jeudi 23 mars 2017

- Throwback Thursday - Le gros tas -


Messieurs-dames, bien le bonjour !

Je prends quelques minutes entre deux lignes de code pour vous présenter mon humble participation au rendez-vous maintenant bien connu de BettieRose Books. Vous pouvez d'ailleurs retrouver les liens sur son blog. Allons-y gaiement pour la présentation de thème, on blablatera après !


Thématique du 23 mars
Un pavé de plus de 500 pages


Sauf quelques cas exceptionnels, ma préférence va carrément aux gros bouquins (ahem)(oui, j'ai l'esprit mal tourné, à vous de comprendre pourquoi je glousse maintenant). Plus c'est long, plus c'est bon (mais arrête, Val !). Plus c'est gros aussi (rhaaaaaa).

Non pardon. June, je te blâme totalement pour ces blagues absolument nulles.

Donc, reprenons. Je préfère quand c'est détaillé, quand on a bien le temps de s'attacher aux personnages et lorsqu'on les suit sur une longue période, voilà. On va s'arrêter là avant que je dise une autre bêtise. Je suis restée bêtement dedans ma bibliothèque pendant pas mal de temps, à me disputer avec moi-même pour savoir quel était le gros pavé qui allait avoir le privilège d’apparaître devant vos yeux ébahis ce jeudi midi. Et à un moment, j'ai tourné la tête et j'ai vu ça :


Voilà.

N'ayant plus peur de rien, je vous présente donc aujourd'hui 5 gros tas de papier pour le prix d'un. À environ 800-900 pages par tome, je pense qu'on est dans les clous, là. 

Et lisez-les, hein, je ne sais pas si j'ai vraiment besoin de vous présenter la chose, mais oui, la série tv envoie du pâté sévère et les bouquins aussi. Même s'il faut se les taper, les bestioles, faut avouer. La traduction n'est pas formidable (surtout pour le premier tome, après ça passe tranquille) et George R.R. Martin ne sait pas s'arrêter d'écrire (sauf pour le tome 6 vraisemblablement) mais, vraiment, une fois dedans, c'est juste formidable, d'une richesse incroyable et avec des personnages d'une profondeur monstrueuse (dans tous les sens du terme, d'ailleurs). 

Mes bonnes gens, c'est tout pour le moment ! Je retourne à mes lignes de code, si je crie, venez me chercher, j'ai peur de me perdre.




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mardi 21 mars 2017

- Stephen King - Bill Hodges & cie -


Ce n'est pas la première fois que vous voyez passer ces trois ouvrages sur cet humble blog, j'ai déjà parlé brièvement des deux premiers ici et, si vous vous intéressez à mes lectures du moment, vous savez que je viens de terminer le troisième et dernier tome de la trilogie Bill Hodges de Stephen King. Parce que oui, il s'agit bien d'une trilogie, même si j'ai souvent vu que chaque livre pouvait être lu indépendamment des autres, je trouve ça personnellement dommage, vous risquez alors de perdre tout le sel de l'histoire et de louper des éléments indispensables au récit. 

C'est pourquoi j'ai eu envie de vous présenter un petit récap sur la trilogie entière, que vous sachiez où vous allez, si l'envie vous prend de démarrer Mr. Mercedes et ses suites.

Je vais bien sûr essayer de ne pas spoiler mais il me semble que certaines informations ne peuvent être passées sous silence lorsque l'on parle d'une série entière.


Le résumé de mes petits doigts

Le tueur à la Mercedes a tué plusieurs dizaines de personnes avec une voiture (je vous laisse deviner la marque) et prévoit un autre et encore plus meurtrier attentat. Bien sûr, comme c'est un méchant très méchant et qu'il ne peut pas s'empêcher de se vanter, il décide de prendre pour cible et de narguer un policier à la retraite, Bill Hodges. Mais le vieux est tenace et le prendra en chasse. 

Dans Carnets noirs, nous rencontrons le cas ultime du fan, celui qui vous aime tellement qu'il en devient capable de vous tuer pour vous voler vos écrits manuscrits et jamais publiés.

Enfin, dans le troisième épisode, Bill Hodges retrouve sa Némésis, le tueur à la Mercedes, dans un piètre état depuis la fin du premier tome. Une vague de suicides d'adolescents, tous présents à la tentative d'attentats, attire l'attention du vieux policier et de son équipe. Mais il semble surréaliste de croire que le chauffard en est responsable, puisqu'il ne peut même plus se gratter le nez tout seul.


Ce qu'en a pensé Titine

Je sais ce que vous vous dîtes : la pauvre Titine, elle n'est jamais vraiment objective quand il s'agit du bonhomme. Du coup, on va être honnête dès le début, la trilogie Bill Hodges n'est absolument pas le meilleur boulot de la carrière de King. Pour ça, il faut retourner bien en arrière dans le temps. Mais ces trois livres ont tous leurs qualités et l'ensemble forme quelque chose de très intéressant.

Stephen King a réussi à reprendre ici quasiment tous ses thèmes favoris et à les diviser en 3 livres bien distincts tenant très bien la route. Là où Mr. Mercedes se rapproche du polar classique avec son policier qui court après son serial killer, Carnets Noirs nous renvoie au pouvoir de la fiction et de l'écriture (comme dans Misery, par exemple, ou l'excellent Écriture, Histoire d'un métier) et Fin de Ronde, histoire de boucler la boucle, effectue un retour réussi dans le fantastique le plus pur avec la télékinésie et l'hypnose (coucou Carrie pour n'en citer qu'un). Et tous les fans de King, qu'ils préfèrent l'une ou l'autre facette de l'auteur, sont alors contentés. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais donner à chaque tome d'une trilogie sa propre identité, sa propre personnalité, j'appelle ça un coup de maître. 

Pourtant, si chacun est différent, une trame de fond, représentée, entre autres, par Bill Hodges, les relie entre eux. Le vieux bonhomme est très attachant, particulièrement dans Fin de ronde où on le découvre pas mal affaibli, à la manière d'un Druss dans Légende, et complètement dépassé par le monde nouveau qui l'entoure. Internet, les réseaux sociaux, les smartphones, l'informatique en général, tous ces éléments bien réels apportent une crédibilité certaine au fantastique mis en place par King. Encore une fois ici, celui-ci n'est pas du tout gratuit et ne fait que renforcer des comportements bien ancrés dans le fonctionnement de notre génération : la toile psychique n'étant que renforcée par la "toile" virtuelle, celle des like et des partages en ligne. Enfin, la méthode utilisée par le tueur à la Mercedes pour tuer, le suicide, n'est pas sans rappeler le harcèlement dont sont victimes nombreux adolescents et qui les poussent parfois jusqu'à s'ôter eux-mêmes la vie. Honnêtement, j'ai trouvé que ce traitement du sujet était tout simplement génial. Voilà, c'est dit. Par contre, ce dernier tome, Fin de ronde, ne fut pas mon favori de la trilogie, Carnets noirs et sa réflexion sur le fanatisme et l'écriture m'a beaucoup plus passionné. 

Outre Bill Hodges, le personnage le plus important de ces trois romans est sans conteste le tueur à la Mercedes. Alors qu'on le croyait complètement hors service à la fin du tome 1, on se rend bien vite compte que rien n'arrête cet esprit machiavélique. Si le jeune homme n'était à l'origine "qu'un criminel intelligent et fou", son coma a réveillé quelque chose en lui (ce qui n'est pas sans rappeler Dead Zone) et si dans Mr. Mercedes, il prouvait qu'il "méritait" sa place au panthéon des tueurs, dans Fin de ronde, il m'a fait penser à une espèce de veuve noire, une petite araignée bien dangereuse qui tisse lentement sa toile autour de ses victimes avant de les frapper, une à une, et de les manger tout cru. Diabolique. Et personne n'est à l'abri.


3,5/5
pour l'ensemble

En Bref

Fin de ronde conclut de façon magistrale (et définitive) une intrigue originale, moderne et touchante. Il est souvent reproché à Stephen King sa logorrhée et ses longs développements mais force est de constater qu'il arrive à traiter de beaucoup de sujets importants en peu de mots. Les thématiques qu'il a choisies ici, dans n'importe lequel de ces trois tomes, sont fortes et délicates, le suicide, le malaise adolescent, la pauvreté et la crise économique, le cancer et la maladie. Si je trouve toujours qu'il ne s'agit pas de la meilleure oeuvre de King, je ne peux que vous encourager à découvrir la trilogie : avec ses trois dominantes bien différentes, vous êtes quasiment assuré de trouver pantoufle à votre peton et, promis, il n'y a rien ici de gore ou d'horrifique, le monsieur a su rester relativement sage, profitez-en !

lundi 20 mars 2017

- C'est Lundi #38 - Stephen King & Omeycan -


Bonjour mes petites cailles !

J'aime quand la semaine commence avec tout un tas de petites bricoles fort sympathiques à régler. Du genre, devoir appeler sa banque et se débattre avec un conseiller peu aimable. C'est du bonheur en barre. Fin bon bref. 

Allez, sans transition, dans la joie, la bonne humeur et les scoubidous, le C'est Lundi, que lisez-vous ? de la semaine. Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle !

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



Ce que j'ai la semaine passée

A ma grande surprise, j'ai beaucoup aimé le deuxième tome de Scott Sigler, Alight (voir la chronique du tome 1). Après un début un peu laborieux (à me demander pourquoi je lisais ça et pas autre chose), je me suis finalement prise au jeu et ce fut une lecture plutôt agréable. Cette fois-ci, nos héros ont atterri sur une étrange planète et doivent trouver le moyen de survivre. On y trouve une petite ambiance à la The 100, c'est plutôt bien fichu. Dommage que certains personnages réveillent mes envies de claque dans la figure.

Fin de Ronde a tenu ses promesses de conclusion de trilogie (après Mr. Mercedes et Carnets Noirs), je ne veux pas trop en dire, je vous prévois un petit article sur l'ensemble tout bientôt.



En moment, je lis ça

Après une lecture très réussie des Stagiaires, je me lance maintenant dans A durée déterminée, la plus ou moins suite des aventures d'Ophélie chez Pyxis, d'une autrice que j'adore, Samantha Bailly. Dans ce tome, nous retrouvons quelques-uns des protagonistes stagiaires et ça démarre plutôt bien. J'aime décidément beaucoup le style de Samantha Bailly, c'est fluide et reposant, tout en étant très bon.


Et ensuite ?
Le pauvre Coeur-Naufrage n'a pas encore été lu, je le laisse toujours passer alors que j'ai vraiment envie de le lire, je ne comprends pas pourquoi. Heureusement, je ne l'oublie pas et il est toujours là cette semaine. On remet aussi en jeu un thriller Ma fille, qui traîne depuis bien trop longtemps dans ma pal.


La semaine vient à peine de commencer et, en toute honnêteté, j'ai bien hâte qu'elle se termine. De toute façon, quand quelque chose démarre avec des appels à deux services clients différents, ça n'augure rien de bon pour la suite. 

En attendant, j'essaye de vous prévoir quelques petits articles pour cette semaine (les Culottées et Fin de ronde, si tout va bien) et j'ai aussi l'immense honneur de vous présenter un petit bonnet tricoté de mes blanches et innocentes (sisi) mains.


Et comme je ne suis pas une mamie, malgré le tricot, les livres, les lunettes, les chats, le thé (on a un bingo gagnant, là), je vous le montre sur la tête d'Olaf, parce qu'en fait, j'ai 10 ans d'âge mental (et parce qu'il a insisté).

Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?
Une très belle semaine à tous !

samedi 18 mars 2017

- Celle dont j'ai toujours rêvé -


Celle dont j'ai toujours rêvé
de
Meredith Russo
Éditions Pocket Jeunesse

Trainer sur les réseaux sociaux peut entraîner une sacrée prise de poids de votre PAL, vous le savez, je le sais, nous le savons. Certains livres disposent d'une immense couverture web, que ce soit par la maison qui les édite ou par les blogueurs/presse qui en parlent et si, l'expérience aidant, j'arrive à limiter certaines de mes pulsions, parfois, je me laisse prendre au jeu. Ce fut le cas de Celle dont j'ai toujours rêvé. Et c'est exactement dans ce genre de situation que je suis contente d'être influençable. Parce que si Titine est parfois un pigeon, Titine n'en demeure pas moins un pigeon heureux !



L'histoire en question






Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s'intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l'empêche de s'ouvrir aux autres. Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Amanda comprend que pour être heureuse, elle doit se révéler, au risque de tout perdre. Car le secret d'Amanda c'est qu'avant, elle s'appelait Andrew.







L'avis de Titine

On est d'accord, à la première lecture, la quatrième de couverture n'envoie pas spécialement du rêve et je serais sans doute passée à côté sans les avis dithyrambiques de mes compatriotes blogsphériennes. Une énième romance adolescente, me serais-je dit. Et j'aurais eu raison. Et tort à la fois. Le Broco est un animal complexe.

Ici, c'est l'identité de l’héroïne qui marque une rupture majeure avec le reste de la littérature adolescente. Amande est transgenre, assignée garçon à la naissance et malheureuse jusqu'à sa prise de conscience et celle de son entourage. Mais bien sûr (et hélas), les choses ne changent pas du jour au lendemain, Amanda reste la victime d'un harcèlement de masse dans son lycée et finit par déménager chez son père, histoire de démarrer une nouvelle vie, là où personne ne connaît son passé. Mais comme vous êtes en plein dans un roman américain, Amanda va débarquer dans une ville typiquement sudiste, avec ses congrégations religieuses bien pensantes et ses codes sociaux bien ancrés. Vous les sentez venir, les problèmes ?

La transidentité est une thématique qui apparaît doucement dans la littérature young adult. Et c'est tant mieux, surtout si comme moi, le sujet vous intéresse mais vous n'y connaissez finalement pas grand-chose. Ce que vous allez apprendre ici, c'est qu'Amanda n'est finalement qu'une fille comme une autre, mignonne, intelligente, curieuse et avec une envie de faire les expériences inhérentes à son âge. Et s'il n'y avait pas les quelques retours en arrière expliquant son parcours, on oublierait assez facilement la thématique du départ.

Moteur central du roman, l'histoire d'amour entre Amanda et Grant est touchante et pose des questions applicables à tout début de relation : comment la démarrer sur de bonnes bases si l'ensemble repose sur un mensonge ? Mais en quoi dire qu'Amanda est une fille serait finalement un mensonge ? Et, finalement, qui ne possède pas un ou deux secrets bien planqués ? Grant semble aussi posséder quelques zones d'ombre. Hélas, sans ce secret, l'histoire entre nos deux personnages ressemble à toutes les autres romances adolescentes et loin de me passionner, j'ai préféré prêter attention aux personnages secondaires, bien plus intéressants que le Grantounet, comme le père d'Amanda, par exemple, bourru et rustre, qui n'arrive pas à oublier son fils (la thématique du deuil est d'ailleurs très bien amenée, perd-on son enfant quand celui-ci "change" de sexe ?).


En Bref
4/5

En démarrant Celle dont j'ai toujours rêvé, j'étais hyper emballée, la thématique me plaît et m'intéresse. Puis, plus j'avançais dans ma lecture, plus je me rendais compte que, finalement, j'étais dans un roman assez classique, contemporain adolescent, où l'histoire d'amour est empêchée par un secret. Oui, j'ai beaucoup aimé ma lecture, je l'ai même adoré, c'est intelligent, bien écrit, fluide, mais il m'a tout de même manqué quelque chose pour que ça devienne un vrai coup de cœur, peut-être plus d'explication, je ne sais pas. L'autrice a voulu montrer que les transgenres sont des adolescentes comme les autres, mais on perd finalement le sujet de vue et le roman devient alors beaucoup plus "classique". A noter la postface de Meredith Russo qui explique n'avoir montré ici qu'une seule facette, une seule représentation de la transidentité et qui appelle ses lecteurs, surtout ceux qui se sentent concernés, à ne pas se comparer à Amanda. J'ai particulièrement ressenti ici l'implication de l'autrice dans son travail et ça vient presque vous serrer le cœur.



Aparté n°1

Juste avant de démarrer ma lecture, j'avais lu le très bon article de Lupiot, du blog Allez-vous faire lire, sur le roman George, qui reprend la même thématique pour un public plus jeune. Elle mentionnait la multitude de clichés sexistes dont s'était servi l'auteur pour opposer féminin et masculin (Machine est une fille parce qu'elle est propre et aime les fringues, Truc est un garçon parce qu'il pète et joue au foot). Du coup, j'ai particulièrement prêté attention à ça pendant ma lecture et, si j'en ai tout de même relevé plusieurs (Amanda est très jolie, aime se maquiller et faire les boutiques, comme ses copines, les garçons sont tous amateur de foot américain...), force est de constater que le roman semble tout de même avoir échappé aux défauts de George (que je vais lire à l'occasion, histoire de me faire ma propre idée). Un petit moment qui m'a d'ailleurs fait sourire : une amie d'Amanda lui fait remarquer qu'avec une poitrine pareille, elle va souffrir le martyre en courant pendant le cours de sport. Comme quoi, ce n'est pas parce qu'on a des seins qu'on sait d'instinct quoi faire avec. Mon premier cours d'endurance fut aussi une torture. Ils s'en souviennent encore.


Aparté n°2 - Edit

Je remercie Systia qui, dans les commentaires, m'a fait remarquer qu'il valait mieux éviter l'utilisation du terme "transsexualité" et privilégier "transgenre" et "transidentité", j'ai donc modifié l'article en fonction de ces informations et m'excuse auprès des personnes qui auraient pu se sentir gêner par mon mauvais vocabulaire. Ici, Titine ne demande qu'à apprendre de nouvelles choses, n'hésitez donc pas à lui mettre le nez dans ses bêtises :D

jeudi 16 mars 2017

- Throwback Thursday - On ne laisse pas ce livre dans un coin -


Sans trop de blabla aujourd'hui, histoire de rattraper mon petit laïus de la semaine dernière, voici le Throwback Thursday du 16 mars. 

Le Throwback Thursday, kécecé ? Rendez-vous créé par son altesse flamantissime BettieRose Books, il s'agit de vous parler, rapidement d'un livre autour d'un thème. Vous pouvez retrouver les liens des participants sur son blog, des poutous à elle !

Thématique du 16 mars
Un livre jamais chroniqué sur votre blog mais pourtant apprécié


Alors là, j'ai bien envie de vous dire que l'embarras du choix, nous avons. Sachant que je lis depuis toujours ou presque, que ce blog ne va fêter que ces deux ans d'existence en juillet et que je ne chronique même pas la moitié de ce que je lis, il n'y a qu'à faire pic et pic et colegram sur Babelio (là où je sévis depuis le plus longtemps) et pif paf pouf, c'est bon.

Mais comme je vous aime bien quand même, j'ai pris un peu le temps de regarder, histoire de vraiment vous parler d'un livre qui me tient à cœur et mon choix s'est finalement porté sur Peur Express de Jo Witek chez Actes Sud Junior


Un 22 décembre, un TGV tombe en panne sur un viaduc en pleine tempête de neige. Parmi les passagers, six adolescents - qui ne se connaissent pas - sont alors sujets à des phénomènes étranges : hallucinations, visions de personnes décédées, voix harcelantes, prétendue apparition d’un vampire… Le contrôleur est agressé physiquement par l’un d’eux tandis qu’un autre menace des voyageurs avec un couteau pour une simple bouteille d’eau. La voiture-bar sera même dégradée par un incendie. Actes de vandalisme perpétrés par une bande organisée, comme le prétendra la presse, ou faits bien réels mais inexplicables défiant la logique et l’entendement ? Pourquoi dans ce train, et cette nuit-là ? Que s’est-il passé pour que des jeunes gens aient été tous terrifiés à ce point ? Quel lien mystérieux les unit entre eux ? Après le sauvetage du train, une enquête policière est menée sans succès. Le dossier est transmis à un psychologue-sociologue qui tendra à prouver, par une série de tests et d’entretiens avec les différents protagonistes, que les mystérieuses apparitions dans le train ne sont ni le fruit de leur imagination ni de simples coïncidences. Que chacun avait été confronté dans son histoire personnelle à un traumatisme qui avait eu lieu un 22 décembre. Ce voyage leur aura permis de résoudre leurs problèmes et de se libérer du poids du passé.
Pour vous situer un peu le truc qui explique pourquoi ce livre m'a tellement marqué, je vous pose le contexte : j'ai lu ce livre dans un train bloqué par une tempête de neige. Voilà voilà. Je partais au stage, au boulot, à la fac, je ne sais plus et BOUM, arrêt au milieu de nulle part, juste avec mon bouquin. Pendant deux bonnes heures. Voilà. Titine a flippé sa race. Si j'avais voulu être au plus près du récit, je n'aurais pas pu trouver mieux.

Du coup, j'ai dévoré ce livre en une fois, vu que je ne pouvais rien faire d'autre (avec la trouille de le finir et de ne plus rien avoir à lire si l'attente s'éternisait). Et comme j'aime me faire peur, une fois le train arrivé à bon port, je me suis dit que c'était plutôt une chouette expérience (oui, Titine tombe pas mal de fois sur la tête...). J'en garde donc un bon souvenir. Ne m'internez pas, je suis gentille et je peux faire des crêpes.



D'ailleurs, je vais me le relire, tiens, histoire de voir ce que j'en pense, calée dans la sécurité de mon canapé.

Très belle journée, les petites carottes, 
c'est presque le printemps !



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mardi 14 mars 2017

- La huitième vie (pour Brilka) -


La Huitième Vie (pour Brilka)
de
Nino Haratischwili
Ed. Piranha

Lorsque j'ai demandé ce roman sur Netgalley, je ne m'attendais pas à grand-chose, j'avais à peine lu la quatrième de couverture, aucun avis et n'avais jamais croisé le livre en librairie. Je vous laisse imaginer ma surprise quand j'ai ouvert le fichier sur ma liseuse et que j'ai vu s'afficher 0 sur 1333 pages. Moi qui voulais lire un petit roman romantico-historico-gentillo-RAPIDO, c'était raté. Mais je suis un brocoli qui n'a qu'une seule parole et lorsqu'on me confie une mission, je la fais du mieux que je peux (je devrais mettre cette phrase dans mes lettres de motivation)(surtout la partie brocoli). Et j'ai plongé, telle une farfalle dans l'eau bouillante, dans cette fresque romanesque absolument renversante.


Le résumé trépidant


Géorgie, 1917. Stasia, la fille d’un chocolatier de génie, rêve d’une carrière de danseuse étoile à Paris lorsque, à tout juste dix-sept ans, elle s’éprend de Simon Iachi, premier-lieutenant de la Garde blanche. La révolution qui éclate en octobre contraint les deux amoureux à précipiter leur mariage.

Allemagne, 2006. Niza, l’arrière-petite-fille de Stasia, s’est installée à Berlin depuis plusieurs années pour fuir le poids d’un passé familial trop douloureux. Quand Brilka, sa nièce de douze ans, profite d’un voyage à l’Ouest pour fuguer, c’est à elle de la retrouver pour la ramener au pays. À la recherche de son identité, elle entreprend d’écrire, pour elle et pour sa nièce, l’histoire de la famille Iachi sur six générations.







Ce qu'en a pensé Titine

La quatrième de couverture est un tout petit peu trompeuse. À sa lecture, je m'attendais à un roman reprenant le schéma plutôt classique de l'alternance des récits, l'un se serait déroulé en Géorgie, avec le point de vue de Stasia et l'autre en Allemagne, à notre époque, avec les recherches de Niza. Je vous préviens, ce n'est pas le cas.

Le récit démarre en 2006, avec le coup de fil paniqué de la mère de Niza, l'informant que Brilka a disparu, nous basculons rapidement dans le passé de la famille de l'adolescente en fuite, il n'y aura pas d'alternance ici. Après ce prologue, l'histoire se déroule assez linéairement en démarrant en 1917 avec Stasia, à la fin du règne de la famille tsarine Romanov, puis en suivant, petit à petit le reste de la famille et les enfants et petits-enfants de Stasia. Tout cela pour arriver enfin à Niza et Brilka, les deux dernières générations.

Néanmoins, ce roman n'est pas "juste" l'histoire d'une famille à travers tout le XXe siècle, c'est d'abord l'histoire d'un pays, la Géorgie, et celle de l'Union Soviétique et du communisme. Page après page, nous allons assister à tout ce qu'on a appris et oublié en cours d'Histoire, au lycée. Et, je vous jure, c'est absolument passionnant. C'est érudit, c'est effrayant, c'est documenté et les mots roulent avec fluidité. Je vous avoue tout de même qu'à certains moments, j'ai eu envie de sauter quelques pages de faits historiques détaillés, pour plus vite retrouver les personnages, tant j'avais hâte de connaître la suite de leur destin, mais, honnêtement, ce n'est pas un défaut si gênant que ça.

Les membres de la famille Iachi ont chacun une personnalité très marquée, très forte, certains sont absolument détestables de bout en bout, même si l'on peut essayer de comprendre leurs motivations, d'autres deviennent parfaits, alors que, paradoxalement, bourrés de défauts. Des êtres humains réalistes, comme on en voit finalement peu dans la littérature. Le très soviétique Kostia, qui fait tout selon les règles, la fantasque Kitty, qui rêve de liberté, la superbe Christine, punie pour sa beauté, Stasia, la danseuse contrariée... Ils feront tous leur petit effet, provoqueront tous des émotions variées et même si j'ai eu mes petits favoris, le destin de chacun m'a vraiment touché.

Il faut par contre s'accrocher à ses bretelles, vivre à ce moment-là à cet endroit-là, ce n'était pas exactement de tout repos. Et cette famille a quelques petits soucis de communication (l'euphémisme du siècle). Coup dur, trahison, rivalité fraternelle mais aussi amour, joie et soutien, tout y passe en presque un siècle.  Et les femmes, en majorité dans ce roman, n'ont pas la vie facile, comme c'est toujours le cas en temps de guerre. Certains événements vont vous briser le cœur, vous êtes prévenus. 


C'est un coup de ♥ !

En Bref
Si vous décidez de vous plonger La huitième vie, ce que je vous conseille fortement, préparez-vous à plonger dans une oeuvre d'une densité et d'une intensité rare. Difficile à lire, difficile à vivre, c'est un roman qui se découvre lentement, pour tout apprécier et pour bien intégrer les faits historiques (et demander une précision à Wikipédia quand vos souvenirs deviennent vraiment trop vagues) mais ça vaut vraiment le coup. Je n'ai pas lu grand-chose des éditions Piranha pour l'instant, mais je dois avouer que leur ligne éditoriale m'accroche et m'attire de plus en plus (La Pâtissière de Long Island, lu l'année dernière, avait une thématique assez proche et un personnage féminin central fort et porteur), je vais donc les surveiller de plus près, les petits poissons ! D'ailleurs, bravo à eux pour la confiance qu'ils accordent aux lecteurs de Netgalley en proposant des ouvrages libres de toutes sortes de DRM (remplacé par un tatouage numérique), c'est plus simple à manipuler et, de la part d'une maison d'édition, c'est une prise de position riche de sens.

lundi 13 mars 2017

- C'est Lundi #37 - Thriller à rebours & Mémoire disparue -


Bien le bonjour !

Quel beau week-end ! Soleil, chaleur (toute relative mais tout de même), un avant-goût de printemps qui passe de la douce pommade sur notre peau blafarde. Ça motive, ça soulage, bref, reprenons une expression bien éculée : ça met du baume au cœur. Et je ne vous raconte pas l'hystérie collective des chats, ravis de remettre pattes à l'extérieur sans poil se tremper.

Sinon, je sais que ça vous travaille alors je vous donne des nouvelles de ma touche retour. La pauvresse ne va pas mieux et refuse, par à-coup, d'effacer les mauvaises frappes de Titine. Tel est mon fardeau.


Tâchons de ne pas craquer une durite et let's go Mario ! pour le C'est lundi, que lisez-vous ? n°37, s'il vous plait. Comme d'habitude, vous pouvez retrouver l'intégralité des liens sur le blog de Galleane, merci à elle.

Les trois questions du lundi :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?



Ce que j'ai lu la semaine dernière

Évanouies ne m'a vraiment pas emballé. La construction est très originale, on ne peut pas le nier (départ de la fin pour arriver au début, Memento Style) mais malheureusement, l'histoire en elle-même ne décolle jamais. À oublier.

Celle dont j'ai toujours rêvé m'a, par contre, passionné. Dans un style simple mais tout à fait à la hauteur, nous suivons la nouvelle vie d'Amanda, jeune fille transsexuelle qui a déménagé à cause d'un harcèlement violent dans son ancien lycée. Génial. J'en dirais plus dans une chronique à venir.

Le tome 2 des Culottées est aussi bien que le premier bien que plus sombre, avec des récits plus contemporains. Je vous ferais bientôt une review des deux tomes en même temps. 

La vie enfuie de Martha K. commençait très très bien mais la deuxième partie m'a beaucoup moins intéressé. C'est dommage, j'aime beaucoup tout ce qui touche à la mémoire et à la construction de la personnalité qui s'y rattache, mais là, à un moment, ça devient totalement inintéressant pour moi. Une chronique à venir, peut-être.



En ce moment, je lis ça


J'avais lu le tome 1, Alive, il y a tout juste un an. Sur le moment, il m'avait clairement emballé, je n'en suis plus si sûre maintenant. Espérons que ce tome 2 de The Generations, Alight, (dont je ne peux pas vous dire grand-chose pour le moment) vienne changer la donne.



Et ensuite ?

Comme je n'ai pas pris le temps de lire Cœur-Naufrage, le petit bonhomme réapparaît sur la liste cette semaine.

Un nouveau Stephen King est aussi paru cette semaine, la suite et fin de la trilogie de Mr. Mercedes. Il sera normalement mangé tout cru cette semaine aussi.


Mon gros Mimi en profite pour vous faire un coucou. Et ne vous fiez pas à son air innocent : si la bestiole me colle comme ça, c'est juste parce qu'il est intrigué par le bruit des aiguilles et par le fil de la pelote de laine. D'ailleurs, faut que j'y retourne, il a déjà mangé une demi-pelote.



Et vous, que lisez-vous aujourd'hui ?
Une très belle semaine à tous !

jeudi 9 mars 2017

- Throwback Thursday - Girl Power -


Hier, c'était la journée internationale des droits des femmes, plus communément appelée, par beaucoup de crétins et de marketeux en mal de fleurs à vendre depuis février : Journée de la Fâââme. La Fâââme donc, figure bien connue de la publicité, aime à se pavaner en petite culotte par -10°, dort en nuisette pour faire plaisir à monsieur et prend un pied monstre à repasser avec sa nouvelle centrale vapeur. Mais au milieu de tout ça, elle a aussi le temps de mener de front carrière, enfants, époux et amis, en gardant la ligne (mais avec des formes hein) et une certaine fragilité pour ne pas inquiéter la gent masculine. Bref, vous l'aurez compris, La Fâââme n'existe pas.

Et pendant ce temps, personne ne parle des vrais problèmes, responsables de l'existence de cette journée, qui sont hautement plus graves que de ne pas avoir sa culotte qui matche avec son soutien-gorge.

©Sannäa K.

Et ça m’énerve. Mais grave. Et hier, ça m'a énervé quand, à Phildar, pour l'achat d'une pelote de laine, la vendeuse m'a offert un petit carnet parce que "ben, c'est la journée de la Fâââme". Heureusement pour elle, elle a eu le bon goût de paraître gênée devant mon air perplexe et mon sourcil levé, du coup, j'ai rien dit, c'est pas vraiment de sa faute à elle si ses boss sont de vieux réacs...

Pourquoi je vous parle de ça aujourd'hui ? Tout simplement parce que la thématique du Throwback Thursday de notre flamant rose en chef, BettieRoseBooks, c'est le Féminisme, le Girl Power. Ça me semblait donc opportun de rappeler que le 8 mars, c'est LA JOURNÉE DE LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES et non pas la journée de la femme. Voilà, ça m'agace et j'ai des palpitations maintenant, c'est malin.

Thématique du 9 mars 2017
GIRL POWER


Si vous ne le saviez pas encore, vous aurez compris que c'est un sujet qui me tient à cœur, j'aurais une multitude de livres à vous conseiller ici, essai, bd, roman, etc. mais on va essayer de rester calme. Je ferais peut-être un article plus long à ce sujet une prochaine fois.

Même la tendance commence à s'inverser, j'ai toujours trouvé qu'il y avait peu de livres sur le féminisme en littérature ado, en roman du moins. Et quelle révélation quand j'ai lu le premier tome de La Fille du Futur de Nathalie Stragier ! Grâce au voyage d'une jeune fille du futur chez nous, nous découvrons que, quand le futur, les hommes n'existent plus. Élevée sans eux et avec quelques méconnaissances du Moyen-Age, Pénélope a sur les garçons un regard très critique et reste parfaitement dubitative devant les injonctions faites aux femmes de notre époque pour "être belles" (l'épilation par exemple).

En tombant dans le féminisme extrême (la disparition totale des hommes et l’avènement d'une société entièrement matriarcale), Nathalie Stragier prouve le caractère fondamental de l'égalité entre les sexes. Et c'est génial ! Drôles, piquants, instructifs, ces deux livres (en attendant le troisième) devraient être lus par tout le monde, en particulier par les adolescent(e)s.

La Chronique du tome 1 : 

La Chronique du tome 2 : 

Puisqu'on parle du troisième tome d'ailleurs, je vous annonce avec une joie non dissimulée sa sortie prochaine, le 6 avril. Inutile de vous dire que je sautille partout depuis la publication de cette info !


Il est beau, il est violet et je l'aime déjà !!

Je vous souhaite une bonne journée

KEEP FIGHTING !



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mercredi 8 mars 2017

- Harry Potter - Expecto Patronum - C'est qui le meilleur ? -


Voilà fort longtemps que je n'avais pas parlé d'Harry Potter ici, non ? Oula, depuis lundi au moins, il me semble. Y a du relâchement par ici, mes bonnes gens ! Comme June, Isa et moi voyions la police des Potterheads nous regarder de travers, nous avons décidé de rattraper le coup comme on peut en vous proposant une petite sélection de nos films préférés de la saga.

Mais d'abord, une petite confession du Broco. Je ne suis pas fan des films de la franchise. Voilà, c'est dit *respirez calmement*.  Bien sûr, ça ne m'empêche pas de les revisionner souvent, durant la période de Noël généralement, histoire de me replonger dans cette atmosphère chère à mon cœur d'enfant sans devoir relire l'intégralité des 7 tomes (ce que j'ai tout de même fait ce Noël-ci, on n'est pas à une contradiction près). Pourtant, mon cœur, mon âme et mes chaussettes à rayures appartiennent à la saga originelle, sur papier et en folio junior, de préférence.

Je vais donc tricher un peu et, tout en proposant mon film préféré, mettre en avant ici le tome de la saga qui m'emporte le plus. Histoire de ne pas aller contre tous mes principes, non mais (c'est la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes, faut pas se laisser abattre).



Et comme Broco a des tas de copines, vous pouvez retrouver les articles de mes compagnes de route juste là, en dessous :


Profitons-en pour dédicacer cet article à Mimine : étant actuellement en train de mener ses propres batailles, la pauvre n'a pas pu nous rejoindre.



Le Film - Harry Potter et la Coupe de Feu


Difficile d'en choisir un. A vrai dire, ils se regardent tous pour certaines raisons et m'énervent tous pour d'autres. Mais j'ai fini par arrêter de débattre avec moi-même pour m'arrêter sur celui-ci, Harry Potter et la Coupe de Feu, le quatrième volet de la saga.

Pourquoi celui-ci ? Petite démonstration en plusieurs points :

  • Il y a Maugrey Fol Œil. Oui, je sais, ce n'est pas vraiment lui mais franchement, ce personnage me fait hurler de rire. Même s'il n'est pas aussi couturé et abîmé que dans le roman, j'ai beaucoup aimé son "design". Et il a des scènes qui valent leur poids en dragibus.




  • Les différentes épreuves ne sont pas trop mal rendues et restent plutôt fidèles au roman, on voit une utilisation de la magie un peu différente de ce que nous sommes habitués. Même si j'aurais aimé voir plus de dragons. Surtout les petits dragons de la "pioche", avant la première épreuve, ils sont délicieusement choupis. J'en veux un. Ça perd ses écailles, un dragon ?


  • Hermione nous prouve, à nous et à toutes les petites filles qui la regardent, qu'on peut être intelligente, avoir du caractère et être canon. Et c'est important. Parce que le cliché de l'intello moche, ça va bien 5 min (et ils ont pris Emma Watson, ne l'oublions pas). Dommage qu'elle en profite pour se coltiner Monsieur Krum qui a le charisme d'une huître pas fraîche (mais comme c'est une star, ça passe). On commence aussi à voir les hormones de tout ce petit monde s'affoler et c'est plutôt bien rendu et drôle.

  • On retrouve David Tennant et ça, ça n'a pas de prix.

  • Et comme le dit si justement David, c'est aussi l'épisode où Voldemort revient, celui où l'on découvre le fameux méchant dans sa forme définitive, fort, régénéré, sans son nez, hélas pour lui, une forme plutôt effrayante, plus serpent qu'humain. Les choses sérieuses commencent pour Harry.

La Coupe de Feu marque une évolution importante dans la série, que ce soit en film ou en livre d'ailleurs. C'est la fin de l'enfance pour Harry et ses amis, fini les revirements soudains qui permettent de sauver la vie des amis, cette fois-ci la mort est bien définitive. Voldemort est de retour et on sent que ça va chier des bulles, si vous me permettez l'expression, parce qu'il n'a pas l'air sympa, le bonhomme. On sait aussi qu'Harry n'est maintenant plus protégé contre le toucher du sorcier, sa vie est maintenant encore plus en danger que ce qu'elle a été. Bref, c'est la fin de l'innocence, le début des vrais ennuis et le moment où les films ne sont plus à montrer à un jeune public.

  • Quelques bémols toutefois : moi qui attendais avec joie tout le déroulé de la Coupe du Monde de Quidditch, franchement, quelle déception. Et Winky ! Et les cuisines de Poudlard, remplies d'elfes de maison ! Le Front des Libérations des Elfes d'Hermione manque aussi cruellement à l'appel. Quant aux autres écoles de magie, entre les forts et virils hommes du Nord et les frêles et délicates françaises, mon cœur balance. Je sais qu'on ne peut pas TOUT mettre dans un film mais, bon sang, c'est vraiment dommage...
Il n'y a que moi qui ai gloussé de gênes devant cette scène ?
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Le Livre - Harry Potter et l'Ordre du Phénix


Mon tome préféré est sans conteste le cinquième de la saga, Harry Potter et l'Ordre du Phénix, celui qui suit directement le film précédent (HAHA rien n'est fait par hasard ici !). Comme je le disais précédemment, l'histoire devient vraiment sombre à la mort de Cédric, lorsque Voldemort revient en chair et en os (mais toujours sans nez) et pour un lecteur adulte (ou adolescent), c'est là que ça devient vraiment passionnant.

Les personnages grandissent, prennent en maturité, sauf Harry, qui se comporte comme un petit con, permettant à l'adolescent typique de s'identifier sans problème (ouh c'était méchant, ça). Mais la création de l'Armée de Dumbledore, le versant ado de l'Ordre du Phénix, les cours donnés par Harry, tout ça, vaut bien quelques râleries et quelques teenage drama.

C'est aussi dans ce tome qu’apparaît mon méchant préféré (je n'irais pas jusqu'à dire "de toute la littérature" mais on ne doit pas en être loin) : Dolores Ombrage (on ne lui fera pas l'honneur de l'appeler "Professeur"). La dame en rose prouve à plusieurs reprises quel génie du mal elle peut être, torture, complot, délation, sérum de vérité, propagande, une véritable petite stalinienne ! On sent venir les prémisses du propos de J.K. Rowling sur le totalitarisme. Et, dans le film correspondant, l'actrice Imelda Staunton incarne le rôle à la perfection.

Voilà, je pense qu'on a fait le tour, j'espère que cet article ne vous aura pas semblé trop long. Et n'oubliez pas, si le cœur vous en dit, d'aller jeter un coup d’œil chez le dragon et la sorcière (c'est thématique).

mardi 7 mars 2017

- La fille d'avant -


La fille d'avant
de
J.P. Delaney
Éditions Mazarine

En ce moment, les thrillers et moi, on n'est pas très copain. Alors quand j'ai vu passer ce titre sur NetGalley, puis la chronique sautillante de ma copine Mimine, je me suis dit que ce coup-ci, ça allait le faire. 

Merci donc à NetGalley et aussi aux éditions Mazarine de m'avoir permis de lire La Fille d'avant en avant-première. Pour ceux qui sont passés à côté, pas de panique ! Il sort le 8 mars, autant dire demain (ou presque).


Le résumé angoissant



Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu'elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef-d'oeuvre de l'architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu'Emma, la locataire qui l'a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu'elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s'engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes... et vit dans la même terreur que la fille d'avant.







L'avis angoissé

En ce moment, il y a une mode dans le thriller, et même dans la littérature tout entière, c'est la narration à plusieurs voix. Chapitre après chapitre, un personnage va donner sa version de l'histoire, ce qui permet au petit lecteur que nous sommes de découvrir petit à petit tous les tenants et les aboutissements du récit sans que l'auteur ne fasse appel au fameux narrateur omniscient, celui qui sait tout mais qui ne dit pas tout tout de suite, le vilain. Parfois, le procédé ne semble pas pertinent mais souvent, comme c'est le cas ici, ça marche du tonnerre !

Chapitre après chapitre, en alternance donc, vous allez tour à tour lire l'histoire d'Emma puis celle de Jane, l'une se situant dans le passé de la maison, l'autre, dans son présent (la maison étant véritablement le cœur, le centre du récit). Les deux femmes, à la fois semblables et très différentes, vont aller nous raconter pourquoi elles se sont retrouvées dans cet endroit complètement fou qu'est le One Folgate Street et comment ce déménagement a chamboulé toute leur vie. Et a même entraîné la mort de l'une d'entre elle, Emma, la fille d'avant, sur qui va enquêter Jane. Les deux demoiselles vont se faire écho, page après page, avec les mêmes événements qui leur tombent, un par un, sur le nez. De quoi vous coller les poils au garde à vous. Mais aussi, parfois, créer un sentiment, heureusement assez ténu, de répétition.

Ces héroïnes sont toutes deux très particulières et vont faire naître chez vous toutes sortes de sentiments, agacement, peine, empathie, etc mais le personnage qui règne en maître sur La fille d'avant, c'est la maison, ce cube froid, vide et épuré qui nécessite tant d'adaptation de la part de ses locataires. Et c'est principalement elle qui est responsable de l'angoisse qui vous étreindre à la lecture de ce roman. Surtout pour une bordélique telle que votre servante. Bon sang, vivre dans un endroit où une pile de livres n'a pas sa place, c'est de toute façon fichu d'avance. Comme un jumeau maléfique, l'architecte, le créateur de cette ode au minimalisme, Edward Monkford, est aussi froid que les quatre murs qu'il a bâtis.

Dans le genre glauque, le monsieur se pose comme une sacrée référence. Et il n'est pas sans rappeler le fameux Christian Grey de 50 nuances de fessées. Aussi calculateur, dominant et glacial que son comparse érotique, le bonhomme m'a autant fait flipper que la maison vide. Bref, autant de raison pour ne pas signer n'importe quel bail, les filles. Sauf si vous ne voulez ne pas pouvoir prendre une douche avant qu'avoir répondu à un énième questionnaire.

4/5

En Bref
Un thriller qui tient la route, mais principalement grâce à l'ambiance créée par l'auteur. L'histoire en elle-même ne m'a pas surpris tant que ça, la révélation étant trop attendue. MAIS il serait vraiment dommage de passer à côté de cette atmosphère étouffante et sordide. Préparez-vous à parler seul, à maugréer contre ces personnages qui ne voient rien venir, qui ne veulent rien voir venir. Et regardez autour de vous, franchement, votre bordel et votre poussière, ce n'est pas si mal que ça. Un presque coup de cœur donc et une petite réconciliation avec les thrillers pour Titine.