je soupçonne d'avoir créé la chose pour le plaisir des auteurs de fanfiction, Drago ♥ Harry (et par ♥, je veux bien sûr dire une bonne vieille romance gay)(pour ne pas dire porno), "légèrement" amoureux de son best-friend forever, Albus (mais tout cela est très sous-entendu).

Le reste des personnages ne différencie pas vraiment de ce que nous connaissons, Harry est toujours torturé, Hermione est toujours très intelligente et agaçante et Ron est toujours... Ron. Et très amoureux de sa femme, c'est tellement chou. 

En lui-même, le récit ne casse pas trois pattes à un caneton boiteux. Prenez un retourneur de temps, des ados perdus, un père gâteux qui veut revoir son fils (Edward Cullen)(Pardon, elle était facile, je parle bien entendu de Cédric Diggory) et un (ou plusieurs) Tournoi des Trois Sorciers, mélangez bien et vous aurez la recette. Notez que je trouve particulièrement regrettable que la culture populaire des sorciers n'inclue pas le visionnage en rediff des trois Retour vers le futur, ça leur aurait évité bien des soucis, à nos ados. Le continuum espace-temps, tout ça, Toujours écouter Doc. TOUJOURS.
"Cette rencontre créerait un paradoxe temporel dont l'issue engendrerait une réaction en chaîne qui pourrait déchirer le tissu même du continuum espace-temps, provoquant la destruction totale de l'Univers." par exemple...
Bref. On avance, on recule, on découvre des réalités alternatives du genre "et si Harry n'avait pas réussi à vaincre Voldemort" (mon passage préféré pour tout vous dire) et on retrouve quelques personnages morts depuis bien longtemps. Et ça, c'est le côté chouette, le fanservice, même si tout le monde sait que ce n'est pas forcément ce qu'il faut faire pour écrire une histoire intéressante. En fait, il ne faut vraiment pas prendre cette pièce comme une suite directe ou même comme faisant partie de la série originelle, c'est plutôt une sorte de spin-off, sympa à lire mais qui ne marquera sans doute pas la littérature comme les sept romans l'ont fait. Le secret est sans doute de ne pas trop en attendre, sous peine d'être forcément (et fortement) déçu. Ma plus grande déception reste ici la "révélation", la véritable identité de ce fameux "enfant maudit" (mince, je suis trop sympa, je n'ose même pas l'écrire)[aparté n°2 : wait a minute, je cherche comment créer une balise spoiler...] 


⬇ Cliquez si vous voulez en savoir plus ⬇


Le fameux enfant maudit donc, n'est rien d'autre que le rejeton de l'enfer, produit par Voldemort lui-même et porté par Bellatrix. Bon déjà, qui a du mal à visualiser Voldemort faire des galipettes ? Moi. Même si Bellatrix ne demande que ça et que les êtres humains ont des besoins, pour moi, Voldemort s'est tellement séparé de sa part d'homme que ça me parait totalement aberrant. Et il n'a plus de nez, si vous voyez ce que je veux dire...

Bref, voyez, c'est du grand n'importe quoi. Mais soit. Bon public, je vous dis. Cela dit, ce ne sera jamais MA réalité, ça ne changera pas la vision que j'ai du ou des personnages.

Le format pièce de théâtre joue aussi sur le rejet de cette pseudo-suite, je pense, habitués que nous sommes aux descriptions et aux digressions de la parfaite J.K. Rowling, ce texte peut sembler bien trop court et peu détaillé. J'avoue que ça m'a gêné au tout début, avant que mon cerveau, ce fourbe, finisse par accepter ce qu'il était en train de zieuter et j'ai poursuivi ma lecture en me demandant tout du long comment ils avaient réussi à rendre ça en real life. Sur scène, la pièce doit envoyer du pâté bien comme il faut et on doit aisément oublier les problèmes du scénario devant les balais qui volent et les Expeliarmus à tout va. Bon sang, comme j'espère qu'ils nous la sortent un jour en dvd, ça n'aura sans doute pas la même beauté qu'en direct live mais je pourrais sans doute m'en contenter.


Broco n'est que perplexitude
mais Broco est content
tout de même.

En Bref

Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment. Mais je ne suis pas non plus totalement subjuguée et je me rends bien compte que ce bon moment tient juste au simple fait de retrouver des personnages aimés plus qu'à l'histoire en elle-même. Ce bouquin est plein de défauts et se contente d'être un hommage visuel (je réitère, sur scène, ça doit être MAGIQUE) et pas un récit à part entière. Et je suis persuadée qu'avoir attendu si longtemps avant de le lire lui a fait trouver grâce à mes yeux parce que, en toute honnêteté, j'en attendais bien pire. Et oui, je pense aussi qu'il ne s'agit ici que de soutirer quelques sous de plus à des Potterhead avides et désespérés d'avoir encore un morceau de plus (pas pour la pièce de théâtre en tant que telle mais vraiment pour la publication du script). Personnellement, j'accepte complètement de me faire plumer quand il s'agit du sorcier, personne ne me met la baguette de sureau sur la tempe. Cela dit, j'en veux tout de même à la pourtant parfaite J.K. Rowling qui, au lieu de nous pondre l'histoire tant attendue des Maraudeurs, se contente de sortir quelques petits textes par-ci par-là (et valide ce genre de trucs par exemple) : soit tu laisses Harry tranquille, ma cocotte, soit tu y vas carrément et tu fais du BON fanservice, celui qu'on attend tous en frétillant (y a que moi qui m'en fous qu'Harry ou Hermione fasse un bisou, et plus si affinité, à Drago ?). Mais, encore une fois, la dame, elle fait bien ce qu'elle veut.

lundi 23 janvier 2017

- C'est Lundi #32 - Gueule de bois post-Harry -


J'ai fini Harry Potter.

J'ai FINI HARRY POTTER. 

Et je ne suis que tristesse, désespoir et solitude.

Vraiment. A tel point que j'ai erré comme une âme en peine toute la semaine, à ne pas savoir quoi lire, à commencer des trucs sans parvenir à les finir. Mais heureusement, les Petits Pédestres Croustillants sont toujours là pour moi et m'ont porté jusqu'à l'étape suivante de notre périple (enfin, surtout Isa, les autres ayant déjà vaincus cet obstacle, elles ont décidé de faire une pause sauciflard) et finalement, en regardant ce petit bilan, ça s'est plutôt pas mal passé.

Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens des participants au C'est Lundi sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu la semaine dernière

Harry Potter will be back sur ce blog bientôt (oui, je ne peux pas faire mieux niveau timing, je lutte contre moi-même et mon rhume depuis quelques jours) avec la chronique de la pièce. Patience, patience !

Histoire de faire une petite coupure, je me suis dirigée vers une petite bd extrêmement rapide à lire Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro, un récit complètement loufoque, sur un auteur de bd qui oublie sa carte de fidélité en faisant des courses dans un supermarché et qui se retrouve pris dans une immense chasse à l'homme. Du grand n'importe quoi mais très très drôle !

Ensuite, comme je le disais, j'ai repris l'aventure gemmellienne et (vous aurez la chronique samedi 18h sur les dieux de l'internet sont avec nous) j'ai découvert, avec Loup Blanc ce qui est, selon moi, le meilleur tome de la saga à ce jour !

En fait, c'est vraiment à ce moment-là qu'a commencé ma galère livresque, rien ne me tentait, j'ai commencé Quoiqu'il arrive, que j'ai dû abandonner à la moitié tellement ça me saoulait. Je me suis donc dirigée vers deux romans contemporains, assez courts, histoire de ne pas trop perdre mon temps si ça ne me plaisait pas, Chanson Douce de Leila Slimani, le prix Goncourt de cette année, une réussite ! et Daddy Love de Joyce Carol Oates sur les conseils de Mimine, une réussite bis ! Même s'il vaut mieux éviter de livre ces deux livres lorsqu'on a des enfants en bas-âge. Ou si on a le cœur a la bonne place, ce qui n'est pas mon cas.

Mais bon, après toutes ses vilaines émotions (surtout Daddy Love, mazette, faut s'accrocher), je me suis tournée vers quelque chose de beaucoup plus simple, sexy et frais, sans que ce soit idiot le troisième tome de la série Off-Campus de Elle Kennedy, The Score. On va pas se mentir, ça n'a rien d'un chef d'oeuvre, mais dans le genre romance, c'est vraiment chouette, avec des beaux garçons et des filles qui ne se laissent pas marcher sur les orteils. Et parfois, ça me va.



En ce moment, je lis ça


Un petit roman jeunesse qui m'a tapé dans l'oeil à la librairie (j'ai un truc avec la couleur jaune en ce moment) : Agatha de Françoise Dargent, l'histoire d'une petite fille débordant d'imagination qui prendra un jour la plume et deviendra la plus célèbre des Agatha... Si vous voyez ce que je veux dire... (j'essaye de travailler mon sens du suspense, est-ce ça marche ?)




Et ensuite ?

Pas vraiment d'envie particulière, ça doit être la saison. Mais ces deux-là ont attiré mon regard dans ma pal numérique. On verra bien. 



Et sinon ?

Mais je vous ai pas dit au fait ! Je vais faire un petit tour du côté du festival de bande dessinée d'Angoulême ce week-end (et ça va être chouette)(mais froid)(mais surtout chouette). Du coup, je pense me relire quelques bds, celles d'auteurs que je risque de croiser, sait-on jamais, avec, en priorité Carnet de Santé Foireuse de Pozla (mon coup de cœur de l'année dernière) et Commando Culotte de Mirion Malle, juste parce que. 

Donc j'ai hâte, vous vous en doutez. Trépigner serait sans doute le verbe qui correspond le plus à mon état d'esprit de là maintenant. Dans le pâté serait une bonne description aussi maintenant que j'y pense. Et kof kof, la parfaite onomatopée (et je vous épargne le bruit du mouchage, question d'élégance).

Bon, je vais retourner sous ma couette, histoire d'envoyer balader tous ces vilains microbes et être en forme pour la fin de semaine. Parce que, je ne sais pas si je vous ai dit, je vais à ANGOULÊME !! *bondit partout mentalement* (physiquement, c'est trop fatigant).

J'essaye de revenir dans la semaine pour la chronique d'Harry Potter et pour celle de Loup Blanc


Et vous, que lisez-vous ?
Je vous bisouille bien amicalement mais de loin
Et vous souhaite une excellente semaine !


jeudi 19 janvier 2017

- Throwback Tursday #2 - ♥ 2016 -

©BettieRose Books
On continue avec le Throwback Thursday (avant de revenir pour la chronique de la pièce Harry Potter et l'enfant maudit), le rendez-vous de BettieRose ! Vous pouvez retrouver l'intégralité des liens chez elle ou en cliquant ici.

Aujourd'hui, une thématique tout à fait dans l'air du mois de janvier, à l'heure où l'on a encore envie de penser à l'année d'avant et aux lectures qui nous ont marqué : 


Le coup de coeur absolu de 2016


Je dois vous dire que j'ai beaucoup mais alors BEAUCOUP hésité. Entre deux titres, mon (coup de) coeur balance. Et comme mon petit doigt m'a dit que l'un des deux allait être celui de beaucoup d'autres sur la blogosphère, j'ai décidé de rétropédaler (à la façon classe et digne d'un pédalo) et de partir plutôt sur le deuxième. *roulement de tambours et frémissement de bretelles*

Voilà. J'avais hésité avec Les derniers jours de Rabbit Hayes qui m'avait ému aux larmes et qui m'avait fait connaitre une autrice d'une drôlitude et d'une sympathie rare, mais finalement, c'est Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Céleste Ng qui a gagné la dure bataille de l'année. Ce livre fut une vraie claque, touchant et dur, et là où Rabbit Hayes restait finalement une magnifique mais relativement simple (et je ne dis pas du tout ça dans un sens péjoratif), ici l'autrice, avec une plume incisif mais très fluide, arrive à nous plonger dans la complexité des relations humaines et familiales. La souffrance et le drame familial est présent à chaque page et bondieu, ça vous prend là où il faut.

On se retrouve la semaine prochaine avec une thématique très intrigante : "Once Upon a Time".

Des bisous les cocos !

Previously in

lundi 16 janvier 2017

- C'est Lundi #31 - Toujours Harry et encore un peu de BD


Mazette mes amis, quelle semaine ! Si au niveau lectures, il n'y a pas grand-chose de nouveau sous le soleil (ou sous les averses de neige), au niveau BONHEUR et VDM, y a du lourd. Et puis, on m'a reproché de ne pas avoir assez pratiqué le 3615 My Life la semaine dernière (OUI, Nova, je parle de toi ^^), j'essaye de me rattraper du coup.

Mais avant toute chose, les traditions. C'est important, les traditions. Surtout celle du C'est Lundi. Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



La Semaine Passée, toujours pareil


Ça y est. J'ai terminé, une nouvelle fois, la fabuleuse histoire de J.K. Rowling qui m'a une nouvelle fois complètement et absolument émerveillé et j'ai tourné la dernière page (à 2h30 du mat', merci les insomnies) avec le même mélange de bonheur et de tristesse que les 5 premières relectures. C'est dingue quand on y pense. La série n'a absolument pas pris une ride (et moi non plus apparemment) et je ne peux que vous encourager à le lire et/ou relire si vous avez un coup de mou, c'est parfait.

Sinon, entre deux Expelliarmus et Avada Kedavra, j'ai aussi lu Un petit livre oublié sur un banc, une jolie petite bd en deux tomes, une histoire très touchante, mignonne à souhait, intelligente et adressée particulièrement (c'est en tout cas comme ça que je l'ai ressenti) aux amoureux des livres, des lettres et des mots. A lire absolument donc !


En ce moment, je lis ça


Quand la transcription de la toute nouvelle pièce Harry Potter et l'enfant maudit est sortie, je ne vous raconte pas ma joie, j'ai sauté partout et couru à la Fnac la plus proche pour me le procurer. Puis, les avis ont commencé à pleuvoir, les critiques négatives, voire franchement en colère, aussi et j'ai gentiment laissé traîner ce bouquin dans un coin de ma bibliothèque. Mais bon, il est temps de le sortir maintenant, histoire clore cette période presque entièrement consacrée à Harry (je vous avoue que je me sens bien démunie maintenant, heureusement que Druss m'attend sagement). 

J'en suis à la moitié et si on peut lui trouver pas mal de défauts, si on peut avoir envie de secouer Albus (le fiston) et papa Harry, j'ai quand même envie de savoir la suite avant de le condamner. Après, je pense être totalement partiale, du coup, c'est difficile à juger.

Bref, on en reparlera.



Et ensuite ?
Isa et moi partons de notre côté à la découverte de Loup Blanc, une des dernières aventures de l'ami Druss si je ne dis pas de bêtises. Et ensuite, je pars à la découverte du dernier Goncourt, Chanson Douce, le seul à m'avoir tenté ces dernières années (il faut dire que j'attache très peu d'importance aux prix littéraires, mais l'histoire de celui-ci, son petit côté thriller, m'attire pas mal).


Et sinon ?

Une semaine assez étrange donc. Faut dire que mercredi, c'était mon anniversaire et que j'arrive à un âge (oula, on dirait que j'ai 80 ans en disant ça) où ça devient plus très drôle de vieillir. Mais (et attention, ça va être l'instant guimauve), comme j'ai le meilleur mec/chéri/meilleur ami du monde, la journée s'est super bien passée, j'ai oublié que mes cellules, mes neurones et mes ovules se détérioraient de plus en plus rapidement, j'ai été très gâté et on a bien ri, ce qui est le principal. 

Et finalement, alors que j'appréhendais cette journée, tout s'est passé nickel. C'est ensuite que ça a buggé. Bon, je ne vais pas trop développer ici. Mais en gros, on a beau être l'une des personnes les plus calmes du monde, il y a toujours des gens qui arrivent à appuyer sur votre interrupteur et à le foutre en mode RAGE. Et je suis un bon vieux moteur diesel, moi. J'ai du mal à démarrer, ça peut même prendre des années, mais une fois que je suis partie, pour m'arrêter, c'est une autre histoire. Heureusement que j'ai une imagination plus que fonctionnelle, ça permet d'éviter de faire certaines choses "en vrai".

Et pour essayer de bien terminer la semaine malgré tout, nous sommes allés au cinéma voir le dernier Star Wars, Rogue One et c'était pas mal du tout. Même si je ne suis pas vraiment la mieux placée pour juger, n'étant pas une fan hardcore. Monsieur Pumpkins, qui hurle encore au viol de la franchise à cause de l'épisode 7, a bien aimé donc bon. Cela dit, quelques longueurs quand même, hein. Et les visages reconstitués numériquement, ça fait très bizarre. Genre Musée Grévin bizarre. Tu captes que ce n'est pas un "vrai être humain" mais tu ne comprends pas pourquoi. 

Voilà pour ma semaine. 
Et la vôtre ? Au poil ? Au chaud ? 
Des lectures, films, séries intéressantes ? 
D'autres capricornes dans l'assistance ? 

Des bisous à vous !

jeudi 12 janvier 2017

ThrowBack Thursday #1 Années 80-90

©BettieRose Books

Comme vous le savez, Titine, en ce moment, elle n'a pas grand-chose de nouveau à proposer. Entre Harry Potter et Harry Potter, difficile de trouver des chroniques à faire ! Mais ça fait quelque temps qu'elle voit passer ce rendez-vous le Throwback Thursday, créé par la talentueuse et adorable BettieRose et du coup, histoire de garder le pied dans l'étrier, Titine a choisi de prendre le train en cours de route (et ce ne fut pas facile, vous avez la taille des jambes d'un brocoli ?!) et de rejoindre la joyeuse troupe ! 

Que nous réserve le thème de cette semaine ?

Les Années 80-90
Année d'écriture et/ou d'action du récit

Hum. Bon pour une première, j'ai bien galéré. J'ai d'abord pensé à Dîtes aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt, un des coups de cœur de l'année 2015 mais BettieRose en parle déjà chez elle et je me suis dit "Que Diable ! Soyons originales !" Je me suis donc creusé la tête et, après l'avoir tourné (la tête) en râlant vers mon chat qui a décidé de faire un tas de bêtises ce matin, j'ai croisé le regard de mon étagère spécial Stephen King. Et BAM illumination ! S'il y a bien un auteur qui a écrit des romans à cette époque, c'est bien lui, non ? Voilà donc l'heureux élu, The Chosen One.


Jessie, publié en 1992

Tout simplement mon favori. Un récit étrange, à la construction étonnante. Jessie se retrouve coincée, attachée aux barreaux d'un lit, à cause de son mari qui a l'indécence de mourir en plein jeu sexuel. La pauvre, isolée en pleine campagne du Maine, commence à entendre des voix, elle se remémore des souvenirs d'enfance pendant qu'une présence étrange l'observe sans lui venir au secours. Elle se retrouve donc forcée de combattre ses propres démons.

Pour un bouquin où l’héroïne passe son temps allongée sur un lit, les bras en croix, croyez-moi, il se passe énormément de choses. La tension est palpable, l'atmosphère angoissante et très attachés que nous sommes à la pauvre Jessie, on tremble forcément pour elle et avec elle. Alors, certes, si vous n'êtes pas adepte du concept du huis clos, passez votre chemin, mais si l'idée vous plait (et que vous avez l'âme et l'estomac plutôt bien accroché, n'hésitez pas !). J'ai bien envie de me le relire maintenant, c'est malin, Titine. 

Bonus, si vous avez l'intention de le lire, pensez à jeter un œil (ou deux sauf si vous êtes borgne, ça arrive) au roman Dolores Claiborne du même auteur. Comme souvent chez King, les deux romans se font écho et c'est drôlement chouette de capter les petites références.

ça, c'est Misery mais tant pis
C'est tout pour aujourd'hui et pour ce premier rdv du jeudi ! La semaine prochaine, le thème est le coup de cœur absolu de 2016... Et je pars y réfléchir ! Bonne journée à tous ♥


lundi 9 janvier 2017

- C'est Lundi #30 - Harry & BD -


Qui c'est qui est de retour pour le C'est Lundi ? C'est Titine !!! Oui, je sais, j'ai dit qu'il y allait avoir du changement par ici mais je pense garder ce rendez-vous, je l'aime bien, ça permet de faire le récap de la semaine et de parler de livres qui n'auront peut-être pas le privilège d'avoir une chronique faite pour eux tout seuls. Les pauvres.

Comme d'habitude, parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Ce que j'ai lu dernièrement


Si vous suivez la page Facebook du blog, vous avez sans doute noté que, et ce depuis la semaine de Noël il me semble, je fais un petit revival Harry Potter (en livre et en film d'ailleurs). J'étais juste partie pour relire le tome 1, pour un peu de magie pendant les fêtes, mais Harry Potter, c'est comme la drogue, une fois qu'on met le doigt dedans, il se fait attraper, mâchouiller et recracher (mais seulement à la dernière page du tome 7) par un hippogriffe. Voilà. Donc pas vraiment de nouveautés lecture à déclarer. J'en suis présentement au tome 5, le plus long mais aussi mon favori, L'Ordre du Phénix.


Et donc, en toute logique et si tout va bien, je vais continuer ça cette semaine (et je ne vais pas vous faire l'affront de vous mettre les couvertures, j'imagine que tout le monde ici a une idée de ce à quoi elles ressemblent !) avec Le Prince de Sang-Mêlé et Les Reliques de la Mort. Et L'Enfant Maudit aussi, que je n'ai pas encore lu même si, pour moi, il ne fera jamais vraiment partie de la saga. Non mais.



Le Hors-Harry

Parce que j'ai quand même une pile de bds de la taille de la tour Eiffel (mais version Tour de Pise) qui m'attend, je me suis octroyé une petite pause cette semaine.

D'abord, avec Idéal Standard d'Aude Picault, qui m'a tapé dans l’œil à la librairie avec sa magnifique couverture jaune pâle. J'étais partie me prendre autre chose mais finalement, c'est sur celle-ci que je me suis jetée à peine rentrée chez moi. La dessinatrice arrive à nous raconter une histoire somme toute banale, la recherche de l'amour par une trentenaire, avec une délicatesse et une justesse assez incroyable. Le parcours de l'héroïne peut paraître parfois un peu déprimant (alors que rien de tragique ne lui arrive, je vous rassure) mais ça tient surtout au réalisme du récit. Pour tout vous dire, j'ai fini par regarder Monsieur Pumpkins, des étoiles et des bébés licornes dans les yeux (d'ailleurs, ça pique un peu) et par lui dire, "Oh mon Dieu, j'ai tellement de chance de t'avoir", le susmentionné Monsieur Pumpkins a grogné en retour mais l'intention était là.

Puis, j'ai commémoré le 7 janvier à ma façon en lisant enfin La Légèreté de Catherine Meurisse, sur son traumatisme (elle a échappé à la fusillade, en retard à cause d'un chagrin d'amour) et sur sa renaissance après le massacre de ses amis de Charlie Hebdo. C'est dur, c'est beau (les aquarelles sont magiques) et touchant et pourtant, la bd ne manque pas d'un certain humour, parfois étonnant dans ce genre de récit. Une très belle lecture, comparable à la bd de Lutz, qui m'avait encore plus ému, si mes souvenirs sont exacts.

Pas de craquage de slip à déclarer, je suis sage comme une image (la Rentrée Littéraire de janvier, la meilleure, n'a qu'à peine commencé) !


Et vous, que lisez-vous en ce moment ? Des relectures à déclarer ?

Très belle semaine à vous et à très vite !

vendredi 6 janvier 2017

- La Légende de Marche-Mort -

Peut-être le saviez-vous déjà mais au kazou, je rappelle que la Guilde des Petits Pédestres Croustillants est composée d'un dragon, June, d'une sorcière, Isa La Rouse, de deux hobbits, Mimine et moi-même, avec l'assistance d'un nain, Mary Pumpkins. Faut donc pas s'étonner si tout ne se goupille pas toujours comme prévu. Enfin, je dis ça, je dis rien, je préviens juste. 

C'est donc avec beauuuuucooouuuppp de retard que voilà la suite de nos aventures gemmelliesques. C'est la faute du Petit Monstre qui a mangé toutes les victuailles du groupe en route, la coquine, quand tout le monde avait le dos tourné (et je nie totalement, c'est pas vrai, elle n'a rien partagé avec moi, vile et pure invention !). Du coup, on a dû faire un détour vers le supermarché le plus proche mais faut avouer qu'en Terre Drenaï, trouver un Lidl n'est pas chose aisée. 

Bref. C'est le ventre plein, les babines frétillantes et la besace remplie de chocolats en papillotes (la Guilde met toujours le primordial avant le reste) que, sous vos yeux ébahis et vos cœurs impressionnés, je vous présente la deuxième histoire (chronologique) de l'ami Druss, le viril, le seul et l'unique, La Légende de Marche-Mort.


Pour les têtes en l'air, l'indispensable, previously in :
  1. Waylander
  2. Waylander II Dans le royaume du loup
  3. Waylander III Le héros dans l'ombre
  4. Druss La Légende


Dis, Broco, raconte-nous une histoire !

Le vieux guerrier se nomme Druss, mais on l'appelle Légende. Sa vie est un combat sans fin : deux bras maniant la hache au nom de l'honneur et de la justice. Pour l'ennemi nadir, il est Marche-Mort, un surnom sombre et maléfique, synonyme de destruction. A la veille de son dernier combat, le vieux guerrier raconte à une jeune recrue comment il a obtenu ce titre. Comment des années auparavant, il s'est embarqué aux côtés de l'énigmatique Talisman, un jeune guerrier nadir, dans la plus incroyable des aventures, en quête des joyaux d'Alchazzar, et comment cette épopée l'a conduit jusqu'au plus profond du royaume des morts. Lorsque Légende se lève et marche, il ne fait pas bon se dresser sur sa route...


L'avis épique de Titine
(On a perdu Broco en route, c'est qu'il y a du monde dans cette petite tête)
(et si peu de place...)

La lecture de ce nouveau tome fut à l'image des aventures de Druss, délicate et un peu laborieuse. Du moins au début.

Je m'explique.

Titine qui connaissait peu, voire pas du tout le sieur Gemmell avant de démarrer ce Cycle, n'avait pas encore capté que l'animal construisait toujours plus ou moins ses romans de la même façon et elle qui a l'habitude de lire des choses plutôt différentes (sauf la dystopie young adult, on est d'accord), ça l'a un peu gavé au début. Nous retrouvons encore une fois notre super-héros, Druss, en préparation d'un siège, qui va se mettre à raconter à une jeune recrue une autre de ses aventures, celle qui lui donnera ce sinistre surnom de Marche-Mort.

Bon. Tout cela m'a semblé faire rengaine, par exemple, il rencontre un nouveau lutteur incroyablement fort, Klay, avec qui il finit par se lier d'amitié, comme avec Borcha dans le tome précédent. Du coup, j'ai eu l'impression de lire deux fois la même chose, ce qui fait que j'ai vraiment eu du mal à m'y mettre, à m'y plonger, à m'y noyer, vous voyez le tableau.

Puis après moult rouspétances de ma part, la magie a fini par opérer. L'histoire se tourne vers les légendes Nadirs, avec le jeune et très intriguant Talisman à la recherche de joyeux capables de faire advenir Ulric l'Unificateur du peuple. Toute cette partie était diablement intéressante, avec une touche de romantisme qui manquait aux romans du Cycle (oui, parce que bon, à part Druss qui court partout en cherchant sa meuf et Sieben qui nique tout ce qui bouge, ben, voilà quoi). Parce que les nadirs ne sont pas que des barbares sans foi ni âme (un peu quand même), ils ont aussi des personnages qui montrent beaucoup plus de cœur que dans les tomes précédents mais font aussi preuve d'un mysticisme absolument génial. Et ça, c'était drôlement chouette.

Ici tout le monde tombe amoureux, Talisman, Sieben, tout le monde sauf Druss qui reste mortellement et honteusement monogame. En parlant de Sieben d'ailleurs, quel plaisir de retrouver ce personnage qui apporte encore une fois son petit paquet d'humour face à tous ses gros guerriers pas subtils pour un sou. J'ai aussi trouvé que son rôle s'était un petit peu étoffé, qu'il était moins là pour faire le clown de service, on lui découvre alors une profondeur jusque-là plutôt cachée.

Me voilà donc carrément prise au jeu et suivant avec passion les aventures mythiques et mystiques de Druss et malgré un début lent, je pense bien avoir préféré ce tome-là à Druss la Légende. Et cette fin ! Mamamia, voilà qui promet. Sans vous spoiler, disons qu'on clôt la boucle temporelle et revenons au "temps présent", celui où Druss raconte son histoire au jeune soldat et on se prend une petite claque dans notre frêle figure. La suite va envoyer du lourd et Gemmell montre encore à quel point il est fortiche et sans cœur, le saligaud.


4/5

En Bref
Malheureusement, mes souvenirs sont un peu flous, j'ai lu ce roman il y a presque un mois et Dame Procrastination a encore fait des siennes, la coquine (ou la garce, parce que, vraiment, elle n'est pas du tout sympa)... Mais je me souviens surtout avoir trouvé ce tome était très étonnant, voire carrément déroutant. Autant le début semblait classique et manquait carrément de souffle à mon goût, la suite fait preuve d'une originalité bienvenue ! Le pourquoi du comment Druss a obtenu ce surnom de Marche-Mort est beaucoup plus glaçant et, finalement, plus justifié, que celui de Légende. Les relations entre les personnages et leur côté humain (ou non) sont beaucoup plus mis en avant que dans Druss la Légende et j'y ai retrouvé un peu de l'âme de Waylander (d'ailleurs, youpi pour les quelques mentions du bonhomme, si ma mémoire ne me fait pas défaut). Malgré ce bilan qui peut vous sembler bien mitigé, je garde un flou mais excellent souvenir de ce tome et Broco part tout ragaillardi vers sa prochaine étape de quête, Loup Blanc, avant le très connu et très encensé Légende !


Le Dessin de Mary Pumpkins

©Mary Pumpkins